{"id":14951,"date":"2010-08-19T09:48:58","date_gmt":"2010-08-19T07:48:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=14951"},"modified":"2013-01-02T17:57:53","modified_gmt":"2013-01-02T16:57:53","slug":"aristote-explique-la-monnaie-par-pierre-sarton-du-jonchay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/08\/19\/aristote-explique-la-monnaie-par-pierre-sarton-du-jonchay\/","title":{"rendered":"Aristote explique la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. <\/p><\/blockquote>\n<h1><strong>Valeur m\u00e9taphysique de la physique<\/strong><\/h1>\n<p>Une monnaie est une unit\u00e9 de compte de la valeur \u00e9chang\u00e9e sur un march\u00e9. L&rsquo;utilit\u00e9 de cette affirmation est d&rsquo;\u00e9tablir une relation de raison entre le march\u00e9, l&rsquo;\u00e9change, la valeur, le comptage, l&rsquo;unit\u00e9 et la monnaie. L&rsquo;utilit\u00e9 signifie que cette affirmation est un outil pour r\u00e9aliser une fin exprim\u00e9e dans un ou plusieurs de ses termes. En l&rsquo;occurrence, un outil propre \u00e0 l&rsquo;intelligence pour informer et transformer la r\u00e9alit\u00e9 hors d&rsquo;elle-m\u00eame. Si cette affirmation est vraie, elle peut servir en tant qu&rsquo;outil d&rsquo;intelligence \u00e0 d\u00e9finir la monnaie vraie. La monnaie comme moyen de compter la valeur r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par l&rsquo;\u00e9change ; comme contrepartie m\u00e9taphysique d&rsquo;objets physiques transmis par le march\u00e9 ; comme r\u00e9serve de valeur dans le temps et dans l&rsquo;espace. La monnaie est vraie si sa finalit\u00e9 ainsi \u00e9nonc\u00e9e n&rsquo;est pas douteuse dans sa r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te et si cette finalit\u00e9 est bien conforme \u00e0 la volont\u00e9 de tous ses utilisateurs. Les trois fonctions fondamentales de l&rsquo;objet mon\u00e9taire ont \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9es par Aristote. Il a \u00e9galement fourni l&rsquo;appareillage conceptuel de d\u00e9finition de tout objet intelligible physique ou m\u00e9taphysique.<\/p>\n<p>Les objets de valeur s&rsquo;\u00e9changent par des biens et des services physiques ; soit par un objet mat\u00e9riel contenant toute la forme qui lui donne sa valeur, soit par un travail qui informe avec du temps de la mati\u00e8re physique. La valeur s&rsquo;\u00e9change visiblement par son infrastructure mat\u00e9rielle physique : l&rsquo;objet physique perceptible aux sens du corps humain. Elle est valeur par la superstructure formelle ; le concept que la personne humaine corporelle accorde \u00e0 la mati\u00e8re dans l&rsquo;objet. La forme n&rsquo;est pas intrins\u00e8que \u00e0 la mati\u00e8re. Elle lui est donn\u00e9e par un sujet d&rsquo;intelligence personnelle libre en lui-m\u00eame. Soit la forme est issue du pass\u00e9 : l&rsquo;objet mat\u00e9riel contient toute l&rsquo;information qu&rsquo;a d\u00e9sir\u00e9 lui attribuer la personne. Soit elle est en d\u00e9veloppement au pr\u00e9sent : une personne travaille ; elle s&rsquo;investit dans un objet ; elle transforme la mati\u00e8re physique au pr\u00e9sent. La valeur physiquement mat\u00e9rialis\u00e9e est distincte m\u00e9taphysiquement de son objet : elle ne peut pas exister sans l&rsquo;investissement d&rsquo;un sujet libre qui accorde une forme \u00e0 l&rsquo;objet particulier de son choix. Un objet de valeur n&rsquo;existe pas sans sa mat\u00e9rialit\u00e9 physique investie par la forme que des personnes lui donnent.<br \/>\n<!--more--><strong><\/p>\n<h1>Libert\u00e9 caus\u00e9e de la valeur<\/h1>\n<p><\/strong><br \/>\nLa valeur est une mati\u00e8re form\u00e9e par la libert\u00e9. La mati\u00e8re vient du monde physique ; la forme vient du monde m\u00e9taphysique. Le mot \u00ab\u00a0monde\u00a0\u00bb d\u00e9signe bien une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 mais intelligible par deux canaux. L&rsquo;unicit\u00e9 du monde est synth\u00e9tis\u00e9e par la personne, une relation individuelle de libert\u00e9 entre le monde physique et le monde m\u00e9taphysique. Elle est un sujet qui agit sur des objets d&rsquo;existence physique : l&rsquo;action personnelle du sujet individuel informe l&rsquo;objet. L&rsquo;action est personnelle parce qu&rsquo;elle est libre ; elle est individuelle parce qu&rsquo;elle est issue d&rsquo;un sujet d\u00e9termin\u00e9 diff\u00e9rent de tout autre ; elle a un objet que la personne choisit dans le monde physique \u00e0 partir de son monde m\u00e9taphysique. En tant qu&rsquo;\u00eatre de relation, la personne est m\u00e9taphysique dans la physique. La distinction entre physique et m\u00e9taphysique n&rsquo;est pas une r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8tement objective mais le fruit de la subjectivit\u00e9 de la personne individuelle ; pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;expression de son intelligence, de sa capacit\u00e9 \u00e0 introduire sa m\u00e9taphysique dans la physique. Une source d&rsquo;eau dans le d\u00e9sert n&rsquo;a pas de valeur : c&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 physique sans richesse. La pr\u00e9sence \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;un sujet personnel qui sache s&rsquo;y d\u00e9salt\u00e9rer est cause de la valeur de la source. La source d&rsquo;eau inform\u00e9e devient m\u00e9taphysiquement richesse.<\/p>\n<p>La causalit\u00e9 appartient \u00e0 la m\u00e9taphysique ; elle n&rsquo;existe pas sans l&rsquo;intelligence personnelle, sans l&rsquo;individu qui choisit la mise en relation causale d&rsquo;objets qu&rsquo;il distingue par la mat\u00e9rialit\u00e9. La causalit\u00e9 est une forme. Elle attribue de la valeur \u00e0 la mati\u00e8re par le temps. La personne identifie des relations causales entre les objets de son intelligence pour pr\u00e9voir en elle-m\u00eame la valeur des r\u00e9sultats qu&rsquo;elle attend. La valeur d&rsquo;un objet r\u00e9sulte de la r\u00e9alisation sur la mati\u00e8re d&rsquo;une fin choisie dans l&rsquo;intelligence personnelle. Le choix a par hypoth\u00e8se une mati\u00e8re ; la mat\u00e9rialisation du choix est la th\u00e8se. La mati\u00e8re r\u00e9alise l&rsquo;existence du choix. Mais le sujet personnel du choix reste libre d&rsquo;y reconna\u00eetre son choix. Il peut n&rsquo;y voir qu&rsquo;une d\u00e9termination ext\u00e9rieure \u00e0 lui-m\u00eame issue de la mati\u00e8re-m\u00eame ou d&rsquo;une intelligence qui ne soit pas la sienne. Le choix existe par un travail personnel, une d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie physique et d&rsquo;\u00e9nergie mentale par un sujet d&rsquo;intelligence librement investi dans la mat\u00e9rialit\u00e9 physique. Sans la libert\u00e9 d&rsquo;informer la mati\u00e8re, le travail n&rsquo;est pas humain. Il se r\u00e9duit \u00e0 une d\u00e9termination mat\u00e9rielle impliquant un corps humain impersonnel.<br \/>\n<strong><\/p>\n<h1>Les quatre causes de la libert\u00e9<\/h1>\n<p><\/strong><br \/>\nAristote distingue quatre, et seulement quatre, relations causales de la valeur : la mati\u00e8re, l&rsquo;effet, la forme et la fin. La personne, qu&rsquo;Aristote ne d\u00e9finit pas comme nous l&rsquo;entendons aujourd&rsquo;hui, est l&rsquo;effet m\u00e9taphysique et physique de la discussion des quatre natures de causalit\u00e9. La fin est l&rsquo;expression de la r\u00e9alit\u00e9 choisie, de la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e par l&rsquo;intelligence. Entre tout ce qui peut \u00eatre vu comme la fin de quelque chose, l&rsquo;intelligence d\u00e9finit son choix. Ainsi Dieu (s&rsquo;il est une personne) ou le mythe (si c&rsquo;est une mati\u00e8re sans libert\u00e9) est la fin de l&rsquo;existence. La mati\u00e8re est la causalit\u00e9 physique, quantitative, limit\u00e9e et s\u00e9parable dans le monde physique et m\u00e9taphysique. La forme est la causalit\u00e9 d&rsquo;intelligibilit\u00e9, m\u00e9taphysique, universelle et particuli\u00e8re dans le monde physique et m\u00e9taphysique. L&rsquo;effet est la projection de la causalit\u00e9 physique dans le monde m\u00e9taphysique ou la projection de la causalit\u00e9 m\u00e9taphysique dans le monde physique. L&rsquo;effet relie par l&rsquo;intelligence la physique et la m\u00e9taphysique. L&rsquo;effet int\u00e8gre la mati\u00e8re dans une fin personnelle choisie par l&rsquo;intelligence. Le puits dans le d\u00e9sert est l&rsquo;effet d&rsquo;une d\u00e9cision de vouloir se d\u00e9salt\u00e9rer \u00e0 une source. Avant la d\u00e9cision, la mati\u00e8re est informe non identifi\u00e9e et non praticable. Dans la d\u00e9cision l&rsquo;intelligence la transforme par le travail de recherche, de creusement, de construction et d&rsquo;entretien.<\/p>\n<p>Toutes les causalit\u00e9s s&rsquo;int\u00e8grent dans une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 personnelle, physique et intelligible. La fin, la forme et la mati\u00e8re sont bien dans l&rsquo;intelligence humaine distinctes entre elles et distinctes de leur effet commun dans l&rsquo;objet d&rsquo;existence. En cons\u00e9quence, chaque cause d&rsquo;un m\u00eame effet peut s&rsquo;\u00e9changer s\u00e9par\u00e9ment dans son int\u00e9gralit\u00e9 m\u00e9taphysique sans affecter l&rsquo;effet physique dans la mati\u00e8re form\u00e9e. Physique et m\u00e9taphysique sont s\u00e9parables dans l&rsquo;intelligence tout en \u00e9tant unies dans la r\u00e9alit\u00e9. La r\u00e9alit\u00e9 est mat\u00e9rielle et formelle, conjointement subjective et objective. Pour qu&rsquo;un objet ait de la valeur intelligible \u00e0 un sujet, il faut qu&rsquo;il se trouve \u00e0 l&rsquo;intersection des quatre causalit\u00e9s. Sans la fin, l&rsquo;objet n&rsquo;est pas choisi. Sans la forme, l&rsquo;objet n&rsquo;est pas intelligible. Sans la mati\u00e8re, l&rsquo;objet n&rsquo;existe pas. Sans l&rsquo;effet, l&rsquo;objet n&rsquo;est pas perceptible en dehors de son sujet. La valeur sans effet est litt\u00e9ralement incommensurable. Elle d\u00e9borde de l&rsquo;intelligence qui ne sait plus o\u00f9 elle est. Elle existe dans la personne mais lui reste insaisissable, non manipulable et finalement insatisfaisante. Si la libert\u00e9 est m\u00e9taphysique, ind\u00e9termin\u00e9e hors d&rsquo;elle-m\u00eame, elle ne peut se satisfaire sans l&rsquo;intelligence de son r\u00e9sultat en son sujet-m\u00eame. La libert\u00e9 est valeur par le sujet qui la d\u00e9cide.<br \/>\n<strong><\/p>\n<h1>Le sujet fini et infini de l&rsquo;intelligence<\/h1>\n<p><\/strong><br \/>\nL&rsquo;effet limite la personne pour que l&rsquo;objet lui soit accessible. L&rsquo;effet est essentiel \u00e0 la personne elle-m\u00eame, n\u00e9cessaire \u00e0 son \u00eatre. Pour d\u00e9cider et agir, donc vivre, la personne est oblig\u00e9e de se concevoir comme objet de son intelligence. Elle a besoin de sortir d&rsquo;elle-m\u00eame pour \u00eatre son propre effet accessible \u00e0 son intelligence. Si l&rsquo;individu humain est isol\u00e9, sans relation \u00e0 quoi que ce soit hors de lui-m\u00eame, son intelligence le r\u00e9duit \u00e0 un pur effet sans fin, sans forme et sans mati\u00e8re intelligible. Il perd sa valeur. La valeur humaine n&rsquo;est pas un d\u00e9cret de l&rsquo;intelligence. Elle provient de la relation \u00e0 l&rsquo;autre, l&rsquo;autre qui est \u00e9galement sujet des m\u00eames objets ; l&rsquo;autre par qui le sujet se re\u00e7oit comme objet intelligible sans perdre sa fin, sa forme et sa mati\u00e8re. La personne durable est l&rsquo;effet de la pluralit\u00e9 de ses sujets dans une multiplicit\u00e9 d&rsquo;individus sans qui elle se d\u00e9truit par sa propre intelligence. L&rsquo;individu humain ne peut pas se suffire \u00e0 lui-m\u00eame dans sa mati\u00e8re-m\u00eame mais plus encore dans sa personne s&rsquo;il s&rsquo;admet comme sujet d&rsquo;intelligence. Sa d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;autre est l&rsquo;effet intelligible de sa personne ; un effet que la personne est libre de refuser en rejetant l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9. L&rsquo;orgueil est une trag\u00e9die humaine, l&rsquo;effondrement de l&rsquo;intelligence sur elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>La personne est l&rsquo;effet de la soci\u00e9t\u00e9, un r\u00e9seau d&rsquo;intelligence entre sujets d&rsquo;intelligence. L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la personne requiert des soci\u00e9t\u00e9s de trois individus au moins. La trinit\u00e9 personnelle est n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;intelligibilit\u00e9 de toutes les natures de cause par lesquelles l&rsquo;homme est libre, r\u00e9el, unique et vivant. La libert\u00e9 humaine requiert que la personne puisse choisir entre au moins deux preuves personnelles distinctes de sa propre existence. Une soci\u00e9t\u00e9 mat\u00e9riellement r\u00e9duite \u00e0 deux personnes les condamne \u00e0 l&rsquo;asservissement r\u00e9ciproque. La r\u00e9alit\u00e9 humaine requiert une double source alternative de mat\u00e9rialit\u00e9 des formes. Si le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb d\u00e9laisse sa mat\u00e9rialit\u00e9 et que le \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb refuse d&rsquo;y pourvoir, il faut un \u00ab\u00a0il ou elle\u00a0\u00bb de remplacement. Sans le tiers, la mat\u00e9rialit\u00e9 devient incompatible avec la finalit\u00e9 libre. Le tiers personnel soustrait la personne \u00e0 l&rsquo;ali\u00e9nation. L&rsquo;unicit\u00e9 du sujet humain implique la diff\u00e9rence personnelle. Pour d\u00e9couvrir son unicit\u00e9 personnelle, l&rsquo;homme doit voir la diff\u00e9rence personnelle \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de lui-m\u00eame. Il doit vivre avec au moins deux autres personnes.<br \/>\n<strong><\/p>\n<h1>Vivre dans la causalit\u00e9<\/h1>\n<p><\/strong><br \/>\nEn capacit\u00e9 de choisir ses fins, de subvenir \u00e0 sa mat\u00e9rialit\u00e9 perp\u00e9tuellement incompl\u00e8te dans la facult\u00e9 du choix et de sentir son unit\u00e9 personnelle, l&rsquo;homme vit. Si la finalit\u00e9, la mat\u00e9rialit\u00e9 ou l&rsquo;efficience de son unit\u00e9 lui font d\u00e9faut, l&rsquo;homme vit sans \u00eatre personnellement en acte : il est asservi, physiquement diminu\u00e9 ou schizophr\u00e8ne. La valeur des objets d&rsquo;intelligence requiert l&rsquo;association d&rsquo;une pluralit\u00e9 de sujets sans quoi l&rsquo;effet, la mati\u00e8re, la forme ou la fin disparaissent. A l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9, la mati\u00e8re circule visiblement sans apparemment mobiliser la mati\u00e8re des personnes. Mais les objets mat\u00e9riels s&rsquo;\u00e9changent visiblement parce que les formes s&rsquo;\u00e9changent invisiblement. L&rsquo;\u00e9change invisible mais r\u00e9el des formes signifie que les fins et les effets sont partag\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 qui forme le march\u00e9. Le march\u00e9 transporte la mati\u00e8re et la forme entre les personnes. Il comporte des effets et des fins communs \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Sans les quatre causes, le march\u00e9 ne comporte pas de valeur. Si la mati\u00e8re ne s&rsquo;\u00e9change sans l&rsquo;ensemble de ses attributs formels, la soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;a pas de fin dans la valeur des personnes. Elles n&rsquo;ont pas de fin ni en elles-m\u00eames ni dans les autres ; donc pas de libert\u00e9 ou pas de mat\u00e9rialit\u00e9 ou pas d&rsquo;intelligibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Les quatre ordres de causalit\u00e9 distingu\u00e9s par Aristote sont axiomatiques. Ils r\u00e9sultent d&rsquo;un choix d&rsquo;intelligence nullement d\u00e9termin\u00e9 par la physique. La physique contient sa causalit\u00e9 propre que lui pr\u00eate l&rsquo;intelligence : c&rsquo;est le d\u00e9terminisme. Les effets s&rsquo;enchainent par eux-m\u00eames en transformant la mati\u00e8re dans un temps s\u00e9quenc\u00e9. L&rsquo;intelligence acc\u00e8de \u00e0 cette causalit\u00e9 par la sensibilit\u00e9 du corps. Elle observe puis th\u00e9orise. La causalit\u00e9 physique est objectivement reconnaissable par la reproductibilit\u00e9 des r\u00e9sultats de la th\u00e9orie. Avant l&rsquo;\u00e9coulement du temps, la th\u00e9orie juste anticipe le r\u00e9sultat qu&rsquo;elle d\u00e9duit d&rsquo;observations sensibles. La th\u00e9orie est v\u00e9rifi\u00e9e en physique par l&rsquo;abolition du temps dans l&rsquo;intelligence. Le r\u00e9sultat peut \u00eatre connu avant que le temps fasse son effet. La causalit\u00e9 physique est bien un point d&rsquo;appui de la causalit\u00e9 financi\u00e8re. Mais l&rsquo;anticipation de la valeur dont sont extraits par le march\u00e9 les prix en monnaie mobilise les trois autres ordres de causalit\u00e9. Pour que la monnaie soit efficace, qu&rsquo;elle produise des effets conformes \u00e0 la fin que l&rsquo;homme lui donne, il va falloir th\u00e9oriser la m\u00e9taphysique de la monnaie. La v\u00e9rification de la th\u00e9orie ne pourra pas \u00eatre produite par la r\u00e9alisation physique d&rsquo;une pr\u00e9vision mais par l&rsquo;acquiescement des sujets de la mesure de la valeur. C&rsquo;est pourquoi la m\u00e9taphysique de la monnaie n&rsquo;est pas v\u00e9rifiable sans le march\u00e9. <\/p>\n<p>(A suivre&#8230;)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. <\/p>\n<\/blockquote>\n<h1><strong>Valeur m\u00e9taphysique de la physique<\/strong><\/h1>\n<p>Une monnaie est une unit\u00e9 de compte de la valeur \u00e9chang\u00e9e sur un march\u00e9. L&rsquo;utilit\u00e9 de cette affirmation est d&rsquo;\u00e9tablir une relation de raison entre le march\u00e9, l&rsquo;\u00e9change, la valeur, le comptage, l&rsquo;unit\u00e9 et la monnaie. L&rsquo;utilit\u00e9 signifie que cette affirmation est un outil pour r\u00e9aliser une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[21,20,8],"tags":[359,790,4471],"class_list":["post-14951","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-monnaie","category-philosophie","category-philosophie-des-sciences","tag-aristote","tag-causalite","tag-monnaie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14951","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14951"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14951\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":48077,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14951\/revisions\/48077"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14951"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14951"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14951"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}