{"id":1498,"date":"2009-01-15T01:43:01","date_gmt":"2009-01-15T00:43:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=1498"},"modified":"2009-01-15T01:43:48","modified_gmt":"2009-01-15T00:43:48","slug":"lactualite-de-la-crise-de-deux-dangers-choisir-le-moindre-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/01\/15\/lactualite-de-la-crise-de-deux-dangers-choisir-le-moindre-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : De deux dangers, choisir le moindre, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. <\/p><\/blockquote>\n<p><strong>De deux dangers, choisir le moindre<\/strong><\/p>\n<p>Chaque jour apporte son lot de nouvelles impressionnantes et renforce le sentiment que, en d\u00e9pit de tous les plans mis en place par les gouvernements, toutes natures confondues, la crise financi\u00e8re ne fait que s&rsquo;installer dans la dur\u00e9e et s&rsquo;approfondir. Les fils des agences de presse lui accordent une large part, qui prend le pas sur les deux grands sujets internationaux du moment, la crise du gaz Russe et la situation \u00e0 Gaza. Voici ce que leur suivi donne aujourd&rsquo;hui mercredi 14 janvier. <\/p>\n<p>Lorsque les hommes politiques sont questionn\u00e9s sur leurs pronostics, ils pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9sormais dire, comme mardi sur Canal+, l&rsquo;a fait Fran\u00e7ois Fillon, le premier ministre, que \u00ab personne n&rsquo;\u00e9tait en mesure de dire quand la crise \u00e9conomique s&rsquo;ach\u00e8vera \u00bb. <\/p>\n<p>La situation du secteur bancaire n&rsquo;incite en effet pas \u00e0 l&rsquo;optimisme. HSBC, Citigroup et une pl\u00e9iade de grandes banques allemandes, dont la Deutsche Bank et \u00e0 nouveau HRE, ou l&rsquo;autrichienne Erste Bank, ont toutes manifest\u00e9 au grand jour d&rsquo;importants signes de faiblesse. <\/p>\n<p>La RFA est au c\u0153ur d&rsquo;une tourmente, la Deutsche Bank, num\u00e9ro un allemand, qui vient de fusionner avec Postbank, ayant annonc\u00e9 3,9 milliards d&rsquo;euros de pertes pour 2008 et les analystes se demandant si elle va longtemps encore pouvoir se pr\u00e9valoir de ne pas avoir frapp\u00e9 \u00e0 la porte de l&rsquo;Etat, contrairement \u00e0 sa concurrente Commerzbank, la deuxi\u00e8me banque du pays. Une nationalisation partielle de HRE est elle, par ailleurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude, en d\u00e9pit des 80 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;aide et de garanties d\u00e9j\u00e0 accord\u00e9s par l&rsquo;Etat. L&rsquo;Etat joue d\u00e9sormais en Allemagne un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans le secteur bancaire. <\/p>\n<p><!--more-->Les ordres de grandeur se chiffrent toujours en dizaines de milliers de dollars ou d&rsquo;euros dans cette crise. Morgan Stanley vient d&rsquo;adresser \u00e0 ses clients une note d&rsquo;analyse selon laquelle HSBC ne devrait pas \u00e9viter une recapitalisation \u00e0 hauteur de 20 ou 30 milliards de dollars, faisant imm\u00e9diatement chuter l&rsquo;action du groupe, car ayant imm\u00e9diatement fait l&rsquo;objet de fuites dans les m\u00e9dias. <\/p>\n<p>L&rsquo;am\u00e9ricaine Citigroup est, elle, en pleine d\u00e9bandade. Apr\u00e8s avoir align\u00e9 quatre trimestres d\u00e9ficitaires d&rsquo;affil\u00e9e, g\u00e9n\u00e9rant un d\u00e9ficit cumul\u00e9 d\u00e9passant les 20 milliards de dollars, elle devrait encore enregistrer une lourde perte au dernier trimestre de 2008. Bien qu&rsquo;ayant \u00e9t\u00e9 recapitalis\u00e9e \u00e0 hauteur de 22 milliards de dollars par des investisseurs \u00e9trangers, avant que le Tr\u00e9sor ne la sauve en lui apportant 45 milliards de dollars \u00e0 l&rsquo;automne, Citigroup ne valait plus que 30 milliards de dollars lundi apr\u00e8s la cl\u00f4ture de la Bourse.<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;enveloppe de 250 milliards de dollars pr\u00e9vue, l&rsquo;Etat f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain a d\u00e9j\u00e0 vers\u00e9 \u00e0 257 \u00e9tablissements bancaires banques 192,3 milliards de dollars, ce qui laisse d\u00e9j\u00e0 \u00e0 penser qu&rsquo;il sera vite \u00e0 cours de munitions. <\/p>\n<p>Dans une telle d\u00e9b\u00e2cle bancaire, il serait \u00e9tonnant que le cr\u00e9dit reparte et l&rsquo;on n&rsquo;entend m\u00eame plus de pri\u00e8res adress\u00e9es en ce sens. Pas plus que de fervents appels au \u00ab retour de la confiance \u00bb. Le temps aidant, les entreprises commencent \u00e0 entrer en grand nombre dans des situations financi\u00e8res p\u00e9rilleuses. Elles peinent \u00e0 ren\u00e9gocier leurs lignes de cr\u00e9dit avec les banques, et consentent des taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s lorsqu&rsquo;elles vont sur le march\u00e9 obligataire, afin de placer leur \u00e9missions. Cela a \u00e9t\u00e9 le cas en ce d\u00e9but de semaine pour Vivendi et Saint-Gobain. Mais seules les plus grandes d&rsquo;entre elles ont acc\u00e8s \u00e0 ce march\u00e9, alors que la titrisation, qui joue un r\u00f4le grandissant dans le financement de la tr\u00e9sorerie des entreprises en g\u00e9n\u00e9ral est, elle, bloqu\u00e9e. Facteur aggravant, des entreprises de premier plan voient leur notation abaiss\u00e9e, surench\u00e9rissant le co\u00fbt de leurs op\u00e9rations de financement. C&rsquo;\u00e9tait aujourd&rsquo;hui le cas d&rsquo;EDF. <\/p>\n<p>Dans ces conditions, les entreprises cherchent \u00e0 pr\u00e9server \u00e0 tout prix leur tr\u00e9sorerie, quitte \u00e0 suspendre des programmes d&rsquo;investissements pourtant hautement strat\u00e9giques. C&rsquo;est le cas de Renault, ou d&rsquo;EADS, qui viennent toutes deux de l&rsquo;annoncer. \u00ab La priorit\u00e9 absolue  est la gestion de la tr\u00e9sorerie et donc le pilotage des stocks \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le directeur commercial de Renault,  Patrick Blain. \u00ab Nous ne proc\u00e9derons pas a une acquisition majeure tant que durera la crise \u00bb, a indiqu\u00e9 Louis Gallois, pr\u00e9sident ex\u00e9cutif d&rsquo;EADS, la protection de la tr\u00e9sorerie du groupe, \u00e9valu\u00e9e \u00e0 9 milliards d&rsquo;euros fin 2008, \u00e9tant \u00ab prioritaire \u00bb. <\/p>\n<p>Les perspectives sont telles que l&rsquo;on est m\u00eame entr\u00e9 dans le royaume de la bricole. Louis Gallois, lors de la m\u00eame conf\u00e9rence de presse tenue \u00e0 Newport (Grande-Bretagne), a \u00e9galement annonc\u00e9 que \u00ab nous sommes pr\u00eats \u00e0 accro\u00eetre notre soutien financier \u00e0 nos clients (\u2026) pour prot\u00e9ger nos livraisons pour 2009 \u00bb. Un soutien qui pourrait aussi concerner les \u00ab\u00a0fournisseurs\u00a0\u00bb du groupe, qui s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 jouer r\u00e9solument \u00e0 la banque. <\/p>\n<p>Quand ce n&rsquo;est pas un grand groupe, c&rsquo;est l&rsquo;Etat qui \u00e9tudie de s&rsquo;y coller, dans un secteur o\u00f9 les groupes de t\u00eate n&rsquo;ont pas les moyens de jouer \u00e0 ce jeu-l\u00e0, celui de la construction automobile. Si Renault annonce envisager une \u00e9mission d&rsquo;obligations convertibles en actions &#8211; ce qui en dit long sur ses espoirs d&rsquo;y faire face autrement qu&rsquo;en accueillant \u00e0 leur \u00e9ch\u00e9ance ses investisseurs dans son capital &#8211; le gouvernement fran\u00e7ais est \u00ab en train de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des mesures beaucoup plus ambitieuses qui consisteraient, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 financer presque directement les grandes entreprises automobiles qui n&rsquo;arrivent pas \u00e0 trouver sur le march\u00e9 financier aujourd&rsquo;hui les sommes dont elles ont besoin \u00e0 des niveaux, \u00e0 des taux qui soient raisonnables \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Fran\u00e7ois Fillon. <\/p>\n<p>L&rsquo;Etat a d\u00e9j\u00e0 accord\u00e9 un pr\u00eat \u00e0 taux r\u00e9duit d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros pour les \u00e9tablissements financiers filiales des constructeurs fran\u00e7ais qui financent les achats de voitures \u00e0 cr\u00e9dit. Il a en outre annonc\u00e9 la constitution d&rsquo;un fonds de soutien \u00e0 la sous-traitance dot\u00e9 de 300 millions d&rsquo;euros. Il se pr\u00e9pare \u00e0 remonter d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre au capital de Renault et \u00e0 s&rsquo;impliquer, \u00ab presque directement \u00bb d\u00e9clare d\u00e9licieusement Fran\u00e7ois Fillon, dans la construction de voitures. Peugeot ne sera pas oubli\u00e9 et la seule question qui fait d\u00e9bat, pour ces deux entreprises, est de trouver une formule \u00e9vitant un apport pur et simple en capital. Il y a d\u00e9j\u00e0 eu les pr\u00eats subordonn\u00e9s pour les banques. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir partiellement nationalis\u00e9 trois de ses principales banques et lanc\u00e9 un important plan de relance \u00e9conomique, l&rsquo;Etat britannique, comme d&rsquo;habitude plus directement au c\u0153ur du sujet, a mis au point un plan massif de garantie des pr\u00eats aux PME. Selon le ministre du Commerce, Peter Mandelson, qui est intervenu sur la cha\u00eene d&rsquo;information permanente \u00ab Sky News \u00bb l&rsquo;Etat va garantir partiellement le remboursement de pr\u00eats \u00e0 court terme accord\u00e9s \u00e0 des petites et moyennes entreprises (jusqu&rsquo;\u00e0 500 millions de livres de chiffre d&rsquo;affaires annuel), permettant \u00ab de s\u00e9curiser jusqu&rsquo;\u00e0 20 milliards de livres de lignes de cr\u00e9dit \u00bb, soit quelque 22 milliards d&rsquo;euros. L&rsquo;Etat garantira aussi un milliard de livres suppl\u00e9mentaires de pr\u00eats aux petites entreprises, et mettra en place, avec le soutien d&rsquo;\u00e9tablissements bancaires, un fonds de 75 millions de livres qui investira directement dans le capital de PME en difficult\u00e9. Lord Mandelson et le premier ministre Gordon Brown ont expliqu\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait \u00ab crucial \u00bb de sauver les petites entreprises menac\u00e9es de faillite non pas en raison de difficult\u00e9s propres, mais parce qu&rsquo;elles n&rsquo;arrivent plus \u00e0 se financer correctement du fait de la frilosit\u00e9 des banques \u00e0 leur pr\u00eater de l&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude, dont le <i>Financial Times<\/i> fait \u00e9tat dans son \u00e9dition du 13 janvier montre en effet que les entreprises britanniques doivent faire des pieds et des mains pour conserver leurs cr\u00e9dits aupr\u00e8s des banques, citant le cas de certaines d&rsquo;entre elles utilisant les cr\u00e9dits \u00e0 leur disposition pour des d\u00e9penses inutiles, ou pour acheter des titres en bourse, uniquement afin de pr\u00e9server le renouvellement \u00e0 l&rsquo;identique de leur ligne de cr\u00e9dit. <\/p>\n<p>Ce rapide survol de l&rsquo;actualit\u00e9, excluant pour l&rsquo;essentiel le gros morceau des USA, ne serait pas complet  s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas fait mention de premi\u00e8res alarmes qui sonnent \u00e0 propos d&rsquo;un autre domaine du cr\u00e9dit, celui de la dette publique. Les notes de cr\u00e9dit de la Gr\u00e8ce ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9grad\u00e9es mercredi par l&rsquo;agence de notation Standard &#038; Poor&rsquo;s, qui les a abaiss\u00e9es de A\/A-1 \u00e0 A-\/A-2. La Gr\u00e8ce devient ainsi le premier pays de la zone euro \u00e0 voir sa note d\u00e9grad\u00e9e, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 mise vendredi dernier sous surveillance n\u00e9gative par S&#038;P. L&rsquo;Irlande, le Portugal et l&rsquo;Espagne sont dans le m\u00eame cas.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9gradation est pr\u00e9occupante pour la zone Euro, elle signifie que les \u00e9carts se creusent entre pays membres quant au co\u00fbt du financement de leur dette publique, les plus faibles payant le prix le plus \u00e9lev\u00e9, mena\u00e7ant sa coh\u00e9sion \u00e0 terme. La disparit\u00e9 de traitement est d\u00e9j\u00e0 importante au plan international : le taux de rendement sur les obligations am\u00e9ricaines \u00e0 dix ans \u00e9tait mercredi de 2,31%, celui sur le bund allemand sur la m\u00eame p\u00e9riode de 3,01%. Pour la Grande-Bretagne, il s&rsquo;\u00e9tablissait \u00e0 3,21%, pour la France, \u00e0 3,50% mais grimpait \u00e0 3,99% pour l&rsquo;Espagne, 4,44% pour l&rsquo;Italie, 5,37% pour la Gr\u00e8ce, 6,49% pour le Br\u00e9sil et 7,83% pour l&rsquo;Afrique du Sud.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;en sera-t-il demain, \u00e9tant donn\u00e9 l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 des besoins de financement publics ?  Les Etats-Unis pourraient devoir lever sur les march\u00e9s 2.000 milliards de dollars pour financer leur d\u00e9ficit et leur dette, l&rsquo;Europe la moiti\u00e9, et les besoins de l&rsquo;Asie restent encore \u00e0 chiffrer ; ces taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ont toutes les raisons de grimper, accroissant le co\u00fbt du service de la dette pour les finances publiques, faisant  \u00e9galement monter ceux du march\u00e9 obligataire priv\u00e9, au d\u00e9triment des entreprises. Sombre perspective, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle laisse entrevoir la constitution d&rsquo;une nouvelle bulle financi\u00e8re, adoss\u00e9e cette fois-ci aux dettes publiques, alors qu&rsquo;il n&rsquo;est pas exclu que certains pays puissent faire d\u00e9faut au train o\u00f9 vont les choses.<\/p>\n<p>Cette avalanche de chiffres un peu indigeste soutient une th\u00e8se pr\u00e9cise : qu&rsquo;il ne soit plus permis de croire que la phrase du d\u00e9but &#8211; la crise financi\u00e8re ne fait que s&rsquo;installer dans la dur\u00e9e et s&rsquo;approfondir \u2013 sacrifiait aux exigences d&rsquo;un \u00ab catastrophisme \u00bb permettant ensuite de justifier la n\u00e9cessit\u00e9 de solutions radicales. De fait, ce sont d\u00e9j\u00e0 des solutions radicales qui sont d\u00e9ploy\u00e9es. Celui d&rsquo;entre nous qui aurait su pr\u00e9dire il y a un an ce qui se passe aujourd&rsquo;hui aurait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 d&rsquo;illumin\u00e9. Jusqu&rsquo;o\u00f9 les \u00e9v\u00e8nements pourront-ils pousser dans leurs derniers retranchements les gouvernants actuels qui n&rsquo;ont d&rsquo;autres solutions que de choisir les moins mauvaises d&rsquo;entre elles ? Ils seront peut-\u00eatre plus radicaux qu&rsquo;ils ne s&rsquo;attendent \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. Il est en tout cas aussi difficile de le pr\u00e9dire que d&rsquo;annoncer la date \u00e0 laquelle la crise actuelle prendra fin. Le d\u00e9rapage, pour l&rsquo;instant, continue. La finance, elle, campe autant que faire se peut sur ses positions et esp\u00e8re pouvoir demain se rendre indispensable, afin de le monnayer. <\/p>\n<p>Le feuilleton que constitue \u00e0 Washington le d\u00e9blocage tr\u00e8s politique du second volet du TARP ne fait que d\u00e9buter. Comment ces 350 milliards de dollars vont-ils \u00eatre effectivement utilis\u00e9s ? Dans quel \u00e9tat exact le plan de relance de l&rsquo;administration Obama, apparemment plafonn\u00e9 \u00e0 mille milliards de dollars, \u00e9mergera-t-il des d\u00e9bats au Congr\u00e8s ? Quelle sera l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;un comme de l&rsquo;autre ? Des doutes sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9mis sur l&rsquo;insuffisance des efforts pr\u00e9vus, pourtant colossaux. \u00ab Le plan est-il limit\u00e9 par peur de la dette ? Il y effectivement des dangers \u00e0 emprunter sur une grande \u00e9chelle &#8211; et le rapport du Congressional Budget Office (CBO) pr\u00e9voit un d\u00e9ficit de 1 200 milliards en 2009. Mais un effort insuffisant de sauvetage de l&rsquo;\u00e9conomie serait encore plus dangereux \u00bb \u00e9crivait Paul Krugman dans sa chronique du \u00ab New York Times \u00bb du 9 janvier dernier. De deux dangers, choisir le moindre. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. <\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>De deux dangers, choisir le moindre<\/strong><\/p>\n<p>Chaque jour apporte son lot de nouvelles impressionnantes et renforce le sentiment que, en d\u00e9pit de tous les plans mis en place par les gouvernements, toutes natures confondues, la crise financi\u00e8re ne fait que s&rsquo;installer dans la dur\u00e9e et s&rsquo;approfondir. 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