{"id":15185,"date":"2010-08-24T23:06:31","date_gmt":"2010-08-24T21:06:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=15185"},"modified":"2013-01-02T17:57:31","modified_gmt":"2013-01-02T16:57:31","slug":"aristote-explique-la-production-de-valeur-par-pierre-sarton-du-jonchay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/08\/24\/aristote-explique-la-production-de-valeur-par-pierre-sarton-du-jonchay\/","title":{"rendered":"Aristote explique la production de valeur, par Pierre Sarton du Jonchay"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<h3>La monnaie math\u00e9matiquement complexe<\/h3>\n<p>La monnaie est l&rsquo;effet du choix de num\u00e9ration de la valeur. La monnaie peut \u00eatre la mat\u00e9rialisation de la valeur du travail seulement physique au pr\u00e9sent ou aussi m\u00e9taphysique en pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur. Dans la mat\u00e9rialit\u00e9 de l&rsquo;objet mon\u00e9tisable, de l&rsquo;objet mesurable par la monnaie sur le march\u00e9, le sujet con\u00e7oit librement le prix de son travail compar\u00e9 \u00e0 celui des autres. La d\u00e9cision du travail signifie un sujet qui commence dans son imaginaire \u00e0 offrir ce qu&rsquo;il demande. S&rsquo;il se voit capable de produire par lui-m\u00eame ce qu&rsquo;il veut, il va consommer directement le fruit de son travail. Parce que la valeur du sujet est le motif du travail, la transformation de mati\u00e8re physique est rationnellement une consommation de la forme introduite dans la mati\u00e8re. S&rsquo;il est une raison de travailler, elle relie l&rsquo;effet \u00e0 la fin du travail par l&rsquo;imaginaire personnel. Si le travailleur ne se voit pas capable de produire lui-m\u00eame sa demande, il l&rsquo;\u00e9change contre celle d&rsquo;un autre qu&rsquo;il pourvoie par son offre. Le travail est un \u00e9change d&rsquo;imaginaire entre offre et demande de personnes individuelles d&rsquo;une m\u00eame collectivit\u00e9. L&rsquo;effet mat\u00e9riel du travail est une d\u00e9pense de temps et d&rsquo;\u00e9nergie. L&rsquo;effet formel du travail est la valeur sans laquelle le sujet n&rsquo;aurait pas agi ni en offre, ni en demande. La valeur du travail est positivement ordonn\u00e9e par l&rsquo;imaginaire : \u00e0 la fois r\u00e9ellement n\u00e9gative en ne r\u00e9pondant pas tout \u00e0 fait \u00e0 une demande et r\u00e9ellement positive par l&rsquo;\u00e9change \u00e9quilibr\u00e9 en offre et demande de sa production consomm\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;imaginaire origine les causes m\u00e9taphysiques du travail humain. L&rsquo;origination forme la relation entre la fin et l&rsquo;effet. Avant la consommation d&rsquo;\u00e9nergie physique qui mat\u00e9rialise le travail, l&rsquo;origine relie la mat\u00e9rialit\u00e9 de l&rsquo;effet \u00e0 une fin intelligible. L&rsquo;origine math\u00e9matiquement complexe du travail est l&rsquo;\u00e9change effectif d&rsquo;un objet produit contre un objet consomm\u00e9. La valeur de l&rsquo;objet consomm\u00e9 justifie la valeur de l&rsquo;objet produit. S&rsquo;agissant mat\u00e9riellement du m\u00eame objet, c&rsquo;est la diff\u00e9rence entre le sujet producteur et le sujet consommateur qui prouve objectivement la valeur du travail \u00e9chang\u00e9. La contrepartie de l&rsquo;\u00e9change \u00e9tablit le prix de l&rsquo;objet travaill\u00e9. Dans le troc, la contrepartie est un autre objet \u00e9galement travaill\u00e9, au minimum par l&rsquo;identification de la forme qui lui donne sa valeur. Si la contrevaleur de l&rsquo;\u00e9change est une mati\u00e8re qui n&rsquo;a n\u00e9cessit\u00e9 aucune d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie physique \u00e0 son porteur, mais seulement l&rsquo;identification de sa forme num\u00e9raire, alors elle est mon\u00e9taire ; utile non par sa mat\u00e9rialit\u00e9 physique mais par sa repr\u00e9sentation du nombre issu du travail de r\u00e9alit\u00e9 dans l&rsquo;imaginaire. Qu&rsquo;il soit ou non physiquement mat\u00e9rialis\u00e9, le prix est un nombre r\u00e9el imaginaire ; mat\u00e9riellement visible dans le nombre r\u00e9el et physiquement invisible dans la plus-value des acteurs de l&rsquo;\u00e9change.<\/p>\n<h3><!--more-->Le prix complexe du travail<\/h3>\n<p>Le prix du travail est unique dans un objet \u00e9chang\u00e9. Mais la plus-value du travail est distincte dans l&rsquo;imaginaire des acteurs de l&rsquo;\u00e9change, celui du producteur et celui du consommateur. Si l&rsquo;\u00e9change ob\u00e9it \u00e0 la rationalit\u00e9 \u00e9conomique, la finalit\u00e9 du travail \u00e9chang\u00e9 est d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 la fois par les deux personnes. Mais elle est mat\u00e9rialis\u00e9e dans le prix pour le producteur et dans l&rsquo;objet pour le consommateur. Pour le producteur, la plus-value vient du prix sup\u00e9rieur \u00e0 la valeur de l&rsquo;\u00e9nergie consomm\u00e9e. Pour le consommateur, elle vient de la valeur de satisfaction dans la fin de l&rsquo;objet sup\u00e9rieure au prix pay\u00e9. La plus-value de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre est invisible, cantonn\u00e9e dans l&rsquo;imaginaire personnel. Il n&rsquo;est aucune preuve physique de cette plus-value. Si l&rsquo;on doute qu&rsquo;elle existe, c&rsquo;est que l&rsquo;existence des personnes dans l&rsquo;\u00e9change n&rsquo;est pas une r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;un des acteurs de l&rsquo;\u00e9change n&rsquo;a pas eu la possibilit\u00e9 de choisir sa fin de valeur sup\u00e9rieure \u00e0 la valeur c\u00e9d\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autre. L&rsquo;un des acteurs de l&rsquo;\u00e9change est l&rsquo;esclave de l&rsquo;autre. Il existe alors dans l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;esclavagiste deux statuts d&rsquo;humanit\u00e9, personnel et impersonnel. Le ma\u00eetre est la personne qui choisit et l&rsquo;esclave l&rsquo;animal humain qui ne choisit pas. L&rsquo;esclave priv\u00e9 du droit de choisir r\u00e9cup\u00e8re sa plus-value en abaissant la valeur de ce qu&rsquo;il produit pour le ma\u00eetre qui ne lui reconna\u00eet pas de valeur personnelle.<\/p>\n<p>Si la soci\u00e9t\u00e9 proclame l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits, elle oblige \u00e0 l&rsquo;anticipation de la plus-value non pas selon la propre fin de l&rsquo;individu mais selon les fins de tous les autres. Plus il y a d&rsquo;individus admis effectivement dans l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits, plus il y a de possibilit\u00e9s d&rsquo;\u00e9change et de potentiel de plus-value par le travail. L&rsquo;enveloppe imaginaire de la valeur n&rsquo;a pas d&rsquo;autre limite que les possibilit\u00e9s de la r\u00e9alit\u00e9 physique inform\u00e9e par l&rsquo;intelligence du travail. Mais l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits doit \u00eatre effective, constamment prouv\u00e9e par une r\u00e9alit\u00e9 visible et v\u00e9rifiable. L&rsquo;\u00e9change de mati\u00e8re doit contenir la libert\u00e9 de parole \u00e9clair\u00e9e. La r\u00e9alit\u00e9 visible de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits est la monnaie, abondante et fiable dans la r\u00e9alisation des droits ; insuffisante ou douteuse dans la protestation de personnes l\u00e9s\u00e9es, diminu\u00e9es dans leur valeur imaginaire ou r\u00e9elle. Dans l&rsquo;univers \u00e0 quatre causes, la monnaie ne traduit pas seulement l&rsquo;\u00e9quivalence mat\u00e9rielle mais aussi l&rsquo;\u00e9quivalence des fins par la forme dans l&rsquo;effet. L&rsquo;\u00e9quivalence r\u00e9elle ne tient pas \u00e0 la seule mat\u00e9rialit\u00e9 physique mais \u00e0 toute la mat\u00e9rialit\u00e9 m\u00e9taphysique des fins, des formes et des effets. Les personnes sont \u00e9quivalentes dans la diff\u00e9rence formellement effective, mat\u00e9rielle et finale. Diff\u00e9rence qui exprime la vie d&rsquo;individus uniques dans leurs fins, leur mat\u00e9rialit\u00e9 et leur intelligibilit\u00e9. Diff\u00e9rence qui admet le changement entre la naissance et la mort. Diff\u00e9rence qui soit un potentiel de valeur r\u00e9alisable par le temps de la vie.<\/p>\n<h3>Finalit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat de droit<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9quivalence des causes se mat\u00e9rialise dans la monnaie \u00e0 deux conditions : la Loi et le march\u00e9. Le mat\u00e9rialisme ne croit pas \u00e0 la Loi mais comprend le march\u00e9. L&rsquo;id\u00e9alisme croit \u00e0 la Loi mais ne comprend pas le march\u00e9. Le mat\u00e9rialisme voit un march\u00e9 sans Loi et l&rsquo;id\u00e9alisme voit le march\u00e9 dans le mot mais pas dans la r\u00e9alit\u00e9. Le mat\u00e9rialisme ne conna\u00eet du march\u00e9 que des rapports de force et l&rsquo;id\u00e9alisme que le concept forg\u00e9 dans l&rsquo;imaginaire. La r\u00e9introduction de la causalit\u00e9 finale dans le calcul de la valeur implique que le march\u00e9 r\u00e9duise les rapports de force mat\u00e9riels par la Loi n\u00e9goci\u00e9e. Le march\u00e9 ne peut pas \u00eatre vrai si sa rationalit\u00e9 n&rsquo;est pas accept\u00e9e par ses sujets. Le march\u00e9 o\u00f9 s&rsquo;\u00e9change r\u00e9ellement la valeur oblige ses sujets \u00e0 assumer leurs diff\u00e9rences mat\u00e9rielles. Il n&rsquo;y a pas de solution d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 dans la diff\u00e9rence sans la s\u00e9paration par l&rsquo;imaginaire de la fin et de la forme dans la r\u00e9alit\u00e9 des effets. Le prix est l&rsquo;effet unique de l&rsquo;\u00e9change. Si l&rsquo;\u00e9change intervient bien entre deux sujets, son objet contient deux fins et une seule forme dans la m\u00eame mati\u00e8re. Le vendeur attribue sa fin \u00e0 l&rsquo;acheteur bien qu&rsquo;elle diff\u00e8re de la sienne en position de vendeur. La duplicit\u00e9 des fins fait la valeur compl\u00e8te du m\u00eame objet ; mais elle ne peut \u00eatre mat\u00e9rialis\u00e9e, exister r\u00e9ellement dans l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;objet que par le contexte. Pour pr\u00e9server la plus-value de l&rsquo;acheteur et du vendeur dans un prix unique, il faut un tiers qui r\u00e9unisse la valeur des fins distinctes hors de la n\u00e9gociation du prix. L&rsquo;interm\u00e9diation de l&rsquo;autorit\u00e9 publique \u00e9vite aux parties de s&rsquo;ali\u00e9ner dans l&rsquo;autre. L&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;\u00e9change est l\u00e9gitime s&rsquo;il a un int\u00e9r\u00eat exclusif dans l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des sujets ; s&rsquo;il prot\u00e8ge l&rsquo;\u00e9quivalence de leurs fins ; s&rsquo;il est d\u00e9positaire de la loi commune \u00e0 l&rsquo;origine de la valeur de la n\u00e9gociation ; et si son existence mat\u00e9rielle est pourvue ind\u00e9pendamment de la n\u00e9gociation qu&rsquo;il arbitre.<\/p>\n<p>L&rsquo;interm\u00e9diation de l&rsquo;\u00e9change est n\u00e9cessaire si la personne existe, c&rsquo;est \u00e0 dire un sujet libre de mati\u00e8re physique qui choisisse ses fins dans sa finitude mat\u00e9rielle. Si la personne existe, ses fins sont causes de la valeur sur le d\u00e9terminisme physique de la mati\u00e8re. La seule r\u00e9alit\u00e9 qui unisse des fins dans une m\u00eame mati\u00e8re est le travail. Si la causalit\u00e9 finale existe n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;explication de la valeur, il n&rsquo;y a que le travail humain qui puisse informer la mati\u00e8re physique par des fins, qui puisse produire la valeur conforme \u00e0 la demande par l&rsquo;offre. Comme les fins ne proviennent que du choix individuel qui n&rsquo;a pas les moyens physiques de les r\u00e9aliser seul, il faut une soci\u00e9t\u00e9 organis\u00e9e pour le commerce des choix, la mise en commun des formes qui relient la mati\u00e8re individuelle aux fins personnelles. L&rsquo;organisation sociale qui r\u00e9alise le commerce des choix est l&rsquo;\u00c9tat de droit. La soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;est pas seulement r\u00e9gie par la Loi mais produit une autorit\u00e9 collective incarn\u00e9e, un interm\u00e9diaire public des \u00e9changes, un garant de l&rsquo;existence publique des personnes dans les objets \u00e9chang\u00e9s. Dans l&rsquo;\u00c9tat de droit r\u00e9el, la Loi n&rsquo;est pas faite que de mots mais de mots qui prot\u00e8gent effectivement la valeur du travailleur.<\/p>\n<h3>Droit du sujet de travail<\/h3>\n<p>La source de la valeur dans la causalit\u00e9 finale justifie la protection physique du travail. Le travail humain est physique uniquement dans l&rsquo;instant pr\u00e9sent. Il n&rsquo;existe pas physiquement en tant que travail dans le pass\u00e9 ou dans le futur. La valeur pass\u00e9e ou future du travail n&rsquo;est pas mat\u00e9riellement physique mais imaginaire. Cela signifie que la causalit\u00e9 pass\u00e9e ou future du travail n&rsquo;est pas en mat\u00e9rialit\u00e9 physique, du travail. Le travail produit la valeur au pr\u00e9sent par la physique et la valeur au pass\u00e9 et au futur par la m\u00e9taphysique. Il n&rsquo;y a pas de valeur pass\u00e9e ou future du travail si le sujet humain ne le d\u00e9cide pas, ne le pense pas et ne le r\u00e9alise pas. Il est \u00e9videmment mat\u00e9riellement moins co\u00fbteux pour soi d&rsquo;imposer aux autres la dissociation de la valeur et du travail. Il est par l\u00e0 possible de s&rsquo;approprier la valeur sans travailler, sans d\u00e9penser d&rsquo;\u00e9nergie physique, sans s&rsquo;interroger sur les fins d&rsquo;autrui. La valeur dissoci\u00e9e du travail apporte la satisfaction mystique, de se voir l&rsquo;\u00e9lu de la divine chance ou de la divine damnation. La protection physique du travail est un choix collectif m\u00e9taphysique de la valeur pass\u00e9e, pr\u00e9sente et future origin\u00e9e dans la r\u00e9alisation personnelle de la valeur. Ce choix a \u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;imaginaire occidental jusqu&rsquo;\u00e0 la crise actuelle la cause de la prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique des d\u00e9mocraties lib\u00e9rales.<\/p>\n<p>On peut supposer que la crise est la remise en cause du choix d\u00e9mocratique de la protection personnelle du travailleur. Une remise en cause qui d\u00e9truit le travail, la d\u00e9mocratie et finalement la valeur. Si la monnaie, mat\u00e9rialit\u00e9 sous-jacente au prix, est du num\u00e9raire math\u00e9matiquement r\u00e9el et non complexe, elle ne contient aucun imaginaire. Le prix est exclusivement r\u00e9el ; le travail n&rsquo;est que mat\u00e9rialit\u00e9 physique ; la plus-value n&rsquo;a pas de cause et n&rsquo;est en aucun cas soustraite au travail. Si la monnaie n&rsquo;est que mat\u00e9rialit\u00e9 physique, il n&rsquo;est pas logiquement inimaginable qu&rsquo;une moins-value non mesur\u00e9e se d\u00e9veloppe dans un imaginaire qui pour le moment n&rsquo;existe pas ; mais qui \u00e9claterait en r\u00e9alit\u00e9 au moment o\u00f9 serait mesur\u00e9e la diminution qualitative du travail ; au moment o\u00f9 des masses humaines priv\u00e9es d&rsquo;intelligence s&rsquo;arr\u00eateraient de produire la plus-value faute de la concevoir dans sa fin. Une telle supputation est irrationnelle si l&rsquo;imaginaire n&rsquo;existe pas. Mais s&rsquo;il existe, c&rsquo;est par l&rsquo;imagination du futur que la valeur du travail se construit. On peut finalement d\u00e9couvrir que l&rsquo;acceptation sociale publique de la causalit\u00e9 finale dans la valeur r\u00e9tablit l&rsquo;\u00e9tymologie du capital. Le capital est la valeur propre \u00e0 la cause finale ; le prix de la valeur issue de la t\u00eate, la valeur m\u00e9taphysique incertaine du prix actuel certain en monnaie, le prix de l&rsquo;objet m\u00e9taphysique de physique. Le capital est la mat\u00e9rialit\u00e9 du travail pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur. La cause finale du capital est la personne et sa cause mat\u00e9rielle est m\u00e9taphysique.<\/p>\n<h3>Mat\u00e9rialit\u00e9 personnelle du capital<\/h3>\n<p>Le capital est diff\u00e9rent du travail dans l&rsquo;id\u00e9alit\u00e9 ou la mat\u00e9rialit\u00e9 mais pas dans la finalit\u00e9. Le mot \u00ab\u00a0capital\u00a0\u00bb d\u00e9signe l&rsquo;effet du travail hors du temps, la valeur concomitante du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur. Le mot \u00ab\u00a0travail\u00a0\u00bb d\u00e9signe l&rsquo;effet de la consommation d&rsquo;imaginaire et d&rsquo;\u00e9nergie physique dans le pr\u00e9sent. Le capital accumule la valeur du travail dans le temps. Leur mati\u00e8re d&rsquo;origine est la m\u00eame : la valeur de la personne physique et m\u00e9taphysique qui choisit ses fins dans le temps. La capitalisation du travail int\u00e8gre la soci\u00e9t\u00e9 dans le temps par l&rsquo;\u00c9tat de droit. La discussion de la Loi d\u00e9limite les fins collectivement acceptables du travail de la valeur. Elle autorise la personne. L&rsquo;application de la Loi pourvoit \u00e0 l&rsquo;existence physique de la personne ; une existence qui r\u00e9mun\u00e8re ce que la personne a produit, produit et produira par son travail. La personne existe en acte et puissance de travail par la naissance, la sant\u00e9, l&rsquo;\u00e9ducation, la formation professionnelle, la convivialit\u00e9, l&rsquo;assurance contre les accidents de la vie et la certitude de pouvoir mourir sereinement. L&rsquo;assurance publique de la personne physique n&rsquo;a pas sa justification seulement dans le prix pr\u00e9sent du travail produit mais \u00e9galement dans les causes mat\u00e9rielles physiques issues du pass\u00e9, les causes formelles intemporelles et les causes finales discernables dans le futur. La Loi est n\u00e9cessaire pour soustraire les obligations publiques interpr\u00e9tables par les personnes priv\u00e9es \u00e0 la relativit\u00e9 du temps.<\/p>\n<p>La protection publique de la personne physique capable de travail est n\u00e9cessairement une redistribution sociale de la mat\u00e9rialit\u00e9 physique. Elle accorde pr\u00e9sentement des biens mat\u00e9riels \u00e0 des sujets de valeur qui ne sont pas en train de travailler. A des personnes qui n&rsquo;ont jamais travaill\u00e9, travailleront peut-\u00eatre ou ne travailleront probablement jamais ; simplement parce qu&rsquo;elles ont de la valeur dans le potentiel de valeur de leur volont\u00e9 \u00e0 travailler. Le travail d\u00e9fini par sa cause finale existe par la fin que son auteur et acteur exprime. Il est une offre qui attend une demande. N&rsquo;est pas du travail valable, une d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie physique qui n&rsquo;offre ni ne demande mais vole le pr\u00e9sent physique ou le futur m\u00e9taphysique. La r\u00e9alit\u00e9 finale du travail ne peut pas se manifester en dehors de la confrontation de l&rsquo;offre et de la demande de son objet. L&rsquo;\u00c9tat de droit qui instaure et prot\u00e8ge physiquement la personne d\u00e9finit le march\u00e9 pour causer l&rsquo;offre de travail dans la r\u00e9ponse \u00e0 une demande. La causalit\u00e9 finale est exprim\u00e9e par la demande. Elle na\u00eet dans l&rsquo;imaginaire de la demande et se mat\u00e9rialise dans une offre quantifi\u00e9e de monnaie. La d\u00e9finition du march\u00e9 dans la finalit\u00e9 d\u00e9finit la monnaie comme mat\u00e9rialit\u00e9 complexe. Elle num\u00e9rise la valeur m\u00e9taphysique r\u00e9elle et imaginaire et se concr\u00e9tise en mat\u00e9rialit\u00e9 physique \u00e0 l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance choisie du temps. La mat\u00e9rialit\u00e9 mon\u00e9taire est complexe parce que subjectivement offerte en r\u00e9ponse \u00e0 la m\u00eame mat\u00e9rialit\u00e9 subjectivement demand\u00e9e.<\/p>\n<h3>La mati\u00e8re habit\u00e9e par la libert\u00e9<\/h3>\n<p>Dans la monnaie, cohabitent le m\u00eame \u2013 la mati\u00e8re \u2013 et le diff\u00e9rent \u2013 les fins propres \u00e0 chaque sujet. La monnaie mat\u00e9rialise la finalit\u00e9 du travail : informer \u00e9conomiquement la mati\u00e8re de toutes les fins de ses sujets. Mais la finalit\u00e9 du travail reste libre puisque la finalit\u00e9 de la monnaie l&rsquo;est aussi. Si l&rsquo;on exclut la causalit\u00e9 finale de l&rsquo;\u00e9conomie, monnaie et travail se r\u00e9duisent \u00e0 de la pure mati\u00e8re act\u00e9e comme telle. C&rsquo;est la tentation de l&rsquo;\u00c9tat de droit pour \u00e9chapper au difficile exercice de la discussion, de la responsabilit\u00e9 et de l&rsquo;autorit\u00e9. La valeur exclusivement mat\u00e9rielle ne n\u00e9cessite aucun \u00e9change sur les fins qu&rsquo;elle peut ou non contenir. D&rsquo;une volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale qui ne s&rsquo;explique pas, la Loi ne contient aucun choix. La responsabilit\u00e9 personnelle publique revient simplement \u00e0 parler d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e hors de toute intelligence ; une r\u00e9alit\u00e9 qui n&rsquo;est pas rationnelle, d\u00e9termin\u00e9e hors de tout sujet. L&rsquo;autorit\u00e9 est dans ce contexte dispens\u00e9e d&rsquo;utilit\u00e9. Elle n&rsquo;a pas de fins \u00e0 exprimer ni publique ni priv\u00e9e. Toute r\u00e9ponse est initi\u00e9e puisque tout objet de question est d\u00e9termin\u00e9. La d\u00e9termination est ainsi par d\u00e9finition enti\u00e8rement ma\u00eetris\u00e9e par les d\u00e9positaires de l&rsquo;autorit\u00e9. L&rsquo;autorit\u00e9 est un simple titre auto-d\u00e9fini attach\u00e9 \u00e0 certains individus. Elle octroie un pouvoir unilat\u00e9ral de trier la mati\u00e8re entre valeur et non-valeur.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9alisme mat\u00e9rialiste est utile pour r\u00e9aliser des privil\u00e8ges non dicibles. La n\u00e9gation de l&rsquo;imaginaire permet de cr\u00e9er la r\u00e9alit\u00e9 sans explication. Des plus-values apparaissent r\u00e9ellement dont la contrepartie est une moins-value dans l&rsquo;imaginaire. Si l&rsquo;imaginaire est d\u00e9clar\u00e9 ne pas exister, la moins-value est r\u00e9put\u00e9e ne pas exister. La cause de la plus-value reste cach\u00e9e ce qui interdit sa d\u00e9claration d&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 par la Loi. Or la Loi d\u00e9limite les fins collectivement acceptables des contrats. La Loi forme la finance autant qu&rsquo;elle constate l&rsquo;existence de la personne qui anticipe, d\u00e9cide et r\u00e9pond de ses anticipations d\u00e9cid\u00e9es dans la mati\u00e8re m\u00e9taphysique du contrat. Le proc\u00e8s de transformation du r\u00e9el imaginaire en r\u00e9alit\u00e9 physique se mat\u00e9rialise dans l&rsquo;activit\u00e9 financi\u00e8re. Il utilise la langue qui permet la description de r\u00e9alit\u00e9s sans leur mat\u00e9rialit\u00e9 physique. Le langage est la mati\u00e8re m\u00e9taphysique des anticipations financi\u00e8res. Il contient toutes les causalit\u00e9s reconnues et non reconnues, toutes les explications explicites et implicites de l&rsquo;existence, donc les causes reconnues et non reconnues de la valeur. Il contient la conscience qui est personnelle et sociale, la science qui est objective et collective et la loi qui exprime le bien public. En privant le langage de la causalit\u00e9 finale, l&rsquo;id\u00e9alisme mat\u00e9rialiste interdit la relation logique entre la conscience, la science et la Loi. La possible causalit\u00e9 de la plus-value financi\u00e8re dans la moins-value financi\u00e8re devient une \u00e9lucubration, un \u00e9garement de la pens\u00e9e. Ni la Loi, ni la science, ni la conscience ne peuvent construire une causalit\u00e9 de la plus-value.<\/p>\n<p>A suivre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>La monnaie math\u00e9matiquement complexe<\/h3>\n<p>La monnaie est l&rsquo;effet du choix de num\u00e9ration de la valeur. La monnaie peut \u00eatre la mat\u00e9rialisation de la valeur du travail seulement physique au pr\u00e9sent ou aussi m\u00e9taphysique en pass\u00e9, pr\u00e9sent et futur. 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