{"id":15906,"date":"2010-09-15T22:36:53","date_gmt":"2010-09-15T20:36:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=15906"},"modified":"2013-01-02T17:56:34","modified_gmt":"2013-01-02T16:56:34","slug":"lactualite-de-la-crise-le-crepuscule-des-banques-centrales-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/09\/15\/lactualite-de-la-crise-le-crepuscule-des-banques-centrales-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: le cr\u00e9puscule des banques centrales, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LE CREPUSCULE DES BANQUES CENTRALES<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00eames qui ont d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9 tant d\u2019histoires &#8211; qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00eatre des menteries &#8211; sont en train de recommencer leur chanson. Ils sont tomb\u00e9s sur la date du deuxi\u00e8me anniversaire de l\u2019effondrement de Lehman Brothers, \u00e0 deux jours pr\u00e8s, pour annoncer que cette fois-ci, c\u2019est certain, une nouvelle chute libre du syst\u00e8me financier ne pourra pas se reproduire gr\u00e2ce aux d\u00e9cisions qu\u2019ils ont prises. Comment y croire ?<\/p>\n<p>Le processus qui a conduit le Comit\u00e9 de B\u00e2le a arr\u00eater de nouvelles mesures de renforcement des fonds propres des banques n\u2019a, pour le moins, pas \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la plus grande transparence. On a compris que des assouplissements avaient \u00e9t\u00e9 finalement accord\u00e9s aux banques, suite \u00e0 des marchandages op\u00e9r\u00e9s en coulisse, \u00e0 la faveur d\u2019intenses campagnes de lobbying. Mais on ne sait trop ni lesquels, ni en faveur de qui. En ces temps o\u00f9 il est parfois question d\u2019\u00e9largir les pr\u00e9rogatives des banques centrales, un tel modus operandi est inqui\u00e9tant, puisque <i>B\u00e2le III<\/i> &#8211; le petit dernier du nom &#8211; est pr\u00e9sent\u00e9 comme dressant une barri\u00e8re infranchissable pour toute nouvelle crise qui pourrait survenir et que les arbitrages auxquels il a donn\u00e9 lieu ont \u00e9t\u00e9 pris dans le secret des dieux de la finance. Est-ce bien cela la nouvelle gouvernance mondiale qui nous est propos\u00e9e ?<\/p>\n<p>Une m\u00eame absence de transparence entoure les cons\u00e9quences de l\u2019application de ces mesures, dont le calendrier tr\u00e8s \u00e9tal\u00e9 dans le temps fait redouter qu\u2019elles interviendront quand il sera trop tard. Les lobbies bancaires ont ainsi produit un document d\u00e9crivant les s\u00e9v\u00e8res restrictions de cr\u00e9dits \u00e0 l\u2019\u00e9conomie qui en r\u00e9sulteraient, la Banque des r\u00e8glements internationaux \u00e9tablissant \u00e0 contrario des effets beaucoup plus mesur\u00e9s pour d\u00e9fendre son propos. Et, lorsqu\u2019il s\u2019agit de tenir l\u2019inventaire des banques qui vont devoir augmenter leurs fonds propres en vertu des nouveaux ratios, puis d\u2019\u00e9tablir les besoins de financement cumul\u00e9s que cela repr\u00e9sente, les estimations les plus diverses circulent, dont on doit penser qu\u2019elles ne sont pas sans intentions cach\u00e9es. D\u2019apr\u00e8s Nout Wellink, le pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de B\u00e2le, l\u2019ordre de grandeur des besoins des banques europ\u00e9ennes serait tout de m\u00eame de plusieurs centaines de milliards d\u2019euros. Alors que presque toutes affectent de n\u2019en rien para\u00eetre, o\u00f9 est l\u2019erreur ?  <\/p>\n<p><!--more-->On comprend en tout cas que si les m\u00e9gabanques devraient plus facilement parvenir, en raison de leur surface, \u00e0 faire face \u00e0 leurs nouvelles obligations, il n\u2019en est pas n\u00e9cessairement de m\u00eame pour les banques de moindre importance. Un processus important de concentration semble par cons\u00e9quent in\u00e9vitable, dont la cons\u00e9quence va \u00eatre d\u2019accro\u00eetre num\u00e9riquement le camp des banques \u00ab\u00a0too big to fail\u00a0\u00bb, trop importantes pour faire d\u00e9faut. Un effet qui ne va pas dans le sens d\u2019un renforcement du syst\u00e8me financier, sauf \u00e0 admettre que des secours publics seront encore une fois in\u00e9vitables, contrairement \u00e0 ce qui est affirm\u00e9. <\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, la haute finance est une affaire d\u2019initi\u00e9s qui pr\u00e9servent avec soin le pouvoir que leur donne leur acc\u00e8s restreint \u00e0 l\u2019information financi\u00e8re. Dans un monde o\u00f9 <i>les march\u00e9s<\/i> imposent sans partage leur loi, une telle constatation n\u2019est pas sans soulever des interrogations sur le poids v\u00e9ritable de nos d\u00e9mocraties repr\u00e9sentatives, si encens\u00e9es le temps des campagnes \u00e9lectorales. <\/p>\n<p>Il serait certes dommage d\u2019en rester l\u00e0 et de ne pas faire \u00e9tat de ce qui a n\u00e9anmoins filtr\u00e9, en profitant de la dissipation provisoire de la brume. En premier lieu du fait que les Landesbanken (banques r\u00e9gionales) et Sparkassen (caisses d\u2019\u00e9pargne) allemandes sont tellement mal en point &#8211; pour avoir absorb\u00e9 des quantit\u00e9s d\u2019actifs toxiques d\u2019origine am\u00e9ricaine &#8211; que les premi\u00e8res vont in\u00e9vitablement devoir subir un processus de concentration &#8211; auquel elles r\u00e9sistent &#8211; et que des d\u00e9lais particuliers sont accord\u00e9s aux derni\u00e8res pour se mettre en conformit\u00e9, rien de moins que treize ans ! <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, les questions commencent \u00e0 fleurir \u00e0 propos des banques fran\u00e7aises, toujours aussi miraculeusement indemnes&#8230; Certains s\u2019interrogent sur le sens des interventions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de Christine Lagarde, ministre fran\u00e7aise de l\u2019\u00e9conomie et des finances, qui menace de ne pas faire appliquer les ratios de <i>B\u00e2le III<\/i> si les Am\u00e9ricains n\u2019en font pas autant. Alors que les informations disponibles montrent que ces derniers ont au contraire pouss\u00e9 \u00e0 la roue pour que les ratios soient durcis, car les m\u00e9gabanques am\u00e9ricaines seraient de toute fa\u00e7on d\u00e9j\u00e0 dans les clous&#8230; Les mauvais esprits rappelent \u00e0 ce propos que le ratio de Lehman Brothers \u00e9tait de 11% au moment de sa chute, bien au-del\u00e0 des 7% qui seront demand\u00e9s dans huit ans par <i>B\u00e2le III<\/i>, et que la faiblesse des banques am\u00e9ricaines est \u00e0 rechercher ailleurs. Que celles-ci sont par contre sont ravies de voir adopt\u00e9s un ratio et une d\u00e9finition des fonds propres p\u00e9nalisant leurs concurrents europ\u00e9ens. Et que Christine Lagarde cherche un pr\u00e9texte afin de mieux tergiverser, sans toutefois avouer son opposition. Les rares indications donn\u00e9es par les banquiers fran\u00e7ais sont \u00e0 cet \u00e9gard sans \u00e9quivoque. <\/p>\n<p>Les r\u00e9serves des gros bataillons des banques am\u00e9ricaines sont exprim\u00e9es par l\u2019American Bankers Association et sont diff\u00e9rentes : elles portent d\u2019abord sur le <i>coussin<\/i> suppl\u00e9mentaire de 2% de fonds propres que les banques devront constituer dans les beaux jours, afin de ne pas couler lorsque la temp\u00eate se l\u00e8ve. Elles expriment aussi la crainte que leurs autorit\u00e9s nationales leur imposent des r\u00e8gles plus strictes que celles de <i>B\u00e2le III<\/i>, ou bien un calendrier plus resserr\u00e9 d\u2019application de ses ratios. Elles demandent enfin que les r\u00e8gles soient modul\u00e9es en fonction des banques. <\/p>\n<p>Mario Draghi, pr\u00e9sident de la Banque d\u2019Italie et du Comit\u00e9 de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (FSB), a de son c\u00f4t\u00e9 tenu des propos \u00e0 priori inqui\u00e9tants, sp\u00e9cifiquement pour les m\u00e9gabanques\u00a0: \u00ab\u00a0ce n&rsquo;est pas termin\u00e9. Nous devons maintenant passer \u00e0 une deuxi\u00e8me partie qui est tr\u00e8s, tr\u00e8s importante\u00a0\u00bb. Selon lui, les grandes banques devront \u00eatre capables d&rsquo;avoir des capacit\u00e9s d&rsquo;absorption de pertes sup\u00e9rieures aux normes de <i>B\u00e2le III<\/i>. \u00ab\u00a0Nous devons am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de d\u00e9nouer ces \u00e9tablissements sans cr\u00e9er des bouleversements majeurs sur les march\u00e9s et sans faire appel \u00e0 l&rsquo;argent du contribuable\u00a0\u00bb, a-t-il soulign\u00e9, dans l\u2019attente des propositions de supervision plus importante pour les \u00e9tablissements d&rsquo;importance syst\u00e9mique qu\u2019il doit pr\u00e9senter au nom du FSB au G20. Des remarques qui ne d\u00e9tonnent pas avec les propos tenus par Dominique Strauss-Kahn, au nom du FMI, qui d\u00e9fend pour sa part l\u2019id\u00e9e que l\u2019institution qu\u2019il dirige se voit confier une mission de surveillance \u00e9largie \u00e0 propos des banques intervenant sur les march\u00e9s internationaux (cross-border banks). Mais que restera-t-il \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de ces intentions ? <\/p>\n<p>Une des plus f\u00e9roces critiques des d\u00e9cisions prises ce dimanche dernier \u00e0 B\u00e2le provient de Martin Wolf, le chroniqueur vedette du Financial Times. Analysant les mesures qui seront pr\u00e9sent\u00e9es pour adoption finale au G20 de S\u00e9oul de mi-novembre, il en vient \u00e0 chiffrer les ratios qui pourraient seuls faire effectivement rempart \u00e0 une nouvelle crise financi\u00e8re, qu\u2019il estime in\u00e9vitable et devant survenir avant le d\u00e9lai de gr\u00e2ce de huit ans pr\u00e9vu\u00a0: rien de moins que 20 \u00e0 30%. Ce pourcentage exprimant le rapport entre les fonds propres et les engagements des banques. Ce qui vaut d\u00e9monstration par l\u2019absurde et &#8211; sans que Martin Wolf exprime plus avant le fond de sa pens\u00e9e &#8211; remet dans une certaine mesure en cause la <i>philosophie<\/i> m\u00eame des mesures envisag\u00e9es, ainsi que leur efficacit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e. Car le r\u00f4le du cr\u00e9dit dans l&rsquo;\u00e9conomie serait affect\u00e9 \u00e0 un tel point que tout serait \u00e0 repenser. <\/p>\n<p>Une toute autre approche critique aboutit \u00e0 une mise en cause plus radicale de <i>B\u00e2le III<\/i>. Elle met en \u00e9vidence que si les mesures adopt\u00e9es peuvent pr\u00e9tendre mieux contenir une nouvelle crise financi\u00e8re au sein du syst\u00e8me bancaire, elles ne font que repousser le probl\u00e8me vers ce qui est appel\u00e9 le <i>shadow banking<\/i>, la banque de l\u2019ombre. Un tr\u00e8s large secteur florissant de l\u2019activit\u00e9 financi\u00e8re o\u00f9 agissent notamment les hedge funds, trading houses (en France les OSCI, Op\u00e9rateurs Sp\u00e9cialis\u00e9s du Commerce International), private equity firms (investisseurs non c\u00f4t\u00e9s, dans toute leur diversit\u00e9), ou bien compagnies p\u00e9troli\u00e8res ou d\u2019agro business actives sur les march\u00e9s des produits d\u00e9riv\u00e9s, etc&#8230;<\/p>\n<p>Selon cette analyse, on peut s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019une <i>migration du risque<\/i> s&rsquo;op\u00e8re en faveur de ces intervenants beaucoup moins r\u00e9gul\u00e9s que les banques. Les m\u00e9gabanques ayant d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 pris les devants en cr\u00e9ant de nouveaux hedge funds au sein desquels elles apparaissent officiellement minoritaires, tandis que les compagnies p\u00e9troli\u00e8res n\u2019ont eu par exemple de cesse de renforcer leurs activit\u00e9s purement financi\u00e8res, dans le cadre d\u2019une forte tendance qui veut que les grandes entreprises restent au plus pr\u00e8s des besoins de leur client\u00e8le, notamment financiers, comme par exemple le font les industriels de l&rsquo;a\u00e9ronautique (ou le faisait General Motors avec sa filiale d\u00e9di\u00e9e au cr\u00e9dit automobile). <\/p>\n<p>La r\u00e9gulation des produits d\u00e9riv\u00e9s ne fera pas date dans l&rsquo;histoire de la r\u00e9gulation financi\u00e8re, aux Etats-Unis comme en Europe. Cette derni\u00e8re se pr\u00e9pare \u00e0 peu ou prou s\u2019aligner sur les dispositions adopt\u00e9es par la loi Dodd-Frank, une fois que les agences de r\u00e9gulation am\u00e9ricaines leur auront donn\u00e9 corps. Un grand terrain de jeu va rester largement ouvert, sur lequel ces acteurs vont s\u2019engouffrer, d\u2019autant plus que les banques n\u2019y auront plus aussi facilement directement acc\u00e8s. Le risque syst\u00e9mique va tout simplement \u00eatre d\u00e9plac\u00e9, ne manquant pas d\u2019atteindre par ricochet les banques.<\/p>\n<p>C\u2019est donc de ce c\u00f4t\u00e9-ci, toujours selon cette analyse, qu\u2019il faut attendre la prochaine crise financi\u00e8re, sans pr\u00e9judice des soubresauts de celle qui est en cours. Ce qui revient \u00e0 dire qu\u2019elle ne surviendra pas l\u00e0 o\u00f9 elle est attendue et o\u00f9 la r\u00e9gulation sera la plus effective, en d\u00e9pit de ses limites vite trouv\u00e9es. <\/p>\n<p>Les banques centrales, dont le Comit\u00e9 de B\u00e2le est l&rsquo;\u00e9manation, ne sont pas seulement d\u00e9pass\u00e9es avec leurs vieux instruments mon\u00e9taires inop\u00e9rants. Leur pouvoir s\u2019arr\u00eate l\u00e0 ou commence celui du <i>shadow banking<\/i>, orchestr\u00e9 par les m\u00e9gabanques.  <i>B\u00e2le III<\/i> n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019expression de leur d\u00e9phasage avec une r\u00e9alit\u00e9 financi\u00e8re qui leur \u00e9chappe dor\u00e9navant du bout des doigts. D\u00e9j\u00e0, elles n\u2019\u00e9taient plus en mesure de faire la pluie et le beau temps sur le Forex, le march\u00e9 mon\u00e9taire. Elles ont continu\u00e9 de perdre du terrain, devenues suppl\u00e9tives d\u2019une finance qu\u2019elles sont sens\u00e9es ma\u00eetriser, et dont les \u00e9tablissements bancaires ne sont que l&rsquo;un des instruments. N\u2019ayant plus dans la partie \u00e0 rebondissements multiples qui est en train de se jouer, en d\u00e9pit de leurs mines et de leurs grands airs, qu\u2019un r\u00f4le d\u00e9voy\u00e9 de pourvoyeur de liquidit\u00e9s \u00e0 bas prix pour un syst\u00e8me financier qui ne peut plus s\u2019en passer. <\/p>\n<p>Triste fin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LE CREPUSCULE DES BANQUES CENTRALES<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00eames qui ont d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9 tant d\u2019histoires &#8211; qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00eatre des menteries &#8211; sont en train de recommencer leur chanson. 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