{"id":1606,"date":"2009-01-22T00:36:01","date_gmt":"2009-01-21T23:36:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=1606"},"modified":"2009-01-23T00:58:56","modified_gmt":"2009-01-22T23:58:56","slug":"lactualite-de-la-crise-la-tete-dans-les-epaules-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/01\/22\/lactualite-de-la-crise-la-tete-dans-les-epaules-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : La t\u00eate dans les \u00e9paules, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LA TETE DANS LES EPAULES<\/strong><\/p>\n<p>La crise s&rsquo;approfondit en son c\u0153ur, au rythme de plus en plus soutenu de plans de relance financi\u00e8re aux r\u00e9sultats jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant d\u00e9cevants. Les plus grandes banques continuent de faire les titres de la presse, souvent les m\u00eames. Laissant \u00e0 penser que tout n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement avou\u00e9 chez les autres. Permettant de constater, sans qu&rsquo;il soit besoin cette fois-ci de sp\u00e9culer, que ces puits sont sans fond, car \u00e0 peine fait, il faut les combler \u00e0 nouveau. <\/p>\n<p>L&rsquo;espoir d&rsquo;un retour \u00e0 meilleure fortune, en application de cette clause qui figure souvent \u00e0 la fin des contrats d&rsquo;affaire, derni\u00e8re ressource d\u00e9j\u00e0 lointaine dans le cas pr\u00e9sent, ne semble m\u00eame plus \u00eatre une option pour le monde bancaire, au chevet duquel tout le monde se penche. <\/p>\n<p>De plus en plus de voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent pour r\u00e9clamer que soient mises en place des solutions radicales, et non plus des demi-mesures, afin d&rsquo;en extirper une fois pour toutes le mal qui les ronge. Sans que le rem\u00e8de permettant d&rsquo;\u00e9viter, en soignant le malade, de le tuer par la m\u00eame occasion, ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert. Sans que soit trouv\u00e9e la m\u00e9thode qui permettra de d\u00e9m\u00ealer l&rsquo;inextricable paquet de n\u0153uds qui a envahi les livres des \u00e9tablissements financiers. <\/p>\n<p>L&rsquo;heure reste pour l&rsquo;instant au cocktail de mesures cherchant une issue dans l&rsquo;innovation. L&rsquo;administration Obama devrait rapidement annoncer son propre cocktail, apr\u00e8s que les britanniques s&rsquo;y sont lanc\u00e9s les premiers. Une mani\u00e8re de mettre toutes les chances de son c\u00f4t\u00e9, disais-je pr\u00e9c\u00e9demment, une fa\u00e7on de ne pas encore mettre les points sur les \u00ab i \u00bb, devrais-je dor\u00e9navant ajouter. <\/p>\n<p><!--more-->En attendant, le temps passe, les d\u00e9ficits publics enflent, la situation de l&rsquo;\u00e9conomie chinoise empire, et l&rsquo;on se demande si elle va continuer de g\u00e9n\u00e9rer les exc\u00e9dents n\u00e9cessaires au financement, avec la japonaise, du d\u00e9ficit am\u00e9ricain. Il est devenu par ailleurs presque banal de s&rsquo;interroger sur le nom du premier \u00c9tat qui fera d\u00e9faut, tandis que les notations \u00e0 la baisse tombent, dont celle de la Grande-Bretagne. Sauf exception, on n&rsquo;ose plus \u00e9voquer la charge future de remboursement \u2013 ou d&rsquo;effacement par la cr\u00e9ation mon\u00e9taire \u2013 de la dette publique. Et surtout on n&rsquo;aborde pas encore ouvertement ce d\u00e9licat dilemme qu&rsquo;il faudra bien un jour trancher : que pr\u00e9coniser demain, entre le remboursement et l&rsquo;effacement de la dette, ces deux variantes de la peste et du chol\u00e9ra ? <\/p>\n<p>Le march\u00e9 des devises, moins sous les feux des projecteurs, lance de son c\u00f4t\u00e9 des signaux alarmants et lourds de cons\u00e9quence. La descente infernale des places boursi\u00e8res se poursuit ainsi que le redoutable \u00ab credit crunch \u00bb, ni\u00e9 malgr\u00e9 l&rsquo;\u00e9vidence par les banques, redout\u00e9 par les entreprises et reconnu par les politiques, qui n&rsquo;en peuvent mais. Le flot montant des liquidit\u00e9s que les banques centrales continuent de d\u00e9verser sans limites sur le march\u00e9 devrait \u00eatre contempl\u00e9 avec inqui\u00e9tude. Il suffira de les r\u00e9cup\u00e9rer, disent les experts avertis, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un de ces simples \u00ab r\u00e9glages fins \u00bb de la BCE. Les m\u00eames qui laissent croire qu&rsquo;il sera aussi simple de d\u00e9tricoter ce qui, dans tous les domaines, est en train d&rsquo;\u00eatre b\u00e2ti dans la pr\u00e9cipitation, dans le reniement le plus radical de toutes les valeurs hier adul\u00e9es. <\/p>\n<p>Quand Jean-Claude Trichet, pr\u00e9sident de la BCE, juge \u00ab infond\u00e9es \u00bb les craintes d&rsquo;un \u00e9clatement de l&rsquo;euro et de l&rsquo;Union mon\u00e9taire en raison de la crise financi\u00e8re, comme aujourd&rsquo;hui mercredi lors de son audition r\u00e9guli\u00e8re devant la commission des Affaires \u00e9conomiques et mon\u00e9taires du Parlement europ\u00e9en, quand il y d\u00e9clare aussi  \u00ab nous n&rsquo;avons actuellement aucun risque de d\u00e9flation\u00bb, il faut se demander quelles anguilles il masque sous quelles roches. Pourquoi d\u00e9ment-il les risques d&rsquo;\u00e9clatement de la zone euro et r\u00e9fute-t-il les risque de d\u00e9flation ? Parce que les tensions sont bien r\u00e9elles et ne peuvent que s&rsquo;accentuer, dans le premier cas, et que la BCE ne veut pas s&rsquo;engager dans la politique \u00ab d&rsquo;assouplissement quantitatif \u00bb de la BoE, qui suit fid\u00e8lement les traces de la Fed, dans le second. Entendez par cette derni\u00e8re formule \u00e9nigmatique et qui va faire fureur, une augmentation inflationniste de la masse mon\u00e9taire. La BCE, largement sous influence allemande, est comme on le sait farouchement oppos\u00e9e \u00e0 cette politique. \u00ab Suivre la Fed ne peut pas sauver le monde \u00bb titrait un de ses articles du Financial Times, le 21 d\u00e9cembre dernier, le chroniqueur Wolfgang Munchau. <\/p>\n<p>Nous sommes en France habitu\u00e9s \u00e0 ces d\u00e9clarations qui signifient g\u00e9n\u00e9ralement le contraire de ce qu&rsquo;elles pr\u00e9tendent \u00e9noncer. Un autre grand sp\u00e9cialiste de la chose, la fonction doit le vouloir, c&rsquo;est le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Ne vient-il pas de d\u00e9clarer, dans un discours prononc\u00e9 dans le cadre d&rsquo;une conf\u00e9rence Paris-Europlace aux Emirats arabes unis, alors que le gouvernement annon\u00e7ait un deuxi\u00e8me enveloppe d&rsquo;aide financi\u00e8re des banques fran\u00e7aises de 10,5 milliards d&rsquo;euros, que celles-ci n&rsquo;en avaient pas vraiment besoin, \u00e0 part Dexia, conc\u00e9dait-il. \u00ab Leur recapitalisation publique n&rsquo;est pas destin\u00e9e \u00e0 compenser des faiblesses ou des failles. Il s&rsquo;agit plut\u00f4t d&rsquo;anticiper des probl\u00e8mes \u00e9ventuels \u00bb, pr\u00e9cisait-il. Puis on enregistrait quand m\u00eame un sursaut de sinc\u00e9rit\u00e9 de sa part : \u00ab Bien s\u00fbr, (les banques fran\u00e7aises) ne sont pas immunis\u00e9es contre la crise. Leur exposition directe ou indirecte aux actifs toxiques les a contraintes \u00e0 passer des d\u00e9pr\u00e9ciations record \u00bb. <\/p>\n<p>De fait, la situation fran\u00e7aise, qui semblait bien singuli\u00e8re dans un monde bancaire en crise, se normalise en quelque sorte, avec ce deuxi\u00e8me volet de leur sauvetage. Le titre BNP Paribas chutait mercredi matin, le cours revenant \u00e0 ses niveaux de fin 1998. La Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale annon\u00e7ait quant \u00e0 elle des r\u00e9sultats \u00e9quilibr\u00e9s mais inqui\u00e9tants, si l&rsquo;on consid\u00e8re les pertes de son activit\u00e9 de march\u00e9. Heureusement, le feuilleton fran\u00e7ais de la semaine, l&rsquo;affaire des bonus des dirigeants des banques, a occup\u00e9 pendant ce temps-l\u00e0 les esprits, c&rsquo;\u00e9tait bien l&rsquo;objectif poursuivi. Les conseils d&rsquo;administration des banques ont vot\u00e9 l&rsquo;abandon de ces bonus, apr\u00e8s quelques atermoiements, en toute ind\u00e9pendance mais \u00e0 la suite de recommandations gouvernementales tr\u00e8s appuy\u00e9es. L&rsquo;honneur \u00e9tait sauf de part et d&rsquo;autre. <\/p>\n<p>La situation en R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale est plus ouvertement pr\u00e9occupante. La banque Hypo Real Estate (HRE), d\u00e9j\u00e0 sauv\u00e9e de la faillite par l&rsquo;\u00c9tat, a annonc\u00e9 hier mardi qu&rsquo;elle allait recevoir une nouvelle garantie publique de 12 milliards d&rsquo;euros, soit un total 42 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;aide de l&rsquo;Etat avec ce qu&rsquo;elle a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u. La semaine derni\u00e8re, la Deutsche Bank, premi\u00e8re banque du pays, avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 avoir essuy\u00e9 en 2008 la premi\u00e8re perte annuelle de son histoire : pr\u00e8s de 4 milliards d&rsquo;euros. D&rsquo;apr\u00e8s le S\u00fcddeutsche Zeitung, elle a depuis essuy\u00e9 des pertes massives \u00e0 cause de deux de ses fonds sp\u00e9culatifs aux Etats-Unis. Deutsche Bank CQ Capital a perdu 47,2% en 2008. Deutsche Bank Distressed Opportunities a lui enregistr\u00e9 une perte de 42,4% pour la m\u00eame p\u00e9riode. <\/p>\n<p>La presse britannique de mardi dernier soulignait, quant \u00e0 elle, le co\u00fbt du nouveau plan de sauvetage des banques, tout en reconnaissant sa n\u00e9cessit\u00e9 et en pr\u00e9disant que des nationalisations devraient logiquement suivre. Notamment celle de RBS. Selon The Guardian, ce plan \u00ab est intelligent, mais on se retrouve tr\u00e8s loin de ce qui ressemblerait \u00e0 un service bancaire normal.(\u2026) Si cette strat\u00e9gie ne marche pas, les ministres pourraient avoir besoin de proc\u00e9der \u00e0 des nationalisations \u00bb, ajoute le quotidien. Le d\u00e9tail des mesures n&rsquo;\u00e9tant pas connu, par ailleurs, il est difficile pour les commentateurs financiers, qui le soulignent, de se faire une opinion. C&rsquo;est le cas de George Hay, de <a href=\"http:\/\/breakingnews.com\/\">breakingnews.com<\/a>. Mais le sentiment qui se d\u00e9gage de leurs avis, presque un \u00ab consensus \u00bb pour employer un terme de la finance, est que le plan ne sera pas suffisant alors que son encre n&rsquo;est pas encore s\u00e8che. <\/p>\n<p>La Belgique envisage \u00e9galement d&rsquo;octroyer de nouvelles aides \u00e0 son secteur bancaire, toujours dans la tourmente, \u00e0 l&rsquo;image du bancassureur KBC en chute libre \u00e0 la Bourse. Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, envisage selon l&rsquo;agence Belga un \u00ab deuxi\u00e8me tour bancaire \u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence aux renflouements successifs en septembre et octobre dernier de Fortis, Dexia et d\u00e9j\u00e0 de KBC. <\/p>\n<p>Enfin, pour terminer ce tour d&rsquo;horizon sans un seul petit coin de ciel bleu, l &lsquo;action Citigroup est tomb\u00e9e hier mardi sous son plus bas niveau \u00e0 Wall Street, en d\u00e9pit des 45 milliards de dollars re\u00e7us de l&rsquo;\u00c9tat, relan\u00e7ant les sp\u00e9culations sur une possible nationalisation de l&rsquo;ancien num\u00e9ro un mondial de la finance. La banque ne vaut plus qu&rsquo;un quart des apports de fonds dont elle a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 depuis un an, si l&rsquo;on ajoute \u00e0 l&rsquo;aide publique am\u00e9ricaine 22 milliards de dollars venus essentiellement de fonds souverains du Moyen-Orient et d&rsquo;Asie fin 2007 et d\u00e9but 2008. L&rsquo;une des plus grandes banques am\u00e9ricaines, Bank of New York Mellon, est tout juste parvenue \u00e0 rester b\u00e9n\u00e9ficiaire au quatri\u00e8me trimestre 2008, avec une chute de \u201388% de son r\u00e9sultat net. Son titre a plong\u00e9 mardi dernier de 17,25%.<\/p>\n<p>Dans tout le monde occidental, la cr\u00e9ation d&rsquo;une bad bank est fi\u00e9vreusement \u00e9tudi\u00e9e. Une mesures radicale difficile \u00e0 prendre mais incontournable. En Belgique, o\u00f9 le co\u00fbt de son financement est hors de port\u00e9e de l&rsquo;Etat, on envisage de cr\u00e9er une \u00ab bad bank virtuelle \u00bb, un peu sur le mod\u00e8le britannique de garantie des actifs \u00e0 risque. La Bundesbank, banque centrale allemande \u00e9tudierait de son c\u00f4t\u00e9 un projet \u00ab en dur \u00bb, selon le quotidien Frankfurter Rundschau de mercredi. Mais ce sc\u00e9nario effraierait le gouvernement car, selon Peer Steinbr\u00fcck, ministre f\u00e9d\u00e9ral des Finances, une telle op\u00e9ration co\u00fbterait entre 150 et 200 milliards d&rsquo;euros \u00e0 l&rsquo;Etat. C&rsquo;est, enfin, une des options qui aurait d\u00e9sormais la faveur de la Fed aux USA, mais il faut encore attendre ce qui va \u00eatre annonc\u00e9 par la nouvelle administration. L&rsquo;impression dominante est que les mesures \u00e0 venir seront, comme celles qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9es, tr\u00e8s politiques. Ce qui pr\u00e9sage du fait qu&rsquo;elles seront plus facilement adopt\u00e9es par le Congr\u00e8s, mais laisse en m\u00eame temps craindre une source d&rsquo;inspiration un peu courte. <\/p>\n<p>Le syst\u00e8me bancaire va \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 une succession de nouvelles difficult\u00e9s. Il a d\u00e9j\u00e0 encaiss\u00e9, non sans de graves cons\u00e9quences, les effets de la crise financi\u00e8re des <i>subprimes<\/i> et l&rsquo;\u00e9croulement qui s&rsquo;en est suivi, toujours en cours, puis la baisse en bourse des actifs d\u00e9tenus en propre. Il s&rsquo;attend d\u00e9sormais \u00e0 ce qu&rsquo;augmentent les d\u00e9fauts de remboursement, en raison de la crise \u00e9conomique. <\/p>\n<p>Si les banques ont r\u00e9ussi, gr\u00e2ce aux garanties mises en place sans tarder par les gouvernements, \u00e0 \u00e9viter les retraits massifs des \u00e9pargnants qui leur auraient \u00e9t\u00e9 fatals, elles vont devoir aussi enregistrer une importante baisse d&rsquo;activit\u00e9 sur les segments de march\u00e9 des plus rentables. Celui d&rsquo;activit\u00e9s de march\u00e9 en tout genre, d\u00e9sormais trop risqu\u00e9es ou tout simplement totalement gel\u00e9es. La titrisation par exemple ou bien le carry-trade mis \u00e0 mal par l&rsquo;instabilit\u00e9 des changes. <\/p>\n<p>Il est aussi illusoire de faire porter aux seules banques la responsabilit\u00e9 d&rsquo;une crise qui les d\u00e9passe, m\u00eame si elles ont contribu\u00e9 \u00e0 son \u00e9mergence, qu&rsquo;il est d\u00e9magogique de faire de la question des bonus une question centrale, m\u00eame s&rsquo;il est moralement satisfaisant de les voir supprim\u00e9s. Les banques ont la t\u00eate dans les \u00e9paules et sont fermement d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 ne pas la laisser d\u00e9passer, c&rsquo;est bien une des rares initiatives qu&rsquo;elles peuvent actuellement prendre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LA TETE DANS LES EPAULES<\/strong><\/p>\n<p>La crise s&rsquo;approfondit en son c\u0153ur, au rythme de plus en plus soutenu de plans de relance financi\u00e8re aux r\u00e9sultats jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant d\u00e9cevants. Les plus grandes banques continuent de faire les titres de la presse, souvent les m\u00eames. 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