{"id":16151,"date":"2010-09-21T16:35:24","date_gmt":"2010-09-21T14:35:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=16151"},"modified":"2013-01-02T17:56:12","modified_gmt":"2013-01-02T16:56:12","slug":"lactualite-de-la-crise-les-etats-unis-montrent-encore-une-fois-le-chemin-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/09\/21\/lactualite-de-la-crise-les-etats-unis-montrent-encore-une-fois-le-chemin-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : les \u00c9tats-Unis montrent encore une fois le chemin, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LES \u00c9TATS-UNIS MONTRENT ENCORE UNE FOIS LE CHEMIN<\/strong><\/p>\n<p>Branle-bas de combat, le comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire de la Fed se r\u00e9unit aujourd\u2019hui \u00e0 Washington en conclave\u00a0! En avant-premi\u00e8re, les commentaires vont bon train dans les m\u00e9dias afin de lever le voile sur la teneur des discussions que les gouverneurs vont avoir. Un consensus s\u2019est fait : elles devraient d\u00e9boucher, en guise de nouvelle d\u00e9cision&#8230; sur rien ou pas grand chose\u00a0! <\/p>\n<p>L\u2019agence Reuters citait hier les \u00ab\u00a0sceptiques\u00a0\u00bb, qui r\u00e9sumaient \u00e0 leur fa\u00e7on la situation en expliquant que la Fed ne d\u00e9ciderait rien pour ne pas atteindre sa cr\u00e9dibilit\u00e9 ; de peur que ce qu\u2019elle pourrait mettre en \u0153uvre se r\u00e9v\u00e8le inefficace&#8230; On ne peut mieux transcrire l\u2019impuissance de la banque centrale de la premi\u00e8re puissance \u00e9conomique et financi\u00e8re mondiale. <\/p>\n<p>Les sempiternelles interventions du quarteron de gouverneurs de la Fed annon\u00e7ant depuis des mois le danger de l\u2019inflation, et la n\u00e9cessit\u00e9 de remonter en cons\u00e9quence et sans tarder les taux directeurs de la Fed, sont pass\u00e9s au second plan devant des interrogations moins hors de propos et plus en phase avec la situation \u00e9conomique am\u00e9ricaine, laquelle a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une diminution de ses pr\u00e9visions de croissance par l\u2019OCDE. D\u2019un taux de 3,2% pour 2010 et 2011, elles d\u00e9gringolent \u00e0 1,5 et 2,3%. Il est toujours facile de pr\u00e9voir une forte am\u00e9lioration pour plus tard, quitte \u00e0 revenir dessus ensuite&#8230;<\/p>\n<p><!--more-->Une nouvelle intervention mon\u00e9taire de la Fed est en jeu, dont les commentateurs ne s\u2019attendent pas \u00e0 ce qu\u2019elle puisse intervenir dans l\u2019imm\u00e9diat, les prochaines \u00e9lections \u00e9tant un pr\u00e9texte tout trouv\u00e9 pour gagner du temps, faute de savoir quoi faire. On parle de l\u2019injection dans l\u2019\u00e9conomie de rien de moins que d&rsquo;un ou deux milliers de milliards de dollars et du quasi doublement de la taille du bilan de la Fed qui en r\u00e9sulterait, celui-ci ayant d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9rablement enfl\u00e9 \u00e0 la suite de la pr\u00e9c\u00e9dente op\u00e9ration de ce type. Elle portait sur 1.700 milliards de dollars d&rsquo;achats de bons du Tr\u00e9sor et de cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires. Dont r\u00e9trospectivement on peut observer qu\u2019elle n\u2019a m\u00eame pas r\u00e9ussi \u00e0 stabiliser la situation. <\/p>\n<p>Deux hypoth\u00e8ses seraient \u00e0 l\u2019\u00e9tude : une intervention en une seule fois ou \u00e9tal\u00e9e dans le temps, par petits paquets successifs. La <i>planche \u00e0 billet<\/i> fonctionnerait dans les deux cas \u00e0 plein, mais selon des rythmes diff\u00e9rents. Rendez-vous est pris pour les prochaines r\u00e9unions du comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire, en novembre ou d\u00e9cembre prochains.<\/p>\n<p>Quelle pourrait \u00eatre l\u2019efficacit\u00e9, dans un cas comme dans l&rsquo;autre, d\u2019une telle mesure que l\u2019on pourrait qualifier de dernier ressort ? Un analyste am\u00e9ricain, cit\u00e9 \u00e9galement par les agences de presse, craignait qu\u2019elle soit ressentie comme l\u2019expression de l\u2019\u00e9nergie du d\u00e9sespoir, aboutissant \u00e0 un effet contraire \u00e0 celui recherch\u00e9. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment autour de cette question que tournent les discussions. <\/p>\n<p>Car le risque serait grand que l\u2019achat en grandes quantit\u00e9s de bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain \u00e0 longue maturit\u00e9 n\u2019ait pas les effets escompt\u00e9s. Que la baisse des taux qui en d\u00e9coulerait ne soit pas \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e l\u2019incitation recherch\u00e9e afin que se d\u00e9veloppe le cr\u00e9dit bancaire au profit de l\u2019\u00e9conomie. Bref, sans que la r\u00e9f\u00e9rence soit explicit\u00e9e, que les \u00c9tats-Unis se trouvent pi\u00e9g\u00e9s dans la maudite <i>trappe \u00e0 liquidit\u00e9<\/i> de Keynes, un pi\u00e8ge dont le Japon ne parvient toujours pas \u00e0 sortir, redoutable ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019il illustre avec pers\u00e9v\u00e9rance. Car comment obliger le syst\u00e8me bancaire \u00e0 relancer la machine, dans un contexte de fort risque, au lieu d\u2019aller jouer au casino\u00a0? Les instruments mon\u00e9taires et la baisse des taux n\u2019y peuvent strictement rien. Quand l\u2019\u00e2ne ne veut pas boire&#8230;<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine, dont la fin de la r\u00e9cession vient d\u2019\u00eatre \u00e0 contretemps annonc\u00e9e par l\u2019officiel National Bureau of Economic Research (NBER) comme intervenue en juin 2009, est en r\u00e9alit\u00e9 sur la pente qui l\u2019y conduit. Et les moyens d\u2019une relance font d\u00e9faut. La Fed avance comme on l\u2019a vu \u00e0 reculons, incertaine de son coup, tandis que le gouvernement et le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain ont d\u00e9j\u00e0 du lever le pied sur les mesures de relance publique, devant la fragilit\u00e9 grandissante de l\u2019\u00e9difice branlant de la dette. [<i>Voir \u00e0 ce sujet<\/i> <a href=\"http:\/\/criseusa.blog.lemonde.fr\/2010\/09\/20\/la-dette-federale-au-30-08-2010-montant-structure-flux-problemes\/\">l&rsquo;\u00e9tude<\/a> <i>d&rsquo;Onubre Einz.<\/i>]<\/p>\n<p>Conclusion : s&rsquo;il y a bien deux cordes \u00e0 cet arc, aucune des deux ne peut \u00eatre utilis\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Dans les commentaires plus politiques, l\u2019accent est mis sur le d\u00e9bat qui oppose les r\u00e9publicains et les d\u00e9mocrates, les premiers visc\u00e9ralement oppos\u00e9s \u00e0 une quelconque augmentation des imp\u00f4ts, m\u00eame des plus riches qu\u2019ils d\u00e9fendent avec acharnement, au pr\u00e9texte fallacieux que les revenus qui leur seront soustraits feront d\u00e9faut \u00e0 l\u2019\u00e9conomie. Ainsi qu\u2019\u00e0 toute intervention financi\u00e8re sur fonds publics de Washington, charg\u00e9 &#8211; avec d\u00e9magogie &#8211; de tous les maux pour mieux escamoter la responsabilit\u00e9 de Wall Street. Mais cet aspect de la situation est en r\u00e9alit\u00e9 secondaire, m\u00eame s\u2019il contribue pratiquement au blocage de la situation au Congr\u00e8s. La dette am\u00e9ricaine n&rsquo;a plus la m\u00eame garantie internationale de financement qu&rsquo;auparavant et doit \u00eatre dor\u00e9navant contr\u00f4l\u00e9e. <\/p>\n<p>Tout \u00e0 sa bataille avec les r\u00e9publicains, dans la perspective des \u00e9lections au Congr\u00e8s de novembre prochain, Barack Obama vient de d\u00e9clarer que les progr\u00e8s de l\u2019\u00e9conomie \u00e9tait \u00ab\u00a0douloureusement lents\u00a0\u00bb, tentant d\u2019y opposer un modeste train de mesures en comparaison avec les 787 milliards de dollars de celui de mars 2009, dont les effets s\u2019estompent et qui peut au mieux pr\u00e9tendre avoir \u00e9vit\u00e9 pire encore que ce qui s\u2019est install\u00e9. De mani\u00e8re un peu d\u00e9risoire, il tente de monter en \u00e9pingle au fil des semaines des nouvelles positives qui ne changent en rien le panorama et le v\u00e9cu des Am\u00e9ricains. <\/p>\n<p>La plaisanterie qui circule \u00e0 Washington est \u00ab\u00a0Don\u2019t use the S&#8230; word\u00a0\u00bb (n\u2019utilisez pas le mot qui commence par \u2018S\u2019), une r\u00e9f\u00e9rence au terme <i>Stimulus<\/i> empruntant la formule utilis\u00e9e pour le \u2018F\u2019 de <i>Fuck<\/i>. Un plan serait toutefois \u00e0 l\u2019\u00e9tude, dans l\u2019attente du r\u00e9sultat des \u00e9lections et du maintien ou non de la majorit\u00e9 d\u00e9mocrate \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants, que l\u2019administration se garde bien de qualifier de second plan de relance et qui de toute fa\u00e7on devrait \u00eatre bien moins important que le premier. On \u00e9voque certes 400 milliards de dollars, mais \u00e9tal\u00e9s sur dix ans. <\/p>\n<p>Les perspectives \u00e9conomiques de l\u2019administration Obama sont fond\u00e9es sur des objectifs de croissance \u00e9conomique dont on peut confirmer qu\u2019ils ne pourront \u00eatre atteints. Une telle situation va avoir pour effet d\u2019accro\u00eetre les d\u00e9ficits au lieu de les r\u00e9sorber comme pr\u00e9vu. En rajouter en engageant de nouvelles d\u00e9penses n\u00e9cessairement massives &#8211; seraient-elles avalis\u00e9es par le Congr\u00e8s &#8211; est d\u2019autant plus probl\u00e9matique que l\u2019on ignore la r\u00e9action que pourrait susciter sur le march\u00e9 de la dette am\u00e9ricaine la d\u00e9cision d&rsquo;un nouvel accroissement de celle-ci. Ce serait jouer avec le feu. <\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi &#8211; fid\u00e8le \u00e0 une orthodoxie dont elle ne se d\u00e9pare jamais &#8211; l\u2019OCDE pr\u00e9conise \u00ab\u00a0un \u00e9largissement de la base budg\u00e9taire\u00a0\u00bb, utilisant une de ces formules contourn\u00e9es qu\u2019affectionnent les \u00e9conomistes quand il faut affirmer des choses sans les dire. Il s\u2019agit plus simplement d\u2019une augmentation progressive de la fiscalit\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire des imp\u00f4ts. Dont, de toute \u00e9vidence, les conditions politiques ne sont pas r\u00e9unies. Il a bien \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 il y a des mois de cela une augmentation de la tr\u00e8s faible TVA am\u00e9ricaine, mais c\u2019\u00e9tait dans le contexte d\u2019une reprise de l\u2019\u00e9conomie. Qui pourrait aujourd\u2019hui la pr\u00e9coniser, la mettre en pratique \u00a0? <\/p>\n<p>Il est de coutume d\u2019abusivement qualifier d\u2019impasse des situations qui se r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e ne pas l\u2019\u00eatre, par facilit\u00e9 de langage ou en application d\u2019analyses dont l\u2019objectif est sempiternellement d\u2019annoncer un in\u00e9luctable \u00e9croulement. La situation dans laquelle se trouvent les \u00c9tats-Unis justifie cependant que ce terme soit cette fois-ci employ\u00e9, \u00e0 bon escient. Reste \u00e0 en appr\u00e9cier pleinement les cons\u00e9quences \u00e9conomiques internationales et les cons\u00e9quences politiques locales.<\/p>\n<p>C\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait \u00e0 propos des cons\u00e9quences sociales. Le tr\u00e8s officiel <i>Census Bureau<\/i> (Bureau des statistiques) propose une description de celles-ci impressionnante. Qu&rsquo;on en juge : 50,7 millions d\u2019Am\u00e9ricains sont sans couverture m\u00e9dicale priv\u00e9e, ils \u00e9taient 46,3 millions en 2008 ! La r\u00e9forme de la sant\u00e9 de Barack Obama n\u2019interviendra qu\u2019en 2014, restrictions budg\u00e9taires obligent. 43,6 millions d\u2019Am\u00e9ricains, soit 14,3% de la population, vivent en dessous du seuil de pauvret\u00e9 ; ils \u00e9taient 39,8 millions en 2008. Parmi eux figurent plus d\u2019un quart des noirs et des hispaniques. Les chiffres du minist\u00e8re de l\u2019Agriculture quant \u00e0 la distribution des <i>Food stamps<\/i> sont \u00e0 l\u2019avenant.<\/p>\n<p>Les derniers chiffres officiels du ch\u00f4mage font \u00e9tat d\u2019un taux de 9,6%, dont on sait qu\u2019il ne refl\u00e8te que tr\u00e8s imparfaitement la r\u00e9alit\u00e9 de la situation de l\u2019emploi. Les expulsions de maison et les faillites personnelles contribuent \u00e0 un tableau d\u2019ensemble alarmant, alors qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 que le salaire moyen des familles (une notion qui masque les \u00e9normes disparit\u00e9s) \u00e9tait tomb\u00e9 de 5% en dix ans. Une situation in\u00e9dite dans l\u2019histoire de l\u2019apr\u00e8s guerre. <\/p>\n<p>Dans sa derni\u00e8re chronique du New York Times, Paul Krugman d\u00e9nonce avec virulence l\u2019attitude des riches am\u00e9ricains repli\u00e9s sur leurs privil\u00e8ges et leurs tas de dollars, insoucieux d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019ils pr\u00e9f\u00e8rent ignorer ou qu\u2019ils estiment ne pas les concerner. Une attitude commune aux riches du monde entier, quand on le parcours, plus particuli\u00e8rement flagrante dans les pays <i>\u00e9mergents<\/i>, o\u00f9 ils vont au bout de leur logique et s\u2019enferment dans des prisons dor\u00e9es pour se prot\u00e9ger des pauvres. Une s\u00e9gr\u00e9gation g\u00e9ographique dont on peut observer des signes moins ostentatoires dans les pays <i>avanc\u00e9s<\/i>. <\/p>\n<p>Les Am\u00e9ricains font comme chacun sait tout en grand. C\u2019est tout du moins ce qui est retenu &#8211; avec leur facult\u00e9 \u00e0 rebondir et leur esprit d\u2019entreprise &#8211; d\u2019une histoire occult\u00e9e chez eux et ignor\u00e9e dans le reste du monde. Au profit de la projection, \u00e0 tous les sens du terme, d\u2019une image de f\u00e9licit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 masquant qu\u2019il a toujours subsist\u00e9 dans le pays de grandes zones de pauvret\u00e9, dans lesquelles le Tiers Monde pouvait sans difficult\u00e9s se reconna\u00eetre. Son \u00e9migration en fait d&rsquo;ailleurs les frais. Par son ampleur comme par sa dur\u00e9e qui se profile, la crise sociale qui est en train de se d\u00e9velopper ne fait pas exception \u00e0 cette <i>loi<\/i> : elle est tr\u00e8s forte. <\/p>\n<p>S\u2019il est une question qui doit inciter \u00e0 la r\u00e9flexion \u00e0 propos de l\u2019\u00e9volution que conna\u00eet la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine, c\u2019est bien de savoir si ce que l\u2019on y observe &#8211; un \u00e9largissement de la pauvret\u00e9 et de la pr\u00e9carit\u00e9 et le d\u00e9litement par le bas des <i>classes moyennes<\/i> &#8211; est ou non pr\u00e9monitoire de ce qui attend l\u2019Europe. Sans qu\u2019il soit besoin de faire appel \u00e0 cet autre poncif, \u00e0 propos des \u00c9tats-Unis, qui veut que la situation am\u00e9ricaine pr\u00e9figure &#8211; quelques mois avant &#8211; celle de l&rsquo;Europe. Dans un contexte bien entendu diff\u00e9rent, caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019existence d\u2019un <i>filet de protection sociale<\/i> plus cons\u00e9quent, bien que clairement menac\u00e9 et d\u00e9j\u00e0 grignot\u00e9. <\/p>\n<p>Un rapport de l\u2019ONU vient de mettre en \u00e9vidence, dans le cadre d\u2019un point d&rsquo;\u00e9tape sur les objectifs du <i>Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement<\/i> que l\u2019Asie, dont la croissance \u00e9conomique est tant vant\u00e9e, connait de grandes disparit\u00e9s de situation &#8211; qui se maintiennent ou m\u00eame se d\u00e9veloppent- sur les plans de la mortalit\u00e9, de la pauvret\u00e9, de la sant\u00e9 et de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable, en d\u00e9pit de la croissance des <i>classes moyennes<\/i>. En d\u2019autres termes, le d\u00e9veloppement est in\u00e9gal dans la principale r\u00e9gion du monde qui conna\u00eet encore une forte <i>croissance \u00e9conomique<\/i>. <\/p>\n<p>Comment ne pas \u00e9galement s&rsquo;interroger sur cette troublante similitude qui s\u2019affirme \u00e0 la fois dans les pays <i>\u00e9mergents<\/i> et <i>d\u00e9velopp\u00e9s ?<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LES \u00c9TATS-UNIS MONTRENT ENCORE UNE FOIS LE CHEMIN<\/strong><\/p>\n<p>Branle-bas de combat, le comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire de la Fed se r\u00e9unit aujourd\u2019hui \u00e0 Washington en conclave\u00a0! En avant-premi\u00e8re, les commentaires vont bon train dans les m\u00e9dias afin de lever le voile sur la teneur des discussions que les gouverneurs vont avoir. 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