{"id":16339,"date":"2010-09-28T22:27:50","date_gmt":"2010-09-28T20:27:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=16339"},"modified":"2013-01-02T17:56:07","modified_gmt":"2013-01-02T16:56:07","slug":"lactualite-de-la-crise-la-zone-euro-prise-a-son-propre-piege-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/09\/28\/lactualite-de-la-crise-la-zone-euro-prise-a-son-propre-piege-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : la zone euro prise \u00e0 son propre pi\u00e8ge, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LA ZONE EURO PRISE A SON PROPRE PIEGE<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9chos de la r\u00e9union bruxelloise des ministres des finances et de l\u2019\u00e9conomie d\u2019hier r\u00e9sonnent bizarrement aujourd\u2019hui. Un peu comme s\u2019ils avaient discut\u00e9 de mesures \u00e0 moyen-terme &#8211; \u00e0 propos des futurs m\u00e9canisme et ch\u00e2timent que subiraient les pays fautifs ne respectant pas les nombres d\u2019or du d\u00e9ficit et de la dette &#8211; alors que Rome \u00e9tait menac\u00e9e par les flammes. <\/p>\n<p>Une nouvelle fois, l\u2019Europe s\u2019appr\u00eate \u00e0 vivre une crise qui va la secouer, sans que le pesant silence qui l\u2019entoure soit rompu. Sans qu\u2019un signal soit envoy\u00e9, qu\u2019une aide soit octroy\u00e9e autrement que dans l&rsquo;urgence \u00e0 un gouvernement irlandais qui essaye de r\u00e9soudre dans son coin une \u00e9quation sans solution. Sauf \u00e0 d\u00e9clarer qu\u2019on lui fait confiance&#8230; pour se d\u00e9brouiller tout seul\u00a0! <\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 la vitrine de la d\u00e9r\u00e9gulation financi\u00e8re et des facilit\u00e9s fiscales accord\u00e9es aux entreprises, l\u2019Irlande est somm\u00e9e de rester le bon \u00e9l\u00e8ve de la classe, montrant l\u2019exemple, en engageant \u00e0 nouveau des efforts suppl\u00e9mentaires. Efforts des seuls Irlandais, cela va sans dire, dans le but de combler le d\u00e9ficit cr\u00e9\u00e9 par leur syst\u00e8me financier toujours en d\u00e9route totale. Et ce n\u2019est pas fini\u00a0! <\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce a la premi\u00e8re trac\u00e9 ce chemin, mais elle b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9sormais d\u2019un soutien financier de l\u2019Europe et du FMI, en contrepartie de lourdes exigences. L\u2019Irlande doit pour l\u2019instant s\u2019en passer, mais cela ne sera pas tenable, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. <\/p>\n<p><!--more-->Les m\u00eames causes produisant les m\u00eames effets, un pi\u00e8ge identique se referme. Les Irlandais &#8211; qui ont d\u00e9j\u00e0 beaucoup donn\u00e9 en terme de rigueur &#8211; devraient redoubler d&rsquo;efforts afin de r\u00e9duire leur d\u00e9ficit public, alors que le sauvetage d\u2019Anglo Irish Bank (AIB) va consid\u00e9rablement alourdir l\u2019addition &#8211; qui est d\u00e9j\u00e0 de 23 milliards d&rsquo;euros &#8211; et rendre l\u2019exercice hors de port\u00e9e selon les calculs. En attendant que des additions suppl\u00e9mentaires soient pr\u00e9sent\u00e9es, quand les d\u00e9pr\u00e9ciations des actifs d\u00e9tenus par NAMA, la <i>bad bank<\/i> irlandaise, se r\u00e9v\u00e9leront comme pr\u00e9vu totalement insuffisantes et qu\u2019il faudra la financer \u00e0 nouveau, ou quand les autres banques irlandaises, toutes aussi malades, sonneront \u00e0 leur tour \u00e0 la porte des pouvoirs publics.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est que jeudi prochain que les d\u00e9tails du plan de sauvetage d\u2019AIB devraient \u00eatre rendus publics par le gouvernement irlandais, mais l\u2019on sait d\u00e9j\u00e0 que, afin de tenter d\u2019amoindrir le choc caus\u00e9 par les chiffres qu\u2019il va devoir annoncer, il va pr\u00e9senter deux hypoth\u00e8ses haute et basse, en esp\u00e9rant que seule la basse sera retenue. Alors que l\u2019exp\u00e9rience montre qu\u2019il y a toujours sous-estimation des d\u00e9g\u00e2ts au d\u00e9part\u00a0! <\/p>\n<p>L\u2019estimation de Standard &#038; Poor\u2019s est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9e plus vraisemblable par les analystes\u00a0: 35 milliards d\u2019euros au bas mot. L\u2019agence a d\u2019ailleurs annonc\u00e9 qu\u2019elle envisageait de baisser \u00e0 nouveau la note de la dette souveraine irlandaise, actuellement AA-, si ce montant devait \u00eatre d\u00e9pass\u00e9 comme elle le consid\u00e8re vraisemblable. Certains \u00e9conomistes parlent de 40 milliards d\u2019euros, le quart du PIB annuel. En attendant, les swaps de d\u00e9faut de cr\u00e9dit (CDS) irlandais grimpaient mardi \u00e0 519 points de base (le co\u00fbt d\u2019une garantie de 10 millions d\u2019euros d\u2019exposition \u00e0 la dette irlandaise est donc de 519.000 euros). <\/p>\n<p>Il est tout int\u00e9ressant de revenir sur la d\u00e9cision qui semble avoir \u00e9t\u00e9 finalement prise de ne pas mettre \u00e0 contribution les cr\u00e9anciers d\u2019AIB. Ce qui a \u00e9t\u00e9 dans un premier temps ressenti comme allant \u00eatre une grande premi\u00e8re, car toutes les banques qui ont failli ou ont du \u00eatre aid\u00e9es sur fonds publics depuis le d\u00e9but de la crise n\u2019ont jamais bris\u00e9 ce tabou absolu, que l&rsquo;on peut \u00e9lever au rang de crime de l\u00e8se-majest\u00e9. Pourtant, le gouvernement &#8211; l&rsquo;Etat devenu actionnaire d&rsquo;AIB &#8211; aurait soupes\u00e9 l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019une participation des cr\u00e9anciers d\u2019AIB au co\u00fbt de son  nouveau sauvetage. Tout en se refusant cat\u00e9goriquement \u00e0 les identifier, ce qui n\u2019\u00e9tait pas bon signe. Il a alors \u00e9tudi\u00e9 la possibilit\u00e9 de r\u00e9server un sort diff\u00e9rent aux cr\u00e9anciers, suivant la nature de leur dette (subordonn\u00e9e, senior, etc&#8230;) ou bien la date de sa cr\u00e9ation, en raison d\u2019un achat ant\u00e9rieur \u00e0 l\u2019octroi de la garantie. Tout aurait donc \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9. <\/p>\n<p>Deux questions doivent \u00e0 ce stade \u00eatre pos\u00e9es. N\u2019aurait-il pas mieux valu, r\u00e9trospectivement, laisser AIB couler sans accorder de garantie publique, quitte \u00e0 d\u00e9dommager ensuite les d\u00e9posants et \u00e0 subir une crise qui aurait pu \u00eatre moindre que celle qui se pr\u00e9pare ? On a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 au contraire proclamer que les d\u00e9posants et les cr\u00e9diteurs devaient b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00eame protection. Etait-il par ailleurs n\u00e9cessaire de renouveler le 8 septembre dernier cette garantie qui prenait fin ce 29 septembre, pour d\u00e9plorer ensuite qu\u2019elle fasse obstacle \u00e0 une d\u00e9cote des dettes\u00a0? <\/p>\n<p>Un argument est aujourd\u2019hui utilis\u00e9 pour justifier l\u2019impossibilit\u00e9 dans laquelle se trouve le gouvernement d\u2019entrer dans cette logique de partage des pertes. Avec comme effet que c\u2019est l\u2019Etat qui va devoir les assumer \u00e0 lui seul, l\u2019obligeant \u00e0 rechercher encore des milliards d\u2019euros d\u2019\u00e9conomies suppl\u00e9mentaires dans un pays d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s \u00e9prouv\u00e9 par ce qui lui a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9. Tout tourne, naturellement, autour de la r\u00e9action des <i>march\u00e9s<\/i>, et de l\u2019augmentation qui en r\u00e9sulterait des taux d\u00e9j\u00e0 exorbitants que l\u2019Etat doit consentir pour se financer. C\u2019est une logique sans fin. Apr\u00e8s avoir adopt\u00e9 trois budgets d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 successifs, l\u2019Irlande continue de voir son taux monter. Et va devoir s&rsquo;engager dans une quatri\u00e8me version plus contraignante.  <\/p>\n<p>Apr\u00e8s la Gr\u00e8ce &#8211; et avant le Portugal qui est d\u00e9sormais dans les starting-blocks &#8211; l\u2019Irlande est bien plac\u00e9e pour cr\u00e9er une nouvelle onde de choc en Europe. Cela va \u00eatre l\u2019heure de v\u00e9rit\u00e9 pour le fonds de stabilit\u00e9 europ\u00e9en (EFSF), car il va devoir aller sur les march\u00e9s pour se financer, avant de le faire en faveur de l\u2019Etat irlandais. Et l\u2019on verra \u00e0 quel taux il pr\u00eatera \u00e0 celui-ci. De nouvelles estimations de Barclays corroborent \u00e0 ce propos le taux de 7% donn\u00e9 par Wolfgang M\u00fcnchau dans son article du Financial Times. Il serait m\u00eame question d\u2019un possible taux de 8%, selon la banque qui a fait ses propres calculs. Encore un pari impossible qui va \u00eatre demand\u00e9 par les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes. Car, \u00e0 ce compte-l\u00e0, il sera plus avantageux pour l\u2019Irlande d\u2019aller sur le march\u00e9 obligataire ou de frapper \u00e0 la porte du FMI, un sacril\u00e8ge ! <\/p>\n<p>Quel va \u00eatre le co\u00fbt final \u00e0 payer, en application de cette strat\u00e9gie qui veut qu\u2019il faut prot\u00e9ger \u00e0 tout prix le syst\u00e8me bancaire, appliqu\u00e9e d\u00e8s les premiers instants et dans laquelle les gouvernements pers\u00e9v\u00e8rent\u00a0? Au lieu de soigner le grand malade, ils augmentent le nombre de patients, selon une logique aux r\u00e9sultats tr\u00e8s incertains.  <\/p>\n<p>Ils ont d\u00e9j\u00e0 accentu\u00e9 les disparit\u00e9s au sein de l\u2019Europe, au pr\u00e9texte de les r\u00e9duire. La r\u00e9duction sans attendre et sous de brefs d\u00e9lais des d\u00e9ficits publics, la protection absolue d\u2019un syst\u00e8me bancaire d\u00e9gag\u00e9 de toute responsabilit\u00e9, ainsi que la spirale de la r\u00e9cession dans laquelle ils engagent les pays les plus faibles de la zone euro, c\u2019est beaucoup et pour quel r\u00e9sultat ? <\/p>\n<p>D\u2019autant que le pari qu\u2019ils tentent repose d\u2019un c\u00f4t\u00e9 sur des dispositifs de soutien &#8211; garanties des banques et aide financi\u00e8re des Etats &#8211; qui sont mal assur\u00e9s et que les projections \u00e9conomiques leur permettant de valider les plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et de r\u00e9duction de la dette reposent sur des perspectives de croissance intenables. <\/p>\n<p>Au Royaume-Uni, Adam Posen, membre du Comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire de la Banque d&rsquo;Angleterre (BoE) vient de pr\u00e9coniser des achats d&rsquo;obligations souveraines par celle-ci, voire m\u00eame d&rsquo;autres actifs. Une politique diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 celle de la BCE, dont la d\u00e9cision murit. <\/p>\n<p>Des voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent d\u00e9j\u00e0 et r\u00e9clament qu\u2019une suite au plan de stabilit\u00e9 (EFSF) soit envisag\u00e9e, et qu\u2019elle soit permanente ! Un article en ce sens est publi\u00e9 par le Financial Times, pr\u00e9sent\u00e9 comme soutenu par Jacques Delors, Joschka Fischer, Romano Prodi et Guy Verhofstadt.  Angela Merkel, la chanceli\u00e8re allemande, leur a imm\u00e9diatement r\u00e9pondu en disant que l\u2019Allemagne refuserait toute prolongation de la dur\u00e9e de l\u2019EFSF. Opposant \u00e0 cette perspective une modification des trait\u00e9s europ\u00e9ens qui permettrait de graver dans ceux-ci des contraintes intangibles de respect des normes de d\u00e9ficit public. Le pari \u00e9tait hier celui des <i>jeunes pousses<\/i>, chacun bousculant l\u2019autre pour mieux les apercevoir et en faire \u00e9tat, il est d\u00e9sormais celui d\u2019une croissance qui sera introuvable, faute de moteur. M\u00eame l\u2019Allemagne, forte de ses exportations, en p\u00e2tira. <\/p>\n<p>Une r\u00e9flexion est \u00e9galement engag\u00e9e afin de sortir de ce pi\u00e8ge qui risque de faire \u00e9clater la zone euro, si l\u2019Espagne devait prendre le relais de la Gr\u00e8ce et de l\u2019Irlande. Ou bien la Belgique et m\u00eame l\u2019Italie, car les candidats ne manquent pas, m\u00eame si l\u2019on n&rsquo;en parle qu\u2019\u00e0 voix basse. Combien faudra-t-il de pays au fond du trou pour que la strat\u00e9gie actuelle soit remise en cause\u00a0? Les avis sont partag\u00e9s, certains ne faisant pas preuve d\u2019un optimisme franchement b\u00e9at \u00e0 ce propos. Aujourd\u2019hui mardi, les taux obligataires irlandais et portugais \u00e0 dix ans continuaient \u00e0 se tendre et atteignaient respectivement 6,581 et 6,402%, des niveaux jamais atteints depuis la cr\u00e9ation de l\u2019euro. Confirmation que le Portugal entre dans la zone des temp\u00eates. <\/p>\n<p>Des commentateurs cherchent \u00e0 se rassurer en expliquant que &#8211; contrairement \u00e0 la Gr\u00e8ce &#8211; ces deux pays n\u2019ont pas \u00e0 aller d\u2019ici \u00e0 l\u2019ann\u00e9e prochaine sur le march\u00e9 pour y lever des capitaux, ce qui reste fort proche, et que cela donne le temps de voir venir. L\u2019Espagne et l\u2019Italie continuent d\u2019\u00e9mettre dans ce qu\u2019ils appellent \u00ab\u00a0de bonnes conditions\u00a0\u00bb, oubliant les taux \u00e9lev\u00e9s que les Espagnols doivent consentir. L\u2019espoir fait vivre.  <\/p>\n<p>Sur quoi porte donc cette r\u00e9flexion ? Sur une alternative au d\u00e9faut de paiement de la dette publique, dans le cadre de ce que les Anglais d\u00e9nomment <i>liabilities management<\/i> (gestion des engagements). Une proc\u00e9dure qualifi\u00e9e de <i>douce<\/i>, qui esquive le probl\u00e8me de la d\u00e9cote impos\u00e9e du d\u00e9faut pour lui substituer une n\u00e9gociation avec les cr\u00e9anciers. Les pr\u00e9c\u00e9dents historiques existent, pour le Liban, le P\u00e9rou et les Philippines. Cela rejoint, d\u2019une certaine mani\u00e8re, la proposition de Simon Johnson, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9e, d\u2019utiliser le m\u00e9canisme des <i>Brady Bonds<\/i>, utilis\u00e9 avec succ\u00e8s lors de la crise de la dette latino-am\u00e9ricaine des ann\u00e9es 80. Autres temps, autres m\u0153urs. <\/p>\n<p>A l\u2019arriv\u00e9e, il s\u2019agit notamment d\u2019\u00e9taler les paiements dans le temps, de les assortir d\u2019un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus cl\u00e9ment, et en derni\u00e8re instance seulement de pratiquer une d\u00e9cote. Le tout dans le cadre d\u2019une n\u00e9gociation. Dans le cas de l\u2019Irlande, certains analystes font d\u2019ailleurs remarquer que, tant qu\u2019\u00e0 faire, si l\u2019on doit de toute mani\u00e8re en arriver \u00e0 une d\u00e9cote, les cr\u00e9anciers pr\u00e9f\u00e9reraient qu\u2019elle intervienne tout de suite, car elle sera ainsi moindre ! Le Financial Times n&rsquo;a pas voulu signifier autre chose en conseillant d&rsquo;y proc\u00e9der sans tarder. <\/p>\n<p>Selon cette analyse, ce sera cela ou le d\u00e9faut de paiement. Il faut d\u2019ailleurs relever, dans le cas de la Gr\u00e8ce qui est au coeur du sujet, que les premiers pas de son plan sont les plus faciles \u00e0 accomplir, mais que cela va se compliquer par la suite. Car cela n\u00e9cessitera d\u2019imposer de nouvelles mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, la croissance esp\u00e9r\u00e9e n\u2019\u00e9tant pas au rendez-vous. Et que l\u2019on ne peut pas gratter plus que jusqu\u2019\u00e0 l\u2019os. Par ailleurs, le plan de soutien dont elle b\u00e9n\u00e9ficie s\u2019arr\u00eatera en 2013 et elle devra lever sur le march\u00e9 obligataire rien moins que 100 milliards d\u2019euros entre 2014 et 2016. <\/p>\n<p>Sans doute, la strat\u00e9gie qui est actuellement suivie en Europe n\u2019est-elle pas plus confondante que ce qui en est le socle\u00a0: la protection du c\u0153ur du syst\u00e8me financier. Elle s\u2019explique donc. Cela ne lui donne pas pour autant de s\u00e9rieuses chances de r\u00e9ussite, en raison de tous les obstacles qui vont se dresser sur la route qu&rsquo;il est intim\u00e9 de suivre. Leur accumulation risque fort d\u2019\u00eatre fatale et le pi\u00e8ge se refermera alors. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LA ZONE EURO PRISE A SON PROPRE PIEGE<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9chos de la r\u00e9union bruxelloise des ministres des finances et de l\u2019\u00e9conomie d\u2019hier r\u00e9sonnent bizarrement aujourd\u2019hui. 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