{"id":16395,"date":"2010-09-29T18:54:52","date_gmt":"2010-09-29T16:54:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=16395"},"modified":"2013-01-02T17:56:06","modified_gmt":"2013-01-02T16:56:06","slug":"faillite-financiere-posthume-de-platon-par-pierre-sarton-du-jonchay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/09\/29\/faillite-financiere-posthume-de-platon-par-pierre-sarton-du-jonchay\/","title":{"rendered":"Faillite financi\u00e8re posthume de Platon, par Pierre Sarton du Jonchay"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<h1>La valeur : trois ou quatre causes ?<\/h1>\n<p>Platon et Aristote ont pos\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;antiquit\u00e9 grecque les bases de la discussion de la valeur d\u00e9velopp\u00e9e dans la civilisation occidentale. La valeur est produite par les actions individuelles conformes au bien commun. Les deux philosophes divergent sur les modalit\u00e9s de discrimination du bien commun. Platon penche pour la dictature \u00e9clair\u00e9e. Sa r\u00e9publique est d\u00e9pos\u00e9e entre les mains de sages. Le peuple peu instruit et inexp\u00e9riment\u00e9 ob\u00e9it. Il ne peut pas tout comprendre. La lumi\u00e8re lui vient d&rsquo;un ext\u00e9rieur de la soci\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;il forme. Au contraire chez Aristote, la lumi\u00e8re vient de l&rsquo;int\u00e9rieur de la soci\u00e9t\u00e9. La d\u00e9mocratie est un proc\u00e8s de discussion de la v\u00e9rit\u00e9 entre les citoyens. Le bien commun est l&rsquo;objet permanent de leurs \u00e9changes, perp\u00e9tuellement remis en cause. La v\u00e9rit\u00e9 est le sens continu de la discussion sociale ordonn\u00e9e au bien commun.<\/p>\n<p>L&rsquo;explication de la lumi\u00e8re produite au c\u0153ur de la vie sociale est pr\u00e9sent\u00e9e par Aristote dans la m\u00e9taphysique des quatre causes : la fin, la forme, la mati\u00e8re et l&rsquo;effet. La m\u00e9taphysique est simplement la logique du langage que les citoyens adoptent librement pour accro\u00eetre collectivement leur r\u00e9alit\u00e9. Rendre la mati\u00e8re intelligible par des formes partag\u00e9es au service des fins humaines qui accroissent la r\u00e9alit\u00e9. Aristote propose aux individus une vertu qui accro\u00eet leur valeur par l&rsquo;\u00e9change. Entre la fin, la forme et la mati\u00e8re con\u00e7ues par l&rsquo;intelligence humaine, Platon ne pose pas l&rsquo;exigence morale de leur intelligibilit\u00e9 r\u00e9ciproque, de l&rsquo;explication de chaque cause par les deux autres. Platon n&rsquo;abstrait pas le langage de la r\u00e9alit\u00e9. Le sujet n&rsquo;est pas l&rsquo;auteur de l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre. Au contraire, gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9mocratie, Aristote pense l&rsquo;autonomie du langage dans la r\u00e9alit\u00e9. Il ajoute \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 transform\u00e9e par la finalit\u00e9 l&rsquo;effet n\u00e9goci\u00e9 par le langage. Non seulement l&rsquo;homme unifie les quatre causalit\u00e9s dans son moi, mais il les re\u00e7oit de la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle il s&rsquo;int\u00e8gre. Aristote ajoute la d\u00e9mocratie \u00e0 la r\u00e9publique de Platon. Aristote ne le dit pas mais il est le fondateur de la m\u00e9taphysique de la personne, l&rsquo;individu libre en soci\u00e9t\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 matrice de l&rsquo;individu libre.<\/p>\n<h1>\u00c9conomie, monnaie et d\u00e9mocratie<\/h1>\n<p>Par sa m\u00e9taphysique de mati\u00e8re form\u00e9e par la fin, Aristote fonde ipso facto la science \u00e9conomique. Il d\u00e9finit \u00e0 la fois la mati\u00e8re qui individualise et se compte et la forme qui donne la valeur \u00e0 la mati\u00e8re au service des fins humaines. La mati\u00e8re est enclav\u00e9e dans la quantit\u00e9. Mais la forme lui donne des qualit\u00e9s. La mati\u00e8re prend la valeur en recevant les fins humaines form\u00e9es par l&rsquo;intelligence. La valeur est la mati\u00e8re form\u00e9e et la forme mat\u00e9rialis\u00e9e. La mati\u00e8re se transforme mais ne s&rsquo;accro\u00eet ni ne d\u00e9cro\u00eet. Inform\u00e9e par des fins humaines, la mati\u00e8re acquiert la dimension \u00e9conomique. Elle produit du plus avec le pareil. Le plus dans la continuit\u00e9 invariable de la mati\u00e8re, c&rsquo;est la forme. L&rsquo;information croissante de la mati\u00e8re est impossible sans la d\u00e9mocratie qui renouvelle constamment les formes par la libert\u00e9 d&rsquo;en discuter. Elle est non moins possible sans le march\u00e9 o\u00f9 se rencontrent les citoyens pour \u00e9changer des id\u00e9es dans les objets mat\u00e9riels qui les r\u00e9alisent.<\/p>\n<p>Le concept de la monnaie \u00e9merge naturellement de la m\u00e9taphysique d&rsquo;Aristote. Si les objets de valeur \u00e9chang\u00e9s sur le march\u00e9 sont de la mati\u00e8re inform\u00e9e, alors il existe un outil m\u00e9diateur de l&rsquo;\u00e9change qui \u00e0 la fois mesure la forme, compte la mati\u00e8re et conserve la valeur dans le temps. Aristote voit tout de suite le concept mon\u00e9taire dans les pi\u00e8ces de m\u00e9tal marqu\u00e9e par le symbole d&rsquo;une politie ; des pi\u00e8ces \u00e9chang\u00e9es contre des biens marchands alors qu&rsquo;elles ne sont pas la mati\u00e8re physique dont le vendeur a besoin. Il voit tout de suite que la confiance inspir\u00e9e par les monnaies provient autant de la mati\u00e8re physique qu&rsquo;elles contiennent ou permettent d&rsquo;acqu\u00e9rir que de l&rsquo;autorit\u00e9 publique qui les \u00e9met. En fournissant un dispositif stable de formation des prix, en rendant la forme quantitativement n\u00e9gociable abstraite de la mati\u00e8re, la loi de la cit\u00e9 est la contrevaleur v\u00e9ritablement mat\u00e9rielle des biens \u00e9chang\u00e9s sur le march\u00e9.<\/p>\n<h1>M\u00e9taphysique de la valeur<\/h1>\n<p>La mati\u00e8re disponible dans un bien \u00e0 l&rsquo;instant de l&rsquo;\u00e9change n&rsquo;est pas la seule cause de valeur. L&rsquo;ordre de la cit\u00e9 qui se perp\u00e9tue dans le temps donne de la valeur au prix. Il devient un instrument d&rsquo;anticipation quantifiable de la forme immat\u00e9rielle. L&rsquo;existence de la loi partag\u00e9e dans la d\u00e9mocratie offre un crit\u00e8re stable d&rsquo;identification des objets de valeur. Si le prix pr\u00e9sente une certaine stabilit\u00e9, alors il est possible d&rsquo;inventer de nouvelles formes de transformation de la mati\u00e8re pour servir les m\u00eames fins avec moins de mati\u00e8re ; ou pour servir plus de fins avec la m\u00eame mati\u00e8re. Dans la quadri-causalit\u00e9 d&rsquo;Aristote, le cr\u00e9dit est bien l&rsquo;effet de la valeur future certaine, \u00e0 la fois le prix qui ne varie pas et la monnaie dont la contre-r\u00e9alit\u00e9 est constante. Le capital est l&rsquo;effet de la valeur future incertaine ; \u00e0 la fois la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;il faudra pr\u00e9lever dans les r\u00e9serves du pass\u00e9 pour honorer un emprunt trop ambitieux et le prix de la plus-value qui restera apr\u00e8s remboursement de tous les emprunts. Enfin l&rsquo;assurance est l&rsquo;effet anticip\u00e9 de la mutualisation sur toute la cit\u00e9 du co\u00fbt des accidents naturels qui frappent al\u00e9atoirement les citoyens. La prime d&rsquo;assurance adoss\u00e9e \u00e0 une loi effective de solidarit\u00e9 est la mat\u00e9rialit\u00e9 de la valeur sociale.<\/p>\n<p>Aristote n&rsquo;a pas explicitement d\u00e9fini le cr\u00e9dit, le capital et l&rsquo;assurance \u00e0 partir de la monnaie, de la d\u00e9mocratie et du march\u00e9. Il a pos\u00e9 les bases conceptuelles de leur d\u00e9veloppement au cours du Moyen Age occidental. Le cr\u00e9dit est de la mati\u00e8re mesur\u00e9e en monnaie form\u00e9e dans la stabilit\u00e9 du temps. Le capital est la variabilit\u00e9 de la mati\u00e8re form\u00e9e dans l&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 du futur. L&rsquo;assurance est la provision humaine mat\u00e9rielle de l&rsquo;entropie physique naturelle. La m\u00e9taphysique d&rsquo;Aristote arrime la monnaie, le cr\u00e9dit, le capital et l&rsquo;assurance \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 physique et politique, aux limites de la mati\u00e8re physique et aux fins humaines libres.<\/p>\n<h1>Prosp\u00e9rit\u00e9 aristot\u00e9licienne<\/h1>\n<p>Quatre dimensions \u00e9mergent parfaitement distinctes dans la mesure de la valeur du futur. La r\u00e9alit\u00e9 physique brute soumise \u00e0 l&rsquo;entropie est la mati\u00e8re assurantielle. La r\u00e9alit\u00e9 physique instantan\u00e9e interm\u00e9di\u00e9e par le prix est la mati\u00e8re marchande mon\u00e9tis\u00e9e. La r\u00e9alit\u00e9 physique du futur interm\u00e9di\u00e9e par le cr\u00e9dit est la mati\u00e8re mesur\u00e9e en certitude de valeur. La r\u00e9alit\u00e9 m\u00e9taphysique du futur interm\u00e9di\u00e9e par le risque des finalit\u00e9s humaines est la mati\u00e8re mesur\u00e9e en incertitude de valeur. Quatre dimensions distinctes de tout objet financier de valeur anticip\u00e9e \u00e9changeable \u00e0 un certain terme. Quatre dimensions diff\u00e9rentiables non pas mat\u00e9riellement mais par la m\u00e9taphysique des fins, c&rsquo;est \u00e0 dire par l&rsquo;engagement politique d&rsquo;un assureur, d&rsquo;un marchand, d&rsquo;un cr\u00e9ancier ou d&rsquo;un entrepreneur.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du Moyen-age, la m\u00e9taphysique d&rsquo;Aristote organise l&rsquo;objectivit\u00e9 politique et financi\u00e8re par la subjectivit\u00e9 disciplin\u00e9e dans la vertu. La d\u00e9mocratie et l&rsquo;\u00e9conomie qui en r\u00e9sultent reposent sur des r\u00f4les distincts en r\u00e9gulation r\u00e9ciproque. Si elle n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement r\u00e9elle, l&rsquo;efficience de la politique et de l&rsquo;\u00e9conomie est au moins concevable. Tous les souverains politiquement et \u00e9conomiquement efficaces le sont pas leur capacit\u00e9 \u00e0 maintenir l&rsquo;\u00e9quilibre des r\u00f4les d&rsquo;assureur (les \u00e9glises et l&rsquo;aristocratie), de marchand, de cr\u00e9ancier et d&rsquo;entrepreneur. Les souverains inefficaces laissent la confusion s&rsquo;installer pour tenir plusieurs r\u00f4les \u00e0 la fois et s&rsquo;enrichir avec leurs affid\u00e9s aux d\u00e9pens de la soci\u00e9t\u00e9 dont ils servent officiellement le bien commun. A la Renaissance, se produit une rupture m\u00e9taphysique. La politique s&rsquo;entrem\u00eale \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie. Le service politique du bien commun n&rsquo;est plus la justification du pouvoir. La finance commence \u00e0 accaparer m\u00e9taphysiquement la politique. Le virtuel n&rsquo;est plus ce que la volont\u00e9 fera advenir mais la r\u00e9alit\u00e9 qui n&rsquo;existe pas.<\/p>\n<h1>R\u00e9gression mat\u00e9rialiste<\/h1>\n<p>En cinq si\u00e8cles la m\u00e9taphysique de la diff\u00e9renciation des causes succombe \u00e0 la finance. La valeur n&rsquo;est plus que compt\u00e9e. La discussion n&rsquo;a plus de sens. Le langage n&rsquo;est plus une transformation universelle de la r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;\u00e9conomie surclasse la politique. La d\u00e9mocratie dispara\u00eet dans la r\u00e9publique. L&rsquo;effet est une question strictement individuelle non discutable dans la soci\u00e9t\u00e9. Les finalit\u00e9s humaines sont devenues abstraites. Les formes se capitalisent exclusivement dans la mati\u00e8re. La mati\u00e8re est faite pour l&rsquo;accumulation. Elle ne contient plus de fin d\u00e9cid\u00e9e par des sujets responsables. La monnaie n&rsquo;est plus que forme \u00e9mise en simulation d&rsquo;une mati\u00e8re sans valeur. Le cr\u00e9dit anticipe une mesure de l&rsquo;avenir sans r\u00e9alit\u00e9. Le capital est accumulation sans intelligence et sans fin de mati\u00e8re physique pr\u00e9lev\u00e9e sur la nature.<\/p>\n<p>Trois forces profondes ont reconduit la civilisation humaine \u00e0 Platon. L&rsquo;extraordinaire expansion de la valeur se per\u00e7oit plus facilement par la quantit\u00e9 que par la qualit\u00e9. L&rsquo;existence biologique se satisfait de quantit\u00e9 plus que de qualit\u00e9. L&rsquo;unification du monde met en contact des syst\u00e8mes de valeur qui se comprennent plus facilement par la quantit\u00e9 que par la qualit\u00e9. Enfin la libert\u00e9 se mesure exclusivement par la quantit\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 terrestre objective de l&rsquo;humain. L&rsquo;homme se d\u00e9fiant de lui-m\u00eame se r\u00e9duit \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9. La seule preuve qu&rsquo;il peut obtenir de la libert\u00e9 qu&rsquo;il recherche est le d\u00e9compte mat\u00e9riel qu&rsquo;il en fait. La fin et la forme inaccessibles en soi par la sensibilit\u00e9 physique sont intellectuellement absorb\u00e9es par la mat\u00e9rialit\u00e9.<\/p>\n<h1>La r\u00e9publique contre la d\u00e9mocratie<\/h1>\n<p>La r\u00e9publique platonicienne est plus pratique car elle dispense les \u00e9lites de r\u00e9pondre de la r\u00e9alit\u00e9 du bien commun. Elles font des affaires avec des r\u00e9gimes politiques qui ne discutent pas le bien commun. La r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle humaine objective asservit les finalit\u00e9s humaines subjectives. La production de forme perd ses fins et la transformation de la mati\u00e8re se met \u00e0 d\u00e9truire plus de valeur qu&rsquo;elle n&rsquo;en cr\u00e9e. Le potentiel de transformation de la mati\u00e8re en valeur de service des fins humaines continue de cro\u00eetre. Mais la demande effective de valeur ne sait plus s&rsquo;exprimer. Le march\u00e9 de croissance de la valeur \u00e9tait int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 la d\u00e9mocratie. Dans la mondialisation, le march\u00e9 d\u00e9sint\u00e8gre la d\u00e9mocratie. Les soci\u00e9t\u00e9s politiques oligarchiques et corrompues sont mises sur le m\u00eame plan que les d\u00e9mocraties. Le march\u00e9 unifi\u00e9 sans loi commune met la force de travail de pauvres sans protection \u00e0 la disposition d&rsquo;entrepreneurs dissoci\u00e9s de leur d\u00e9mocratie d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 international est mat\u00e9riellement unifi\u00e9 mais les formes n&rsquo;y sont pas partageables. La valeur n&rsquo;est pas discutable, donc pas v\u00e9rifiable. Le travail n&rsquo;est plus r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour les formes qu&rsquo;il produit mais pour l&rsquo;\u00e9nergie physique qu&rsquo;il repr\u00e9sente. Les prix de la r\u00e9alit\u00e9 s&rsquo;effondrent. Mais la monnaie issue exclusivement de la dictature bancaire \u00e9clair\u00e9e est \u00e9mise hors des limites de fins humaines. Les fins ne sont plus interrog\u00e9es dans la demande. La monnaie n&rsquo;est plus \u00e9talonnable par la r\u00e9alit\u00e9 subjective. Le d\u00e9compte de la r\u00e9alit\u00e9 est formellement d\u00e9tach\u00e9 de toute mat\u00e9rialit\u00e9 inform\u00e9e par des fins. La valeur virtuelle \u00e9touffe la valeur r\u00e9elle. L&rsquo;inflation d\u00e9flate la r\u00e9alit\u00e9. Les prix se virtualisent dans la volatilit\u00e9 financi\u00e8re hautement r\u00e9mun\u00e9ratrice pour les oligarchies platoniquement opportunistes. La r\u00e9publique va-t-elle se r\u00e9volter ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<h1>La valeur : trois ou quatre causes ?<\/h1>\n<p>Platon et Aristote ont pos\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;antiquit\u00e9 grecque les bases de la discussion de la valeur d\u00e9velopp\u00e9e dans la civilisation occidentale. La valeur est produite par les actions individuelles conformes au bien commun. Les deux philosophes divergent sur les modalit\u00e9s de discrimination du bien commun. 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