{"id":17874,"date":"2010-11-06T08:19:51","date_gmt":"2010-11-06T09:19:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=17874"},"modified":"2013-01-02T15:00:08","modified_gmt":"2013-01-02T14:00:08","slug":"lactualite-de-la-crise-lincertitude-europeenne-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/11\/06\/lactualite-de-la-crise-lincertitude-europeenne-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>L&rsquo;INCERTITUDE EUROP\u00c9ENNE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Chacun de son c\u00f4t\u00e9, l\u2019OCDE et le FMI viennent de pr\u00e9voir un ralentissement g\u00e9n\u00e9ral du rythme de la reprise. Ce sont leurs propres termes. Le premier estime que \u00ab\u00a0la reprise mondiale demeure fragile, mais est globalement sur les rails\u00a0\u00bb, tout en reconnaissant que ses pr\u00e9visions sont entach\u00e9es d\u2019une \u00ab\u00a0incertitude consid\u00e9rable\u00a0\u00bb et que de grandes disparit\u00e9s existent entre pays <i>d\u00e9velopp\u00e9s<\/i> et <i>\u00e9mergents<\/i>, les pays r\u00e9sistant le mieux ayant leur croissance encore tir\u00e9e par des plans de relance ou par leurs exportations. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir rituellement r\u00e9affirm\u00e9 que le niveau de la dette publique \u00e9tait \u00ab\u00a0insupportable\u00a0\u00bb, l\u2019OCDE s\u2019inqui\u00e8te \u00e9galement des risques cr\u00e9\u00e9s par les flux de capitaux dans les \u00e9conomies <i>\u00e9mergentes<\/i> &#8211; cr\u00e9ation de bulles d\u2019actifs et hausse des taux de change &#8211; concluant qu\u2019il faudrait \u00ab\u00a0parvenir \u00e0 une approche commune de la mani\u00e8re de r\u00e9duire les d\u00e9s\u00e9quilibres mondiaux\u00a0\u00bb et que des \u00ab\u00a0r\u00e9formes structurelles\u00a0\u00bb sont n\u00e9cessaires dans ces pays. Vastes propos se concluant par la suggestion du d\u00e9veloppement de march\u00e9s financiers dans les pays <i>\u00e9mergents<\/i>\u00a0! <\/p>\n<p>Peut-\u00eatre l&rsquo;OCDE avait-elle en t\u00eate le lancement dans le syst\u00e8me financier chinois de produits d\u00e9riv\u00e9s (de type CDS), qui vient d&rsquo;intervenir, afin de mieux g\u00e9rer le risque li\u00e9 \u00e0 la dette, en collaboration entre m\u00e9gabanques occidentales et chinoises ? Les autorit\u00e9s r\u00e9gulatrices n&rsquo;ayant pas su ou pas voulu r\u00e9sister aux sir\u00e8nes, inqui\u00e8tes en raison de la bulle financi\u00e8re qu&rsquo;elles tentent de combattre, et qui viennent de passer un pacte avec le diable. <\/p>\n<p><!--more-->Olivier Blanchard, l&rsquo;\u00e9conomiste en chef du FMI, vient de faire \u00e9galement \u00e9tat d\u2019une m\u00eame tendance. Dans son \u00ab\u00a0Rapport de surveillance budg\u00e9taire multinational\u00a0\u00bb semestriel, le Fonds en tire comme conclusion que \u00ab\u00a0la voie id\u00e9ale serait d&rsquo;\u00e9viter toute rigueur aujourd&rsquo;hui, tout en s&rsquo;engageant de mani\u00e8re cr\u00e9dible \u00e0 la rigueur \u00e0 l&rsquo;avenir\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Etant donn\u00e9 le rythme relativement lent de la reprise \u00e9conomique, appuyer sur les freins avec une ferveur excessive ne serait pas ad\u00e9quat \u00e0 moins qu&rsquo;il y ait une forte pression des march\u00e9s\u00a0\u00bb, ajoute-t-il. <\/p>\n<p>Voil\u00e0 une approche nuanc\u00e9e qui n\u2019est de toute \u00e9vidence pas partag\u00e9e par la BCE et Jean-Claude Trichet, son pr\u00e9sident. Ce dernier m\u00e8ne campagne et pousse les feux afin d\u2019obtenir la plus grande \u00ab\u00a0discipline fiscale\u00a0\u00bb possible, et continue sa croisade contre le \u00ab\u00a0laxisme budg\u00e9taire\u00a0\u00bb. \u00abAutomaticit\u00e9 des sanctions\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0tr\u00e8s fortes conditionnalit\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux m\u00e9canismes d\u2019aide financi\u00e8re actuellement en discussion sont ses ma\u00eetres-mots dont il ne d\u00e9mord pas.<\/p>\n<p>De feutr\u00e9s, les d\u00e9saccords sont de plus en plus ouvertement expos\u00e9s au grand jour. Lorsque Jean-Claude Trichet avait mis en avant les dangers r\u00e9sultant, selon lui, d\u2019un m\u00e9canisme de restructuration des dettes d\u2019un pays impliquant ses cr\u00e9anciers, c\u2019est-\u00e0-dire les banques europ\u00e9ennes, Wolfgang Sch\u00e4uble, le ministre allemand des finances, lui avait  r\u00e9pliqu\u00e9 sans le nommer : \u00ab\u00a0Je souhaite rappeler \u00e0 ceux qui ont des doutes \u00e0 propos d&rsquo;un tel m\u00e9canisme de r\u00e9solution des crises que l&rsquo;Union mon\u00e9taire n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue comme mod\u00e8le d&rsquo;enrichissement pour les sp\u00e9culateurs financiers\u00a0\u00bb. Une pierre dans le jardin de Jean-Claude Trichet.<\/p>\n<p>La chanceli\u00e8re Angela Merkel a \u00e9t\u00e9 toute aussi directe, estimant de son c\u00f4t\u00e9 que le m\u00e9canisme de crise permanent qu\u2019elle d\u00e9fend \u00ab\u00a0doit \u00eatre con\u00e7u de telle sorte que les contribuables europ\u00e9ens ne soient plus les seuls responsables en cas de nouvelles erreurs et de mauvais comportements sur les march\u00e9s financiers. Les investisseurs priv\u00e9s doivent aussi participer!\u00a0\u00bb. Si les termes de banqueroute ou de faillite sont soigneusement \u00e9vit\u00e9s, il ne s\u2019agit pas d\u2019anticiper autre chose. <\/p>\n<p>Les intentions allemandes font toutefois question. Non seulement parce que le plan propos\u00e9 ne pourra \u00eatre formellement op\u00e9rationnel qu\u2019en 2013 &#8211; une \u00e9ch\u00e9ance tr\u00e8s lointaine &#8211; mais parce que le sort qui serait r\u00e9serv\u00e9 aux pays faisant appel \u00e0 ce dispositif n\u2019est pas clair. S\u2019agirait-il de les garder \u00e0 tout prix au sein de la zone euro ou, au contraire, de s&rsquo;en s\u00e9parer\u00a0? Une question qui concerne, potentiellement, non seulement la Gr\u00e8ce, l\u2019Irlande et le Portugal &#8211; d\u00e9j\u00e0 aux premi\u00e8res loges &#8211; mais aussi l\u2019Espagne, qui pourrait facilement les rejoindre. <\/p>\n<p>Le dilemme est connu\u00a0: durcir les conditions d\u2019acc\u00e8s \u00e0 un fonds de soutien est n\u00e9cessaire, afin que faire appel \u00e0 lui ne soit pas une solution de facilit\u00e9\u00a0; rendre cet acc\u00e8s douloureux revient \u00e0 engager un nouveau pari impossible, ainsi que la situation actuelle de la Gr\u00e8ce l\u2019illustre d\u00e9j\u00e0 parfaitement. On n\u2019avance donc pas, de <i>fonds de stabilit\u00e9<\/i> en <i>dispositif de crise<\/i>: cette ambigu\u00eft\u00e9 devra \u00eatre lev\u00e9e, \u00e0 moins que son issue ne s&rsquo;impose d&rsquo;elle m\u00eame.<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, les pr\u00e9visions de l\u2019OCDE et du FMI ne sont pas l\u00e0 pour encourager les calculs de ceux qui pensent que la croissance et les recettes fiscales des Etats vont all\u00e9ger le fardeau mis sur les \u00e9paules des pays entr\u00e9s dans la zone de temp\u00eate. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s une p\u00e9riode d\u2019accalmie, le march\u00e9 obligataire europ\u00e9en pr\u00e9sente les signes pr\u00e9curseurs d\u2019une nouvelle crise, qui pourrait vite atteindre l\u2019Irlande et le Portugal. La Gr\u00e8ce restant pour l\u2019instant prot\u00e9g\u00e9e par le <i>parapluie<\/i> financier dont elle a \u00e9t\u00e9 dot\u00e9e par l\u2019Union europ\u00e9enne et le FMI. Pour ces trois pays, les taux se tendent \u00e0 nouveau fortement. Alors que les interrogations montent, des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique, \u00e0 propos d\u2019une hausse possible des rendements sur le march\u00e9 obligataire, contre-coup non seulement des incertitudes europ\u00e9ennes mais \u00e9galement de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire op\u00e9r\u00e9e par la Fed. <\/p>\n<p>Ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, les taux obligataires ont \u00e9t\u00e9 globalement bas, en raison des incertitudes qui r\u00e9gnaient sur les march\u00e9s boursiers. Si ces derniers redevenaient attractifs, comme cela en prend le chemin, de fortes tensions sur le march\u00e9 obligataire pourraient appara\u00eetre. Au moment m\u00eame o\u00f9 les Etats vont devoir emprunter davantage sur les <i>march\u00e9s<\/i> &#8211; le pic pr\u00e9vu est en 2011 &#8211; avant de r\u00e9duire leurs \u00e9missions, alors que les banques vont s\u2019y engager afin de r\u00e9pondre aux nouvelles exigences r\u00e9glementaires de B\u00e2le III. <\/p>\n<p>La situation propre aux pays de la zone des temp\u00eates accro\u00eet encore cette hypoth\u00e8se. En Irlande, Brian Lenihan, le ministre des finances, a annonc\u00e9 un budget 2011 incluant 6 milliards d\u2019euros de mesures de rigueur, sans encore en donner les d\u00e9tails, dans le cadre d\u2019un plan d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 de 15 milliards d\u2019euros sur 4 ans. Une somme colossale pour un pays de 4,5 millions d\u2019habitants. Mais les pr\u00e9visions de croissance du PIB (et donc des recettes fiscales) semblent avoir \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9es pour les besoins de la cause et sont d&rsquo;une cr\u00e9dibilit\u00e9 douteuse. Ce qui a incit\u00e9 Olli Rhen, le commissaire aux Affaires \u00e9conomiques de Bruxelles, ainsi que Jean-Claude Trichet, de saluer les plans gouvernementaux dans le but de les accr\u00e9diter. L\u2019espoir fait vivre. <\/p>\n<p>Signe d\u2019une situation \u00e9galement p\u00e9rilleuse, le Portugal vient comme l\u2019Irlande de d\u00e9mentir \u00eatre entr\u00e9 en relations avec le FMI  et l\u2019Union europ\u00e9enne afin de leur demander leur soutien financier. L\u2019adoption \u00e0 l&rsquo;arrach\u00e9 par le parlement d\u2019un budget d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 draconien, \u00e0 la suite de longues n\u00e9gociations entre les deux principales formations politiques &#8211; le parti socialiste et le parti social-d\u00e9mocrate &#8211; n\u2019ont pas emp\u00each\u00e9 <i>les march\u00e9s<\/i> de r\u00e9agir n\u00e9gativement et les taux obligataires de se tendre davantage. La Commission europ\u00e9enne pressant imm\u00e9diatement les autorit\u00e9s portugaises d&rsquo;agir sans d\u00e9lai, afin de r\u00e9duire plus rapidement que pr\u00e9vu le d\u00e9ficit. <\/p>\n<p>Que ce soit en Gr\u00e8ce, en Irlande ou au Portugal, le m\u00eame sc\u00e9nario se r\u00e9p\u00e8te. <i>Les march\u00e9s<\/i> semblent n\u2019en avoir jamais assez et contribuent aux d\u00e9ficits qu&rsquo;ils s&rsquo;efforcent de r\u00e9duire en augmentant les rendements des obligations souveraines. Pr\u00e9cipitant ces pays dans la r\u00e9cession et les engageant dans une spirale descendante. <\/p>\n<p>La BCE tente de stabiliser le march\u00e9 obligataire, en n&rsquo;utilisant ses munitions qu&rsquo;avec parcimonie, ne pouvant au mieux esp\u00e9rer qu&rsquo;\u00e9viter de finales glissades. Les autorit\u00e9s chinoises, apr\u00e8s \u00eatre discr\u00e8tement intervenues pour l&rsquo;Espagne &#8211; puis ouvertement pour la Gr\u00e8ce &#8211; sont lorgn\u00e9es avec les yeux de Chim\u00e8ne dans le cas de l&rsquo;Irlande, qui va devoir se rendre sur le march\u00e9 d\u00e9but 2011. <\/p>\n<p>Tirant le gigantesque boulet de son march\u00e9 immobilier sinistr\u00e9, et un secteur bancaire repl\u00e2tr\u00e9 dont la sant\u00e9 en d\u00e9pend largement, l\u2019Espagne pourra-t-elle \u00e9viter de les rejoindre ? Si l\u2019on en croit le verdict du march\u00e9 obligataire, rien n\u2019est moins sur. Les taux espagnols sont \u00e0 nouveau en forte hausse, apr\u00e8s une accalmie \u00e0 laquelle la BCE a probablement contribu\u00e9. L\u00e0 aussi, un budget de grande rigueur a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9, mais <i>les march\u00e9s<\/i> ne sont toujours pas satisfaits. Le ch\u00f4mage continue de s\u2019\u00e9tendre et d\u2019approfondir la crise \u00e9conomique. Selon Eurostat, il \u00e9tait \u00e0 20,7% en septembre dernier, dans le cadre d&rsquo;une progression g\u00e9n\u00e9rale du ch\u00f4mage europ\u00e9en. <\/p>\n<p>La zone euro est devenu un \u00e9difice tr\u00e8s fragile, travers\u00e9 par un d\u00e9bat d\u2019orientation men\u00e9 dans la confusion et sans que s&rsquo;affirme de r\u00e9elle vision strat\u00e9gique. Devant <i>les march\u00e9s<\/i>, la d\u00e9fensive pr\u00e9vaut, de mani\u00e8re d\u00e9sordonn\u00e9e. A l\u2019instigation des Allemands et de la BCE &#8211; gardiens du temple dans leurs domaines d&rsquo;\u00e9lection respectifs &#8211; le choix a \u00e9t\u00e9 fait, en d\u00e9pit de leurs divergences, de prioritairement r\u00e9duire la dette publique et prot\u00e9ger le syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en qui l\u2019a financ\u00e9e. <\/p>\n<p>Comment la zone euro pourra-t-elle r\u00e9sister aux chocs qui l&rsquo;attendent et que cette politique pr\u00e9cipite ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Chacun de son c\u00f4t\u00e9, l\u2019OCDE et le FMI viennent de pr\u00e9voir un ralentissement g\u00e9n\u00e9ral du rythme de la reprise. Ce sont leurs propres termes. Le premier estime que \u00ab\u00a0la reprise mondiale demeure fragile, mais est globalement sur les rails\u00a0\u00bb, tout en reconnaissant que ses pr\u00e9visions sont entach\u00e9es d\u2019une \u00ab\u00a0incertitude consid\u00e9rable\u00a0\u00bb et que de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[1,307,21],"tags":[94,80,4479,31,160,451,354,264,243],"class_list":["post-17874","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","category-monnaie","tag-allemagne","tag-bce","tag-europe","tag-fmi","tag-grece","tag-irlande","tag-ocde","tag-portugal","tag-zone-euro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17874"}],"version-history":[{"count":28,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17874\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47910,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17874\/revisions\/47910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17874"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}