{"id":18016,"date":"2010-11-07T23:42:40","date_gmt":"2010-11-08T00:42:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=18016"},"modified":"2013-01-02T14:57:32","modified_gmt":"2013-01-02T13:57:32","slug":"la-guerre-civile-mondiale-est-declaree-par-la-monnaie-par-pierre-sarton-du-jonchay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/11\/07\/la-guerre-civile-mondiale-est-declaree-par-la-monnaie-par-pierre-sarton-du-jonchay\/","title":{"rendered":"<b>LA GUERRE CIVILE MONDIALE EST D\u00c9CLAR\u00c9E PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay<\/b>"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p><strong><em>La monnaie d\u00e9connect\u00e9e du r\u00e9el<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La banque centrale des \u00c9tats-Unis va lancer sa seconde campagne de <em>quantitative easing<\/em> intensif que tout le monde traduit d\u00e9sormais par \u00ab\u00a0planche \u00e0 billet\u00a0\u00bb. Avant la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, la planche \u00e0 billet avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e h\u00e9r\u00e9tique par la sagesse politique, \u00e9conomique et financi\u00e8re. L&rsquo;exp\u00e9rience avait montr\u00e9 que l&rsquo;\u00e9mission de signes mon\u00e9taires par le syst\u00e8me bancaire devait \u00eatre r\u00e9gl\u00e9e par le cr\u00e9dit et que le cr\u00e9dit devait \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 par une anticipation r\u00e9aliste de la valeur \u00e9conomique d\u00e9sir\u00e9e et engag\u00e9e. L&rsquo;alignement du cr\u00e9dit sur l&rsquo;anticipation de la valeur r\u00e9elle et de la monnaie sur le cr\u00e9dit \u00e9tait la cl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9quilibre de la croissance \u00e9conomique entre les deux \u00e9cueils de l&rsquo;inflation et de la d\u00e9flation. L&rsquo;\u00e9mission insuffisante de signes mon\u00e9taires \u00e9tait identifi\u00e9e comme d\u00e9flationniste, c&rsquo;est \u00e0 dire facteur de contraction non d\u00e9sir\u00e9e des anticipations \u00e9conomiques et de la production effective. Pour \u00e9viter la d\u00e9flation et contr\u00f4ler l&rsquo;inflation, les autorit\u00e9s mon\u00e9taires ont pris l&rsquo;habitude de surestimer le plus l\u00e9g\u00e8rement possible l&rsquo;enveloppe des cr\u00e9dits par rapport \u00e0 leur anticipation de la production r\u00e9elle. Le choc d\u00e9flationniste est historiquement plus destructeur que le risque d&rsquo;inflation. La surproduction de signes mon\u00e9taires par surestimation du volume de cr\u00e9dits en proportion de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique r\u00e9elle \u00e9tait donc n\u00e9cessaire dans une certaine mesure. La planche \u00e0 billet \u00e9tait h\u00e9r\u00e9tique mais marginalement n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Avant la crise de 2007, la planche \u00e0 billet est l&rsquo;exc\u00e8s non r\u00e9ellement mesurable a priori de cr\u00e9ation mon\u00e9taire issu d&rsquo;un cr\u00e9dit ant\u00e9rieurement surestim\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique pr\u00e9sente. A partir de 2009, apr\u00e8s le krach de 2008, elle devient \u00ab\u00a0une politique mon\u00e9taire non conventionnelle\u00a0\u00bb. Au lieu de r\u00e9gler a priori leur cr\u00e9ation mon\u00e9taire sur les titres de cr\u00e9ances disponibles sur le march\u00e9 financier en contremesure de leurs cr\u00e9dits au syst\u00e8me bancaire, les banques centrales sollicitent directement une titrisation plus large du cr\u00e9dit afin d&rsquo;allouer davantage de liquidit\u00e9 mon\u00e9taire aux agents \u00e9conomiques. Elles demandent aux agents publics et priv\u00e9s qui paraissent solvables, donc \u00e0 la puissance publique et \u00e0 ses prot\u00e9g\u00e9s de maintenir leurs budgets de d\u00e9pense malgr\u00e9 la baisse des anticipations de croissance de la valeur \u00e9conomique. La planche \u00e0 billet n&rsquo;est plus discr\u00e8te et mesur\u00e9e par la r\u00e9alit\u00e9. Elle est explicite et annonc\u00e9e aussi ample que n\u00e9cessaire pour soutenir nominalement l&rsquo;anticipation de la r\u00e9alit\u00e9. Le n\u00e9cessaire n&rsquo;est plus la solvabilit\u00e9 des emprunteurs ni leur capacit\u00e9 \u00e0 produire une anticipation r\u00e9aliste de leur production future. Le n\u00e9cessaire est d&rsquo;\u00e9viter des faillites inextricables o\u00f9 un emprunteur syst\u00e9mique se d\u00e9clare dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 de s&rsquo;engager \u00e0 poursuivre le remboursement de toutes ses dettes par la production r\u00e9elle effective de valeur.<\/p>\n<p><!--more--><strong><em>Rupture \u00e9conomique radicale entre la r\u00e9alit\u00e9 et la mesure<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La crise des subprimes qui d\u00e9bouche sur la faillite de Lehman et des petites monnaies adoss\u00e9es \u00e0 des dettes internationales en devises entra\u00eene une mutation mondiale syst\u00e9mique de la monnaie. Cette mutation est encore invisible parce que non th\u00e9oris\u00e9e par la science politique, \u00e9conomique et financi\u00e8re. Depuis la premi\u00e8re campagne officielle de <em>quantitative easing<\/em> des grandes banques centrales, le crit\u00e8re de mesure de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire n&rsquo;est plus en effet l&rsquo;anticipation de la r\u00e9alit\u00e9 par le cr\u00e9dit mais la liquidit\u00e9 du cr\u00e9dit par la monnaie ind\u00e9pendamment de la r\u00e9alit\u00e9. Comme la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique est objective par sa mat\u00e9rialit\u00e9 physique observable en objets de valeur produits ou non produits, \u00e9chang\u00e9s ou invendus, et comme la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique est aussi subjective par le langage employ\u00e9 pour exprimer sa valeur, la rupture entre la monnaie et la r\u00e9alit\u00e9 objective s&rsquo;est op\u00e9r\u00e9e par la r\u00e9alit\u00e9 subjective. La r\u00e9alit\u00e9 subjective de l&rsquo;\u00e9conomie et de la finance est d\u00e9termin\u00e9e par la politique alors que la r\u00e9alit\u00e9 objective est d\u00e9termin\u00e9e par la mat\u00e9rialit\u00e9 physique visible. Les \u00c9tats existent comme affirmation d&rsquo;une subjectivit\u00e9 ordonn\u00e9e \u00e0 la valeur par la loi. La relance en 2008-2009 des \u00e9conomies par la monnaie rompt le lien formel entre le discours \u00e9conomique sur la r\u00e9alit\u00e9 et la r\u00e9alit\u00e9 objective physiquement observable. Les dettes publiques, dont la contre-r\u00e9alit\u00e9 est l&rsquo;application de la loi, sont devenues la contrepartie de la masse mon\u00e9taire sans limite intelligible explicit\u00e9e.<\/p>\n<p>Les politiques mon\u00e9taires trouvent un \u00e9quilibre entre trois plans de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. Le plan de la liquidit\u00e9 est celui de la fluidit\u00e9 des transactions qui doivent pouvoir cro\u00eetre en volume sans que les prix ne varient outre mesure ni \u00e0 la baisse \u2013 d\u00e9flation \u2013 ni \u00e0 la hausse \u2013 inflation. Le plan du cr\u00e9dit est celui de l&rsquo;anticipation du cycle \u00e9conomique de production de valeur en volume et en dur\u00e9e. La masse de tous les cr\u00e9dits doit mesurer la valeur demand\u00e9e que l&rsquo;\u00e9conomie peut effectivement offrir dans la dur\u00e9e des cr\u00e9dits effectivement consentis. Le troisi\u00e8me plan est celui de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique concr\u00e8te effectivement demand\u00e9e et offerte qui n&rsquo;est pas mesurable en tant que telle puisqu&rsquo;il faut la liquidit\u00e9 et le cr\u00e9dit pour l&rsquo;\u00e9talonner.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9talon \u00e9conomique de la r\u00e9alit\u00e9 correspond aux \u00e9changes entre l&rsquo;offre et la demande futures anticip\u00e9s \u00e0 un certain volume et une certaine \u00e9ch\u00e9ance. L&rsquo;objet des \u00e9changes futurs n&rsquo;est pas physiquement observable mais supput\u00e9 par le syst\u00e8me bancaire et financier. Le choc des subprimes intervient justement quand il appara\u00eet que les techniques employ\u00e9es d&rsquo;anticipation par le cr\u00e9dit de la valeur de l&rsquo;immobilier \u00e9tatsunien ont dissimul\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 et biais\u00e9 la production effective de cr\u00e9dits. La titrisation subprime n&rsquo;a pas servi l&rsquo;anticipation de la valeur de la r\u00e9alit\u00e9 mais la mesure d&rsquo;int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s vendus hors de toute r\u00e9alit\u00e9. La faillite de Lehman devient in\u00e9vitable quand il appara\u00eet que cette banque d&rsquo;investissement est l&rsquo;une des plus expos\u00e9es, parmi des centaines d&rsquo;autres, aux cons\u00e9quences r\u00e9elles de la production forc\u00e9e de cr\u00e9dit.<\/p>\n<p><strong><em>Malformation cong\u00e9nitale de l&rsquo;anticipation capitaliste de la valeur<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Entre les trois plans de la liquidit\u00e9, du cr\u00e9dit et de la r\u00e9alit\u00e9, la crise r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;un param\u00e8tre n&rsquo;est pas ma\u00eetris\u00e9 par le syst\u00e8me bancaire et financier. Ni par les \u00c9tats sous l&rsquo;autorit\u00e9 desquels les r\u00e8gles du cr\u00e9dit et de la monnaie sont \u00e9labor\u00e9es et appliqu\u00e9es. Ni par les banques centrales, dont la Fed assure la liquidit\u00e9 syst\u00e9mique en dernier ressort par la fonction internationale du dollar. Ni par les banques et op\u00e9rateurs financiers qui se retrouvent brutalement avec des bilans comptables satur\u00e9s d&rsquo;actifs toxiques dont les prix sont litt\u00e9ralement incommensurables. Le param\u00e8tre non ma\u00eetris\u00e9 connu pourtant depuis l&rsquo;origine du cr\u00e9dit est identifi\u00e9 comme \u00ab\u00a0le risque\u00a0\u00bb par le syst\u00e8me financier. La th\u00e9orie et la pratique financi\u00e8res traitent le risque comme un param\u00e8tre, c&rsquo;est \u00e0 dire comme un \u00e9l\u00e9ment de la mesure du cr\u00e9dit et de la liquidit\u00e9. Or &lt;b&gt;le risque constitue un quatri\u00e8me plan de la r\u00e9alit\u00e9 de la valeur&lt;\/b&gt;, une dimension de la r\u00e9alit\u00e9 ind\u00e9pendante de la liquidit\u00e9, du cr\u00e9dit et des objets physiquement \u00e9chang\u00e9s comme sous-jacents \u00e0 la valeur. Le risque n&rsquo;est pas un param\u00e8tre d&rsquo;une \u00e9pist\u00e9mologie platonicienne de la valeur mais bien la quatri\u00e8me dimension de l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologie aristot\u00e9licienne de la valeur.<\/p>\n<p>Depuis la naissance au XV<sup>\u00e8me<\/sup>et XVI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cles de l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale de march\u00e9, c&rsquo;est \u00e0 dire du capitalisme moderne, la comptabilit\u00e9 de la valeur du capital, du cr\u00e9dit et de la monnaie repose sur l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un parfait ajustement du langage \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9crite et mesur\u00e9e par le nombre. Parce qu&rsquo;on croit exacte la mesure du globe terrestre \u00e0 l&rsquo;\u00e9quateur ou la masse d&rsquo;un litre d&rsquo;eau pure, on croit aussi exacte la mesure de la valeur d&rsquo;un champ de bl\u00e9, d&rsquo;une p\u00e9nalit\u00e9 de justice, d&rsquo;une automobile ou d&rsquo;une pension de retraite. Comme on sait qu&rsquo;une mesure th\u00e9oriquement exacte est pratiquement inexacte \u00e0 cause de l&rsquo;impr\u00e9cision intrins\u00e8que de l&rsquo;instrument mat\u00e9riel de mesure, on assimile le risque m\u00e9taphysique de la mesure au risque de la mesure physique. La mesure d&rsquo;une distance par un m\u00e8tre \u00e9talon est affect\u00e9e d&rsquo;une marge d&rsquo;impr\u00e9cision correspondant \u00e0 une fraction de la r\u00e9alit\u00e9 physique de l&rsquo;\u00e9talon. Le risque d&rsquo;impr\u00e9cision de la mesure est jug\u00e9 de m\u00eame nature que l&rsquo;objet mesur\u00e9. Il en r\u00e9sulte qu&rsquo;en science du physique, le risque est mod\u00e9lisable par la probabilit\u00e9 parce qu&rsquo;il est enferm\u00e9 dans la m\u00eame mat\u00e9rialit\u00e9 que celle de l&rsquo;objet mesur\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Sp\u00e9cificit\u00e9 omise de la valeur risqu\u00e9e<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Au XV<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, bien que faisant partie de la r\u00e9alit\u00e9, la m\u00e9taphysique est sortie du champ de la science. Les premiers \u00e9conomistes qui tentent d&rsquo;expliquer la formation des prix et la mesure de la valeur \u00e9chang\u00e9e ne pensent pas que le nombre en monnaie contienne une incertitude de nature diff\u00e9rente entre la mati\u00e8re qui constitue la monnaie et la mati\u00e8re qui constitue la valeur mesur\u00e9e. L&rsquo;incertitude du prix est vue comme une impr\u00e9cision de sa mesure certaine, absolument pas comme une incertitude en soi. Quand la \u00ab\u00a0loi de l&rsquo;offre et de la demande\u00a0\u00bb \u00e9merge comme th\u00e9orisation juste de la constitution du prix, l&rsquo;id\u00e9e s&rsquo;impose aussi que cette loi est entach\u00e9e de la m\u00eame incertitude que la loi de gravitation universelle. Le risque de la mesure par l&rsquo;effet de la loi est consid\u00e9r\u00e9 de m\u00eame nature en science \u00e9conomique et en science du physique. Le risque du sujet observateur qui mesure est exclu du risque de la mesure. Ainsi la science \u00e9conomique et financi\u00e8re au d\u00e9but du XXI<sup>\u00e8me<\/sup> exclut-elle toute libert\u00e9 humaine de son champ d&rsquo;\u00e9tude et d&rsquo;action. Personne ne peut expliquer comment l&rsquo;agent \u00e9conomique peut se tromper d&rsquo;\u00e9talon \u00e0 mesurer la valeur de son offre et de sa demande ; comment il peut se tromper de valeur en mesurant par exemple un nombre qui \u00e9talonne la mati\u00e8re d&rsquo;une masse pour mesurer une longueur ou qui \u00e9talonne la mati\u00e8re d&rsquo;une longueur pour mesurer une puissance \u00e9lectrique.<\/p>\n<p>La crise actuelle r\u00e9v\u00e8le que la m\u00e9taphysique du risque &#8211; le risque introduit par la pr\u00e9sence de l&rsquo;homme dans ce qu&rsquo;il mesure &#8211; n&rsquo;est pas pens\u00e9e. L&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale de march\u00e9, seul syst\u00e8me reconnu pertinent \u00e0 la mesure de la valeur \u00e9conomique dans la r\u00e9alit\u00e9 historique actuelle, fonctionne sans \u00eatre capable de mesurer la valeur de la libert\u00e9. Comme si la libert\u00e9 n&rsquo;avait aucune cons\u00e9quence dans l&rsquo;\u00e9conomie alors que le concept de libert\u00e9 est associ\u00e9 au concept d&rsquo;\u00e9conomie. Les prix sont calcul\u00e9s dans un univers \u00e0 trois dimensions, liquidit\u00e9, cr\u00e9dit et r\u00e9alit\u00e9, sans la quatri\u00e8me dimension qui contient la libert\u00e9 humaine. La cons\u00e9quence de la libert\u00e9 est omise, par quoi un bien \u00e9conomique peut ne pas \u00eatre achet\u00e9 alors qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 produit, un prix peut adresser une r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9sente en apparence mais qui n&rsquo;existera jamais et une demande r\u00e9elle peut rester non-solvable faute de son identification par l&rsquo;offre. Le syst\u00e8me financier mesure le risque comme fraction mat\u00e9rielle de la r\u00e9alit\u00e9, de la liquidit\u00e9 et du cr\u00e9dit alors que le risque financier est la facult\u00e9 humaine \u00e0 parler de sa r\u00e9alit\u00e9 subjective sans se rendre compte d&rsquo;une absence de r\u00e9alit\u00e9 objective correspondante.<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me dimension de la finance est passionn\u00e9ment ni\u00e9e par une certaine politique et une certaine finance parce qu&rsquo;elle permet de priver l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle d&rsquo;une partie de sa valeur au profit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats dissimul\u00e9s derri\u00e8re la technique et le discours. La sp\u00e9culation qui a mis formellement \u00e0 bas le syst\u00e8me financier \u00e9tatsunien et mondial est la facult\u00e9 humaine d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment dissimul\u00e9e par des op\u00e9rateurs politiques et financiers de parler pour mesurer ce qui peut ne pas exister dans un futur non observable objectivement. L&rsquo;ultime campagne de <em>quantitative easing <\/em>engag\u00e9e par la Fed est l&rsquo;hallali de la finance en trois dimensions absorb\u00e9e dans la r\u00e9alit\u00e9 subjective. Elle va consommer la rupture de la finance platonicienne entre la monnaie et la r\u00e9alit\u00e9 par l&rsquo;explosion non mesurable et non contr\u00f4lable du risque de la libert\u00e9 humaine.<\/p>\n<p><strong><em>Temps r\u00e9el et temps de mesure r\u00e9unis dans la monnaie<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La cr\u00e9ation mon\u00e9taire est le fait de la banque centrale qui consent des cr\u00e9dits \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle par l&rsquo;interm\u00e9diaire des banques et du march\u00e9 financier. La valeur \u00e9conomique r\u00e9elle est celle qui r\u00e9pond concr\u00e8tement aux besoins et aux attentes des agents \u00e9conomiques. Elle est formellement distincte de la valeur financi\u00e8re port\u00e9e dans les comptes des interm\u00e9diaires financiers. Les comptes financiers sont la trace subjective de la mesure de la r\u00e9alit\u00e9 objectiv\u00e9e d&rsquo;anticipation. La valeur r\u00e9elle est celle de l&rsquo;objet achet\u00e9 pour \u00eatre consomm\u00e9 ou bien transform\u00e9 et revendu. La valeur consomm\u00e9e qui ne peut se revendre en tant que telle est dite finale. La valeur consomm\u00e9e pour \u00eatre transform\u00e9e est dite interm\u00e9diaire. Elle comprend des biens durables, dont la valeur utile s&rsquo;\u00e9tale dans le long terme, et des consommables qui disparaissent dans la transformation \u00e9conomique des biens interm\u00e9diaires en biens finaux. Consommable ou durable, la valeur est r\u00e9elle \u00e0 condition de r\u00e9pondre \u00e0 des fins humaines. Si les fins servies par l&rsquo;\u00e9conomie ne sont plus lisibles, si elles ne contiennent plus l&rsquo;universalit\u00e9 humaine, la valeur dispara\u00eet quand bien m\u00eame la masse des prix augmente.<\/p>\n<p>Le processus de transformation de la valeur r\u00e9elle en valeur finale consommable se d\u00e9roule par des \u00e9changes entre les agents \u00e9conomiques. Ils offrent les objets r\u00e9els \u2013 biens durables, biens consommables, travail \u2013 \u00e0 des agents \u00e9conomiques qui les demandent sous forme de mesure de prix. Le prix entre l&rsquo;offre et la demande mat\u00e9rialise un double \u00e9quilibre ; d&rsquo;abord entre la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle le sujet de l&rsquo;offre renonce pour une valeur r\u00e9alisable dans le futur et ensuite entre la mesure \u00e0 laquelle le sujet de la demande c\u00e8de pour une valeur imm\u00e9diatement concr\u00e9tis\u00e9e dans le bien achet\u00e9. La mati\u00e8re qui concr\u00e9tise le prix pour la demande et qui concr\u00e9tise la valeur future pour l&rsquo;offre est la monnaie. La monnaie repr\u00e9sente la mati\u00e8re dans la m\u00e9taphysique du sujet humain. Elle mat\u00e9rialise l&rsquo;offre et la demande humaine, aussi bien que le temps qui s&rsquo;\u00e9coule entre la manifestation d&rsquo;une offre et la satisfaction de sa demande et enfin le prix r\u00e9alis\u00e9 dans le temps de l&rsquo;objet \u00e9chang\u00e9 entre acheteur et vendeur.<\/p>\n<p><strong><em>La rationalit\u00e9 \u00e9conomique mat\u00e9rialis\u00e9e dans la monnaie<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Pour le vendeur, la monnaie mat\u00e9rialise formellement une r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9sente et future. Elle fait exister la valeur de la mesure actuelle du futur et forme la preuve pour le sujet \u00e9conomique de la r\u00e9alit\u00e9 future de la valeur. Pour l&rsquo;acheteur, la monnaie repr\u00e9sente la mat\u00e9rialit\u00e9 pass\u00e9e qui donne formellement acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;objet pr\u00e9sent de valeur. Sans la monnaie, le vendeur ne peut pas savoir si le bien vendu lui co\u00fbte plus ou moins que la valeur acquise dans le paiement. Il ignore s&rsquo;il a r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er de la valeur dont il n&rsquo;est pas seul la cause. Sans mat\u00e9rialisation mon\u00e9taire de sa vente, l&rsquo;agent \u00e9conomique rationnel ne peut non plus se d\u00e9partir d&rsquo;un objet sans valeur intrins\u00e8que pour lui mais qui exprime sa demande \u00e0 terme d&rsquo;autres objets. Le vendeur c\u00e8de l&rsquo;objet concret de la valeur contre une mesure abstraite subjective partag\u00e9e. Contre la cession de l&rsquo;objet qui repr\u00e9sente la valeur pour un autre, il re\u00e7oit de tout autre la valeur de tout objet dont il ne forme pas encore le besoin. Sans la monnaie l&rsquo;acheteur ne peut pas transformer une mesure pass\u00e9e de la valeur, en objet concret r\u00e9pondant \u00e0 son besoin. Sans la monnaie, la valeur sociale de l&rsquo;\u00e9change n&rsquo;est pas repr\u00e9sent\u00e9e.<\/p>\n<p>La monnaie est bien la mesure dans un prix du b\u00e9n\u00e9fice de la r\u00e9alit\u00e9 potentielle. Elle garantit un certain droit futur \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 en \u00e9tant l&rsquo;outil de r\u00e8glement de cette r\u00e9alit\u00e9 au moment du transfert d&rsquo;un objet concret de valeur entre le vendeur et l&rsquo;acheteur. Dans le r\u00e9f\u00e9rentiel de la r\u00e9alit\u00e9 objective, la monnaie est subjectivement unit\u00e9 de compte, moyen de paiement et r\u00e9serve de valeur. En tant que mesure et garantie, la monnaie est une forme qui rend la valeur quantitativement intelligible aux agents \u00e9conomiques. Elle offre l&rsquo;outil du calcul \u00e9conomique qui permet de produire de la valeur par le temps, c&rsquo;est \u00e0 dire l&rsquo;outil d&rsquo;\u00e9valuation du travail. La production de valeur est le fait du travail qui est information de la mati\u00e8re physique dans le cours du temps. L&rsquo;accroissement de la valeur en monnaie est mati\u00e8re d&rsquo;information de la r\u00e9alit\u00e9 physique. Le travail produit la valeur par l&rsquo;effet de l&rsquo;introduction du choix final anticip\u00e9 de l&rsquo;acheteur dans la mati\u00e8re form\u00e9e.<\/p>\n<p>Parce que la monnaie s&rsquo;inscrit dans la r\u00e9alit\u00e9 m\u00e9taphysique par ses trois fonctions mat\u00e9rielles de compte, de r\u00e8glement et de valeur, elle est la contrepartie du travail m\u00e9taphysique de l&rsquo;humain. Seul le travail humain peut produire par une d\u00e9pense d&rsquo;\u00e9nergie physique l&rsquo;information de la mati\u00e8re par des fins m\u00e9taphysiques. Entre deux produits constitu\u00e9s de la m\u00eame mati\u00e8re physique, par exemple deux voitures aux performances comparables, les prix en monnaies viennent comptabiliser une diff\u00e9rence de valeur qui tient uniquement \u00e0 l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;acheteur final. Le travail a introduit des apparences diff\u00e9rentes, des images diff\u00e9rentes pour plaire aux personnes diff\u00e9rentes qui ach\u00e8tent. Entre le prix d&rsquo;achat de tous ses intrants et le prix de vente du produit fini, l&rsquo;agent \u00e9conomique peut anticiper la cr\u00e9ation de valeur par son travail d&rsquo;intelligence dans le temps. A la fin du cycle de production, il constate la cr\u00e9ation effective de valeur dans le prix de vente r\u00e9el. La monnaie mat\u00e9rialise la valeur individuelle du travail humain par la fin de l&rsquo;acheteur introduite dans l&rsquo;objet travaill\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Synchronisation \u00e9conomique de la production et de la mesure<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le calcul \u00e9conomique se d\u00e9ploie par la forme mon\u00e9taire dans une double quantification mat\u00e9rielle\u00a0: l&rsquo;une est active par la transformation physique de l&rsquo;objet et l&rsquo;autre est passive par la mesure de la transformation dans les prix successifs. Les deux processus se rejoignent dans le prix d&rsquo;\u00e9quilibre des fins de l&rsquo;offre \u00e0 la demande. Chaque prix mesure la quantit\u00e9 consomm\u00e9e de valeur interm\u00e9diaire d&rsquo;objets diff\u00e9rents n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;objet final. Chaque objet interm\u00e9diaire contient le temps de travail des diff\u00e9rentes comp\u00e9tences de transformation de ses intrants. Chaque objet interm\u00e9diaire de chaque objet final contient la r\u00e9alisation d&rsquo;un \u00e9cart positif ou n\u00e9gatif entre le prix anticip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine de la production et le prix de vente effectif. Chaque objet final en cours de production contient la potentialit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9cart entre le prix anticip\u00e9 qui justifie l&rsquo;engagement du travail de production et le prix effectif \u00e0 terme inconnu jusqu&rsquo;\u00e0 la vente r\u00e9elle finale.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre la contrepartie mat\u00e9rielle de l&rsquo;\u00e9change \u00e9conomique, la monnaie doit \u00eatre le concept \u2013 la forme \u2013 de quantification de n&rsquo;importe quel objet dans le prix. Le prix n&rsquo;a pas de signification \u00e9conomique s&rsquo;il ne mat\u00e9rialise \u00e0 la fois la valeur de n&rsquo;importe quel objet et la permanence de la valeur dans le temps. Le motif de l&rsquo;\u00e9change entre tout agent \u00e9conomique est l&rsquo;accroissement de la valeur pour l&rsquo;acheteur et le vendeur. Si l&rsquo;acheteur ou le vendeur ne voient pas la quantit\u00e9 positive de valeur gagn\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9change, ils ne travaillent pas \u00e0 l&rsquo;anticipation et \u00e0 la production d&rsquo;objets concrets qui leur reviendraient de ce fait en moins-value. La seule raison de r\u00e9aliser une moins-value dans l&rsquo;\u00e9change est d&rsquo;avoir d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 son travail dans un objet qui se r\u00e9v\u00e8le finalement ne pas avoir la valeur anticip\u00e9e dans le prix de vente effectif. Parce que l&rsquo;acheteur final d&rsquo;un objet d\u00e9termine le prix par sa d\u00e9cision et que le travail produit l&rsquo;existence de l&rsquo;objet avant qu&rsquo;il soit vendu, l&rsquo;\u00e9coulement du temps et la libert\u00e9 de l&rsquo;acheteur peuvent d\u00e9jouer les calculs du producteur.<\/p>\n<p>Si la monnaie est \u00e9mise en proportion du cr\u00e9dit r\u00e9el anticip\u00e9 dans la valeur future, c&rsquo;est pour minimiser le risque de l&rsquo;anticipation \u00e9conomique. La mati\u00e8re de travail de l&rsquo;anticipation \u00e9conomique est la d\u00e9finition stable des objets de valeur \u00e0 terme. Il est n\u00e9cessaire de supposer la stabilit\u00e9 du langage \u00e0 d\u00e9finir l&rsquo;objet de satisfaction future pour anticiper son prix et le juger suffisant pour engager le travail de r\u00e9alisation. La stabilit\u00e9 du langage \u00e0 d\u00e9finir l&rsquo;objet qui d\u00e9termine le prix anticip\u00e9 est la valeur mat\u00e9rialis\u00e9e par le cr\u00e9dit, c&rsquo;est \u00e0 dire la valeur suppos\u00e9e stable entre l&rsquo;origine et l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance d&rsquo;une anticipation de valeur. Ainsi la monnaie issue du cr\u00e9dit est stable par hypoth\u00e8se ; elle mesure des prix stables suppos\u00e9s invariants dans le temps. Sans la r\u00e9alisation effective de l&rsquo;hypoth\u00e8se de stabilit\u00e9 de la monnaie par le cr\u00e9dit, tout prix est instable. Il contient l&rsquo;instabilit\u00e9 du langage qui n&rsquo;est pas une n\u00e9cessit\u00e9 mat\u00e9rielle mais une ind\u00e9cision humaine, une irr\u00e9solution de l&rsquo;intelligence humaine. Le risque de l&rsquo;anticipation \u00e9conomique ne peut \u00eatre r\u00e9duit que par la d\u00e9cision humaine r\u00e9solue par l&rsquo;intelligence de la monnaie stable de cr\u00e9dit. Cette r\u00e9solution ne supprime pas la libert\u00e9 de l&rsquo;acheteur final, ni donc le vrai risque de l&rsquo;anticipation \u00e9conomique.<\/p>\n<p><strong><em>Le risque d\u00e9termin\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 de cr\u00e9dit<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Un cr\u00e9dit index\u00e9 sur les ventes \u00e0 terme de la valeur finale, que ces ventes soient effectivement contractualis\u00e9es ou estim\u00e9es, est la condition de stabilit\u00e9 de la monnaie comptablement adoss\u00e9e au cr\u00e9dit. Mais pour qu&rsquo;en aucun cas la r\u00e9alit\u00e9 ne vienne contredire la certitude du prix de la valeur \u00e0 terme dans le cr\u00e9dit, il faut que la r\u00e9alit\u00e9 du risque soit mesur\u00e9e d\u00e8s l&rsquo;origine du cr\u00e9dit et mis en r\u00e9serve non pas sous forme de cr\u00e9dit de la valeur future mais sous forme de cr\u00e9dit comptabilis\u00e9 de la valeur pass\u00e9e. Ce cr\u00e9dit de la valeur pass\u00e9e peut \u00eatre constat\u00e9 et v\u00e9rifi\u00e9 au pr\u00e9sent dans les biens interm\u00e9diaires r\u00e9els concrets effectivement engag\u00e9s dans la production des biens finaux. Mais le capital pr\u00e9sent\u00e9 physiquement en r\u00e9serve de certification du prix du cr\u00e9dit n&rsquo;a de valeur future qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 de travail constitu\u00e9e pour transformer le capital m\u00e9taphysique qu&rsquo;elle rec\u00e8le. La soci\u00e9t\u00e9 de travail est le r\u00e9seau humain d&rsquo;intelligence et de force physique constitu\u00e9 entre les fournisseurs, l&rsquo;entreprise et ses clients pour transformer la mati\u00e8re en satisfaction de besoins finaux. La valeur propre non mat\u00e9rielle de cette soci\u00e9t\u00e9 est le capital m\u00e9taphysique qui produit par le langage collectivement engag\u00e9 de la valeur la r\u00e9alit\u00e9 du capital physique.<\/p>\n<p>Le capital n&rsquo;est pas seulement physique et pr\u00e9sent mais m\u00e9taphysique en contenant le pr\u00e9sent et le futur de la valeur anticip\u00e9e par une soci\u00e9t\u00e9 humaine. Le capital est la couverture pr\u00e9sente du risque en \u00e9tant la mesure de la plus-value anticip\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 humaine ; une soci\u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e pour offrir la transformation r\u00e9elle de la valeur demand\u00e9e. Par le capital, la m\u00e9taphysique du langage organise la physique pour travailler la valeur certaine du cr\u00e9dit en assumant la r\u00e9alit\u00e9 incertaine de la valeur. Le capital m\u00e9taphysique est v\u00e9ritablement la soci\u00e9t\u00e9 politique exprimant ses lois, par laquelle la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;entreprise transforme l&rsquo;offre de valeur interm\u00e9diaire en satisfaction de la demande finale. Dans la soci\u00e9t\u00e9 de valeur vraie, le langage \u00e9conomique reconna\u00eet le travail humain comme cause d&rsquo;intelligence de la valeur par les formes m\u00e9taphysiques et comme cause de transformation de la mati\u00e8re par l&rsquo;\u00e9nergie physique. Dans la finance \u00e0 quatre dimensions, tout prix contient une r\u00e9alit\u00e9 humaine objective en travail physique et subjective en travail m\u00e9taphysique, une mesure en cr\u00e9dit du futur et une mesure en plus-value incertaine jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance du cr\u00e9dit \u00e0 rembourser par la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Nier la r\u00e9alit\u00e9 pour masquer le mensonge<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans la conception actuelle de l&rsquo;\u00e9conomie financi\u00e8re en trois dimensions de r\u00e9alit\u00e9 sans sujet, de cr\u00e9dit et de liquidit\u00e9, la loi ne structure pas la valeur par la mati\u00e8re objective. La loi s&rsquo;arr\u00eate \u00e0 une forme juridique non int\u00e9gr\u00e9e dans l&rsquo;effet financier r\u00e9el. La loi ne distingue pas la m\u00e9taphysique dans la r\u00e9alit\u00e9 pour d\u00e9finir le cr\u00e9dit comme obligation de r\u00e9aliser un prix. Il n&rsquo;existe pas de forme sociale commune explicite qui oblige \u00e0 la certitude du cr\u00e9dit, \u00e0 la certitude en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 terme du prix en monnaie. La m\u00e9connaissance de la quatri\u00e8me dimension de la valeur dans le risque, l&rsquo;indiff\u00e9renciation de la m\u00e9taphysique et de la physique dans la l\u00e9gislation, laissent les agents de l&rsquo;autorit\u00e9 publique et les op\u00e9rateurs financiers libres de modifier par leur verbe personnel invisible l&rsquo;objet sous-jacent d&rsquo;un cr\u00e9dit. La science juridique en vigueur n&rsquo;exige pas que la loi qui dit le droit des personnes soit distincte et s\u00e9par\u00e9e de la r\u00e9gulation effective des int\u00e9r\u00eats financiers publics et priv\u00e9s. L&rsquo;\u00e9conomie mat\u00e9rielle de l&rsquo;\u00c9tat de droit n&rsquo;est pas distingu\u00e9e de la promulgation du droit des personnes. Et les \u00c9tats de droit nationaux s&rsquo;autorisent \u00e0 se faire concurrence dans le champ de l&rsquo;\u00e9conomie qui n&rsquo;est pas de leur domaine.<\/p>\n<p>La m\u00e9connaissance formelle de la valeur sp\u00e9cifique du risque par l&rsquo;\u00c9tat de droit permet selon les circonstances et la nature des int\u00e9r\u00eats individuels, la confusion formelle de la monnaie avec sa cause l\u00e9gale ou avec sa cause mat\u00e9rielle. Autorit\u00e9s publiques et op\u00e9rateurs financiers se trouvent libres dans la mondialisation de produire du risque invisible en transformant la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 terme par la m\u00e9taphysique de la loi, du contrat et de l&rsquo;anticipation financi\u00e8re. La m\u00e9taphysique de la valeur est privatis\u00e9e pour permettre le pr\u00e9l\u00e8vement financier de la r\u00e9alit\u00e9 hors de toute mesure par le bien commun. Le risque indicible dans sa v\u00e9rit\u00e9 humaine se trouve partiellement non mesurable et donc r\u00e9alisable indistinctement en plus-values et moins-values. Comme par hasard, la finance d\u00e9r\u00e9gul\u00e9e dirige les plus-values vers les int\u00e9r\u00eats financiers de statut public et priv\u00e9 et les moins-values vers l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle issue du travail.<\/p>\n<p><strong><em>N\u00e9gation m\u00e9taphysique de la r\u00e9alit\u00e9<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les politiques mon\u00e9taires non conventionnelles sont irr\u00e9versibles dans la transparence des analyses qui en ont \u00e9t\u00e9 faites. La finance a bascul\u00e9 dans la non-r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 cause de la g\u00e9n\u00e9ralisation \u00e0 toutes les dettes publiques et bancaires de la m\u00e9canique des subprimes qui a d\u00e9clench\u00e9 la crise. La titrisation des cr\u00e9dits subprimes a servi \u00e0 produire du risque m\u00e9taphysique pour accro\u00eetre le cr\u00e9dit par sa virtualit\u00e9. Les cr\u00e9dits virtuels titris\u00e9s en dollar ont \u00e9t\u00e9 vendus dans le monde entier comme contrepartie de d\u00e9p\u00f4ts internationaux en dollar et de d\u00e9p\u00f4ts en monnaies nationales. Toute masse mon\u00e9taire internationale et nationale est adoss\u00e9e \u00e0 des cr\u00e9dits fictifs d\u00e9tach\u00e9s de la r\u00e9alit\u00e9 mesurable. Pour \u00e9viter la chute en cascade des banques et des \u00c9tats qui se doivent r\u00e9ciproquement leurs dettes fictives, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;allouer \u00e0 tout op\u00e9rateur syst\u00e9mique public ou priv\u00e9 la liquidit\u00e9 qui assure le paiement de ses \u00e9ch\u00e9ances de cr\u00e9dit quelle que soit sa solvabilit\u00e9 r\u00e9elle.<\/p>\n<p>L&rsquo;arr\u00eat de la planche \u00e0 billet en dollar peut provoquer n&rsquo;importe o\u00f9 une cessation de paiement majeure qui oblige \u00e0 une compensation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des dettes internationales et nationale empil\u00e9es les unes sur les autres. Une compensation mondiale des dettes obligerait \u00e0 r\u00e9-\u00e9talonner les monnaies sur la r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 mesurer les pertes de cr\u00e9dit sur chaque emprunteur et \u00e0 r\u00e9partir les pertes entre tous les cr\u00e9anciers nationaux et internationaux, priv\u00e9s et publics, individuels et sociaux. La rationalit\u00e9 politique et \u00e9conomique nous y conduit in\u00e9luctablement. Mais la rationalit\u00e9 financi\u00e8re entend rester ma\u00eetresse du temps. Une monnaie internationale na\u00eetra n\u00e9cessairement d&rsquo;un &lt;a href=\u00a0\u00bbhttp:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=15870&Prime;&gt;syst\u00e8me de compensation international de la liquidit\u00e9, du cr\u00e9dit et du risque&lt;\/a&gt;. Mais il reste des avantages \u00e0 grappiller et des peurs \u00e0 surmonter avant d&rsquo;y consentir.<\/p>\n<p>Aucun pouvoir politique d\u00e9mocratique ne veut assumer la responsabilit\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 devant son opinion publique. Quant aux institutions financi\u00e8res, elles joueraient contre elles-m\u00eames \u00e0 chercher la transparence de leurs comptes dans une finance intentionnellement opaque. Elles seraient imm\u00e9diatement mises en faillite par les sp\u00e9culateurs \u00e0 la recherche de plus-values sur l&rsquo;identification des pertes cach\u00e9es. Face \u00e0 ce diagnostic clairement \u00e9tabli, la R\u00e9serve F\u00e9d\u00e9rale \u00e9tatsunienne va, comme pour Lehman Brothers, enseigner la r\u00e9alit\u00e9 par la brutalit\u00e9 des faits. La cr\u00e9ation mon\u00e9taire en dollar contient de moins en moins de r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. Les cr\u00e9dits en dollar ne sont plus consentis \u00e0 des d\u00e9biteurs certainement solvables. Les prix en dollar sont livr\u00e9s \u00e0 la fantaisie sp\u00e9culative qui recherche une stabilit\u00e9 r\u00e9elle d\u00e9sormais introuvable. Toutes les monnaies sont instables. Les anticipations \u00e9conomiques sont entach\u00e9es d&rsquo;une incertitude ind\u00e9finiment croissante. Il n&rsquo;est plus que d&rsquo;attendre qu&rsquo;un grand d\u00e9biteur public ou priv\u00e9 tombe \u00e0 cause d&rsquo;une crise de confiance insurmontable de ses cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p><strong><em>La tentation imp\u00e9rialiste \u00e9tatsunienne<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La finalit\u00e9 r\u00e9elle d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e ou non du <em>quantitative easing<\/em> est le chaos. Tant que les responsables politiques font semblant de ne rien voir ou de ne pas comprendre, le syst\u00e8me financier accro\u00eet son pr\u00e9l\u00e8vement sur la r\u00e9alit\u00e9 par l&rsquo;augmentation des primes de risque. Il est oblig\u00e9 de le faire pour accro\u00eetre ses fonds propres en garantie de ses dettes envers les \u00e9pargnants r\u00e9els, pendant que l&rsquo;\u00e9pargne de plus en plus liquide et de moins en moins investie finance des d\u00e9biteurs de plus en plus virtuels. Les op\u00e9rateurs financiers s&rsquo;enrichissent ind\u00e9finiment pendant que l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle s&rsquo;effondre de plus en plus vite. L&rsquo;absorption de la r\u00e9alit\u00e9 dans la virtualit\u00e9 financi\u00e8re est pour le moment masqu\u00e9e par la mondialisation \u00e9conomique. Les ruptures seront locales et sociales avant d&rsquo;\u00eatre mesur\u00e9es en monnaie et en faillites financi\u00e8res. Les \u00c9tats-Unis tentent l&rsquo;effondrement politique et social de la Chine, de l&rsquo;Europe ou de l&rsquo;Am\u00e9rique latine avant qu&rsquo;on ne pointe l&rsquo;imp\u00e9rialisme politique et mon\u00e9taire du dollar comme cause \u00e9vidente de la d\u00e9structuration financi\u00e8re du monde.<\/p>\n<p>La n\u00e9gation de la m\u00e9taphysique culturelle, l\u00e9gale et cognitive du risque financier permet la cr\u00e9ation mon\u00e9taire sur la virtualit\u00e9 irr\u00e9elle du cr\u00e9dit. Toute la liquidit\u00e9 \u00e9mise par la Fed va se placer dans l&rsquo;\u00e9conomie internationale l\u00e0 o\u00f9 les rendements \u00e9conomiques sont plus \u00e9lev\u00e9s que dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. M\u00e9caniquement, les pays \u00e9mergents accroissent leurs cr\u00e9ances sur les pays d\u00e9velopp\u00e9s en fournissant dans leurs exportations la contrevaleur r\u00e9elle des liquidit\u00e9s qu&rsquo;ils accumulent en dollar. Les banques et entreprises multinationales s&rsquo;abstiennent d&rsquo;investir leurs liquidit\u00e9s dans des pays d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 cause de leur surendettement ext\u00e9rieur et de la sur\u00e9valuation syst\u00e9mique du prix du travail, en dollar, euro ou yen. D&rsquo;un cot\u00e9, la d\u00e9valuation \u00e0 terme des monnaies de r\u00e9serve est de plus en plus probable, de l&rsquo;autre, le prix imm\u00e9diat du travail dans les pays qui offrent leur monnaie comme r\u00e9serve internationale de valeur est sur\u00e9valu\u00e9. Le prix du dollar en monnaie \u00e9trang\u00e8re n&rsquo;est pas celui qui permet d&#8217;employer les ch\u00f4meurs aux \u00c9tats-Unis mais celui qui prot\u00e8ge les r\u00e9serves de change internationales des cr\u00e9anciers des \u00c9tats-Unis. La situation est pire pour la zone euro et pour la zone yen qui doivent consentir \u00e0 la r\u00e9\u00e9valuation de leur taux de change pour compenser leur moindre cr\u00e9dibilit\u00e9 internationale en l&rsquo;absence de puissance militaire et diplomatique comparable \u00e0 celle des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p><strong><em>Syst\u00e9mique mondiale d&rsquo;inflation d\u00e9flationniste<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9\u00e9valuation du yuan et des monnaies des autres \u00e9mergents par rapport au dollar restera en de\u00e7\u00e0 de ce que justifierait le r\u00e9tablissement de la comp\u00e9titivit\u00e9 ext\u00e9rieure de l&rsquo;\u00e9conomie \u00e9tatsunienne. Le march\u00e9 des changes des pays \u00e9mergents n&rsquo;est pas aussi libre et transparent que dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. En Chine, la valeur ext\u00e9rieure du yuan est administr\u00e9e par le gouvernement. Les Chinois de l&rsquo;int\u00e9rieur n&rsquo;ont aucune libert\u00e9 de n\u00e9gocier leurs achats \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger par un prix de march\u00e9 international des d\u00e9p\u00f4ts en yuan qu&rsquo;ils poss\u00e8dent. Leurs salaires resteront plus bas en devise \u00e9trang\u00e8re que ce qu&rsquo;impliquerait l&rsquo;\u00e9quilibre \u00e0 long terme des \u00e9changes de la Chine avec le reste du monde. En revanche, les autorit\u00e9s chinoises vont se retrouver devant le dilemme insoluble d&rsquo;autoriser le r\u00e9emploi sur le march\u00e9 int\u00e9rieur de la contrevaleur en yuan des liquidit\u00e9s accumul\u00e9es dans les banques chinoises ou d&rsquo;accepter la d\u00e9valuation \u00e0 terme des r\u00e9serves non d\u00e9pens\u00e9es. L&rsquo;arbitraire \u00e9conomique du pouvoir politique exacerbera les rivalit\u00e9s politiques et sociales sur la r\u00e9partition de la richesse accumul\u00e9e. Les m\u00eames tensions sociales appara\u00eetront dans les autres pays exportateurs nets.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 m\u00e9taphysique du risque de la valeur \u00e9tablit par la monnaie le lien entre l&rsquo;ordre politique et social et l&rsquo;ordre \u00e9conomique. C&rsquo;est ce qui permet d&rsquo;expliquer la coexistence actuelle de l&rsquo;inflation et de la d\u00e9flation et la d\u00e9stabilisation r\u00e9ciproque en cours entre \u00e9conomie et soci\u00e9t\u00e9 mondiales. La planche \u00e0 billet en dollar nourrit d\u00e9sormais la d\u00e9flation dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s par l&rsquo;inflation dans les pays \u00e9mergents. L&rsquo;accumulation de dettes internationales en dollar accro\u00eet le risque financier non mesurable port\u00e9 par l&rsquo;\u00e9conomie domestique \u00e9tatsunienne. Ce risque nourrit la d\u00e9flation aux \u00c9tats-Unis, dans la zone euro et dans la zone yen \u00e0 cause de l&rsquo;effondrement de la rentabilit\u00e9 anticip\u00e9e des investissements et du travail. Ce m\u00eame risque nourrit l&rsquo;inflation dans les pays \u00e9mergents qui se refusent \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer leur monnaie pour pr\u00e9server la rentabilit\u00e9 de leur \u00e9conomie domestique et soutenir le rendement du capital et de l&rsquo;imp\u00f4t. Capitalistes et autorit\u00e9s publiques s&rsquo;enrichissent en diff\u00e9rant la distribution de la croissance import\u00e9e par des salaires rogn\u00e9s par l&rsquo;inflation.<\/p>\n<p><strong><em>Sp\u00e9culation contre la d\u00e9mocratie<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Plus le temps passe, plus le bien commun perd son sens \u00e9conomique, plus la valeur de la loi dispara\u00eet, plus les pouvoirs politiques se corrompent et plus les soci\u00e9t\u00e9s politiques se d\u00e9sint\u00e8grent. Plus le chaos social s&rsquo;installe, plus la guerre civile se r\u00e9pand et plus la n\u00e9cessit\u00e9 de la remise en ordre s&rsquo;impose. Le pari des autorit\u00e9s politiques et mon\u00e9taires \u00e9tatsuniennes convient \u00e0 la fois aux cupides et aux cyniques. La finance \u00e0 trois dimensions fond\u00e9e sur l&rsquo;utilisation internationale de la l\u00e9galit\u00e9 mon\u00e9taire en dollar est en faillite. Pour aborder l&rsquo;in\u00e9vitable reconstruction internationale de la monnaie, les \u00c9tats-Unis et les op\u00e9rateurs financiers pr\u00e9f\u00e8rent se mettre en position de force. Il faut que le monde s&rsquo;affaiblisse face aux \u00c9tats-Unis et que les soci\u00e9t\u00e9s politiques se d\u00e9composent face au pouvoir financier. En bonne logique platonicienne, il vaut mieux que la d\u00e9mocratie ne s&rsquo;organise pas trop pour \u00e9viter la dilution des privil\u00e8ges du pouvoir. Il ne faut pas qu&rsquo;une majorit\u00e9 de citoyens se r\u00e9solve \u00e0 se r\u00e9approprier son avenir en admettant, imposant et ajoutant la r\u00e9alit\u00e9 financi\u00e8re du risque au calcul de la valeur. Les trois dimensions de la r\u00e9alit\u00e9 physique, de la liquidit\u00e9 et du cr\u00e9dit sont monopolis\u00e9es le plus longtemps possible par le pouvoir ploutocratique.<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me dimension de l&rsquo;\u00e9conomie de la valeur qui contient l&rsquo;incertitude du futur a pour contre-r\u00e9alit\u00e9 la plus-value de la soci\u00e9t\u00e9 humaine de libert\u00e9. Si les \u00eatres humains veulent bien reconna\u00eetre la solidarit\u00e9 mat\u00e9rielle de leurs parents, de leur groupe social et de leur patrie par laquelle ils acc\u00e8dent \u00e0 la vie, \u00e0 la culture et finalement \u00e0 la valeur de l&rsquo;humanit\u00e9, ils con\u00e7oivent alors que la circulation \u00e9conomique des biens n&rsquo;a pas pour finalit\u00e9 l&rsquo;accumulation de mati\u00e8re mais l&rsquo;information de leur humanit\u00e9. La libert\u00e9 religieuse n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;invention de la r\u00e9alit\u00e9 par la connaissance scientifique et l&rsquo;innovation technique a n\u00e9cessit\u00e9 en Occident la rupture \u00e9pist\u00e9mologique de la Renaissance entre la m\u00e9taphysique et la physique. Cette rupture a \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 profit par des int\u00e9r\u00eats politiques et financiers pour capter la r\u00e9alit\u00e9 avec la religion de la mati\u00e8re, des math\u00e9matiques sans finalit\u00e9 et de la rationalit\u00e9 sans effet. La loi a perdu sa substance et le march\u00e9 est devenu virtuel, r\u00e9duit \u00e0 un champ de bataille des int\u00e9r\u00eats individuels non r\u00e9gulables par le bien commun. Le march\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 humaine sans loi est d\u00e9sormais divinis\u00e9 dans la cupidit\u00e9 qui gouverne le monde au b\u00e9n\u00e9fice des initi\u00e9s \u00e0 la finance \u00e9sot\u00e9rique. La guerre civile est-elle toujours un passage oblig\u00e9 de la civilisation ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong><em>La monnaie d\u00e9connect\u00e9e du r\u00e9el<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La banque centrale des \u00c9tats-Unis va lancer sa seconde campagne de <em>quantitative easing<\/em> intensif que tout le monde traduit d\u00e9sormais par \u00ab\u00a0planche \u00e0 billet\u00a0\u00bb. Avant la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, la planche \u00e0 billet avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e h\u00e9r\u00e9tique par la sagesse politique, \u00e9conomique [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,21],"tags":[714,34,170,41,406,4475,195,397,4471,339],"class_list":["post-18016","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-monnaie","tag-assouplissement-quantitatif","tag-banque-centrale","tag-credit","tag-deflation","tag-dollar","tag-etats-unis","tag-fed","tag-inflation","tag-monnaie","tag-yuan"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18016","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18016"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18016\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47904,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18016\/revisions\/47904"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18016"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18016"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18016"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}