{"id":18412,"date":"2010-11-16T13:09:02","date_gmt":"2010-11-16T12:09:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=18412"},"modified":"2013-01-02T14:56:54","modified_gmt":"2013-01-02T13:56:54","slug":"lactualite-de-la-crise-tout-se-tient-par-la-barbichette-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/11\/16\/lactualite-de-la-crise-tout-se-tient-par-la-barbichette-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<I>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>TOUT SE TIENT PAR LA BARBICHETTE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les soubresauts de la crise europ\u00e9enne permettent-ils d\u2019envisager un d\u00e9cryptage, \u00e0 l\u2019abri de l\u2019assourdissante cacophonie qui ne fait que s\u2019accentuer ? Si les cartes sont sur la table, elles sont loin d\u2019\u00eatre  retourn\u00e9es. Les d\u00e9clarations fusent, les contacts se multiplient et les r\u00e9unions successives des ministres des finances de l&rsquo;ecofin et de l&rsquo;eurogroup s\u2019engagent aujourd\u2019hui, sans qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 on ne comprenne bien qui est le malade et encore moins le rem\u00e8de. <\/p>\n<p>Certes la dette souveraine tient le haut de l\u2019affiche, avec en t\u00eate inscrits les noms de l\u2019Irlande et de la Gr\u00e8ce, tandis que ceux du Portugal, de l\u2019Espagne et de l\u2019Italie s\u2019y hissent. Nettement plus modestement, mais avec r\u00e9gularit\u00e9, le taux des obligations \u00e0 dix ans de la France continue de monter et d\u00e9livre aussi un signal pour plus tard. <\/p>\n<p>Toute l\u2019attention est donc concentr\u00e9e sur l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019un sauvetage irlandais et du r\u00e9\u00e9chelonnement de la dette grecque. Les jours qui viennent vont bruisser d\u2019hypoth\u00e8ses \u00e0 ce sujet. Un sc\u00e9nario un peu d\u00e9routant est feuillet\u00e9, puisque le gouvernement irlandais refuse de faire sa demande, alors que tout le monde l\u2019y presse, et que l\u2019\u00e9talement des remboursements grecs n\u2019a pas d\u2019autre sens &#8211; tout en affirmant avec force le contraire &#8211; que de pr\u00e9parer une future restructuration de la dette, c\u2019est \u00e0 dire une d\u00e9cote de celle-ci aux frais des cr\u00e9anciers. Son \u00e9ventuel m\u00e9canisme faisant pour le moins d\u00e9bat. <\/p>\n<p><!--more-->La d\u00e9claration du vice-pr\u00e9sident de la BCE, Vitor Constancio, aurait pu pourtant mettre la puce \u00e0 l\u2019oreille. Incitant en y mettant les formes minimales les Irlandais \u00e0 accepter le plan de sauvetage qui leur est propos\u00e9, sp\u00e9cifiant que les fonds pourraient \u00eatre utilis\u00e9s pour soutenir les banques, elle \u00e9tait assortie de consid\u00e9rations sur la n\u00e9cessit\u00e9 pour la BCE de cesser de les tenir \u00e0 bout de bras. Revenant \u00e0 en transmettre la charge au gouvernement et aux contribuables irlandais, via le fonds de stabilit\u00e9 europ\u00e9en, qui financerait provisoirement mais contre remboursement.<\/p>\n<p>La BCE est en effet prisonni\u00e8re de sa propre politique, qui veut qu\u2019elle doit retirer du march\u00e9 des liquidit\u00e9s selon un montant \u00e9quivalent \u00e0 ses injections r\u00e9sultant de ses achats d\u2019obligations souveraines, afin d\u2019endiguer la hausse de leurs cours et de contribuer au bouclage des \u00e9missions des Etats de la zone des temp\u00eates. Le tout afin de ne pas prendre le risque &#8211; affirme-t-elle pour des raisons en r\u00e9alit\u00e9 politiques &#8211; de d\u00e9clencher un processus inflationniste. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir interrompu ses achats, elle vient pour la seconde semaine cons\u00e9cutive de les reprendre, y consacrant la semaine derni\u00e8re un milliard d\u2019euros (700 millions d\u2019euros la semaine pr\u00e9c\u00e9dente). Consid\u00e9rant que sa t\u00e2che est prioritairement de soutenir les banques &#8211; elle ne se fait pas faute de rappeler que les Etats doivent se prendre en charge eux-m\u00eames &#8211; elle presse donc l\u2019Irlande d\u2019accepter l\u2019aide des Etats europ\u00e9ens, afin de pouvoir stopper ou r\u00e9duire ses aides tant \u00e0 l\u2019Etat qu\u2019aux banques. D\u2019autres urgences attendent la BCE et elle voudrait bien limiter ses programmes, comme vient de le rappeler Jean-Claude Trichet, son pr\u00e9sident. <\/p>\n<p>On peut comprendre que &#8211; nonobstant toutes les consid\u00e9rations qui n\u2019ont pas manqu\u00e9 de foisonner sur l\u2019orgueil national irlandais froiss\u00e9 par l\u2019abandon d\u2019une partie de sa souverainet\u00e9 qui en r\u00e9sulterait &#8211; le refus cat\u00e9gorique d\u2019accepter ce transfert a donc une autre raison. Le gouvernement a quelques mois devant lui avant de devoir retourner sur les march\u00e9s et ne veut pas se pr\u00e9cipiter en adoptant une solution qui arrange tout le monde, sauf les Irlandais. Alors que des dispositifs plus favorables pourraient voir le jour. Celui qu&rsquo;ils sont somm\u00e9s d&rsquo;accepter revient \u00e0 faire supporter par les Irlandais, \u00e0 eux seuls, la charge du spectre de la contagion \u00e0 d\u2019autres pays de la crise obligataire souveraine, puisque c\u2019est de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit dans les capitales europ\u00e9ennes. <\/p>\n<p>Il ne nuit pas davantage \u00e0 la compr\u00e9hension de la situation que d\u2019admettre que l\u2019insistance des Allemands vis \u00e0 vis des Irlandais n\u2019est pas sans rapport avec l\u2019exposition de leurs banques \u00e0 la dette des banques irlandaises, dont le renflouement serait bien vu. Alors que l\u2019utilisation de l\u2019EFSF &#8211; ils viennent de le r\u00e9affirmer avec leurs coll\u00e8gues depuis S\u00e9oul &#8211; n\u2019implique aucun risque de restructuration des dettes. Un m\u00e9canisme &#8211; a-t-il \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9 avec force &#8211; qui n\u2019entrera en vigueur qu\u2019apr\u00e8s 2013, pr\u00e9cis\u00e9ment la date laquelle les op\u00e9rations de l\u2019EFSF doivent cesser, le m\u00e9canisme de crise en discussion et appel\u00e9 \u00e0 lui succ\u00e9der pr\u00e9voyant de tels sacrifices. L\u2019EFSF est un abri pour les banques plus que pour l\u2019Etat, voil\u00e0 ce qu\u2019il faut sans aucun doute enregistrer. <\/p>\n<p>Il est donc possible d\u2019ouvrir avec d\u2019autres cl\u00e9s que celles qui sont propos\u00e9es les petits tiroirs secrets des n\u00e9gociations en cours. On a d\u00e9j\u00e0 pu remarquer que pas mal d\u2019eau avait \u00e9t\u00e9 mis dans le vin \u00e0 propos de la douloureuse implication future des cr\u00e9anciers &#8211; les banques europ\u00e9ennes &#8211; \u00e0 la participation envisag\u00e9e des restructurations des dettes d\u2019un Etat en faillite. <\/p>\n<p>La brusque mont\u00e9e en puissance de la crise actuelle a d\u2019\u00e9videntes raisons\u00a0: il s\u2019agit de transf\u00e9rer aux frais des Etats, via l\u2019EFSF, le co\u00fbt du sauvetage des banques nationales en p\u00e9ril, avant la date couperet de 2013, apr\u00e8s laquelle les banques europ\u00e9ennes risquent de devoir en prendre une part \u00e0 leur charge. Ce qui n\u2019emp\u00eache pas les m\u00e9gabanques de mener, parall\u00e8lement, une sourde campagne pour faire abandonner, ou au moins r\u00e9duire le plus possible la port\u00e9e, de dispositions de cette nature. <\/p>\n<p>Comme les choses vont vite ! Le sauvetage des Etats hier impensable est en passe de devenir une routine. La restructuration de leurs dettes hier impensable est aujourd\u2019hui \u00e9tudi\u00e9e comme n\u00e9cessaire ! Mais une chose est de devoir s\u2019incliner devant l\u2019\u00e9vidence, autre chose est de d\u00e9terminer qui va payer l\u2019addition finale, un long jeu de l\u2019oie auquel s\u2019adonnent nos \u00e9lites politico-financi\u00e8res. <\/p>\n<p>La situation du monde bancaire europ\u00e9en est en train de r\u00e9appara\u00eetre sous son triste jour. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, un secteur sinistr\u00e9 de banques nationales continue de lutter pour sa survie; de l\u2019autre celui des m\u00e9gabanques cherche une fois de plus \u00e0 se d\u00e9fausser de ses responsabilit\u00e9s en faisant prendre en charge ses pertes par les Etats, via le renflouement des banques nationales qu\u2019elles ont financ\u00e9. <\/p>\n<p>Dans le premier camp, on trouve non seulement les banques grecques, irlandaises et portugaises, mais \u00e9galement les caisse d\u2019\u00e9pargne espagnoles et les Landesbanken allemandes. Ces deux derniers r\u00e9seaux viennent d\u2019ailleurs d&rsquo;enregistrer des rappels \u00e0 l\u2019ordre des banques centrales espagnole et allemandes, car ils tra\u00eenent des pieds pour op\u00e9rer des restructurations con\u00e7ues pour les tirer d\u2019affaire, une solution dont on peut douter\u00a0: l\u2019accouplement des zombies produit g\u00e9n\u00e9ralement des zombies encore plus redoutables. C\u2019est pourquoi Alex Weber, pr\u00e9sident de la Bundesbank, vient de sommer les Landesbanken d\u2019utiliser les facilit\u00e9s financi\u00e8res mises \u00e0 leur disposition, leur restructuration apparaissant dans l\u2019impasse. <\/p>\n<p>Une autre inqui\u00e9tude p\u00e8se lourdement sur le climat bancaire. Si les m\u00e9gabanques affectent de pouvoir passer haut la main le test que repr\u00e9sente le respect des nouvelles normes de fonds propres de B\u00e2le III, elles ont du reconna\u00eetre que cela se fera en partie au d\u00e9triment des actionnaires, dont les dividendes en feront les frais. <\/p>\n<p>Mais l\u2019avenir imm\u00e9diat est encore moins rose. 2011 est une ann\u00e9e tr\u00e8s charg\u00e9e en terme de refinancement de leurs activit\u00e9s courantes. Les estimations des montants varient entre 700 et 800 milliards d\u2019euros, une somme \u00e9quivalente \u00e0 celle que les Etats vont devoir chercher sur le m\u00eame march\u00e9 obligataire. Tout cela fait beaucoup et alimente les inqui\u00e9tudes \u00e0 propos de l\u2019in\u00e9vitable hausse des taux obligataires qui devrait en r\u00e9sulter. Avec un double effet\u00a0: le rench\u00e9rissement du service de la dette publique et la diminution du retour sur fonds propres des banques. <\/p>\n<p>Dans ce contexte, les m\u00e9gabanques artillent de tous leurs feux afin de couper court \u00e0 de nouvelles obligations, au titre de leur statut d\u2019\u00e9tablissement syst\u00e9mique. Elles tentent aussi d\u2019\u00e9viter une taxation europ\u00e9enne &#8211; \u00e0 laquelle les Allemands tiennent beaucoup &#8211; qui r\u00e9duira encore leurs marges op\u00e9rationnelles et donc les r\u00e9serves qu\u2019elles pourraient constituer pour am\u00e9liorer leurs ratios. Tout se tient ! <\/p>\n<p>Mais elles sont prises \u00e0 revers par de nouvelles propositions, qui voudraient substituer au processus allemand de restructuration des dettes souveraines l\u2019utilisation d\u2019un fonds abond\u00e9 par le projet de taxe europ\u00e9enne des \u00e9tablissements bancaires. L\u2019id\u00e9e en \u00e9mane des Grecs, qui voudraient que l\u2019on arr\u00eate d\u2019agiter le chiffon rouge de l\u2019implication des cr\u00e9anciers dans leur sauvetage, appuy\u00e9s par les Espagnols notamment, car ils en subissent les retomb\u00e9es sur le march\u00e9 obligataire. Une prime de risque suppl\u00e9mentaire est en effet exig\u00e9e, dans ces conditions plus hasardeuses. Le probl\u00e8me est que cette taxe toucherait \u00e9galement le camp des banques en d\u00e9tresse, ne faisant qu\u2019aggraver leur cas et renvoyant \u00e0 leur sauvetage par les Etats ! Et que les montants r\u00e9colt\u00e9s ne seraient pas \u00e0 la hauteur des enjeux financiers r\u00e9els. D\u00e9cid\u00e9ment, tout se tient serr\u00e9 ! <\/p>\n<p>La r\u00e9apparition dans les m\u00e9dias des propositions du FMI des ann\u00e9es 2000, qui avait \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tudi\u00e9 le m\u00e9canisme des SDRM (Sovereign Debt Restructuring Mechanism &#8211; m\u00e9canisme de restructuration de la dette souveraine) n\u2019est pas fortuite. Des formules miracle sont en effet recherch\u00e9es pour tenter de d\u00e9contracter un probl\u00e8me qui devient de plus en plus aigu, et pour lequel les solutions actuellement envisag\u00e9es montrent d\u00e9j\u00e0 leurs extr\u00eames limites. L\u2019EFSF est un moindre mal sous-dimensionn\u00e9 qui n\u2019est qui n\u2019est que transitoire, tandis que le futur m\u00e9canisme de crise suscite d\u00e9j\u00e0 des vives r\u00e9actions &#8211; la crise irlandaise actuelle &#8211; qui ne sont qu\u2019un avant-go\u00fbt de ce qui pourrait suivre. <\/p>\n<p>Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant qu\u2019apr\u00e8s un premier papier publi\u00e9 sous les auspices du centre Bruegel, Daniel Roubini s\u2019empare \u00e0 son tour du sujet dans les colonnes du Financial Times pour d\u00e9fendre cette m\u00eame approche, en faisant valoir qu\u2019elle ne n\u00e9cessiterait pas de r\u00e9vision du Trait\u00e9 de Lisbonne et pourrait \u00eatre utilis\u00e9e sans attendre pour l\u2019Irlande et la Gr\u00e8ce. A noter qu\u2019elle repose sur des swaps d\u2019actifs, une trouvaille de l\u2019ing\u00e9nierie financi\u00e8re apparaissant comme une solution miracle mais reposant sur une vielle recette\u00a0: l\u2019\u00e9talement des dettes assortie de leur d\u00e9cote. Faites sortir cette derni\u00e8re par la porte de derri\u00e8re, elle revient par celle de devant. <\/p>\n<p>Parmi d\u2019autres commentaires qui commencent \u00e0 \u00e9merger, y compris en Allemagne, l\u2019\u00e9ditorial du Financial Times est \u00e0 retenir. En substance, il y est admis qu\u2019il n\u2019y a pas de solution \u00e0 la crise de la dette publique qui ne prenne en compte \u00e9galement la dette priv\u00e9e. Rapport\u00e9e au cas Irlandais, cela se traduit par l\u2019id\u00e9e que tant que le gouvernement fera passer le renflouement des banques irlandaises au dessus de toutes consid\u00e9rations, les soutiens financiers dont il pourra b\u00e9n\u00e9ficier ne r\u00e9gleront pas le probl\u00e8me de l\u2019insolvabilit\u00e9 \u00e0 terme de l\u2019Etat. Une m\u00eame constatation est en train d\u2019\u00eatre faite \u00e0 propos de la Gr\u00e8ce&#8230;<\/p>\n<p>A partir de l\u00e0, le jeu est ouvert ! Mais il est \u00e0 craindre qu\u2019il soit referm\u00e9. Les diplomates n&rsquo;ignorent pas qu&rsquo;il y a deux solutions pour r\u00e9soudre un probl\u00e8me insoluble &#8211; outre le remettre \u00e0 plus tard &#8211; c&rsquo;est le saucissonner ou au contraire le globaliser. Les ministres des finances vont-ils \u00eatre de bons diplomates ces jours \u00e0 venir ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les soubresauts de la crise europ\u00e9enne permettent-ils d\u2019envisager un d\u00e9cryptage, \u00e0 l\u2019abri de l\u2019assourdissante cacophonie qui ne fait que s\u2019accentuer ? Si les cartes sont sur la table, elles sont loin d\u2019\u00eatre retourn\u00e9es. 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