{"id":19367,"date":"2010-12-14T22:14:36","date_gmt":"2010-12-15T03:14:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=19367"},"modified":"2013-01-02T14:51:05","modified_gmt":"2013-01-02T13:51:05","slug":"lactualite-de-la-crise-deux-poids-deux-mesures-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/12\/14\/lactualite-de-la-crise-deux-poids-deux-mesures-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>DEUX POIDS, DEUX MESURES<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>R\u00e9unis jeudi et vendredi prochains en Conseil europ\u00e9en, les chefs d\u2019Etat et de gouvernement vont ramasser les copies pour adopter \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 un communiqu\u00e9 final avec pour objectif de stopper la cacophonie de ces derniers jours. Un projet de texte a d\u00e9j\u00e0 <i>fuit\u00e9<\/i> aupr\u00e8s de la BBC, qui s\u2019en tenait au minimum d\u00e9cent, mais les d\u00e9bats se sont depuis \u00e9largis \u00e0 un nouveau sujet, une augmentation de capital de la BCE ayant entretemps \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e sur le tapis. <\/p>\n<p>Rien toutefois ne pr\u00e9sage &#8211; on s&rsquo;en doute un peu &#8211; que les r\u00e9ponses qui vont \u00eatre apport\u00e9es en fin de semaine vont changer la face de l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>La crise part pourtant dans tous les sens. La nouveaut\u00e9 r\u00e9side dans le d\u00e9veloppement de la protestation dans plusieurs pays\u00a0: apr\u00e8s le Portugal, la Gr\u00e8ce, l\u2019Irlande, ce sont le Royaume-Uni et l\u2019Italie qui connaissent leurs premi\u00e8res grandes manifestations, emmen\u00e9es par les \u00e9tudiants qui jouent leur traditionnel r\u00f4le d\u2019\u00e9claireurs. Si elles ont en commun de ne pas avoir de d\u00e9bouch\u00e9 politique revendiqu\u00e9, la situation g\u00e9n\u00e9rale devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme inqui\u00e9tante par ceux qui sont au pouvoir ou aspirent \u00e0 y acc\u00e9der. <\/p>\n<p>En ce sens, la crise n\u2019est pas devenue uniquement sociale, elle est \u00e9galement profond\u00e9ment politique, car mettant en \u00e9vidence l\u2019absence de r\u00e9pondant pouvant la canaliser. Les bonnes \u00e2mes parleront de mont\u00e9e du <i>populisme<\/i> et du danger des extr\u00e9mismes, mais elles n\u2019offriront pas pour autant d\u2019alternatives, clo\u00eetr\u00e9es dans le cadre \u00e9troit de la rigueur &#8211; dont elles ne savent ni ne veulent sortir &#8211; avec des mots creux et des programmes timor\u00e9s pour seule vaine promesse.<\/p>\n<p><!--more-->Politique, la crise l\u2019est plus explicitement en Belgique, \u00e0 la recherche d\u2019un gouvernement introuvable dans un pays qui ne se reconna\u00eet plus, ou bien en Italie, o\u00f9 une vulgaire <i>emittenza<\/i> retarde son d\u00e9part sans que sa succession soit pr\u00eate. Ou en Grande-Bretagne, o\u00f9 les bases parlementaires de la coalition entre conservateurs et <i>libdems<\/i> sont fragilis\u00e9es par la mise en oeuvre d\u2019un plan de rigueur extr\u00eame. Ou bien en Espagne, o\u00f9 des \u00e9lections am\u00e8neraient si elles avaient lieu maintenant le Parti Populaire de centre-droit au pouvoir, tandis qu\u2019au Portugal la tentative d\u2019un gouvernement de coalition PS-PPD a pour l\u2019instant fait long feu. Ou encore en Allemagne, o\u00f9 la coalition au pouvoir s\u2019appr\u00eate \u00e0 perdre des consultations difficiles, impliquant \u00e0 terme sa reconfiguration. <\/p>\n<p>Une autre nouveaut\u00e9 est apparue en Grande-Bretagne. La mont\u00e9e de l\u2019inflation et la faiblesse de la croissance place la Banque d\u2019Angleterre dans une situation inconfortable, prise entre la n\u00e9cessit\u00e9 de relever ses taux d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de les maintenir bas de l\u2019autre, de laisser suspendu son programme d\u2019achats d\u2019actifs ou au contraire de le relancer pour aider l\u2019\u00e9conomie. Les signes avant-coureurs de la <i>stagflation<\/i> apparaissent, de triste m\u00e9moire dans un pays qui a d\u00e9j\u00e0 connu ce m\u00e9lange de faible croissance et de forte inflation, pr\u00e9lude alors au <i>thatch\u00e9risme<\/i>, une p\u00e9riode noire ou b\u00e9nie suivant que l\u2019on \u00e9tait pauvre ou riche, avec cette fois-ci la promesse de gratter encore plus jusqu\u2019\u00e0 l\u2019os. <\/p>\n<p>Au sein de la zone euro, l\u2019Espagne reste le pays de tous les dangers. On y d\u00e9couvre subitement d&rsquo;une part que les banques n\u2019y sont pas en aussi bonne sant\u00e9 que certains l&rsquo;affirment, et d&rsquo;autre part que la crise immobili\u00e8re continue de couver, propageant lentement mais s\u00fbrement ses miasmes. Des chiffres inqui\u00e9tants circulent, calcul\u00e9s par Moody\u2019s ou par UBS, faisant \u00e9tat d\u2019importants besoins de recapitalisation des banques dans l\u2019ann\u00e9e qui vient, en fonction des pertes attendues. <\/p>\n<p>De nouvelles \u00e9missions obligataires \u00e0 12 et 18 mois viennent de voir les taux s\u2019envoler, signe des incertitudes qui planent \u00e0 court terme. Selon un d\u00e9compte dont on ne garantit pas la rigueur, Elena Salgado, la ministre des finances, vient pour la 58<sup>\u00e8me<\/sup> fois de d\u00e9clarer sur un ton convaincu que \u00ab\u00a0l\u2019Espagne n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre aid\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Giulio Tremonti, son homologue italien, pourrait bient\u00f4t la rejoindre pour chanter ce m\u00eame refrain. Malgr\u00e9 son maintien au pouvoir de justesse, Silvio Berlusconi n&rsquo;est pas sorti d&rsquo;affaire et l&rsquo;Italie de sa crise politique. L&rsquo;\u00e9cart de ses taux avec ceux de l&rsquo;Allemagne a atteint un record historique il y a deux semaines. <\/p>\n<p>La dette publique italienne, d&rsquo;un montant de 1.867 milliards d&rsquo;euros (120% du PIB), est la troisi\u00e8me mondiale par ordre d&rsquo;importance, alors que les perspectives de croissance sont tr\u00e8s faibles, de l&rsquo;ordre de 1,1% en 2011. Le pays vient de prendre son ticket dans la file des pays qui attendent d&rsquo;entrer dans la zone des temp\u00eates. <\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi le cas de la Belgique, que l&rsquo;agence Standard &#038; Poor&rsquo;s vient de mettre en garde : \u00ab\u00a0Si la Belgique \u00e9choue \u00e0 former bient\u00f4t un gouvernement, une d\u00e9gradation de sa notation pourrait intervenir dans les six mois\u00a0\u00bb. Poursuivant : \u00ab\u00a0l&rsquo;incertitude politique prolong\u00e9e en Belgique pr\u00e9sente des risques pour la r\u00e9putation de solvabilit\u00e9 de son gouvernement\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Le pays doit en effet d\u00e9gager 22 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;ici 2015 pour ramener le d\u00e9ficit public \u00e0 z\u00e9ro, contre 6% du PIB l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, avec pour objectif que la dette ne repasse pas l&rsquo;an prochain au-dessus de 100% du PIB.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s de Bruxelles, qui tentent encore d\u2019exister dans la cacophonie ambiante, viennent de souligner dans un rapport semestriel sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019Europe que \u00ab\u00a0la possibilit\u00e9 de contagion au sein de march\u00e9s tr\u00e8s interconnect\u00e9s signifie que le syst\u00e8me financier de l&rsquo;UE dans son ensemble reste expos\u00e9\u00a0\u00bb. Une tardive reconnaissance que la lancinante question de la dette ne peut se r\u00e9sumer \u00e0 celle de la dette publique, mais qu\u2019elle englobe \u00e9galement la dette priv\u00e9e, plus particuli\u00e8rement celle du syst\u00e8me bancaire. Sans que cette \u00e9vidence soigneusement \u00e9lud\u00e9e soit bien entendu assortie du commencement de l\u2019amorce d\u2019une solution. La tenue prochaine de nouveaux stress tests fait \u00e0 elle seule \u00e9voluer les commentaires, sans m\u00eame attendre leurs r\u00e9sultats&#8230;<\/p>\n<p>Le menu des chefs d\u2019Etat et de gouvernement est d\u00e9j\u00e0 copieux, il est vrai ! Ils pr\u00e9tendent se consacrer en priorit\u00e9 au futur m\u00e9canisme de crise, pour en avancer le lancement de six mois, d\u00e9but 2013. Mais ils ne vont pas pouvoir en rester l\u00e0, devant la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;aborder dans l&rsquo;imm\u00e9diat les sujets qui f\u00e2chent. L\u2019\u00e9mission d\u2019euro-obligations \u00e9vacu\u00e9e sans nuances &#8211; malgr\u00e9 le renfort apport\u00e9 \u00e0 cette option par le FMI, la Commission de Bruxelles et l&rsquo;\u00e9conomiste en chef de l\u2019OCDE &#8211; repousser toute augmentation des moyens mis \u00e0 disposition du fonds de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (EFSF) ne suffira pas pour clore le d\u00e9bat.  <\/p>\n<p>Venant troubler le front du refus emmen\u00e9 par les Allemands, auxquels les Fran\u00e7ais se sont ralli\u00e9s, la Commission de Bruxelles a en effet propos\u00e9 que l\u2019EFSF voit ses pr\u00e9rogatives et instruments \u00e9largis. En mettant \u00e0 disposition des lignes de cr\u00e9dit \u00e0 court terme pour les pays qui en auraient besoin &#8211; \u00e0 la mani\u00e8re du FMI &#8211; ou bien en achetant des obligations souveraines. Une bonne mani\u00e8re faite \u00e0 la BCE, afin qu&rsquo;elle puisse se d\u00e9sengager. Mais cela n&rsquo;en prend pas sp\u00e9cialement le chemin, l&rsquo;immobilisme devrait pr\u00e9valoir.  <\/p>\n<p>Tel le feu qui couve, un autre d\u00e9bat sous-jacent ne pourra \u00eatre totalement \u00e9lud\u00e9. Innocemment pr\u00e9sent\u00e9 sous le terme de renforcement de la \u00ab\u00a0gouvernance \u00e9conomique\u00a0\u00bb et en r\u00e9alit\u00e9 abordant la question de l\u2019avenir de l\u2019Europe, puisque tous, les Allemands en t\u00eate, r\u00e9affirment ces derniers temps avec force leur ind\u00e9fectible attachement \u00e0 l\u2019euro et qu\u2019il faut se donner les moyens de sa conservation. La rigueur et la discipline budg\u00e9taire soit, mais comment y parvenir sans renforcer et coordonner les politiques \u00e9conomiques et fiscales ? <\/p>\n<p>Dans une interview remarqu\u00e9e accord\u00e9e \u00e0 Bild am Sonntag, Wolfgang Sch\u00e4uble &#8211; ministre allemand des finances &#8211;  a d\u00e9clar\u00e9 \u00eatre ouvert \u00e0 une harmonisation de la politique fiscale. Faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019euro, il a avanc\u00e9 qu\u2019\u00ab\u00a0il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que la politique fiscale et budg\u00e9taire serait r\u00e9serv\u00e9e au niveau national. Mais si cela doit changer, nous pouvons en parler\u00a0\u00bb. Par ailleurs, la politique \u00e9conomique allemande se d\u00e9ploie, soit en cherchant \u00e0 ce que que la Pologne rejoigne la zone euro, soit en pr\u00e9voyant d\u2019accro\u00eetre ses exportations en Inde afin de diversifier hors Europe ses d\u00e9bouch\u00e9s. <\/p>\n<p>Toujours dangereusement au bord du pr\u00e9cipice, les gouvernements de la zone euro cherchent \u00e0 serrer les coudes, sans savoir encore trop comment proc\u00e9der. Pris entre un f\u00e9d\u00e9ralisme vide de contenu et le chacun pour soi qui pr\u00e9domine actuellement. Prenant les devants, Jean-Claude Trichet a cadr\u00e9 la discussion avant l\u2019ouverture du sommet europ\u00e9en. Il pr\u00e9conise d\u2019\u00ab\u00a0aller davantage dans la direction d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration\u00a0\u00bb, d\u00e9fendant la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un \u00ab\u00a0bond en avant dans la gouvernance \u00e9conomique n\u00e9cessaire et proportionn\u00e9e \u00e0 l\u2019union mon\u00e9taire que nous avons cr\u00e9\u00e9e\u00a0\u00bb. Le tout au service de la politique de rigueur disciplin\u00e9e qu\u2019il ne cesse de pr\u00e9coniser, ignorant les avertissements du FMI de ne pas sacrifier la relance de la croissance. <\/p>\n<p>L\u2019OCDE n\u2019est pas en reste, consid\u00e9rant dans sa derni\u00e8re \u00e9tude que de \u00ab\u00a0lourdes incertitudes\u00a0\u00bb planent sur une reprise qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0faible et lente\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0priorit\u00e9 imm\u00e9diate\u00a0\u00bb de la r\u00e9duction des d\u00e9ficits pouvant \u00ab\u00a0freiner la croissance \u00e0 court terme\u00a0\u00bb. C\u2019est dans ce but que l&rsquo;organisation pr\u00e9conise de renforcer l&rsquo;Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire, car elle \u00ab\u00a0est venue compliquer la coordination de la r\u00e9ponse \u00e0 la crise, l&rsquo;\u00e9chelon national conservant un grand nombre de pouvoirs et les \u00e9chelons de l&rsquo;UE et de la zone comportant de multiples acteurs\u00a0\u00bb. Le tout afin de mettre en place une surveillance accrue des d\u00e9ficits budg\u00e9taires, avec \u00e0 la cl\u00e9 des sanctions \u00ab\u00a0appliqu\u00e9es quasi-automatiquement\u00a0\u00bb. De mani\u00e8re significative, mais accessoire, le document de l&rsquo;OCDE reconnait que \u00ab\u00a0de nouvelles op\u00e9rations de recapitalisation des banques pourraient \u00eatre n\u00e9cessaires\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>En attendant, c\u2019est de la recapitalisation de la BCE qu\u2019il est question. En formulant cette perspective, que cherche donc Jean-Claude Trichet ? Devant se r\u00e9soudre \u00e0 poursuivre son soutien des pays de la zone des temp\u00eates sur le march\u00e9 obligataire, il demande aux Etats et \u00e0 leurs banques centrales de mettre au pot en doublant le capital de la BCE, non sans s&rsquo;\u00eatre assur\u00e9 du soutien pr\u00e9alable de l\u2019Allemagne. <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 elle, la BCE est entra\u00een\u00e9e sur une pente et veut interrompre la glissade. Jean-Claude Trichet veut par son intervention signifier aux gouvernements que les achats obligataires de la BCE ne sont pas illimit\u00e9s et qu&rsquo;ils doivent prendre leurs responsabilit\u00e9s, comme il n&rsquo;a cess\u00e9 de l&rsquo;affirmer. Car, en r\u00e9alit\u00e9, aucune augmentation de capital n&rsquo;est n\u00e9cessaire, l&rsquo;Eurosyst\u00e8me, qui regroupe la BCE et les banques centrales nationales, \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 solidaire en raison de ses m\u00e9canismes internes pour les achats effectu\u00e9s et \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Le contexte g\u00e9n\u00e9ral du march\u00e9 obligataire n&rsquo;en est pas moins inqui\u00e9tant. Selon Unicredit, la m\u00e9gabanque italienne, les pays de la zone euro devront aller chercher 560 milliards d\u2019euros en 2011, soit 45 milliards de plus que cette ann\u00e9e, le montant le plus \u00e9lev\u00e9 depuis la cr\u00e9ation de l\u2019euro. Dans un contexte g\u00e9n\u00e9ral de hausse des taux, qui atteint \u00e9galement les Etats-Unis, quels taux les pays europ\u00e9ens devront-ils consentir, qu&rsquo;ils soient ou non pris dans la zone des temp\u00eates ? <\/p>\n<p>Deux facteurs vont se conjuguer pour contribuer \u00e0 cette hausse. 1\/ La concurrence avec les banques, dont les prochains stress tests, s&rsquo;ils veulent \u00eatre plus cr\u00e9dibles que les pr\u00e9c\u00e9dents, ne pourront pas totalement masquer le besoin de recapitalisation de certaines. 2\/ L&rsquo;exode des capitaux engag\u00e9 vers le nouvel eldorado des pays <i>\u00e9mergents<\/i>, que la Banque des r\u00e8glements internationaux a d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9.  Soit dans le cadre d\u2019op\u00e9rations \u00e0 court terme de <i>carry-trade<\/i> sur le march\u00e9 mon\u00e9taire, soit afin de participer au d\u00e9veloppement des nouveaux march\u00e9s financiers. <\/p>\n<p>La politique europ\u00e9enne a d\u00e9cid\u00e9ment comme constante d\u2019\u00eatre toujours d\u00e9cid\u00e9e par d\u00e9faut. Le prochain sommet n&rsquo;y fera pas exception. Ses modalit\u00e9s \u00e9voluant au fil du temps et des circonstances, elle suit toutefois une m\u00eame ligne directrice : les Etats doivent \u00eatre soumis \u00e0 une grande rigueur de gestion et se financer aupr\u00e8s des banques commerciales, tandis que celles-ci b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une grande souplesse\u00a0et sont financ\u00e9es par la BCE. <\/p>\n<p>Cela revient \u00e0 ce que les financiers appellent dans leur langage une <i>asym\u00e9trie de traitement<\/i> et que le commun des mortels d\u00e9nonce comme \u00e9tant \u00ab\u00a0deux poids, deux mesures\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>R\u00e9unis jeudi et vendredi prochains en Conseil europ\u00e9en, les chefs d\u2019Etat et de gouvernement vont ramasser les copies pour adopter \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 un communiqu\u00e9 final avec pour objectif de stopper la cacophonie de ces derniers jours. 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