{"id":19766,"date":"2010-12-30T16:47:38","date_gmt":"2010-12-30T16:47:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=19766"},"modified":"2013-01-02T14:50:16","modified_gmt":"2013-01-02T13:50:16","slug":"lactualite-de-la-crise-une-patate-toujours-aussi-chaude-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/12\/30\/lactualite-de-la-crise-une-patate-toujours-aussi-chaude-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>UNE PATATE TOUJOURS AUSSI CHAUDE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Que r\u00e9serve l\u2019ann\u00e9e qui vient \u00e0 l\u2019Europe ? Oser un pronostic a-t-il un sens dans un domaine o\u00f9 ils sont si souvent d\u00e9jou\u00e9s pour \u00eatre si arrangeants\u00a0? A premi\u00e8re vue, les regards sont tourn\u00e9s vers le sort qui va \u00eatre r\u00e9serv\u00e9 aux maillons faibles de la cha\u00eene, d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9s : le Portugal et l\u2019Espagne, l\u2019Italie et la Belgique. Avec pour thermom\u00e8tre l\u2019\u00e9volution de leurs taux obligataires, sans m\u00eame attendre le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e (1). Ainsi qu\u2019en direction des Allemands et Fran\u00e7ais et de leurs laborieuses tentatives de colmater les br\u00e8ches au fur et \u00e0 mesure qu\u2019elles apparaissent, \u00e0 propos desquelles un coin du voile sera sauf retard lev\u00e9 d\u00e8s janvier. <\/p>\n<p>Pourtant, rien ne rend inexorable la continuation de la crise europ\u00e9enne, tout du moins sous la forme qu\u2019elle a emprunt\u00e9e pour d\u00e9buter. Un soudain \u00e9largissement de la zone des temp\u00eates est tout autant possible que la poursuite d\u2019une situation profond\u00e9ment incertaine, la premi\u00e8re hypoth\u00e8se restant toujours probable. La crise n\u2019en sera pas finie pour autant dans sa dimension europ\u00e9enne, sa dynamique pouvant emprunter plusieurs chemins, aucun n\u2019aboutissant \u00e0 sa solution. Voil\u00e0 ce qui peut \u00eatre pr\u00e9dit, en toute confiance si l\u2019on ose dire. <\/p>\n<p>Le m\u00eame cort\u00e8ge de mots magiques et utilis\u00e9s \u00e0 tout propos va accompagner ses prochains \u00e9pisodes\u00a0: r\u00e9duction de la dette, d\u00e9faut et restructuration, comp\u00e9titivit\u00e9, croissance et r\u00e9cession, inflation et d\u00e9valuation. Les uns appel\u00e9s \u00e0 la rescousse en pure perte, sans trop s\u2019appesantir sur ce qu\u2019ils recouvrent r\u00e9ellement,\u00a0les autres brandis comme autant de mena\u00e7ants \u00e9pouvantails, qu\u2019il suffirait d\u2019agiter. Sans plus de r\u00e9sultat dans les deux cas. <\/p>\n<p><!--more-->Plus tard, le cas de l\u2019Irlande sera sans doute pr\u00e9sent\u00e9 comme le symbole m\u00eame de cet \u00e9chec. Non pas tant en raison du gigantisme de la crise financi\u00e8re des banques en regard de la dimension du pays, mais plus certainement \u00e0 cause de l\u2019absurdit\u00e9 d\u2019un <i>sauvetage<\/i> europ\u00e9en qui consiste \u00e0 d\u00e9bloquer des liquidit\u00e9s pour sauver \u00e0 n\u2019importe quel prix les banques, tout en accroissant ainsi sa future insolvabilit\u00e9. <\/p>\n<p>On ne sait pas encore, il est vrai, ce qui symbolisera le mieux la suite des brillantes op\u00e9rations de <i>sauvetage<\/i> engag\u00e9es. Le pire est \u00e0 craindre, car on continue de r\u00e9solument tourner le dos \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. A ne vouloir prendre en compte la dette que lorsqu\u2019elle est publique, contre toute vraisemblance. A tenter de r\u00e9\u00e9quilibrer en interne la <i>comp\u00e9titivit\u00e9<\/i>, alors que c\u2019est celle de l\u2019Europe qui globalement pose probl\u00e8me, au sein de laquelle l\u2019Allemagne fait fragilement exception. <\/p>\n<p>Cette faiblesse de l\u2019Europe est partag\u00e9e avec les Etats-Unis : elle r\u00e9sulte en derni\u00e8re instance de l\u2019\u00e9mergence des pays membres d\u00e9sormais du BRICS, depuis que l&rsquo;Afrique du Sud a officiellement rejoint le Br\u00e9sil, la Russie, l&rsquo;Inde et la Chine, adoub\u00e9e par ses pairs. La localisation de la production &#8211; \u00e0 la source des nouveaux flux du commerce international et de l\u2019accumulation des surplus mon\u00e9taires &#8211; devant beaucoup aux salaires plus bas qui y r\u00e8gnent mais plus encore \u00e0 l\u2019afflux de capitaux occidentaux \u00e0 la recherche d\u2019une meilleure rentabilit\u00e9 industrielle. <\/p>\n<p>C\u2019est ce que l\u2019on appelle la <i>d\u00e9localisation<\/i>, \u00e0 laquelle il n\u2019est pas propos\u00e9 d\u2019autre rem\u00e8de en Europe que des <i>r\u00e9formes structurelles<\/i> du march\u00e9 du travail, c\u2019est-\u00e0-dire la baisse de son co\u00fbt pour tenter de renouer avec une <i>comp\u00e9titivit\u00e9<\/i> perdue.  Avec l\u2019espoir, pour raccourcir les d\u00e9lais de ce tr\u00e8s lent r\u00e9\u00e9quilibrage, que les salaires vont vite augmenter dans les pays <i>\u00e9mergents<\/i>, eux-m\u00eames rong\u00e9s par l\u2019inflation import\u00e9e par les capitaux sp\u00e9culatifs et apatrides qui s\u2019y pr\u00e9cipitent. <\/p>\n<p>Le cadre national, on le voit, n\u2019est plus propice ni \u00e0 l\u2019analyse \u00e9conomique, ni \u00e0 la solution des probl\u00e8mes qui y sont rencontr\u00e9s. Pourquoi s\u2019acharner \u00e0 y rester inscrit ou pr\u00e9coniser d\u2019y retourner ? Le monde est devenu un gigantesque march\u00e9 au sein duquel les capitaux circulent sans entraves, et les marchandises presque autant. Opposer les Allemands aux autres Europ\u00e9ens n\u2019a pas plus de sens que d\u2019en faire autant vis-\u00e0-vis des Am\u00e9ricains ou bien des Chinois. La cl\u00e9 est globale, comme l\u2019est le verrou \u00e0 faire sauter. <\/p>\n<p>Par leur puissance et leur opacit\u00e9, comme par leur responsabilit\u00e9, les banques personnifient la responsabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier, en faillite mais continuant n\u00e9anmoins de mener le jeu \u00e0 sa convenance.  Tout bilan lucide de la r\u00e9gulation made in USA, qui fait de facto jurisprudence en Europe, en prend acte, comme <a href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/news\/2010-12-28\/out-of-lehman-s-ashes-wall-street-gets-what-it-wants-as-government-obliges.html\">le confirme<\/a> l\u2019agence de presse Bloomberg, peu suspecte d&rsquo;<i>anti-capitalisme<\/i>. <\/p>\n<p>Si l\u2019on ne voulait prendre qu\u2019un seul exemple du mutisme suspect des banques, la derni\u00e8re d\u00e9claration de Fr\u00e9d\u00e9ric Oud\u00e9a &#8211; Pdg de la Soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et depuis un mois nouveau pr\u00e9sident de l\u2019Institut de la Finance Internationale (IIF), le lobby des m\u00e9gabanques &#8211; serait sans nul doute ad\u00e9quate. Sans nuance, il vient en effet de se prononcer purement et simplement contre la tenue de nouveaux <i>stress tests<\/i> europ\u00e9ens des banques, annonc\u00e9s et confirm\u00e9s par la BCE. Qui aura le dernier mot,\u00a0est-on en droit de se demander ? <\/p>\n<p>Juch\u00e9s sur une montagne de dettes qu\u2019ils ne savent pas r\u00e9sorber, \u00e0 la recherche sans y croire d\u2019une croissance probl\u00e9matique et confront\u00e9s \u00e0 une crise sociale aux manifestations impr\u00e9visibles et donc craintes, les gouvernements europ\u00e9ens sont \u00e0 la recherche&#8230; d\u2019un compromis politique. A d\u00e9faut de s&rsquo;atteler \u00e0 la mise en \u0153uvre d&rsquo;une strat\u00e9gie \u00e9conomique commune, qui les am\u00e8nerait \u00e0 des remises en question auxquelles ils ne peuvent souscrire. Ils restent donc pris au pi\u00e8ge et au final victimes consentantes du syst\u00e8me inachev\u00e9 qu\u2019ils ont eux-m\u00eames b\u00e2ti. <\/p>\n<p>Le jeu de la patate chaude qui a \u00e9t\u00e9 entrepris se poursuit. Dernier \u00e9pisode, la BCE tente de sortir de la piste glissante sur laquelle elle a du s\u2019engager. Car si elle se sait condamn\u00e9e \u00e0 continuer d\u2019assurer les fins de mois des banques les plus mis\u00e9rables, elle ne veut pas continuer \u00e0 en faire autant pour les Etats et \u00eatre pris dans un m\u00eame engrenage sans fin. Il la m\u00e8nerait \u00e0 devoir ouvertement transgresser l\u2019interdit de la mise en route de la planche \u00e0 billet, qu\u2019elle se contente pour le moment de contourner. Avec quelques difficult\u00e9s, si l&rsquo;on en croit le gros loup\u00e9 de sa derni\u00e8re op\u00e9ration d&rsquo;ass\u00e9chement des liquidit\u00e9s.  <\/p>\n<p>Or, il n\u2019y a pas trente-six possibilit\u00e9s pour calmer le jeu et gagner du temps. Si l\u2019on ferme l\u2019issue de la d\u00e9valuation &#8211; qui impose un \u00e9clatement de la zone euro &#8211; ainsi que celle de la restructuration de la dette publique &#8211; qui d\u00e9place vers les banques le probl\u00e8me &#8211; et si l\u2019on consid\u00e8re que la planche \u00e0 billet doit \u00eatre au plus vite arr\u00eat\u00e9e et les interventions de la BCE sur le march\u00e9 obligataire stopp\u00e9es, il ne reste que les Etats pour prendre le relais. Mais comment le pourraient-ils ? <\/p>\n<p>Le d\u00e9bat sur l\u2019accroissement des moyens mis \u00e0 disposition du fonds de stabilit\u00e9 (EFSF) est accessoire, sauf pour la BCE qui y pousse pour se retirer au plus vite. T\u00f4t ou tard, sous la pression des \u00e9v\u00e9nements, il sera si n\u00e9cessaire pourvu. Selon des conditions financi\u00e8res que <i>les march\u00e9s<\/i> vont sans tarder commencer \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler, \u00e0 l\u2019occasion de la premi\u00e8re \u00e9mission de l\u2019EFSF destin\u00e9e \u00e0 financer le <i>sauvetage<\/i> irlandais. <\/p>\n<p>Celui qui porte sur la participation des banques \u00e0 de futures restructurations de dette, rendues dans l&rsquo;imm\u00e9diat autant que possible anodines, va n\u00e9cessairement rebondir ; ainsi que celui sur la seule forme de mutualisation de la dette publique qui pourrait avoir l\u2019autorit\u00e9 n\u00e9cessaire pour s\u2019imposer : l\u2019\u00e9mission d\u2019euros-obligations. Mais ce ne seront dans le meilleur des cas qu\u2019autant de tardifs palliatifs laissant entier le probl\u00e8me de la croissance, sans laquelle les surplus fiscaux n\u00e9cessaires ne sauront \u00eatre d\u00e9gag\u00e9s par les Etats. Faisant peser tout le poids de la r\u00e9sorption de la dette sur les mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n<p>Certes, il y a toujours du bon dans du mauvais, se consolent ceux qui dans cette circonstance voient s\u2019ouvrir de nouveaux march\u00e9s. Par exemple ceux de la retraite par capitalisation et du financement priv\u00e9 de la sant\u00e9, pour ne prendre que deux exemples des plus saillants. Ou bien r\u00e9sultant de la vente d\u2019infrastructures et d\u2019\u00e9quipements publics, notamment dans le secteur des transports. Avec comme cons\u00e9quence dans tous les cas d\u2019\u00e9tendre le champ de la <i>financiarisation<\/i>, alors qu\u2019elle d\u00e9montre sans l\u2019ombre d\u2019une \u00e9quivoque ses m\u00e9faits, comme si \u00e9tait proclam\u00e9 vainqueur une recette qui a \u00e9t\u00e9 aux yeux de tous d\u00e9faite. <\/p>\n<p>Mais l\u2019affaire peut-elle en rester l\u00e0 ? Les gouvernements europ\u00e9ens ont lanc\u00e9 le m\u00e9canisme d&rsquo;une bombe \u00e0 retardement, en annon\u00e7ant que les d\u00e9tenteurs de la dette \u00e9mise \u00e0 partir de 2013 pourront subir le d\u00e9sagr\u00e9ment d\u2019une d\u00e9cote des obligations auxquelles ils auront souscrit. <i>Les march\u00e9s<\/i>, qui s\u2019enorgueillissent de leur capacit\u00e9 d\u2019anticipation, risquent fort de se d\u00e9tourner sans attendre d\u2019un secteur d\u2019investissement d\u00e9cid\u00e9ment trop impr\u00e9visible, soumis aux al\u00e9as de d\u00e9cisions politiques trop incertaines. On ne leur fait pas. <\/p>\n<p>Ajout\u00e9e \u00e0 la forte tension sur les taux que l\u2019on constate aux Etats-Unis (2), alors que les \u00e9missions de ces derniers ne cessent de cro\u00eetre, cette nouvelle distance prise par <i>les march\u00e9s<\/i> n\u2019augure rien de bon pour le march\u00e9 obligataire mondial. M\u00eame les pays les mieux not\u00e9s pourront-ils s\u2019en abstraire ? Ne sommes-nous pas entr\u00e9s dans une phase de hausse des taux obligataires, tant en raison du risque grandissant dont la dette publique est assortie que de l\u2019accroissement du volume de sa demande ?  <\/p>\n<p>Les analystes et les institutions financi\u00e8res n\u2019arr\u00eatent pas de faire et de refaire leurs comptes et d\u2019additionner les besoins de financements publics et priv\u00e9s, d\u00e8s 2011, en se demandant si le prochain krach ne pourrait pas \u00eatre obligataire. Constatant en m\u00eame temps que le march\u00e9 des mati\u00e8res premi\u00e8res et des m\u00e9taux pr\u00e9cieux ne pourra pas servir de refuge \u00e0 tout le monde, car les places y sont d\u00e9j\u00e0 prises et les quantit\u00e9s limit\u00e9es. <\/p>\n<p>Une fois de plus emport\u00e9s par leur propre logique, <i>les march\u00e9s<\/i> risquent d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau les artisans de leur propre perte. Qu\u2019il soit jou\u00e9 en Europe, aux Etats-Unis, ou \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du monde entier, le jeu de la patate chaude pourrait avoir trouv\u00e9 ses limites\u00a0: quand plus aucun candidat ne se manifeste pour la prendre, n&rsquo;ayant personne ensuite \u00e0 qui la refiler. <\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8211;<br \/>\n(1) <i>Les Italiens ont du hier jeudi conc\u00e9der pour une \u00e9mission d\u2019obligations \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance de dix ans un taux en tr\u00e8s forte hausse de 4,8%, au lieu de 4,43% en novembre dernier. Rendant de plus en plus probl\u00e9matique un retour sur le march\u00e9, le taux des obligations grecques \u00e0 10 ans a quant \u00e0 lui atteint le m\u00eame jour 12,533%, un niveau encore jamais atteint.<\/i><\/p>\n<p>(2)  <i>35 milliards de dollars de T-notes \u00e0 5 ans ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis hier jeudi, au taux de 2,075% au lieu de 1,365% en novembre dernier. Quelles que soient les maturit\u00e9s, tous les taux se tendent. On attend aujourd\u2019hui les r\u00e9sultat d\u2019une adjudication de 29 milliards de dollars \u00e0 7 ans.<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Que r\u00e9serve l\u2019ann\u00e9e qui vient \u00e0 l\u2019Europe ? Oser un pronostic a-t-il un sens dans un domaine o\u00f9 ils sont si souvent d\u00e9jou\u00e9s pour \u00eatre si arrangeants\u00a0? 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