{"id":19853,"date":"2011-01-01T10:33:21","date_gmt":"2011-01-01T10:33:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=19853"},"modified":"2013-01-02T14:50:14","modified_gmt":"2013-01-02T13:50:14","slug":"lannee-2010-la-derniere-cartouche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/01\/01\/lannee-2010-la-derniere-cartouche\/","title":{"rendered":"<b>L&rsquo;ANNEE 2010 : LA DERNIERE CARTOUCHE<\/b>"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>Ce texte est un \u00ab article presslib\u2019 \u00bb (*) <\/strong><\/p><\/blockquote>\n<h3>Article paru dans <strong>L\u2019ENA hors-les-murs<\/strong>, janvier 2011<\/h3>\n<p>L\u2019ann\u00e9e financi\u00e8re 2010 s\u2019est caract\u00e9ris\u00e9e par le r\u00e9tr\u00e9cissement des options pour toutes les nations.<\/p>\n<p>En raison d\u2019une concentration excessive de la richesse, le financement des entreprises, le revenu des m\u00e9nages, avaient \u00e9t\u00e9 partiellement remplac\u00e9s par des cr\u00e9dits. En 2008, le ch\u00e2teau de cartes du cr\u00e9dit s\u2019est \u00e9croul\u00e9. On a parl\u00e9 de \u00ab crise de liquidit\u00e9 \u00bb au lieu d\u2019insolvabilit\u00e9 pour permettre aux \u00c9tats de renflouer les banques en catimini en leur avan\u00e7ant des fonds \u00e0 taux z\u00e9ro ou \u00e0 peu pr\u00e8s par le biais de leur banque centrale. Au lieu de pr\u00eater cet argent-l\u00e0 \u00e0 des entreprises ou \u00e0 des particuliers, qui auraient \u00e9t\u00e9 bien incapables de les rembourser le temps venu dans le contexte de r\u00e9cession qui s\u2019\u00e9tait cr\u00e9\u00e9, les banques commerciales ont remis cet argent en pension aupr\u00e8s des banques centrales ou ont achet\u00e9 des emprunts d\u2019\u00c9tat. Comme les \u00c9tats s\u2019\u00e9taient surendett\u00e9s pour renflouer les banques, et s\u2019\u00e9taient port\u00e9s garants de leur solvabilit\u00e9, et que leurs rentr\u00e9es baissaient du fait de la r\u00e9cession, le taux exig\u00e9 sur leur dette par le march\u00e9 des capitaux grimpait et la valeur de leurs emprunts baissait parall\u00e8lement. Du coup, le portefeuille des banques se d\u00e9valorisait. Ce qui les obligeait \u00e0 se recapitaliser. Les banques s\u2019affaiblissaient parce que leur portefeuille \u00e9tait bourr\u00e9 d\u2019emprunts d\u2019\u00c9tat qui perdaient de leur valeur parce que les \u00c9tats s\u2019\u00e9taient affaiblis en venant \u00e0 la rescousse des banques : une spirale infernale s\u2019\u00e9tait amorc\u00e9e.<\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, les autorit\u00e9s, comme les \u00e9conomistes, et comme la population toute enti\u00e8re, ont guett\u00e9 anxieusement en 2010 les signes d\u2019une reprise qui ne fut jamais au rendez-vous. La chasse quotidienne aux indices de rebond constituait un spectacle particuli\u00e8rement navrant. Que des profanes en mati\u00e8re \u00e9conomique imaginent qu\u2019un indice isol\u00e9, comme un chiffre du ch\u00f4mage un peu meilleur que d\u2019habitude, ou un prix de l\u2019immobilier en hausse l\u00e9g\u00e8re, puisse repr\u00e9senter \u00e0 lui tout seul un signe de reprise est excusable puisque la complexit\u00e9 de la machine \u00e9conomique peut tr\u00e8s bien leur \u00eatre inintelligible, mais que des \u00e9conomistes professionnels succombent \u00e0 de telles illusions (s\u2019ils sont dupes) ou participent \u00e0 de telles campagnes de propagande (s\u2019ils ne le sont pas) \u00e9tait sp\u00e9cialement inqui\u00e9tant.<\/p>\n<p>Devant un chiffre du ch\u00f4mage bloqu\u00e9 au taux officiel de 10 % et officieux de 17 %, et un stock immobilier qu\u2019il faudrait pr\u00e8s de neuf ans pour \u00e9couler (107 mois), l\u2019Am\u00e9rique \u00e9tait hant\u00e9e par le spectre de la d\u00e9flation. Elle n\u2019 h\u00e9sita pas\u00a0: elle eut recours \u00e0 l\u2019arme ultime qu\u2019est l\u2019<em>assouplissement quantitatif<\/em>, euph\u00e9misme utilis\u00e9 pour d\u00e9signer la planche \u00e0 billets, arme que le statut de monnaie de r\u00e9f\u00e9rence et de r\u00e9serve de sa devise lui offrait, quitte \u00e0 exporter ses probl\u00e8mes \u00e0 la surface du globe sous la forme de dollars d\u00e9valu\u00e9s de fait cherchant \u00e0 se placer dans des \u00e9conomies en moins mauvaise posture que la sienne. La man\u0153uvre ne fut gu\u00e8re appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Au sommet du G20 \u00e0 S\u00e9oul en novembre, les \u00c9tats-Unis se sont retrouv\u00e9s dans une situation in\u00e9dite\u00a0: isol\u00e9s face \u00e0 une coalition constitu\u00e9e du reste du monde. Il n\u2019en est pour autant rien sorti\u00a0: devant la d\u00e9t\u00e9rioration \u00e9conomique de l\u2019Occident et le dynamisme du reste du monde, le G20 qui promettait monts et merveilles en mati\u00e8re de gouvernance mondiale a confirm\u00e9 en 2010 l\u2019impuissance qui est la sienne depuis sa mise en place en 2008.<\/p>\n<p>L\u2019Am\u00e9rique n\u2019a \u00e9voqu\u00e9 \u00e0 aucun moment la crainte de la d\u00e9flation comme sa motivation pour recourir \u00e0 la planche \u00e0 billets\u00a0: elle a parl\u00e9 plut\u00f4t de relancer son \u00e9conomie. Pendant ce temps-l\u00e0, l\u2019Europe de la zone euro choisissait d\u2019accorder la priorit\u00e9 au r\u00e8glement de sa dette publique, quitte \u00e0 sacrifier la relance, puisque l\u2019aust\u00e9rit\u00e9, freinant la consommation, entra\u00eene n\u00e9cessairement une contraction de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>L\u2019Europe, comme les \u00c9tats-Unis d\u2019ailleurs, avaient fait le choix depuis 2008 de sauver les investisseurs \u00e0 tout prix. Choix dont il faudra un jour \u00e9crire l\u2019histoire et analyser les motivations et les ressorts. La premi\u00e8re fausse note de cette partition viendrait d\u2019Angela Merkel, le premier ministre allemand, qui engagea la zone euro dans une voie in\u00e9dite\u00a0: mettre \u00e0 contribution les investisseurs en cas de difficult\u00e9s \u00e0 partir de 2013. Les pr\u00eateurs aux \u00c9tats europ\u00e9ens se sont en effet vu annoncer qu\u2019\u00e0 partir de cette date, la prime de risque qu\u2019ils int\u00e8grent dans le coupon r\u00e9clam\u00e9 sur la dette d\u2019\u00c9tat deviendra pour de bon ce qu\u2019ils ont toujours affirm\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 savoir une prime de risque \u00e0 proprement parler, cens\u00e9e couvrir le risque de d\u00e9faut de l\u2019emprunteur. Reste \u00e0 voir si les pr\u00eateurs seront heureux d\u2019\u00eatre pris au mot \u2013 m\u00eame si c\u2019est sur le tard dans l\u2019histoire du capitalisme \u2013 et toujours aussi nombreux dans le nouveau cadre d\u00e9fini par ce codicille.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr la zone euro n\u2019avait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 plus d\u2019autre choix, s\u2019\u00e9tant engag\u00e9e avec le sauvetage de la Gr\u00e8ce au printemps 2010 et de l\u2019Irlande \u00e0 l\u2019automne, dans une voie sans issue\u00a0: celle o\u00f9 viennent en aide aux nations qui d\u00e9faillent \u2013 dont le nombre cro\u00eet sans cesse \u2013, le groupe des survivants parmi les seize nations \u2013 dont la taille diminue dans la m\u00eame proportion. C\u2019est qu\u2019apr\u00e8s la Gr\u00e8ce et l\u2019Irlande, le Portugal et l\u2019Espagne apparaissaient eux comme imm\u00e9diatement menac\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans la zone euro, l\u2019\u00c9tat le plus affaibli, la Gr\u00e8ce, a cri\u00e9 au secours le premier. On a cr\u00e9\u00e9 tant bien que mal apr\u00e8s des atermoiements co\u00fbteux, un fonds de garantie europ\u00e9en. On \u00e9tait en mai, les choses se sont tass\u00e9es. Cinq\u00a0 mois plus tard, l\u2019attention s\u2019est tourn\u00e9e vers l\u2019Irlande dont le secteur bancaire, nationalis\u00e9 \u00e0 divers degr\u00e9s, continuait de r\u00e9clamer un soutien abyssal, repr\u00e9sentant pour 2010 pas moins de 32 % du Produit Int\u00e9rieur Brut de la petite nation de 4,5 millions d\u2019habitants, une somme qui pourrait atteindre au total 150 milliards d\u2019euros.\u00a0 Dans les conversations entre l\u2019Allemagne et la France, le mot \u00ab restructuration \u00bb cessa bient\u00f4t d\u2019\u00eatre tabou quand on parlait de la dette de l\u2019Irlande, de la Gr\u00e8ce, et des prochains dominos \u00e0 tomber qu\u2019\u00e9taient le Portugal et l\u2019Espagne. Et sinon la \u00ab\u00a0restructuration\u00a0\u00bb, du moins le \u00ab r\u00e9\u00e9chelonnement \u00bb \u2013 ce qui du point de vue des cr\u00e9anciers veut dire la m\u00eame chose : qu\u2019une partie de la somme escompt\u00e9e manquera \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e. Quoi qu\u2019il en soit, ce seraient les d\u00e9tenteurs d\u2019emprunts d\u2019\u00c9tat \u2013 au premier rang desquels les banques \u2013 qui paieraient cette fois. Du moins si elles peuvent encaisser la perte. Si elles ne le peuvent pas et si elles figurent au palmar\u00e8s des vingt banques \u00ab Too Big to Fail \u00bb, trop grosses pour faire d\u00e9faut \u2013 entendez \u00ab sans que tout ne s\u2019effondre \u00bb \u2013 \u00e9tabli par le Conseil de Stabilit\u00e9 Financi\u00e8re du G20, il faudra que les \u00c9tats les sauvent. Avec quel argent ? Excellente question\u00a0: serait-ce en faisant r\u00e9gler l\u2019ardoise des vingt plus grosses banques du monde par le Fonds Mon\u00e9taire International, le payeur de dernier ressort\u00a0? Impossible puisque, vivant des cotisations des \u00c9tats membres, ses ressources \u00e0 lui ne sont pas non plus infinies.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les nations \u00e9mergentes commun\u00e9ment appel\u00e9es BRIC (pour Br\u00e9sil, Russie, Inde et Chine) eurent \u00e0 lutter contre les capitaux sp\u00e9culatifs venant rechercher sur leurs march\u00e9s des taux que les nations d\u00e9clinantes ne pouvaient plus offrir. La Chine parvenait encore \u00e0 retirer son \u00e9pingle du jeu, retrouvant un taux\u00a0 de croissance d\u2019avant-crise. Sa situation n\u2019\u00e9tait pas simple cependant, cherchant sa voie \u00e0 t\u00e2tons entre les pesanteurs bureaucratiques du communisme d\u2019antan et l\u2019aventurisme du capitalisme sauvage. \u00ab\u00a0Traverser le gu\u00e9 en s\u2019assurant d\u2019une pierre \u00e0 la fois\u00a0\u00bb, avait dit Deng Xiaoping, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 il inaugurait la nouvelle politique. Mais le gu\u00e9 devient tra\u00eetre avec la pluie qui grossit le flot.<\/p>\n<p>Et les peuples dans tout cela\u00a0? L\u2019ann\u00e9e se terminait sous le signe de leur r\u00e9bellion. Le 6 mai, le passage en boucle sur les \u00e9crans des salles de march\u00e9 du spectacle des \u00e9meutes en Gr\u00e8ce avait provoqu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis un \u00ab\u00a0krach-\u00e9clair\u00a0\u00bb. Les Fran\u00e7ais avaient manifest\u00e9 en masse et \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 l\u2019automne. Les Anglais, dont on admirait jusque-l\u00e0 la placidit\u00e9, manifestaient eux aussi contre la suppression brutale de l\u2019\u00c9tat-Providence par David Cameron \u00e0 la t\u00eate d\u2019un gouvernement de coalition dirig\u00e9 par les Conservateurs. En Espagne, la gr\u00e8ve des contr\u00f4leurs a\u00e9riens conduisait \u00e0 d\u00e9clarer l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence. Aux \u00c9tats-Unis, les familles dont le logement \u00e9tait menac\u00e9 de saisie, se rebiffaient \u00e0 la faveur d\u2019une confusion n\u00e9e d\u2019un double syst\u00e8me d\u2019enregistrement des titres de propri\u00e9t\u00e9. Enfin, l\u2019Europe des gouvernants se mettait \u00e0 trembler devant les appels \u00e0 la r\u00e9volution et \u00e0 sa mise en \u0153uvre par la panique bancaire, que lan\u00e7ait \u00c9ric Cantona, gloire du football international. Il rejoignait \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque dans la cat\u00e9gorie des modernes Robin des Bois, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks qui provoquait de son c\u00f4t\u00e9 la panique dans la diplomatie internationale en diffusant 250 000 messages \u00e9chang\u00e9s entre les ambassades am\u00e9ricaines et leur D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat, r\u00e9v\u00e9lant en particulier que ce dernier, rivalisant d\u00e9sormais avec la CIA et la NSA, se consacrait tout entier et \u00e0 plein temps \u00e0 l\u2019espionnage.<\/p>\n<p>En 2010, les d\u00e9penses occasionn\u00e9es par la crise\u00a0: sauvetage du secteur bancaire, relance, ajout\u00e9es au manque \u00e0 gagner d\u00fb \u00e0 la r\u00e9cession, ont entra\u00een\u00e9 les \u00c9tats \u00e0 la suite de leur secteur bancaire. On se retrouvait dans une situation ubuesque o\u00f9 les banques d\u00e9tenaient de la dette d\u2019\u00c9tat d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e en raison de l\u2019aide et de la garantie que les \u00c9tats leur offraient, chacun tirant l\u2019autre par le fond. O\u00f9 cela s\u2019arr\u00eatera-t-il\u00a0?<\/p>\n<blockquote><p><strong>(*) Un \u00ab article presslib\u2019 \u00bb est libre de reproduction en tout ou en partie \u00e0 condition que le pr\u00e9sent alin\u00e9a soit reproduit \u00e0 sa suite. Paul Jorion est un \u00ab journaliste presslib\u2019 \u00bb qui vit exclusivement de ses droits d\u2019auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d\u2019\u00e9crire comme il le fait aujourd\u2019hui tant que vous l\u2019y aiderez. Votre soutien peut s\u2019exprimer <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?page_id=647\">ici<\/a>.<\/strong><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><strong>Ce texte est un \u00ab article presslib\u2019 \u00bb (*) <\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<h3>Article paru dans <strong>L\u2019ENA hors-les-murs<\/strong>, janvier 2011<\/h3>\n<p>L\u2019ann\u00e9e financi\u00e8re 2010 s\u2019est caract\u00e9ris\u00e9e par le r\u00e9tr\u00e9cissement des options pour toutes les nations.<\/p>\n<p>En raison d\u2019une concentration excessive de la richesse, le financement des entreprises, le revenu des m\u00e9nages, avaient \u00e9t\u00e9 partiellement remplac\u00e9s par des cr\u00e9dits. En [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,204,18,21,17],"tags":[382,714,553,40,170,4475,329,33,160,451],"class_list":["post-19853","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-europe","category-monde-financier","category-monnaie","category-politique","tag-angela-merkel","tag-assouplissement-quantitatif","tag-austerite","tag-chine","tag-credit","tag-etats-unis","tag-euro","tag-g20","tag-grece","tag-irlande"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19853","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19853"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19853\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47775,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19853\/revisions\/47775"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19853"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19853"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19853"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}