{"id":19908,"date":"2011-01-02T18:29:18","date_gmt":"2011-01-02T18:29:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=19908"},"modified":"2013-01-02T14:50:13","modified_gmt":"2013-01-02T13:50:13","slug":"lactualite-de-la-crise-la-valse-des-milliards-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/01\/02\/lactualite-de-la-crise-la-valse-des-milliards-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LA VALSE DES MILLIARDS<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Faut-il s\u2019atteler \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture du sc\u00e9nario de la crise europ\u00e9enne en 2011\u00a0?\u00a0C\u2019est bien entendu illusoire, car on ne sait jamais \u00e0 l\u2019avance comment un ch\u00e2teau de cartes va s\u2019\u00e9crouler. Par contre, mettre en place pour 2013 un \u00e9chafaudage permanent, afin de remplacer le provisoire, c\u2019est faire un calcul qui a toutes les chances de se r\u00e9v\u00e9ler faux. <\/p>\n<p>Si l\u2019expression n\u2019\u00e9tait pas us\u00e9e, on dirait que 2011 va \u00eatre une nouvelle ann\u00e9e de tous les dangers. <\/p>\n<p>Car d\u2019autres calculs plus pr\u00e9visibles risquent en effet d\u2019imposer leurs effets, une fois consid\u00e9r\u00e9 dans son ensemble le march\u00e9 obligataire, sur lequel viennent se financer \u00e0 la fois les Etats, les banques et les grandes entreprises. L\u2019addition cumul\u00e9e des besoins de tous est charg\u00e9e et l\u2019on va se bousculer au portillon. <\/p>\n<p><!--more-->Dans les pr\u00e9visions d\u2019\u00e9missions 2011 des pays les plus <i>sensibles<\/i>, aujourd&rsquo;hui le Portugal et l&rsquo;Espagne, les milliards d\u2019euros valsent d\u00e9j\u00e0\u00a0: environ 20 pour les premiers et presque 95 rien que pour les seconds, mais c\u2018est l\u2019Italie qui devrait ouvrir le bal d\u00e8s le premier trimestre, en \u00e9mettant de la dette \u00e0 concurrence dans un premier temps de pr\u00e8s de 50 milliards d\u2019euros. On sait aussi que les \u00e9missions europ\u00e9ennes vont se concentrer dans les six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e et que les risques de contagion d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre vont rester tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s. Selon la m\u00e9gabanque JP Morgan, la zone euro devrait au total lever 760 milliards d\u2019euros en 2011, un montant \u00e0 rapprocher des besoins de ses banques. <\/p>\n<p>Dans son dernier rapport semestriel, publi\u00e9 d\u00e9but d\u00e9cembre dernier, la BCE les chiffrait \u00e0 plus de 1.000 milliards d&rsquo;euros tout confondu, une enveloppe \u00e9quivalent \u00e0 celle des banques am\u00e9ricaines. Voil\u00e0 qui situe le probl\u00e8me du financement de la dette souveraine dans son contexte.  <\/p>\n<p>Il est temps de se rappeler ce que la BCE \u00e9crivait \u00e0 cette occasion : \u00ab\u00a0La principale source d&rsquo;inqui\u00e9tude vient de l&rsquo;interf\u00e9rence entre les probl\u00e8mes de dette souveraine et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de certains segments du secteur bancaire de la zone euro\u00a0\u00bb. Une phrase que son vice-pr\u00e9sident, Vitor Constancio, commentait en \u00e9voquant le risque que cela aboutisse \u00e0 \u00ab une concurrence pour l\u2019\u00e9pargne sur le march\u00e9 des capitaux\u00a0\u00bb entre les Etats et les banques. <\/p>\n<p>Un autre aspect des difficult\u00e9s que pourraient rencontrer les banques a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par l\u2019agence Standard &#038; Poor\u2019s. On sait qu\u2019on attend beaucoup du <i>capital contingent<\/i> &#8211; les obligations nomm\u00e9es CoCos  &#8211; qui permettent de lever des fonds \u00e9ligibles au rang de <i>fonds propres<\/i> sans avoir besoin d\u2019augmenter le capital. Or ce march\u00e9 est balbutiant et la r\u00e9action des investisseurs face \u00e0 l\u2019\u00e9norme demande qui se profile est une inconnue, en particulier en ce qui concerne les taux qui devront \u00eatre propos\u00e9s pour que l\u2019offre soit suffisante. Seules les banques les plus solides et importantes pourraient \u00eatre servies dans ces conditions, mettant les autres dans l\u2019obligation d\u2019augmenter leur capital ou de revoir leur mod\u00e8le \u00e9conomique. Deux nouveaux ferments se pr\u00e9cisent du processus de concentration bancaire qui se pr\u00e9pare. <\/p>\n<p>Pour que ce panorama soit complet, les grandes entreprises doivent \u00eatre \u00e9galement prises en compte. Car elles ont acc\u00e8s \u00e0 ce m\u00eame march\u00e9, contrairement aux plus petites qui se financent aupr\u00e8s des banques. Une certaine inqui\u00e9tude se fait jour de leur c\u00f4t\u00e9, vu la tendance \u00e0 la hausse g\u00e9n\u00e9rale des taux. Tous les analystes recommandent d\u2019ailleurs aux investisseurs de d\u00e9serter le march\u00e9 obligataire &#8211; quand les taux montent, la valeur des obligations baisse &#8211; un avis dont l\u2019on constate d\u00e9j\u00e0 les effets. <\/p>\n<p>Pour les grandes entreprises, qui ne peuvent emprunter \u00e0 20 et 30 ans que sur le march\u00e9, une fen\u00eatre est en train de se refermer. Les banques en ont tir\u00e9 profit en b\u00e9n\u00e9ficiant de leur position d\u2019interm\u00e9diaires, sans avoir besoin de mobiliser des fonds propres devenus pr\u00e9cieux dans la perspective de l\u2019accroissement obligatoire de ceux-ci. Mais ces opportunit\u00e9s vont pour les uns et les autres se restreindre. Quant aux moyennes entreprises, qui n\u2019ont que les banques comme source de financement, l\u2019avenir s\u2019annonce tendu, car ces derni\u00e8res ont d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu&rsquo;elles vont devoir limiter leurs pr\u00eats. <\/p>\n<p>Signe annonciateur des tensions qui se profilent, plusieurs projets de cr\u00e9ation de banques par les soins de grandes entreprises ont vu le jour ces derniers mois. Le dernier en date est intitul\u00e9 Corporate Funding Association et regroupe une vingtaine de grands noms. L\u2019id\u00e9e \u00e9tant de ne pas avoir \u00e0 d\u00e9pendre des banques et de pouvoir se pr\u00e9senter directement sur le march\u00e9, offrant aussi au passage une alternative int\u00e9ressante aux moyennes entreprises. <\/p>\n<p>Si le march\u00e9 obligataire va globalement se tendre  &#8211; on ne sait jusqu\u2019\u00e0 quel point &#8211; les bourses vont se retrouver par contre toutes ragaillardies, aliment\u00e9es par les liquidit\u00e9s fournies par les banques centrales, quand elles ne cr\u00e9ent pas de la monnaie par wagons entiers. Pour le plus grand bonheur des banques qui vont pouvoir renforcer leur r\u00e9serves avec les b\u00e9n\u00e9fices qu\u2019elles en attendent, afin de renforcer leurs fonds propres. <\/p>\n<p>Les jeux en cours sur les march\u00e9s des capitaux visent \u00e0 renforcer le syst\u00e8me financier, mais vont se faire au d\u00e9triment des Etats et des entreprises, pesant dans les deux cas sur la <i>croissance<\/i> et accentuant les tendances r\u00e9cessionnistes. Cette spirale l\u00e0 n\u2019est pas contr\u00f4l\u00e9e et ne peut que s\u2019accentuer. <\/p>\n<p>Mais l\u00e0 n\u2019est sans doute pas l\u2019inconnue la plus forte. 2011 s\u2019annonce comme l\u2019ann\u00e9e de la mont\u00e9e en puissance de la crise sociale en Europe. Car si les plans de rigueur se sont succ\u00e9d\u00e9s, ils ne sont encore entr\u00e9s en application que dans un nombre r\u00e9duit de pays\u00a0: la Gr\u00e8ce, l&rsquo;Irlande et l\u2019Espagne en premier lieu. De nouvelles mesures sont attendues dans ces pays, car il en faut toujours plus pour tenter d\u2019\u00e9quilibrer des comptes qui ne pourront jamais l\u2019\u00eatre. Elles vont par contre entrer en vigueur avec leur plein effet en Grande-Bretagne et au Portugal. <\/p>\n<p>Les autres pays, dont la France, tentant de reculer le moment o\u00f9 il faudra faire de m\u00eame, si possible apr\u00e8s les \u00e9lections. Seuls des signes avant-coureurs de cette crise pour l\u2019instant rampante se sont encore manifest\u00e9s dans cette partie de l\u2019Europe qui apparaissait comme privil\u00e9gi\u00e9e, mais o\u00f9 l&rsquo;on pressent que l\u2019on ne perd rien pour attendre. <\/p>\n<p>La liste des mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, pays par pays, met en \u00e9vidence leur ampleur et la charge qui va peser sur les classes moyennes et <i>ceux d\u2019en-bas<\/i>. La presse britannique a, tous titres confondus, dress\u00e9 en guise de Nouvel An un tableau apocalyptique de ce qui les attend les uns et les autres. Le Telegraph estimait que la perte de revenu pour une famille de la classe moyenne allait \u00eatre de 3.000 livres en moyenne en 2011, si l\u2019on additionne hausse de la TVA, inflation et gel des allocations familiales et des salaires, hausse du prix des transports, de la nourriture et de l\u2019\u00e9nergie, ainsi que la hausse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat. Dans le Times, le repr\u00e9sentant des associations caritatives se contente de pr\u00e9dire pour les ONG et les plus pauvres qui en d\u00e9pendent un \u00ab\u00a0tsunami\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Il faut un invraisemblable g\u00e9nie cr\u00e9atif \u00e0 Richard Lambert, le pr\u00e9sident de la Confederation of British Industry, pour trouver \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie une \u00ab\u00a0\u00e9lasticit\u00e9 naturelle\u00a0\u00bb lui permettant donc de rebondir ; m\u00eame s&rsquo;il ne se fait pas trop d\u2019illusion sur la hauteur de ce rebond, pronostiquant sur la BBC des mois \u00e0 venir \u00ab\u00a0agit\u00e9s et cahoteux \u00ab\u00a0. <\/p>\n<p>A un autre bout de l\u2019Europe, la m\u00eame liste peut \u00eatre dress\u00e9e : augmentations de deux points de la TVA, du prix des transports, de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et de l\u2019essence, baisse des salaires et des retraites des fonctionnaires, hausse des imp\u00f4ts et des cotisations, diminution des prestations sociales et des remboursements de sant\u00e9&#8230; C\u2019est au Portugal, dont la m\u00e9moire des ann\u00e9es de mis\u00e8re est raviv\u00e9e apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enfouie gr\u00e2ce \u00e0 son entr\u00e9e dans l\u2019Europe. Une mis\u00e8re qui revient et dont on tente autant que possible de dissimuler les premi\u00e8res manifestations, pour en avoir honte.<\/p>\n<p>D\u2019autres r\u00eaves sont bris\u00e9s en Espagne, chez le cousin \u00e0 qui on a longtemps tourn\u00e9 le dos. Un million et demi d\u2019\u00e9migr\u00e9s latino-am\u00e9ricains, attir\u00e9s par l\u2019envol \u00e9conomique espagnol et l\u2019embauche dans le secteur du b\u00e2timent se retrouve sur le carreau. Sans compter tous les saisonniers venant du Maghreb et d\u2019Europe de l\u2019Est, qui assuraient les r\u00e9coltes (5,7 millions d\u2019\u00e9migr\u00e9s officiels en tout). Un programme de retour volontaire a \u00e9t\u00e9 mis sur pied pour les premiers par le gouvernement, mais les <i>Latinos<\/i> s\u2019accrochent comme ils peuvent, car ils savent ce qui les attend dans leurs pays, o\u00f9 les bienfaits de la croissance ne sont pas pour eux. <\/p>\n<p>C\u2019est b\u00eate \u00e0 dire, mais derri\u00e8re les chiffres, il y a des gens. <\/p>\n<p>Deux signaux viennent d\u2019\u00eatre donn\u00e9s, qui ne devraient pas \u00eatre davantage ignor\u00e9s. Selon un quotidien grec, l\u2019ex vice-Pr\u00e9sident de la BCE, Lucas Papademos, devenu conseiller du premier ministre, n\u00e9gocierait avec les banques d\u00e9tentrices de la dette souveraine grecque un r\u00e9\u00e9chelonnement de remboursement, parall\u00e8lement aux discussions d\u00e9j\u00e0 en cours avec l\u2019Union europ\u00e9enne et le FMI pour en faire autant avec les 110 milliards d\u2019euros de leurs pr\u00eats. <\/p>\n<p>D\u2019importants reports de remboursement des obligations venant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance de 2013 \u00e0 2015 seraient recherch\u00e9s, en sortie du plan de sauvetage europ\u00e9en. L\u2019id\u00e9e serait non seulement de soulager en l&rsquo;\u00e9talant la charge de remboursement mais surtout d\u2019\u00e9carter l\u2019id\u00e9e qu\u2019un d\u00e9faut de remboursement est in\u00e9vitable et de contribuer ainsi \u00e0 une baisse des taux obligataires, qui continuent de monter. <\/p>\n<p>Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, vient par ailleurs de d\u00e9clarer que \u00ab\u00a0la r\u00e9forme du fonctionnement de la zone euro doit aboutir aussi vite que possible, en particulier afin de rendre effectif le pacte de stabilit\u00e9 et de croissance, et le M\u00e9canisme Europ\u00e9en de Stabilit\u00e9 doit se concr\u00e9tiser avant 2013, si possible\u00a0\u00bb. Il dit tout haut ce que tout le monde ou presque pense tout bas.<\/p>\n<p>Le compromis politique franco-allemand qui a abouti \u00e0 la mise sur pied du fonds de stabilit\u00e9 europ\u00e9en (EFSF), ainsi qu\u2019\u00e0 un assouplissement des sanctions pour les pays ne respectant pas \u00e0 l\u2019avenir le pacte de stabilit\u00e9, est un vilain petit canard boiteux. Ces n\u00e9gociations grecques d\u2019un c\u00f4t\u00e9 &#8211; qui demandent \u00e0 \u00eatre confirm\u00e9s &#8211; la d\u00e9claration du gouverneur de la BCE de l\u2019autre, concourent pour le confirmer. <\/p>\n<p>Dans le secret des antichambres, des discussions se poursuivent entre les Allemands et les Fran\u00e7ais, afin d\u2019essayer de cr\u00e9dibiliser une volont\u00e9 commune. Mais faute de se traduire par la d\u00e9finition d\u2019une strat\u00e9gie \u00e9conomique europ\u00e9enne et de prendre en compte l&rsquo;insolvabilit\u00e9 publique et priv\u00e9e qui affecte l\u2019Europe, le nouveau compromis politique qui se pr\u00e9pare ne r\u00e9soudra toujours rien. <\/p>\n<p>Les tensions accrues sur le march\u00e9 obligataire et la crise sociale montante vont exacerber la situation, et les seuils de rupture, pour n&rsquo;\u00eatre pas pr\u00e9visibles, n\u2019en sont pas moins vraisemblables. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Faut-il s\u2019atteler \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture du sc\u00e9nario de la crise europ\u00e9enne en 2011\u00a0?\u00a0C\u2019est bien entendu illusoire, car on ne sait jamais \u00e0 l\u2019avance comment un ch\u00e2teau de cartes va s\u2019\u00e9crouler. 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