{"id":20298,"date":"2011-01-12T19:07:10","date_gmt":"2011-01-12T19:07:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=20298"},"modified":"2013-01-02T14:49:52","modified_gmt":"2013-01-02T13:49:52","slug":"lactualite-de-la-crise-une-bulle-trop-loin-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/01\/12\/lactualite-de-la-crise-une-bulle-trop-loin-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>UNE BULLE TROP LOIN<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s avoir saut\u00e9 un premier obstacle, l\u2019Europe reste \u00e0 un tournant. Aujourd\u2019hui mercredi, le Portugal a r\u00e9ussi son \u00e9mission obligataire \u00e0 un taux l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente, mais qui reste prohibitif. Soit 6,716%, un prix \u00ab\u00a0acceptable et m\u00eame favorable vu le contexte\u00a0\u00bb selon Fernando Tereira dos Santos, le ministre des finances. Ayant valeur de tirs de pr\u00e9paration chez les artilleurs, l\u2019intervention vigoureuse de la BCE sur les march\u00e9s de ces derniers jours n\u2019y \u00e9tant pas pour rien. <\/p>\n<p>C\u2019est reculer pour continuer de sauter, car de telles conditions aboutissent \u00e0 rench\u00e9rir le poids de la dette, le taux de son financement d\u00e9passant de loin les capacit\u00e9s de croissance du pays, de lourdes coupes budg\u00e9taires ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es. <\/p>\n<p>D\u2019ici au 4 f\u00e9vrier prochain, prochaine r\u00e9union des chefs d\u2019Etats et de gouvernements europ\u00e9ens, l\u2019actualit\u00e9 va \u00eatre rythm\u00e9e par les \u00e9missions obligataires des pays qui naviguent au plus pr\u00e8s de la zone des temp\u00eates. Et la pression va monter. Des discussions sont d\u00e9j\u00e0 en cours, dont seuls les \u00e9chos publics sont per\u00e7us, afin d\u2019\u00e9tudier un am\u00e9nagement sans attendre du fonds de stabilit\u00e9 europ\u00e9en (EFSF), mais elles font appara\u00eetre de fortes dissensions. <\/p>\n<p>Alors que la Commission europ\u00e9enne plaide par la voix de Jos\u00e9 manuel Barroso, son pr\u00e9sident, pour une augmentation des moyens du fonds, discr\u00e8tement appuy\u00e9 par la BCE et le FMI, les Allemands et les Fran\u00e7ais s\u2019y opposent. Berlin tr\u00e8s cat\u00e9goriquement, en d\u00e9clarant qu\u2019il n\u2019est \u00ab\u00a0pas sens\u00e9 ni n\u00e9cessaire de discuter d&rsquo;un \u00e9largissement\u00a0\u00bb, Paris s&rsquo;y reprenant \u00e0 deux fois, pour finalement en refuser la seule urgence mais pas la n\u00e9cessit\u00e9. <\/p>\n<p><!--more-->D\u2019autres sujets sont en discussion, pr\u00e9sent\u00e9s sous l\u2019aspect plus anodin de <i>mesures techniques<\/i> par des sources proches du dossier (selon l\u2019expression habituelle). L\u2019hypoth\u00e8se de diminuer le taux des pr\u00eats de l\u2019EFSF et celle d\u2019\u00e9largir son champ d\u2019action en lui permettant d\u2019acheter des obligations souveraines. La premi\u00e8re afin de ne plus pr\u00e9cipiter les pays qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un <i>plan de sauvetage<\/i> dans un in\u00e9vitable d\u00e9faut &#8211; car telle est l\u2019interpr\u00e9tation des <i>march\u00e9s<\/i>, qui explique que les taux des pays aid\u00e9s continuent d\u2019augmenter &#8211; la seconde afin de prendre le relais de la BCE, qui se fait insistante \u00e0 ce sujet. Cette option serait un pas en avant vers l\u2019\u00e9mission d\u2019euro-obligations, sans le dire. <\/p>\n<p>Sous impulsion et contr\u00f4le allemand, la strat\u00e9gie europ\u00e9enne qui pr\u00e9vaut actuellement n\u2019est pas tenable. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, Angela Merkel r\u00e9affirme que \u00ab\u00a0l&rsquo;Allemagne fera ce qui est n\u00e9cessaire pour que l&rsquo;euro demeure stable, c&rsquo;est notre monnaie commune\u00a0\u00bb, de l\u2019autre elle cr\u00e9e les conditions de la poursuite et de l\u2019intensification de la crise, en assortissant les pr\u00eats de l\u2019EFSF de taux insoutenables, ce que <i>les march\u00e9s<\/i> ont clairement analys\u00e9, au pr\u00e9texte de combattre <i>l\u2019al\u00e9a moral<\/i> et la facilit\u00e9. La strat\u00e9gie allemande, c\u2019est l\u2019art de cr\u00e9er un probl\u00e8me tout en pr\u00e9tendant en r\u00e9gler un autre. <\/p>\n<p>Comme si cette contradiction ne suffisait pas, la crise continue d\u2019\u00eatre caract\u00e9ris\u00e9e comme \u00e9tant de liquidit\u00e9, pour ne pas reconna\u00eetre qu\u2019elle est d\u2019insolvabilit\u00e9. Avec comme r\u00e9ponse logique de financer la dette par la dette, afin de reporter les \u00e9ch\u00e9ances et de l\u2019\u00e9taler pour gagner du temps, quitte \u00e0 offrir un substitut au financement par <i>les march\u00e9s<\/i> quand ceux-ci exigent des taux impossibles. Dans l\u2019espoir qu\u2019il sera possible de r\u00e9sorber \u00e0 terme la dette gr\u00e2ce \u00e0 de s\u00e9v\u00e8res restrictions budg\u00e9taires, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un accroissement des recettes fiscales r\u00e9sultant d\u2019une croissance \u00e9conomique soutenu ne tenant pas debout. <\/p>\n<p>Un nouvel \u00e9l\u00e9ment est en train temps apparu, avec la mont\u00e9e de l\u2019inflation constat\u00e9e par Eurostat, qui incite certains \u00e0 se pr\u00e9occuper du danger de la <i>stagflation<\/i> (association de l\u2019inflation avec une faible croissance \u00e9conomique), impliquant selon la th\u00e9orie une remont\u00e9e des taux directeurs de la BCE. Sans qu\u2019il soit pris en compte que cette inflation r\u00e9sulte en priorit\u00e9 de l\u2019augmentation des prix de l\u2019\u00e9nergie et des produits alimentaires, dont la hausse provient avant tout de la sp\u00e9culation financi\u00e8re. Car les capitaux cherchent sur ces march\u00e9s des refuges que les obligations ne leur procurent plus comme avant. <\/p>\n<p>Enfin, la crise de la dette publique est mise en avant pour mieux escamoter celle de la dette bancaire. On attend avec grand int\u00e9r\u00eat, \u00e0 ce propos, le d\u00e9tail de la m\u00e9thodologie des prochains stress tests europ\u00e9ens, que Michel Barnier, commissaire au march\u00e9 int\u00e9rieur et aux services financiers, a annonc\u00e9 pour la fin du mois. <\/p>\n<p>Il est toutefois un paradoxe dans cette situation. L\u2019attention est prioritairement tourn\u00e9e vers la crise de la dette souveraine europ\u00e9enne, alors que la situation des Etats-Unis est de ce m\u00eame point de vue particuli\u00e8rement pr\u00e9occupante. La poursuite de la hausse des taux obligataires am\u00e9ricains, partiellement contenue par les achats massifs de bons du Tr\u00e9sor par la Fed, va peser de plus en plus lourd dans le budget f\u00e9d\u00e9ral. Rendant encore plus difficile une diminution de la dette et accentuant la pr\u00e9carit\u00e9 de la situation. Le statut de monnaie de r\u00e9serve du dollar permettra d\u2019amortir le choc, mais pour combien de temps\u00a0? Une machine s\u2019est mise en marche, qui va inexorablement le mettre en cause, les pays disposant d\u2019exc\u00e9dents diminuant leurs achats d\u2019obligations am\u00e9ricaines libell\u00e9es en dollars pour se tourner vers d\u2019autres solutions, le co\u00fbt du financement de la dette am\u00e9ricaine appel\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre d\u2019autant. <\/p>\n<p>Il ne faut pas chercher ailleurs que dans l\u2019exorcisme de cette perspective la sortie que vient de faire Tim Geithner, secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor, en d\u00e9clarant en prologue de la visite du pr\u00e9sident chinois \u00e0 Washington que la sous-\u00e9valuation du yuan \u00e9tait \u00ab\u00a0une politique ind\u00e9fendable\u00a0\u00bb. Ou la fin de non-recevoir de Barack Obama aux ambitieux projets de r\u00e9forme du syst\u00e8me mon\u00e9taire international de Nicolas Sarkozy, m\u00eame dite avec le sourire. Ce dernier a bien re\u00e7u le message, reconnaissant symboliquement depuis le bureau ovale de la Maison Blanche \u00ab\u00a0le r\u00f4le du dollar comme monnaie principale dans le monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cette lancinante question de la dette doit \u00eatre replac\u00e9e dans un contexte encore plus \u00e9tendu, si l\u2019on veut mieux la saisir. La dette publique et la dette priv\u00e9e (entendez, celle des banques) sont dans le m\u00eame bateau. La <i>phase II<\/i> de la crise dans laquelle nous sommes d\u00e9sormais met \u00e0 nu une triste v\u00e9rit\u00e9\u00a0: la bulle qui a \u00e9t\u00e9 cette fois-ci cr\u00e9\u00e9e, et qui continue d\u2019\u00e9clater, est d\u2019une dimension telle que l\u2019on ne sait pas comment la r\u00e9sorber. Cela d\u00e9passe les capacit\u00e9s des Etats, comme on le constate, et oblige les \u00e9tablissements financiers \u00e0 se d\u00e9brouiller, avec le soutien des banques centrales qui tend \u00e0 devenir permanent. <\/p>\n<p>Planquer la dette, par des artifices comptables ou d\u2019autres subterfuges, a des limites. L\u2019\u00e9taler comme le font les gouvernements ne r\u00e9sout pas tout. D\u00e9gager d\u2019importants r\u00e9sultats sur les march\u00e9s financiers gr\u00e2ce aux liquidit\u00e9s \u00e0 bas prix des banques centrales ne suffit pas. Les besoins de financement des banques ont eux aussi pris de telles proportions &#8211; que ce soit afin de se refinancer, de reconstituer ou d\u2019accro\u00eetre leurs fonds propres &#8211; qu\u2019ils incitent \u00e9galement \u00e0 la hausse les taux obligataires, sur le m\u00eame march\u00e9 que celui o\u00f9 se rendent les Etats. <\/p>\n<p>Le syst\u00e8me financier continue de manifester une grande fragilit\u00e9, dont t\u00e9moigne sa forte sensibilit\u00e9 et volatilit\u00e9 boursi\u00e8re. Le spectre d\u2019une d\u00e9cote obligataire n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9. En Europe, celui des taxes bancaires est d\u00e9sormais sur le devant de la sc\u00e8ne. Ce qui n\u2019exon\u00e8re pas les banques am\u00e9ricaines de toutes les turpitudes, si l\u2019on en croit JP Morgan Chase qui vient de consid\u00e9rer que le <i>risk-reward<\/i> (le rendement du risque) des banques europ\u00e9ennes \u00e9tait plus favorable, incitant les investisseurs \u00e0 s\u2019y diriger au d\u00e9triment des am\u00e9ricaines. Une motivation n\u00e9cessaire, dans un contexte de chute mondiale du RoE (retour sur investissement), autre grand crit\u00e8re d\u2019appr\u00e9ciation des investisseurs. De toutes les mani\u00e8res possibles, les banques tentent de se pr\u00e9senter <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=20244#more-20244\"> sous leur meilleur jour<\/a> afin de recueillir leurs faveurs. <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, elles combattent pied \u00e0 pied sur tous les terrains r\u00e9glementaires, apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 beaucoup obtenu, afin de limiter leurs futures contraintes. L\u2019Institute of International Finance &#8211; le lobby des m\u00e9gabanques &#8211; milite activement en faveur de la d\u00e9finition d\u2019un m\u00e9canisme de d\u00e9mant\u00e8lement des banques g\u00e9antes en p\u00e9ril, afin d\u2019\u00e9viter les obligations suppl\u00e9mentaires de fonds propres qu\u2019envisage le Financial Stability Board (FSB) pour les banques <i>Too Big To Fail<\/i>. Car elles diminueraient leur RoE et les rendaient moins attractives pour les investisseurs. <\/p>\n<p>Une consultation est en cours en Allemagne, en vue d\u2019accro\u00eetre la taxe support\u00e9e par les \u00e9tablissements financiers, qui est d\u00e9j\u00e0 en vigueur. L\u2019association des banques allemandes s\u2019y oppose avec la derni\u00e8re \u00e9nergie, faisant valoir selon le Financial Times que \u00ab\u00a0cela n\u2019a pas de sens\u00a0: nous voulons avec B\u00e2le III  renforcer le capital et cela va dans la direction oppos\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence\u00a0: r\u00e9sorber toute la dette accumul\u00e9e et purger la bulle qui a \u00e9clat\u00e9 est une question insoluble telle qu\u2019elle est actuellement pos\u00e9e. D\u2019un certain point de vue, l\u2019International Institue of Finance indique une voie possible, dans son principe et non pas dans ses modalit\u00e9s, qui restent \u00e0 trouver. Il devrait en effet se poser une seule et unique essentielle question, tant au niveau des banques que des Etats\u00a0: comment restructurer dans l\u2019ordre la dette en \u00e9vitant une nouvelle chute libre financi\u00e8re \u00a0? <\/p>\n<p>Dans l\u2019un de ses derniers \u00e9ditoriaux, le Financial Times s\u2019interrogeait sur la crise europ\u00e9enne, pour conclure ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Le co\u00fbt de la crise financi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 support\u00e9 par tous, des citoyens aux actionnaires, avec une exception, celle des cr\u00e9anciers <i>seniors<\/i> des banques, consid\u00e9r\u00e9s comme sacro-saints. La crise obligataire publique ne trouvera pas de fin tant que cette fausse religion ne sera pas d\u00e9masqu\u00e9e. Cela signifie que les dirigeants europ\u00e9ens doivent ouvrir un nouveau front\u00a0: s\u2019ils veulent la paix financi\u00e8re, ils doivent se pr\u00e9parer \u00e0 la guerre\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Quant \u00e0 la dette publique, <a href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/np\/exr\/facts\/fre\/sdrmf.htm\">une proposition du FMI<\/a> de \u00ab\u00a0M\u00e9canisme de restructuration de la dette souveraine\u00a0\u00bb avait d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9 en 2002 une piste \u00e0 suivre, brutalement refus\u00e9e par les Am\u00e9ricains et donc abandonn\u00e9e. C\u2019\u00e9tait le diable en personne, en effet, qui frappait \u00e0 la porte. Puisque ce m\u00e9canisme avait pour effet de r\u00e9duire l\u2019\u00e9norme masse des capitaux qui ne cesse de cro\u00eetre sous les effets de la sp\u00e9culation financi\u00e8re, et dont on voit comment ses d\u00e9g\u00e2ts sont devenus aujourd\u2019hui ing\u00e9rables. <\/p>\n<p>S\u2019engager dans une telle voie signifierait faire volte-face et abandonner la d\u00e9fense prioritaire et \u00e0 n\u2019importe quel prix du syst\u00e8me financier. Nous n&rsquo;en sommes pas l\u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s avoir saut\u00e9 un premier obstacle, l\u2019Europe reste \u00e0 un tournant. Aujourd\u2019hui mercredi, le Portugal a r\u00e9ussi son \u00e9mission obligataire \u00e0 un taux l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente, mais qui reste prohibitif. 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