{"id":20532,"date":"2011-01-19T01:22:25","date_gmt":"2011-01-19T01:22:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=20532"},"modified":"2013-01-02T14:48:25","modified_gmt":"2013-01-02T13:48:25","slug":"lactualite-de-la-crise-derisoire-theatre-dombres-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/01\/19\/lactualite-de-la-crise-derisoire-theatre-dombres-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b> D\u00c9RISOIRE TH\u00c9\u00c2TRE D&rsquo;OMBRES<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans les transports collectifs, gain de cause est donn\u00e9 \u00e0 ceux qui veulent que les fen\u00eatres soient ferm\u00e9es. C\u2019est \u00e0 peu de choses pr\u00e8s ce qui est en train de se passer en Europe, \u00e0 une autre dimension. Afin de maintenir la coh\u00e9sion \u00e9branl\u00e9e de leur coalition, les Allemands viennent d\u2019obtenir que le minimum possible soit d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 propos du fonds de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (EFSF), dont l\u2019augmentation des moyens \u00e9tait r\u00e9clam\u00e9e par beaucoup, dont la commission europ\u00e9enne. <\/p>\n<p>Afin de pouvoir faire \u00e9tat de leur fermet\u00e9 &#8211; politiquement payante, pense le gouvernement Allemand &#8211; il est dor\u00e9navant uniquement envisag\u00e9 d&rsquo;am\u00e9nager l&rsquo;enveloppe du fonds afin de pouvoir en utiliser plus que les 250 milliards d\u2019euros effectivement disponibles pour des sauvetages, en raison de la n\u00e9cessit\u00e9 de sur-garantir les emprunts du fonds afin d\u2019obtenir la note AAA et le meilleur taux possible. C&rsquo;\u00e9tait et cela reste pas suffisant, vu ce qui peut intervenir.<\/p>\n<p>Tout le reste, l\u2019augmentation de l\u2019enveloppe du fonds, la possibilit\u00e9 pour lui d\u2019acheter des obligations \u00e0 la place de la BCE, ou la diminution des taux des aides financi\u00e8res&#8230; tout est renvoy\u00e9 au mieux \u00e0 plus tard, peut-\u00eatre aux 23 et 24 mars, lors du prochain Conseil europ\u00e9en. <\/p>\n<p><!--more-->Les <i>faucons<\/i> allemands, emmen\u00e9s par les dirigeants du FDP, assimilent en effet toute augmentation des moyens de l\u2019EFSF \u00e0 l\u2019introduction par la porte de derri\u00e8re des euro-obligations, dont ils ne veulent \u00e0 aucun prix, pas plus que de toute implication financi\u00e8re allemande automatique dans un dispositif de leur point de vue laxiste et mettant l\u2019Allemagne \u00e0 contribution. <\/p>\n<p>Avant de s&rsquo;engager plus avant, les Allemands veulent obtenir des contreparties, dans le cadre d\u2019un paquet de mesures qui comprendra en priorit\u00e9 de nouvelles dispositions contraignantes propres \u00e0 imposer la rigueur, dont ils font la pierre cardinale de leur strat\u00e9gie. Revient ainsi r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 la surface l\u2019inscription dans leur constitution de l\u2019interdiction de faire un quelconque d\u00e9ficit public, pr\u00e9sent\u00e9e comme un mod\u00e8le \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser. Rien de nouveau, direz-vous, sauf qu\u2019ils gagnent progressivement \u00e0 l\u2019usure, faute de strat\u00e9gie alternative construite. Dans l\u2019imm\u00e9diat, ils sont parvenus \u00e0 contrer tous ceux qui voulaient que des mesures soient prises sans attendre. <\/p>\n<p>Olli Rehn, commissaire europ\u00e9en aux affaires \u00e9conomiques, n\u2019a ainsi pu que r\u00e9affirmer qu\u2019\u00ab\u00a0il est important que nous r\u00e9alisions que nous avons toujours une crise qui continue sur les march\u00e9s obligataires. Nous ne pouvons nous permettre aucune confiance excessive dans cette situation, mais au contraire nous devons agir d\u00e8s que possible afin de nous entendre sur un renforcement du EFSF, au sein d&rsquo;un ensemble complet de mesures\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Non seulement la politique qui pr\u00e9vaut est \u00e0 courte vue, amen\u00e9e \u00e0 \u00eatre une fois de plus r\u00e9vis\u00e9e lors d\u2019un rebondissement \u00e0 venir de la crise, mais elle va entra\u00eener un <i>ajustement d\u00e9flationniste<\/i>, laissant l\u2019Allemagne splendidement isol\u00e9e dans la tour d\u2019ivoire de sa croissance. Celle-ci allant diminuer, \u00e0 en croire le dernier rapport de la Bundesbank qui pr\u00e9voit un coup de frein, dont les effets se sont d\u00e9j\u00e0 fait sentir au dernier trimestre 2010. La croissance a certes \u00e9t\u00e9 de 3,6% en 2010, en raison notamment d\u2019un rattrapage, attendons la suite. <\/p>\n<p>Dans un rapport qui vient d\u2019\u00eatre rendu public, la Conf\u00e9rence des Nations Unies pour le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced) pr\u00e9voit quant \u00e0 elle \u00ab une r\u00e9cession \u00e0 double creux en Europe en 2011, et une stagnation aux Etats-Unis et au Japon, qui pourrait m\u00eame se transformer en r\u00e9cession\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le gouvernement fran\u00e7ais a choisi de tenter d&rsquo;endiguer cette politique et d\u2019\u00e9largir le paquet de mesures en question pour y introduire des \u00e9l\u00e9ments de coop\u00e9ration \u00e9conomique propres \u00e0 d\u00e9tendre les contraintes qu\u2019il cherche \u00e0 minimiser. En fait de coop\u00e9ration \u00e9conomique, c\u2019est plut\u00f4t \u00e0 une <i>convergence fiscale et sociale<\/i> que l\u2019on pourrait assister. Nicolas Sarkozy voulant s\u2019en servir pour justifier sa r\u00e9forme fiscale favorable aux hauts revenus et Angela Merkel pour unifier en Europe l\u2019\u00e2ge de la retraite \u00e0 67 ans. C&rsquo;est plus simple, dit ainsi. <\/p>\n<p>La BCE, qui esp\u00e8re toujours un \u00e9largissement des missions de l\u2019EFSF afin de stopper ses achats obligataires, reste suspendue \u00e0 la suite des n\u00e9gociations, dans lesquelles la succession de Jean-Claude Trichet prend une place de plus en plus grande. Sur la premi\u00e8re question, le gouverneur de la banque centrale cypriote, Athanasios Orphanides, vient de mettre comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e les pieds dans le plat, pour se rappeler au bon souvenir des gouvernements. <\/p>\n<p>Au sujet de la seconde, on va assister \u00e0 un grand classique, la succession allant servir de monnaie d\u2019\u00e9change, un des exercices favoris des chefs d\u2019Etat et de gouvernement, gr\u00e2ce auquel ils s\u2019efforcent de montrer toute l\u2019\u00e9tendue de leur pouvoir et de leur habilit\u00e9. Bien entendu, ils viennent de r\u00e9affirmer qu\u2019il \u00e9tait tout \u00e0 fait pr\u00e9matur\u00e9 de l\u2019\u00e9voquer&#8230; <\/p>\n<p>Ayant consacr\u00e9 la semaine derni\u00e8re 2,3 milliards d\u2019euros \u00e0 des achats obligataires sur le second march\u00e9, la BCE peut toutefois esp\u00e9rer lever le pied, vu l\u2019\u00e9trange tournure que prennent les \u00e9missions obligataires europ\u00e9ennes. On savait qu\u2019un tir group\u00e9 \u00e9tait in\u00e9vitable et l\u2019on attendait cette \u00e9preuve de v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 peine rassur\u00e9s par son premier \u00e9pisode portugais et italien de la semaine derni\u00e8re. Mais, depuis hier lundi, les gouvernement europ\u00e9ens ont tent\u00e9 de se soustraire au suspens des \u00e9missions en r\u00e9alisant des emprunts syndiqu\u00e9s, dont le placement est confi\u00e9 \u00e0 des banques. Les Espagnols s\u2019y sont les premiers engag\u00e9s, les Belges ont suivi (plus coutumiers du fait), les Portugais s\u2019appr\u00eatent \u00e0 faire de m\u00eame. La formule fait flor\u00e8s, signe que les temps sont difficiles. <\/p>\n<p>Les Espagnols sont ainsi parvenus \u00e0 lever hier lundi 6 milliards d\u2019euros \u00e0 10 ans, alors que 4 \u00e0 5 milliards \u00e9taient recherch\u00e9s, la forte demande enregistr\u00e9e ayant une bonne raison\u00a0: un taux de 5,60% a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 par les banques en charge de la syndication.  <\/p>\n<p>Certes, d\u2019autres \u00e9missions ont actuellement lieu sur le march\u00e9. Les Grecs, par exemple, essayent d\u2019y reprendre pied, afin de se pr\u00e9parer \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de leur sauvetage. Mais leurs \u00e9missions sont \u00e0 court terme, implicitement couvertes par les Europ\u00e9ens, ce qui ne les emp\u00eache pas de donner lieu \u00e0 la facturation de taux sal\u00e9s : 4,10% \u00e0 trois mois. Les Irlandais ont annonc\u00e9 vouloir en faire prochainement autant, pour la m\u00eame raison. L&rsquo;espoir fait vivre. <\/p>\n<p>Toutes ces p\u00e9rip\u00e9ties sont autant de bricolages et de rafistolages, sur un march\u00e9 profond\u00e9ment perturb\u00e9, laissant les Etats europ\u00e9ens les moins vaillants devant de grandes incertitudes pour financer leur dette. M\u00eame les taux allemands et fran\u00e7ais augmentaient aujourd\u2019hui mardi, tandis que les taux portugais \u00e0 10 ans remontaient pour s\u2019\u00e9tablir tout proche de 7%, et ceux de la Belgique atteignant 4,220%. Comme si le compte-rendu apaisant de la r\u00e9union des ministres des finances \u00e0 Bruxelles, effectu\u00e9 par Jean-Claude Juncker, le chef de file de l\u2019Eurogroup, n\u2019avait pas suffit \u00e0 rassurer. Il n\u2019a en effet conc\u00e9d\u00e9 que de \u00ab\u00a0petites diff\u00e9rences, mais qui ne sont pas dramatiques\u00a0\u00bb, et fait par contre \u00e9tat d\u2019un \u00ab\u00a0degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de vues communes\u00a0\u00bb&#8230;.<\/p>\n<p>D\u2019inqui\u00e9tante, la situation europ\u00e9enne deviendrait proprement loufoque, si elle pr\u00eatait \u00e0 rire. Au chevet de la crise de la dette publique &#8211; dont ils ont fait le noeud de la crise europ\u00e9enne, et dont ils se servent pour \u00e0 nouveau avancer les pions du syst\u00e8me financier &#8211; les dirigeants europ\u00e9ens ne parviennent qu&rsquo;\u00e0 r\u00e9v\u00e9ler leur profonde incapacit\u00e9 collective \u00e0 la r\u00e9gler. Pis, ils ignorent deux grands dangers montants\u00a0qui se prom\u00e8nent juste sous le nez : l\u2019inflation des prix \u00e0 la consommation, qui grimpe au Royaume-Uni, et la bulle immobili\u00e8re espagnole, qui donne de nouveaux signes d\u2019\u00e9clatement. <\/p>\n<p>L\u2019Espagne multiplie les indices alarmants de d\u00e9t\u00e9rioration de sa situation financi\u00e8re. On connaissait la grande fragilit\u00e9 du r\u00e9seau des <i>Cajas<\/i> et leurs besoins estim\u00e9s de financement, qui ne sont pas \u00e0 port\u00e9e de l\u2019Etat. L\u2019agence Fitch ayant abaiss\u00e9 d&rsquo;un cran leur note d&rsquo;ensemble, de \u00ab\u00a0AA-\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0A+\u00a0\u00bb avec une \u00ab\u00a0perspective n\u00e9gative\u00a0\u00bb, malgr\u00e9 les restructurations d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es. On savait aussi que si l\u2019Etat avait repli\u00e9 sa voilure, les d\u00e9ficits des r\u00e9gions espagnoles ne sont toujours pas ma\u00eetris\u00e9s, venant d&rsquo;amener Jos\u00e9 Luis Rodriguez Zapatero, le chef du gouvernement, a mettre en garde les dix-sept r\u00e9gions qui ne se privent pas d\u2019\u00e9mettre des obligations pour financer leurs d\u00e9ficits. Fin 2010, leur dette cumul\u00e9e est de 107,6 milliards, en progression de 27,4% sur un an.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, la Banque d\u2019Espagne vient de rendre publique la croissance enregistr\u00e9e du taux de d\u00e9faut sur les cr\u00e9ances d\u00e9tenues par les banques espagnoles. Il a atteint 5,68%, correspondant \u00e0 un montant de 104,781 milliards d\u2019euros de cr\u00e9ances douteuses. Mi-d\u00e9cembre dernier, l\u2019agence Moody\u2019s avait estim\u00e9 ces pertes \u00e0 176 milliards d\u2019euros, sur lesquels les banques n\u2019avaient reconnu que 88 milliards. Lentement, l\u2019Espagne s\u2019achemine vers la zone des temp\u00eates, les d\u00e9nis et les adjurations n\u2019y feront rien. <\/p>\n<p>Au Royaume-Uni, une autre affaire prend mauvaise tournure. L\u2019inflation des prix \u00e0 la consommation continue de monter, cr\u00e9ant &#8211; la croissance en berne, en d\u00e9pit de la baisse de la livre sterling &#8211; toutes les conditions pour qu&rsquo;une  <i>stagflation<\/i> survienne. En d\u00e9cembre, l\u2019inflation a atteint 3,7% sur l\u2019ann\u00e9e, en acc\u00e9l\u00e9ration brutale en fin d\u2019ann\u00e9e, tous les effets de la hausse des prix du p\u00e9trole et des mati\u00e8res premi\u00e8res ne s\u2019\u00e9tant pas fait encore sentir. <\/p>\n<p>Comment, dans un pays qui conna\u00eet un tel plan d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, comprendre l\u2019augmentation de l\u2019inflation ? N\u2019entrant pas dans ces consid\u00e9rations, Jean-Claude Trichet a d\u00e9j\u00e0 clairement fait savoir que la BCE n\u2019h\u00e9siterait pas utiliser son fusil \u00e0 un coup et \u00e0 relever ses taux, si une telle situation devait appara\u00eetre au sein de la zone euro. Insistant : m\u00eame en cas de croissance molle. Il a ainsi justifi\u00e9 sa position\u00a0: \u00ab Les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eats de march\u00e9 int\u00e8grent les niveaux d&rsquo;inflation anticip\u00e9s dans le futur, car les \u00e9pargnants n&rsquo;ont pas envie d&rsquo;\u00eatre rembours\u00e9s en monnaie de singe\u00a0\u00bb. Au lieu de se r\u00e9fugier derri\u00e8re les petits rentiers, il aurait pu dire les investisseurs financiers&#8230;<\/p>\n<p>Le moteur de la crise europ\u00e9enne ne change pas. Elle progresse sous les effets de ses propres contradictions, les gouvernements donnant le spectacle d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;ombres sans prise sur les \u00e9v\u00e9nements dont les acteurs s&rsquo;agitent en pure perte. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans les transports collectifs, gain de cause est donn\u00e9 \u00e0 ceux qui veulent que les fen\u00eatres soient ferm\u00e9es. C\u2019est \u00e0 peu de choses pr\u00e8s ce qui est en train de se passer en Europe, \u00e0 une autre dimension. 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