{"id":2094,"date":"2009-02-23T23:34:58","date_gmt":"2009-02-23T22:34:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=2094"},"modified":"2009-02-23T23:34:58","modified_gmt":"2009-02-23T22:34:58","slug":"lactualite-de-la-crise-petits-comptes-d%e2%80%99une-gigantesque-crise-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/02\/23\/lactualite-de-la-crise-petits-comptes-d%e2%80%99une-gigantesque-crise-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : Petits comptes d\u2019une gigantesque crise, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>PETITS COMPTES D&rsquo;UNE GIGANTESQUE CRISE <\/strong><\/p>\n<p>S&rsquo;il fallait tenir la comptabilit\u00e9 de la journ\u00e9e, afin de d\u00e9crire les modestes pas en avant accomplis comme les pr\u00e9visions d\u00e9sastreuses qui sont faites, cela donnerait quelque chose comme cela :<\/p>\n<p>Une bad bank de cr\u00e9\u00e9e,<br \/>\nUne good bank aussi, les deux en Grande-Bretagne,<br \/>\nDes nationalisations qui s&rsquo;annoncent masqu\u00e9es, aux USA,<br \/>\nUne fusion bancaire fran\u00e7aise qui s&rsquo;apparente \u00e0 un sauvetage d\u00e9guis\u00e9,<br \/>\nUne banque d&rsquo;investissement allemande dans les entreprises, dont la cr\u00e9ation est pour l&rsquo;instant d\u00e9mentie,<br \/>\nUn pays europ\u00e9en dont le syst\u00e8me bancaire et la monnaie chancellent,<br \/>\nD&rsquo;autres qui ne se sentent pas non plus tr\u00e8s bien,<br \/>\net<br \/>\nUne pr\u00e9vision impressionnante de recul de la croissance en RFA. <\/p>\n<p>Norbert Walter, l&rsquo;\u00e9conomiste en chef de la Deutsche Bank a pr\u00e9dit que \u00ab l&rsquo;\u00e9conomie allemande reculerait de 5% (cette ann\u00e9e), s&rsquo;il y a une vraie reprise \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Il est possible que cette reprise ne se fasse pas. C&rsquo;est pourquoi un plus fort recul de la croissance est envisageable \u00bb, a-t-il ajout\u00e9. Voil\u00e0 qui, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, donne une id\u00e9e de ce qui va suivre, car la pr\u00e9vision d&rsquo;une reprise cet \u00e9t\u00e9 est tout aussi fiable que le vieil adage \u00ab No\u00ebl au balcon, P\u00e2ques au tison \u00bb. <\/p>\n<p>Est-ce en raison de cette tr\u00e8s fra\u00eeche perspective que le s\u00e9rieux quotidien \u00e9conomique Handelsblatt a publi\u00e9 l&rsquo;information selon laquelle le minist\u00e8re allemand de l&rsquo;Economie envisageait de cr\u00e9er une \u00ab banque pour l&rsquo;\u00e9conomie \u00bb, financ\u00e9e par les entreprises disposant de liquidit\u00e9s et coordonn\u00e9e par la F\u00e9d\u00e9ration allemande de l&rsquo;industrie (BDI), afin de r\u00e9pondre aux probl\u00e8mes de liquidit\u00e9s des entreprises ? Thomas Steg, porte-parole du minist\u00e8re de l&rsquo;Economie, a imm\u00e9diatement d\u00e9menti cette intention, un tel projet ne pouvant relever que \u00ab d&rsquo;entreprises qui mettraient sur pied une banque priv\u00e9e \u00bb. Il prend ses distances mais ne d\u00e9ment pas que ce projet circule. On verra par la suite. <\/p>\n<p><!--more-->Priv\u00e9e ou publique, la cr\u00e9ation de cette banque ferait pourtant \u00e9cho aux d\u00e9clarations tenues lundi \u00e0 Paris par Jean-Claude Trichet, reconnaissant pour la premi\u00e8re fois \u00e0 ma connaissance avoir observ\u00e9 \u00ab les premiers signes d&rsquo;une baisse de l&rsquo;offre de cr\u00e9dit \u00bb en zone euro, signe incontestable d&rsquo;une vision ac\u00e9r\u00e9e et d&rsquo;une franchise \u00e0 toute \u00e9preuve. Il y a \u00ab certainement une grosse partie de cette chute qui est li\u00e9e \u00e0 une baisse de la demande, mais il y a aussi des signes montrant que la baisse du cr\u00e9dit est li\u00e9e \u00e0 des facteurs d&rsquo;offre et \u00e0 des conditions de financement plus restrictives\u2026 \u00bb a-t-il conclu en marchant un peu sur les \u0153ufs. <\/p>\n<p>Autre approche plus d&rsquo;envergure du probl\u00e8me, RBS et Lloyds, les deux banques britanniques en grande difficult\u00e9, ainsi peut-\u00eatre que Barclays, vont selon le Sunday Telegraph b\u00e9n\u00e9ficier du lancement du plan d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 de garantie de leurs actifs, \u00e0 hauteur de 500 milliards de livres. Ces banques seront ainsi garanties contre le d\u00e9faut de paiement de leurs actifs toxiques et incit\u00e9es \u00e0 relancer le cr\u00e9dit. C&rsquo;est tout du moins l&rsquo;intention. Cette assurance de l&rsquo;Etat, qui ne serait que partielle, les banques conservant une partie du risque, pourrait \u00eatre pay\u00e9e sous forme d&rsquo;\u00e9mission par les banques b\u00e9n\u00e9ficiaires de titres qui donneraient droit \u00e0 dividendes, mais pas au vote.<br \/>\nRBS, enfin, qui joue visiblement dans cette affaire le r\u00f4le de cobaye pour le gouvernement britannique, scinderait en deux ses actifs pour placer dans une filiale environ 300 milliards de livres d&rsquo;actifs toxiques. dont elle veut \u00e0 terme se s\u00e9parer. Le dispositif d\u00e9taill\u00e9 de cette op\u00e9ration est complexe et ne fait pour l&rsquo;instant que l&rsquo;objet d&rsquo;informations non officielles. Quoiqu&rsquo;il en soit, RBS cr\u00e9erait ainsi avec l&rsquo;appui des pouvoirs publics une bad bank, une vraie, la premi\u00e8re d&rsquo;une s\u00e9rie selon toute vraisemblance. <\/p>\n<p>Toujours selon le m\u00eame plan d&rsquo;ensemble, c&rsquo;est Northern Rock, d\u00e9j\u00e0 nationalis\u00e9e, qui jouerait dans ce dispositif le r\u00f4le de la good bank. La banque a elle-m\u00eame annonc\u00e9 qu&rsquo;elle avait l&rsquo;intention de relancer son activit\u00e9 de pr\u00eats immobiliers, afin de contribuer \u00e0 la relance g\u00e9n\u00e9rale du cr\u00e9dit, et qu&rsquo;elle mettrait sur le march\u00e9 dans les deux prochaines ann\u00e9es 14 milliards de livres de pr\u00eats, en s&rsquo;appuyant sur de nouvelles aides de l&rsquo;Etat, 10 milliards de livres selon le Financial Times. L&rsquo;Etat d\u00e9barrasserait \u00e9galement la banque de ses actifs toxiques, qui seraient log\u00e9s dans la holding bancaire publique UKFI.<\/p>\n<p>Le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain a lui aussi commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9voiler ses projets, sous la forme d&rsquo;un \u00ab plan d&rsquo;assistance en capital \u00bb, mais bien plus timidement. Non, il ne dit toujours rien \u00e0 propos de la structure de d\u00e9faisance mixte priv\u00e9-public, dont les modalit\u00e9s de cr\u00e9ation et de fonctionnement restent inconnues, et cela p\u00e8se sur toutes les annonces gouvernementales. Mais, par contre, il a rendu public le cadre tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral &#8211; et tr\u00e8s politique &#8211; dans lequel il entend poursuivre son sauvetage des banques. Apr\u00e8s avoir \u00e9valu\u00e9 les besoins en capitaux des principales banques (les fameux \u00ab stress tests), les banques en question seront invit\u00e9es \u00e0 rechercher des financements priv\u00e9s. Si la r\u00e9ponse du march\u00e9 n&rsquo;est pas \u00e0 la hauteur, le Tr\u00e9sor interviendra alors. Habillage pr\u00e9sentant comme une derni\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9 ce qui sera la seconde marche quasi imm\u00e9diate du processus. Les financements publics auront alors pour contrepartie des actions convertibles, sans droit de vote, \u00ab qui seraient converties en actions communes, seulement si cela s&rsquo;av\u00e8re n\u00e9cessaire avec le temps, pour maintenir les banques correctement capitalis\u00e9e \u00bb. <\/p>\n<p>\u00ab Parce que notre \u00e9conomie fonctionne mieux quand les institutions financi\u00e8res sont bien g\u00e9r\u00e9es par le secteur priv\u00e9, l&rsquo;hypoth\u00e8se forte du Programme d&rsquo;assistance en capital est que les banques devraient rester aux mains du priv\u00e9 \u00bb, conclut hypocritement le communiqu\u00e9 commun du Tr\u00e9sor, de la FDIC et de la Fed. Ces pr\u00e9cautions de style \u00e9tant prises, il sera prochainement possible d&rsquo;annoncer ce que tout le monde attend et qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dans ses grandes lignes publi\u00e9 par le Wall Street Journal et le Financial Times d\u00e8s dimanche, la d\u00e9tention publique d&rsquo;actions avec droit de vote de Citigroup (on \u00e9voque jusqu&rsquo;\u00e0 40% de celui-ci). Et peut-\u00eatre des mesures concernant Bank of America. Une fois de plus, la politique de l&rsquo;administration Obama fait trop de politique et pas assez de finance, en se refusant \u00e0 prendre le taureau par les cornes quand il s&rsquo;agit du syst\u00e8me bancaire am\u00e9ricain. Un connaisseur de celui-ci, le Premier ministre canadien Stephen Harper, a \u00e9t\u00e9 clair lors d&rsquo;un passage lundi \u00e0 New York devant les cam\u00e9ras de la cha\u00eene Fox. \u00ab Nous sommes tous immens\u00e9ment pr\u00e9occup\u00e9s par le syst\u00e8me financier am\u00e9ricain et celui d&rsquo;autres pays\u2026Tant que ce probl\u00e8me ne sera pas corrig\u00e9, je ne vois pas tr\u00e8s bien comment nous allons r\u00e9ussir \u00e0 sortir de la r\u00e9cession dans laquelle nous nous trouvons actuellement \u00bb. <\/p>\n<p>Il y a peu \u00e0 dire du m\u00e9cano \u00e0 la fran\u00e7aise qui reste depuis le d\u00e9but des op\u00e9rations extr\u00eamement peu transparent, les banques fran\u00e7aises ayant r\u00e9ussi, tout du moins jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour, \u00e0 conserver ne serait-ce que l&rsquo;apparence d&rsquo;une relative bonne sant\u00e9. L&rsquo;Etat va injecter entre 2,5 milliards et 5 milliards d&rsquo;euros dans l&rsquo;op\u00e9ration de fusion partielle entre la Caisse d&rsquo;Epargne et la Banque Populaire, ce groupe devenant la deuxi\u00e8me banque fran\u00e7aise, chacune de ses deux entit\u00e9s devant annoncer des pertes au titre de l&rsquo;exercice 2008. C&rsquo;est donc l&rsquo;Etat qui les renfloue par avance et sans le dire. L&rsquo;avenir de Natexis, filiale commune d&rsquo;investissement serait ainsi assur\u00e9. La formule des pr\u00eats subordonn\u00e9s, ayant valeur de fonds propres selon les accords de B\u00e2le, ne serait plus utilis\u00e9e, au profit de celle d&rsquo;obligations convertibles en actions. l&rsquo;Etat contr\u00f4lerait, si cette option \u00e9tait activ\u00e9e et suivant les sources, de 11 \u00e0 23% du capital. Les m\u00e9chantes langues, il n&rsquo;en manque pas, pouvant faire remarquer que l&rsquo;absence de contr\u00f4le de l&rsquo;Etat sera, si la nomination en est confirm\u00e9e, contrebalanc\u00e9e par la nomination comme PDG d&rsquo;un des artisans de cette r\u00e9forme, tr\u00e8s proche conseiller du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Il n&rsquo;est pas certain que cette forme \u00ab soft \u00bb de soutien financier pourrait \u00eatre conserv\u00e9e pour d&rsquo;autres op\u00e9rations, si la temp\u00eate annonc\u00e9e en provenance des pays de l&rsquo;Est se d\u00e9cha\u00eenait. La forte exposition de la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale et de la BNP Paribas dans ces pays est bien connue. <\/p>\n<p>Toutefois, ce n&rsquo;est pas la France mais bien la Suisse qui pourrait \u00eatre en premier atteinte par cette crise dans la crise, si les plans de sauvetage de pays de l&rsquo;Est qui ne sont aujourd&rsquo;hui encore qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00e9bauche n&rsquo;\u00e9taient pas rapidement mis en place. Car la Suisse n&rsquo;est pas seulement soumise \u00e0 la vindicte du fisc am\u00e9ricain, dont tous ceux qui ont eu affaire \u00e0 lui se souviennent douloureusement qu&rsquo;il est particuli\u00e8rement redoutable et tenace. UBS n&rsquo;est pas seulement prise en tenaille entre les autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales suisses et la n\u00e9cessit\u00e9 de trouver un accord avec les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines pour ne pas perdre l&rsquo;acc\u00e8s au juteux march\u00e9 am\u00e9ricain des \u00ab private equity \u00bb (fonds se consacrant \u00e0 la restructuration des entreprises). La banque a aussi devant elle de nombreuses proc\u00e9dures judiciaires, suite au r\u00f4le qu&rsquo;elle a jou\u00e9 dans l&rsquo;affaire Madoff. Cela fait d\u00e9j\u00e0 beaucoup. <\/p>\n<p>Mais le pire est peut-\u00eatre \u00e0 venir, pour elle comme pour le Cr\u00e9dit Suisse ainsi que pour le pays tout entier. Selon une interview de l&rsquo;\u00e9conomiste Artur P. Schmidt au journal suisse allemand Tages Anzeiger, dont la traduction anglaise est publi\u00e9e par le site contreinfo, la Banque des R\u00e8glements Internationaux (banque centrale des banques centrales) estimerait que sur les 200 milliards de dollars am\u00e9ricains de pr\u00eats effectu\u00e9s dans les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, une forte proportion de ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 libell\u00e9s en francs suisses, faisant courir un grand risque de d\u00e9valuation de la devise, si le taux de d\u00e9faut de ces pr\u00eats devait comme probable grimper. Pire, selon Artur P. Schmidt, les d\u00e9pr\u00e9ciations qui s&rsquo;en suivraient dans les bilans d&rsquo;UBS et du Cr\u00e9dit Suisse seraient sup\u00e9rieures au PIB de la Suisse. Il en d\u00e9coulerait que, comme l&rsquo;Islande, la Suisse serait potentiellement en situation de banqueroute, la devise chuterait et pourrait m\u00eame s&rsquo;\u00e9crouler. La note de la Suisse serait fortement diminu\u00e9e, surench\u00e9rissant d&rsquo;autant le co\u00fbt du cr\u00e9dit. Cela repr\u00e9senterait un traumatisme majeur pour le pays, conclut l&rsquo;\u00e9conomiste. <\/p>\n<p>D&rsquo;autres pays seraient \u00e9branl\u00e9s par la crise, l&rsquo;Autriche, l&rsquo;Italie, la Su\u00e8de, ainsi que la France dans une moindre mesure. Ceci en fonction de l&rsquo;exposition de leurs banques respectives, car elles poss\u00e8dent les banques des pays de l&rsquo;Est qui sont devenues leurs filiales. L&rsquo;exposition des banques autrichiennes est estim\u00e9e \u00e0 environ 80% du produit int\u00e9rieur brut de l&rsquo;Autriche. A remarquer que l&rsquo;on utilise ce terme d&rsquo;exposition comme si l&rsquo;on \u00e9voquait les rayons ardents du soleil, eux aussi br\u00fblent. <\/p>\n<p>\u00ab Si cette catastrophe se d\u00e9clenche, l&rsquo;UE paiera. C&rsquo;est certes louable, mais cela ne r\u00e9soudra pas le probl\u00e8me, surtout si cette crise s&rsquo;\u00e9tend. L&rsquo;octroi d&rsquo;une aide financi\u00e8re sans un engagement ferme en direction de l&rsquo;euro serait une politique irresponsable. Le chemin doit passer par l&rsquo;Euro. \u00bb (traduction contreinfo) C&rsquo;est ainsi que Wolfgang M\u00fcnchau, l&rsquo;un des \u00e9ditorialistes du Financial Times conclut son papier dans le journal dat\u00e9 du 22 f\u00e9vrier. Il n&rsquo;y va pas par quatre chemins et pr\u00e9conise un ralliement rapide de tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est \u00e0 l&rsquo;euro, ce qui suppose \u00ab l&rsquo;abandon de crit\u00e8res d&rsquo;adh\u00e9sion obsol\u00e8tes \u00bb, comme il le d\u00e9montre sans appel. Les gardiens du temple de Bruxelles, dramatiquement inconsistants dans cette crise, appartiennent \u00e0 une autre \u00e9poque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>PETITS COMPTES D&rsquo;UNE GIGANTESQUE CRISE <\/strong><\/p>\n<p>S&rsquo;il fallait tenir la comptabilit\u00e9 de la journ\u00e9e, afin de d\u00e9crire les modestes pas en avant accomplis comme les pr\u00e9visions d\u00e9sastreuses qui sont faites, cela donnerait quelque chose comme cela :<\/p>\n<p>Une bad bank de cr\u00e9\u00e9e,<br \/> Une good bank aussi, les deux en Grande-Bretagne,<br \/> Des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,18],"tags":[],"class_list":["post-2094","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-monde-financier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2094","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2094"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2094\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2096,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2094\/revisions\/2096"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2094"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2094"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2094"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}