{"id":21176,"date":"2011-02-10T21:15:14","date_gmt":"2011-02-10T20:15:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=21176"},"modified":"2013-01-02T14:47:30","modified_gmt":"2013-01-02T13:47:30","slug":"lactualite-de-la-crise-comptes-a-rebours-europeens-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/02\/10\/lactualite-de-la-crise-comptes-a-rebours-europeens-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>COMPTES A REBOURS EUROP\u00c9ENS<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Les \u00e9ch\u00e9ances europ\u00e9ennes se rapprochent, et leurs implications vont balayer dans les semaines et les mois qui viennent ce qui a \u00e9t\u00e9 p\u00e9niblement bricol\u00e9 jusqu&rsquo;ici et ne tient pas debout.<\/p>\n<p>Sans attendre le d\u00eener du 11 mars des dirigeants de la zone euro, ni le sommet informel de ceux de l\u2019Union europ\u00e9enne des 24 et 25 mars, les \u00e9lections irlandaises du 25 f\u00e9vrier prochain vont lancer la ren\u00e9gociation des conditions du <i>sauvetage<\/i> de l\u2019Irlande, d\u00e9j\u00e0 discr\u00e8tement en cours d\u2019\u00e9valuation. Non sans une certaine logique &#8211; quoique involontaire &#8211; puisqu\u2019il vaut mieux se d\u00e9faire des malfa\u00e7ons avant de reb\u00e2tir !  <\/p>\n<p>Alan Dukes, ancien ministre des finances et pr\u00e9sident de l\u2019Anglo Irish Bank nationalis\u00e9e, vient de jeter de l\u2019huile sur un feu d\u00e9j\u00e0 bien entretenu par la campagne \u00e9lectorale. Il a estim\u00e9 que 50 milliards d\u2019euros, en plus des 35 milliards d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9s dans le cadre du plan de sauvetage, seraient encore n\u00e9cessaires pour assurer un niveau ad\u00e9quat de fonds propres aux banques irlandaises. Il a \u00e9galement apport\u00e9 un \u00e9clairage sans complaisance \u00e0 la situation en annon\u00e7ant que ces \u00e9tablissements financiers d\u00e9pendaient encore \u00e0 hauteur de 132 milliards d\u2019euros des pr\u00eats de la BCE, sans tenir compte des 51 milliards d\u2019euros pr\u00eat\u00e9s par la banque centrale irlandaise, avec l\u2019accord de cette derni\u00e8re. <\/p>\n<p><!--more-->Alan Dukes a reconnu que la BCE jouait un r\u00f4le de substitut aux march\u00e9s pour lequel \u00ab\u00a0elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et est mal \u00e9quip\u00e9e\u00a0\u00bb. Il a appel\u00e9 l\u2019eurozone \u00e0 la remplacer, en accroissant les moyens de son fonds de stabilit\u00e9, afin que \u00ab\u00a0le syst\u00e8me financier et bancaire irlandais ne mette pas \u00e0 terre le syst\u00e8me dans son ensemble\u00a0\u00bb. Car, a-t-il expliqu\u00e9, \u00ab\u00a0d\u2019importantes banques de l\u2019eurozone ont des expositions significatives \u00e0 la dette publique et priv\u00e9e irlandaise. Un d\u00e9faut sur l\u2019une ou l\u2019autre aurait de s\u00e9rieuses r\u00e9percussions sur toute la zone. La BCE est parmi les banques qui seraient durement affect\u00e9es par un tel d\u00e9faut, \u00e9tant donn\u00e9 que la majeure partie de la dette souveraine et de la dette garantie par l\u2019Etat a atterri \u00e0 la BCE et \u00e0 la banque centrale irlandaise, sous la forme de collat\u00e9raux mis en pension par les banques irlandaises\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une autre impasse est parall\u00e8lement \u00e9voqu\u00e9e sous un angle diff\u00e9rent, celui d\u2019une restructuration de la dette publique que de plus en plus de voix consid\u00e8rent comme strictement in\u00e9vitable pour la Gr\u00e8ce (pour commencer). Interrog\u00e9 par la commission \u00e9conomique du Parlement europ\u00e9en sur une telle \u00e9ventualit\u00e9 deux jours auparavant, Jean-Claude Trichet s\u2019\u00e9tait adress\u00e9 publiquement aux gouvernements grecs et irlandais\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Mon message est simple\u00a0: il faut appliquer les programmes. Ce message s&rsquo;adresse au gouvernement grec, mais aussi \u00e0 l&rsquo;Irlande, afin de retrouver une cr\u00e9dibilit\u00e9. Cela prend du temps (&#8230;) Les plans adopt\u00e9s doivent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9s et la communaut\u00e9 internationale attend que l&rsquo;on se conduise de mani\u00e8re appropri\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Lorenzo Bini Smaghi, l\u2019un des gouverneurs de la BCE, n\u2019a toutefois pas claqu\u00e9 la porte aussi brutalement, \u00e9voquant la possibilit\u00e9 d\u2019une adaptation du plan d\u2019aide \u00e0 l\u2019Irlande, un principe qu\u2019il oppose \u00e0 celui d\u2019une ren\u00e9gociation. Quant \u00e0 la Gr\u00e8ce, il a simplement estim\u00e9 qu\u2019elle devait passer par \u00ab\u00a0les proc\u00e9dures normales\u00a0\u00bb de l\u2019Union europ\u00e9enne et du FMI pour discuter. S&rsquo;opposant avec virulence \u00e0 toute restructuration de dette, peut-\u00eatre en est-il venu \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il est pr\u00e9f\u00e9rable pour l&rsquo;\u00e9viter de faire la part du feu.  <\/p>\n<p>Le d\u00e9bat sur le renforcement du fonds de stabilit\u00e9 europ\u00e9en, ou \u00e0 propos de son successeur en 2013, ne pourra pas \u00e9luder la remise \u00e0 plat d\u00e9sormais quasi-in\u00e9vitable des plans mis en \u0153uvre en Gr\u00e8ce et en Irlande. Mais le foss\u00e9 s\u2019\u00e9largit entre ce qui est tout juste admis et ce qui va se r\u00e9v\u00e9ler n\u00e9cessaire pour ces deux pays, et qui ferait alors jurisprudence. <\/p>\n<p>Un autre \u00e9v\u00e9nement semble s&rsquo;\u00eatre produit, qui \u00e0 lui seul symboliserait l\u2019\u00e9chec de l\u2019orientation d\u2019Angela Merkel et du gouvernement allemand, dont l\u2019application peine pour le moins. Il s\u2019agirait de la renonciation d\u2019Alex Weber, pr\u00e9sident de la Bundesbank, \u00e0 la candidature pour succ\u00e9der \u00e0 Jean-Claude Trichet \u00e0 la pr\u00e9sidence de la BCE, fin octobre 2011. Elle n&rsquo;a toutefois pas \u00e9t\u00e9 formellement confirm\u00e9e par l\u2019int\u00e9ress\u00e9. Avec lui dispara\u00eetrait la cl\u00e9 de vo\u00fbte d\u2019un \u00e9difice dont le futur \u00e9quilibre serait rompu, ce qui explique qu\u2019Angela Merkel se soit dans l\u2019urgence efforc\u00e9e de le retenir. La <i>strat\u00e9gie<\/i> pr\u00e9conis\u00e9e \u00e0 Berlin n\u2019est qu\u2019une fuite en avant \u00e0 la mode allemande, dont l\u2019\u00e9lan initial est en train se se briser. Un abandon d\u2019Alex Weber ne ferait que l&rsquo;illustrer.  <\/p>\n<p>D\u2019autres \u00e9ch\u00e9ances attendent les dirigeants europ\u00e9ens dans les mois \u00e0 venir, au Portugal et en Espagne, qui vont \u00e9galement imposer une reconsid\u00e9ration de la politique \u00ab\u00a0au jour le jour\u00a0\u00bb qui a jusqu\u2019\u00e0 maintenant pr\u00e9valu. <\/p>\n<p>L\u2019Etat portugais vient de boucler une \u00e9mission syndiqu\u00e9e (plac\u00e9e par des banques, sans adjudication sur le march\u00e9) de 3,5 milliards d\u2019euros \u00e0 5 ans et au taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de 6,5 %. Mais il continue d\u2019\u00eatre pouss\u00e9 vers un sauvetage europ\u00e9en, alors que le taux de ses obligations \u00e0 10 ans vient de grimper \u00e0 7,5 % et que le march\u00e9 est d\u00e9sert\u00e9 \u00e0 l\u2019achat. Une op\u00e9ration de refinancement de la dette de 9,5 milliards d\u2019euros doit intervenir fin juin, une somme qu&rsquo;il sera difficile de lever dans ce contexte. Le sort du Portugal pourrait se jouer fin mars au sommet europ\u00e9en, afin d\u2019\u00e9viter un nouveau sauvetage \u00e0 chaud et un emballement de la crise touchant l\u2019Espagne, pays qu\u2019il faut \u00e0 tout prix prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>La bulle immobili\u00e8re espagnole semble quant \u00e0 elle ne rien avoir \u00e0 envier \u00e0 celle des Irlandais, toutes deux constituant les deux plus grands dangers de d\u00e9stabilisation financi\u00e8re de la zone euro. L&rsquo;Espagne ayant donn\u00e9 fin septembre comme date limite \u00e0 ses <em>cajas<\/em> (caisses d\u2019\u00e9pargne) pour se recapitaliser avec des fonds priv\u00e9s, celles-ci se sont engag\u00e9es dans leur transformation en banques classiques, afin de pouvoir entrer en bourse et lever des capitaux. Mais les analystes ont le sentiment de se retrouver dans une situation \u00e0 l\u2019irlandaise, o\u00f9 les pertes sont reconnues au fur et \u00e0 mesure que les concours sont recueillis, le trou ne faisant que s\u2019agrandir. <\/p>\n<p>Le gouvernement espagnol a annonc\u00e9 qu\u2019il haussait la barre et r\u00e9clamait dor\u00e9navant \u00e0 certaines <em>cajas<\/em> un ratio de 10 % de fonds propres par rapport aux engagements, mais il sous-estime toujours le montant de ces derniers et des d\u00e9pr\u00e9ciations qui devraient \u00eatre enregistr\u00e9es. Cela afin de ne pas avoir \u00e0 mettre la main \u00e0 la poche, dans un contexte de r\u00e9duction de son d\u00e9ficit et de ses propres engagements. D\u2019autant que les difficult\u00e9s financi\u00e8res des r\u00e9gions, \u00e0 commencer par la Catalogne, la seconde en importance, impliquent qu\u2019elles aillent sur le march\u00e9, en contradiction avec la politique d\u00e9finie par Madrid, le d\u00e9ficit des r\u00e9gions entrant dans le calcul du d\u00e9ficit national. A elle seule, la Catalogne a besoin de 11 milliards d\u2019euros cette ann\u00e9e. Toutes les<i>Comunidades aut\u00f3nomas<\/i>  frappent \u00e0 la porte du gouvernement pour obtenir l\u2019autorisation d\u2019\u00e9mettre des obligations. Toutes les coutures craquent : combien de temps ces fictions vont-elles pouvoir tenir\u00a0? <\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, le <i>pacte de comp\u00e9titivit\u00e9<\/i> que les Allemands, suivis par les Fran\u00e7ais, ont tent\u00e9 d\u2019imposer lors du dernier sommet, a suscit\u00e9 une lev\u00e9e de boucliers &#8211; notamment de la Belgique, du Luxembourg, de l\u2019Autriche et de l\u2019Espagne &#8211; imposant \u00e0 Angela Merkel de reculer pour en faire une simple \u00ab\u00a0base de discussion\u00a0\u00bb. La tentative de faire adopter \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne un ensemble disparate de mesures, dont certaines lourdes de cons\u00e9quences sociales, a fait pour l\u2019instant long feu. L\u2019Europe peut-elle \u00eatre fa\u00e7onn\u00e9e sur le mod\u00e8le de l\u2019Allemagne ? Cette \u00e9trange et irr\u00e9aliste conception illustre l\u2019absence de v\u00e9ritable strat\u00e9gie europ\u00e9enne de la part de ceux qui l\u2019impulsent comme de ceux qui la soutiennent du bout des l\u00e8vres. <\/p>\n<p>Y a-t-il une alternative envisag\u00e9e \u00e0 ce pacte mort-n\u00e9\u00a0? Aucune, si ce n\u2019est de rapi\u00e9cer tant bien que mal, \u00e0 coups de compromis qui restent \u00e0 trouver d\u2019ici fin mars. Sous sa forme premi\u00e8re,\u00a0le <i>pacte de comp\u00e9titivit\u00e9<\/i> s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 inapplicable ; \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, il sera de la m\u00eame port\u00e9e que la d\u00e9funte <i>strat\u00e9gie de Lisbonne<\/i>. Les consid\u00e9rations \u00e9lectorales imm\u00e9diates qui dominent la r\u00e9flexion des gouvernements allemand et fran\u00e7ais ne peuvent tenir lieu de strat\u00e9gie europ\u00e9enne. <\/p>\n<p>M\u00eame si elle est att\u00e9nu\u00e9e provisoirement, la logique de l\u2019\u00e9clatement de l\u2019euro est toujours forte. La pr\u00e9servation de son unit\u00e9 suppose des m\u00e9canismes de solidarit\u00e9 financi\u00e8re qui restent introuvables. Alors que les m\u00e9gabanques allemandes, britanniques et fran\u00e7aises, hier trop heureuses d\u2019acheter de la dette des pays de la zone des temp\u00eates, ne savent plus aujourd\u2019hui comment s\u2019en d\u00e9faire, les Etats concern\u00e9s ne pouvant les rembourser. On attend \u00e0 ce propos avec curiosit\u00e9 et int\u00e9r\u00eat les nouvelles &#8211; qui se font attendre &#8211; des <i>stress tests<\/i> devant mesurer leur r\u00e9sistance et d\u00e9terminer leurs besoins de recapitalisation. Les Irlandais ayant tir\u00e9 les premiers, les Espagnols, les Allemands et les Fran\u00e7ais pourraient prendre exemple sur eux&#8230;<\/p>\n<p>Pour ces derniers, cela ne semble pas bien parti. Un rapport sur la pr\u00e9vention et la r\u00e9solution des crises bancaires, r\u00e9dig\u00e9 par Jean-Fran\u00e7ois Lepetit, pr\u00e9sident du Conseil national de la comptabilit\u00e9, et Thierry Dissaux, conseiller \u00e0 la direction du Tr\u00e9sor, vient d\u2019\u00eatre remis \u00e0 Christine Lagarde. Il va, de son point de vue, \u00e0 l&rsquo;essentiel en combattant toute \u00ab\u00a0surcharge syst\u00e9mique\u00a0\u00bb des banques (des exigences renforc\u00e9es de fonds propres), car elle romprait \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9galit\u00e9 de concurrence entre \u00e9tablissements\u00a0\u00bb, le principe de la labellisation des banques en tant qu\u2019\u00e9tablissements syst\u00e9miques \u00e9tant en soi \u00ab\u00a0contestable\u00a0\u00bb&#8230; C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;ils ont trouv\u00e9. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les \u00e9ch\u00e9ances europ\u00e9ennes se rapprochent, et leurs implications vont balayer dans les semaines et les mois qui viennent ce qui a \u00e9t\u00e9 p\u00e9niblement bricol\u00e9 jusqu&rsquo;ici et ne tient pas debout.<\/p>\n<p>Sans attendre le d\u00eener du 11 mars des dirigeants de la zone euro, ni le sommet informel de ceux de l\u2019Union europ\u00e9enne des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[94,75,311,160,451,264,243],"class_list":["post-21176","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-allemagne","tag-espagne","tag-france","tag-grece","tag-irlande","tag-portugal","tag-zone-euro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21176","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21176"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21176\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47690,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21176\/revisions\/47690"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21176"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21176"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21176"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}