{"id":2155,"date":"2009-03-01T00:41:45","date_gmt":"2009-02-28T23:41:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=2155"},"modified":"2009-03-01T00:41:45","modified_gmt":"2009-02-28T23:41:45","slug":"lactualite-de-la-crise-du-neuf-avec-du-vieux-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/03\/01\/lactualite-de-la-crise-du-neuf-avec-du-vieux-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : Du neuf avec du vieux, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>DU NEUF AVEC DU VIEUX <\/strong><\/p>\n<p>Quelle avalanche continue d\u2019informations de tous les coins de la plan\u00e8te ! Difficile d\u2019en rendre compte, sauf \u00e0 \u00e9crire un roman. La tentation est de resserrer la synth\u00e8se, plut\u00f4t que de proc\u00e9der \u00e0 une nouvelle litanie. <\/p>\n<p>En pr\u00e9ambule, le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a d\u00e9clar\u00e9 vendredi dernier depuis Moscou que \u00ab la crise est loin d&rsquo;\u00eatre termin\u00e9e, elle n&rsquo;a pas atteint son apog\u00e9e \u00bb, il n\u2019est peut-\u00eatre pas un expert, mais on lui accordera d\u2019\u00eatre bien inform\u00e9. Deux cas peuvent \u00eatre cit\u00e9s \u00e0 cet \u00e9gard. Celui du Danemark, r\u00e9put\u00e9 pour son insolente bonne sant\u00e9 pour \u00eatre assis sur son tas d\u2019hydrocarbures, qui est \u00e0 son tour atteint, avec une baisse de 2% de son PIB au 4e trimestre. Celui de la Chine, dont le premier ministre, Wen Jiabao, qui s\u2019efforce de faire bonne figure, annonce que son plan de relance donne de premiers r\u00e9sultats, mais n\u2019est pas plus cr\u00e9dible que les chiffres sur lesquels il s\u2019appuie, car dans son pays les statistiques \u00e9conomiques sont connues pour tr\u00e8s politiques. <\/p>\n<p>Que nous enseigne l\u2019actualit\u00e9 de ces derniers jours ? <\/p>\n<p><strong>1. L\u00e0 o\u00f9 elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9e, la r\u00e9cession s\u2019approfondit. Partout ailleurs, elle appara\u00eet<\/strong><\/p>\n<p>Chaque jour qui passe, des grandes entreprises hier prestigieuses, parfois d\u00e9j\u00e0 renflou\u00e9es, viennent frapper \u00e0 la porte des gouvernements et demander d\u2019urgence de l\u2019aide. La plan\u00e8te enti\u00e8re subit les effets contagieux d\u2019une crise globale, dont on ne sait plus tr\u00e8s bien d\u00e9m\u00ealer les aspects financiers et \u00e9conomiques, tellement ils s\u2019entra\u00eenent et se conjuguent les uns et les autres. <\/p>\n<p><!--more-->L\u2019Asie, ce r\u00e9servoir de croissance mondial, qui apparaissait comme immunis\u00e9e au d\u00e9part en raison d\u2019un syst\u00e8me bancaire qui semblait avoir moins faut\u00e9 que ses comp\u00e8res am\u00e9ricains et europ\u00e9ens, subit d\u00e9sormais les cons\u00e9quences de la r\u00e9cession occidentale, Japon en premi\u00e8re ligne. <\/p>\n<p>L\u2019Europe occidentale, qui avait d\u00e9j\u00e0 ses propres probl\u00e8mes, doit faire face \u00e0 la crise des pays de l\u2019Est, dont les banques sont filiales des siennes. \u00ab Il faut tout faire pour \u00e9viter une faillite bancaire en Europe centrale ou orientale \u00bb a d\u00e9clar\u00e9 au Figaro Thomas Mirow, le pr\u00e9sident de la BERD. L&rsquo;Europe toute enti\u00e8re est secou\u00e9e, en raison des fortes turbulences que conna\u00eet le march\u00e9 des devises. La zone euro appara\u00eet comme un refuge pour tous ceux qui ne b\u00e9n\u00e9ficient pas de son parapluie. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on parle d\u2019adoucir les conditions d\u2019entr\u00e9e dans la zone, on d\u00e9ment bien entendu de l\u2019autre. Les rumeurs d\u2019adh\u00e9sion ult\u00e9rieure de la Grande-Bretagne \u00e0 l\u2019euro sont r\u00e9currentes, au vu du plongeon qu\u2019a effectu\u00e9 la livre sterling, mais cela ne va pas plus loin. <\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine est entr\u00e9e dans une d\u00e9pression qui continue de s\u2019accentuer. On conna\u00eet son r\u00f4le d\u2019entra\u00eenement mondial. Le PIB y a chut\u00e9 au quatri\u00e8me trimestre de 6,2% en rythme annuel par rapport au pr\u00e9c\u00e9dent, contre 3,8% initialement annonc\u00e9. Pour ne donner que deux exemples, Fannie Mae a d\u00e9voil\u00e9 une perte de 58,7 milliards de dollars en 2008 et demand\u00e9 pour se renflouer 15,2 milliards de dollars. L\u2019assureur AIG, qui a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u 150 milliards de dollars, pourrait annoncer lundi une restructuration en profondeur ainsi qu\u2019une perte trimestrielle de 60 milliards de dollars. La valse des milliards se poursuit et le projet de budget de l\u2019administration Obama en tient compte, qui pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 une nouvelle enveloppe de cr\u00e9dit afin de sauver les institutions financi\u00e8res. On peut d\u00e9j\u00e0 se demander si elle sera suffisante.<\/p>\n<p>Partout, les indices \u00e9conomiques chutent, plus ou moins fortement : production industrielle, PIB, consommation, commerce international, etc&#8230;. Un seul d\u2019entre eux progresse, celui du ch\u00f4mage. <\/p>\n<p><strong>2. Le sauvetage du syst\u00e8me financier reste en jach\u00e8re <\/strong> <\/p>\n<p>La crise \u00e9conomique ne se manifeste pas partout avec la m\u00eame intensit\u00e9, et, elle a le relatif avantage de pouvoir \u00eatre au moins mesur\u00e9e et d\u00e9crite. On ne peut en dire autant de la crise financi\u00e8re, souterraine, silencieuse et impalpable, mais redoutable dans ses effets. Exactement comme l\u2019est le diab\u00e8te, pour c\u00e9der \u00e0 cette \u00e9vocation. Le temps n\u2019est plus o\u00f9 les banques s\u2019effor\u00e7aient de nier l\u2019\u00e9vidence, ne voulant pas reconna\u00eetre que le cr\u00e9dit \u00e9tait en crise, afin de pr\u00e9server leur petit secret, ces actifs non valorisables enfouis dans leurs bilans en si grandes quantit\u00e9s. Les banques, certes, mentent encore sur la valeur de leurs actifs, mais la rar\u00e9faction du cr\u00e9dit et son surench\u00e9rissement ne peuvent plus \u00eatre contest\u00e9s. La pompe \u00e0 liquidit\u00e9 des banques centrales continue d\u2019alimenter semaine apr\u00e8s semaine le march\u00e9, sans qu\u2019il soit pr\u00e9vu d\u2019arr\u00eater ce flux, car le march\u00e9 est toujours d\u00e9faillant. Les banques et d\u2019autres institutions financi\u00e8res seraient en r\u00e9alit\u00e9 souvent bien proches de la faillite, si l\u2019on consid\u00e9rait leur situation \u00e0 livre ouvert. Ils ne sont ouverts qu\u2019avec circonspection par ceux qui y ont acc\u00e8s. <\/p>\n<p>Pendant ce temps-l\u00e0, on continue d\u2019assister \u00e0 un festival de rafistolages, de tergiversations et d\u2019atermoiements. La prescription des deux grandes rem\u00e8des connus et r\u00e9pertori\u00e9s \u00e0 la crise du syst\u00e8me financier, la cr\u00e9ation de structures de d\u00e9faisance et l\u2019injection de capitaux publics dans les banques, se fait toujours attendre. Toute la palette des demi-mesures et des ruses possibles, pour ne pas aller \u00e0 l\u2019essentiel, a \u00e9t\u00e9 peu \u00e0 peu d\u00e9ploy\u00e9e. Un premier prix ex-aequo de cr\u00e9ativit\u00e9 devant \u00eatre d\u00e9cern\u00e9 aux USA et \u00e0 la Grande-Bretagne. Normal, ces deux premi\u00e8res places financi\u00e8res mondiales, ont toujours, \u00e0 d\u00e9faut de moyens financiers \u00e0 leur disposition, un r\u00e9el savoir-faire en mati\u00e8re d\u2019ing\u00e9nierie financi\u00e8re\u2026 ainsi que de puissants lobbies. Nous avons ainsi assist\u00e9 au sacre des actions sans droit de vote, expression de cette \u00e9trange pudeur et modestie qui veut que les capitaux publics n\u2019ont droit qu\u2019\u00e0 un strapontin dans les conseils d\u2019administration des banques. Ainsi qu\u2019au d\u00e9ploiement de garanties financi\u00e8res publiques, d\u00e9livr\u00e9es massivement avec d\u2019autant plus de facilit\u00e9, que, peut-\u00eatre dans leur innocence, ceux qui les octroient veulent se persuader qu\u2019elles ne seront pas r\u00e9ellement utilis\u00e9es, ou alors si peu. Que leur simple annonce devrait suffire. Leur total cumul\u00e9 devrait pourtant faire un peu r\u00e9fl\u00e9chir. Mais qu\u2019importe, l\u2019heure n\u2019est plus \u00e0 la r\u00e9flexion, mais \u00e0 l\u2019action dans l\u2019urgence quand il s\u2019agit de renflouer, encore et encore, un syst\u00e8me sous assistance. \u00ab Retenez-moi sinon je vais faire un malheur \u00bb, pourrait-on presque entendre prof\u00e9rer, comme s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 acquis que les premi\u00e8res nationalisations, d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es, de facto ou de jure, seront suivies par d\u2019autres. Ce n\u2019est qu\u2019une simple question de temps. <\/p>\n<p>En attendant, non sans une certaine stup\u00e9faction, les Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique d\u00e9couvrent qu\u2019ils pourraient bien devenir socialistes (c\u2019est le terme employ\u00e9), tant l\u2019intervention de Washington se r\u00e9v\u00e8le omnipr\u00e9sente et indispensable. Un contre-pied majeur. <\/p>\n<p><strong>3. Le myst\u00e8re de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire devrait frapper fort <\/strong><\/p>\n<p>Le dernier ressort est devenu la derni\u00e8re expression \u00e0 la mode. On parle de pr\u00eateur en dernier ressort ou d\u2019acheteur en dernier ressort pour les banques centrales, qui accumulent dans leurs bilans des actifs pris en garantie et qui ne valent plus que le prix du papier. Dont les bilans gonflent au fur et \u00e0 mesure que lentement la cloque se d\u00e9gonfle, par un in\u00e9vitable effet de vase communiquant. Et qui ne peuvent r\u00e9sister aux charmes de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire. <\/p>\n<p>Car, dans le monde entier, on racle les fonds de tiroir pour financer les plans de sauvegarde et de relance. Le FMI va demander \u00e0 ses membres une injection temporaire de cash, pour augmenter sa capacit\u00e9 de pr\u00eat \u00e0 500 milliards de dollars. La BERD, la BEI et la Banque mondiale, ont annonc\u00e9 vendredi qu&rsquo;elles apporteraient jusqu&rsquo;\u00e0 24,5 milliards d&rsquo;euros sur deux ans aux pays de l\u2019Est, mais on est loin du compte puisqu\u2019il est estim\u00e9 que 150 milliards d\u2019euros pourraient \u00eatre n\u00e9cessaires. Un fonds de 120 milliards de dollars devrait \u00eatre prochainement mis sur pied sous les auspices de l\u2019ASEAN, qui regroupe dix pays d\u2019Asie du Sud-Est, a-t-il \u00e9t\u00e9 \u00e9galement annonc\u00e9 vendredi dernier. De premiers essais de mutualisation qui seront suivis par d\u2019autres, car les Etats les moins fortun\u00e9s ne peuvent faire seuls face \u00e0 la crise. Les plus chanceux font verbalement assaut de ce qu\u2019ils appellent leur \u00ab solidarit\u00e9 \u00bb, craignant en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019\u00eatre entra\u00een\u00e9s dans la tourmente des plus petits. <\/p>\n<p>La planche \u00e0 billet est mise \u00e0 contribution et ne va pouvoir l\u2019\u00eatre que davantage, vu les besoins de financement qui ne cessent d\u2019augmenter. Il y avait la crise financi\u00e8re, il y a aussi les effets financiers de la crise \u00e9conomique, qui s\u2019y additionnent. <\/p>\n<p>Alors que rien n\u2019est r\u00e9solu et que les questions s&rsquo;accumulent, une nouvelle interrogation \u00e9merge. Si la cr\u00e9ation mon\u00e9taire \u00e0 haute dose est devenue in\u00e9vitable, comment pr\u00e9venir son corollaire l\u2019inflation qui s\u2019en suivra ? Ceux qui s\u2019appr\u00eatent \u00e0 l\u2019utiliser s\u2019efforcent d\u2019\u00eatre rassurants. La Fed fait \u00e9tat de son savoir-faire, quand il faudra retirer du march\u00e9 les liquidit\u00e9s qu\u2019elle y injecte. L\u2019administration Obama pr\u00e9sente de son c\u00f4t\u00e9 un budget affichant une baisse d\u00e9cisive du d\u00e9ficit sur quatre ans, largement en trompe-l\u2019\u0153il, mais l\u2019effet est l\u00e0. Les techniques habituelles n\u2019y suffiront pas et il faudra, pour peser sur les taux et ass\u00e9cher l\u2019oc\u00e9an de liquidit\u00e9s, poursuivre le jeu du mistigri engag\u00e9. La Fed pourrait n\u00e9gocier un swap (un \u00e9change) entre les actifs \u00e0 long terme sans valeur qu\u2019elle engrange et des bons du Tr\u00e9sor \u00e0 court terme. En d\u2019autre terme, c\u2019est le Tr\u00e9sor qui, si cette approche se concr\u00e9tisait, serait l\u2019h\u00e9ritier final des pertes sur ces actifs originellement dans les portefeuilles des banques. Cette perspective est ainsi d\u00e9crite par l\u2019agence Bloomberg, dans une d\u00e9p\u00eache tr\u00e8s document\u00e9e de ce samedi. <\/p>\n<p>En attendant, les chefs d\u2019Etat vont se plier \u00e0 un nouvel exercice lors de leurs prochains rendez-vous internationaux, qui vont se succ\u00e9der \u00e0 cadence rapproch\u00e9e. Il pourrait s\u2019intituler : comment faire du neuf avec du vieux, \u00e0 propos des mesures de r\u00e9gulation qu\u2019ils vont continuer \u00e0 \u00e9tudier, si la crise leur en laisse toutefois le loisir. Nul doute qu\u2019ils vont d\u00e9montrer dans ce domaine le m\u00eame savoir faire que celui dont ils font preuve \u00e0 propos du sauvetage du syst\u00e8me financier. Prochain rendez-vous, les chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement europ\u00e9ens se retrouvent pour un d\u00e9jeuner de travail informel ce dimanche \u00e0 Bruxelles, afin de pr\u00e9parer leur sommet \u00e9conomique des 19 et 20 mars, puis le sommet du G20 de Londres, le 2 avril.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>DU NEUF AVEC DU VIEUX <\/strong><\/p>\n<p>Quelle avalanche continue d\u2019informations de tous les coins de la plan\u00e8te ! Difficile d\u2019en rendre compte, sauf \u00e0 \u00e9crire un roman. 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