{"id":21797,"date":"2011-03-10T00:47:32","date_gmt":"2011-03-09T23:47:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=21797"},"modified":"2013-01-02T14:45:44","modified_gmt":"2013-01-02T13:45:44","slug":"la-liberte-la-servitude-et-la-mort-par-crapaud-rouge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/03\/10\/la-liberte-la-servitude-et-la-mort-par-crapaud-rouge\/","title":{"rendered":"<b>LA LIBERTE, LA SERVITUDE ET LA MORT<\/b>, par Crapaud Rouge"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Au risque d&rsquo;en choquer plus d&rsquo;un, je vois dans la Bo\u00e9tie l&rsquo;anc\u00eatre de la gauche caviar et des anarchistes d\u00e9crits par Conrad dans <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/L%27Agent_secret\">L&rsquo;Agent secret<\/a>. S&rsquo;il est vrai que son <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/la_boetie_etienne_de\/discours_de_la_servitude\/discours_servitude.html\">Discours<\/a> pr\u00e9sente le grand m\u00e9rite d&rsquo;attribuer une origine historique \u00e0 la tyrannie, le paradoxe de son titre entache toute cette \u0153uvre qui cache un br\u00fblot contre la libert\u00e9. Si tyran j&rsquo;\u00e9tais moi-m\u00eame, j&rsquo;en ferais mon livre de chevet, en imposerais la lecture \u00e0 tous mes sujets, la diffuserais jusque dans mes prisons, et chacun serait tenu de conna\u00eetre par c\u0153ur des phrases du genre : \u00ab\u00a0<em>C\u2019est le peuple qui s\u2019assujettit et se coupe la gorge : qui, pouvant choisir d\u2019\u00eatre sujet ou d\u2019\u00eatre libre, repousse la libert\u00e9 et prend le joug, qui consent, qui consent \u00e0 son mal ou plut\u00f4t le pourchasse.<\/em> \u00bb Vous avez bien lu : \u00ab\u00a0<em>c&rsquo;est le peuple qui s&rsquo;assujettit<\/em> \u00bb, son tyran n&rsquo;est jamais que le serviteur en chef de la servitude g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, le <em>Discours<\/em> est travers\u00e9 d&rsquo;une ode \u00e0 la libert\u00e9, ce \u00ab<em> bien si grand et si doux<\/em> \u00bb que \u00ab\u00a0<em>si tu en avais seulement une id\u00e9e, tu nous conseillerais de la d\u00e9fendre, non seulement avec la lance et le bouclier, mais avec les ongles et les dents.<\/em> \u00bb La Bo\u00e9tie n&rsquo;ignore rien de la valeur de la libert\u00e9, il y voit \u00ab\u00a0<em>un bien qu\u2019on devrait racheter au prix du sang, et dont la seule perte rend \u00e0 tout homme d\u2019honneur la vie am\u00e8re et la mort bienfaisante<\/em> \u00bb. Il peut sembler que le choix du conditionnel d\u00e9coule de la servitude, mais non, il vient de la question initiale# : \u00ab<em> Pourquoi un seul peut gouverner un million, alors qu&rsquo;il suffirait \u00e0 ce million de dire non pour que le gouvernement disparaisse ?<\/em> \u00bb C&rsquo;est dans ce <em>suffirait<\/em> que r\u00e9side enti\u00e8rement le charme et le myst\u00e8re du <em>Discours<\/em>, parce qu&rsquo;il pose une question dont le lecteur ne voit pas l&rsquo;absurdit\u00e9. Celle-ci se r\u00e9v\u00e8le quand la Bo\u00e9tie pr\u00e9tend que la<strong> <\/strong>libert\u00e9 ne co\u00fbte rien : \u00ab\u00a0<em>S\u2019il lui co\u00fbtait quelque chose pour recouvrer sa libert\u00e9 je ne l\u2019en presserais point&#8230;<\/em> \u00bb, \u00ab\u00a0<em>La seule libert\u00e9, les hommes la d\u00e9daignent, uniquement, ce me semble, parce que s\u2019ils la d\u00e9siraient, ils l\u2019auraient : comme s\u2019ils se refusaient \u00e0 faire cette pr\u00e9cieuse conqu\u00eate, parce qu\u2019elle est trop ais\u00e9e.<\/em> \u00bb Il suffirait donc que les individus la d\u00e9sire pour qu&rsquo;elle se r\u00e9alise, et comme ils devraient \u00eatre des millions \u00e0 d\u00e9sirer un \u00ab<em> bien si grand et si doux<\/em> \u00bb, elle devrait se cueillir comme un fruit m\u00fbr.<\/p>\n<p><!--more-->La Bo\u00e9tie a partiellement raison : la libert\u00e9 ne co\u00fbte rien \u00e0 ceux et celles qui sont pour le tyran, ou qui se satisfont du joug parce qu&rsquo;il ne p\u00e8se pas sur leurs \u00e9paules. Ils poss\u00e8dent gratuitement, par complicit\u00e9 et soumission, une part de la libert\u00e9 que la tyrannie s&rsquo;arroge pour elle-m\u00eame, car celle-ci leur offre le sentiment d&rsquo;\u00eatre libres, (ce ne sont pas eux qui se font pers\u00e9cuter). Il leur suffirait d&rsquo;\u00f4ter leurs \u0153ill\u00e8res, et de manifester un d\u00e9but d&rsquo;ind\u00e9pendance, pour prendre conscience, <em>primo<\/em> qu&rsquo;ils ne sont pas libres, <em>secundo<\/em> que la libert\u00e9 co\u00fbte tr\u00e8s cher, <em>tertio<\/em> qu&rsquo;ils sont des l\u00e2ches. Mais personne n&rsquo;a envie de mesurer sa l\u00e2chet\u00e9, ni de mourir dans une ge\u00f4le, ni tortur\u00e9 comme <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Maurice_Audin\">Maurice Audin<\/a>, ni enterr\u00e9 vivant comme Antigone. C&rsquo;est pourquoi il est plus commode de s&rsquo;offusquer des horreurs de la tyrannie sans quitter sa chambre, et de pointer du doigt la volont\u00e9 de chacun : \u00e7a culpabilise, mais \u00e7a ne fait pas de mal \u00e0 la tyrannie, bien au contraire. Il faut malgr\u00e9 tout prendre quelques \u00ab<em> pr\u00e9cautions oratoires<\/em> \u00bb, comme disent les laudateurs de la Bo\u00e9tie, mais qui valent \u00e0 mes yeux acte d&rsquo;all\u00e9geance : \u00ab\u00a0<em>ayant eu quelques rois, si bons en la paix, si vaillants en la guerre, que, bien qu\u2019ils soient n\u00e9s rois, il semble que la nature ne les aient pas faits comme les autres et que Dieu les ait choisis avant m\u00eame leur naissance<\/em> \u00bb \u00e9crit la Bo\u00e9tie, qui se garde par ailleurs de toute r\u00e9f\u00e9rence au r\u00e9gime de son \u00e9poque&#8230;<\/p>\n<p>Pour qui a conscience de sa propre l\u00e2chet\u00e9, le <em>Discours<\/em> est insupportable, car son ode \u00e0 la libert\u00e9 fait retentir le rire sardonique des bourreaux. Il rappelle aussi le rictus de Jack Nicholson dans <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Des_hommes_d%27honneur\"><em>Des hommes d&rsquo;honneur<\/em><\/a>, avec cette sc\u00e8ne terrible o\u00f9 il balance, \u00e0 la tronche des \u00ab\u00a0planqu\u00e9s\u00a0\u00bb venus faire leur enqu\u00eate, que ses hommes donnent leur vie pour LA LIBERTE, mais en faisant clairement entendre : celle des trous du c.. \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re. \u00ab <em>Quel sale con !<\/em> \u00bb se dit le spectateur, parce qu&rsquo;il sait bien que cette libert\u00e9-l\u00e0 est falsifi\u00e9e, qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus qu&rsquo;un mot de passe, le passe-droit de l&rsquo;imp\u00e9rialisme am\u00e9ricain qui s&rsquo;exerce en toute impunit\u00e9. Mais il a aussi tort le spectateur, car les militaires sont au c\u0153ur de la v\u00e9rit\u00e9-r\u00e9alit\u00e9 : il ne peut y avoir de guerre que pour la libert\u00e9, l&rsquo;ennemi \u00e9tant celui qui menace la v\u00f4tre. Bien s\u00fbr, cette v\u00e9rit\u00e9 hautement sensible est manipul\u00e9e sans vergogne par la tyrannie qui agite les menaces qui lui conviennent, et d\u00e9clenche les conflits qui l&rsquo;int\u00e9ressent. Cela explique fort bien l&rsquo;existence d&rsquo;un pacifisme qui se refuse aux mensonges \u00e9tatiques, (relay\u00e9s par la presse aux ordres), mais ne justifie nullement l&rsquo;id\u00e9ologie pacifiste qui semble ignorer que <strong>la libert\u00e9 se paie au prix du sang<\/strong>. Ne voulant pas voir cette dure r\u00e9alit\u00e9 qui pose la question de la couardise, (question rejet\u00e9e par l&rsquo;argument du nombre), la Bo\u00e9tie s&rsquo;\u00e9rige contre la libert\u00e9 : il en fait une impossibilit\u00e9, la d\u00e9monstration <em>a contrario<\/em> de l&rsquo;infaillibilit\u00e9 de la tyrannie. Il faut prendre au pied de la lettre la phrase : \u00ab\u00a0<em>Ils sont vraiment miraculeux <\/em>[impossibles]<em> les r\u00e9cits de la vaillance que la libert\u00e9 met dans le c\u0153ur de ceux qui la d\u00e9fendent !<\/em> \u00bb, car la Bo\u00e9tie occulte le seul chemin qui conduise \u00e0 la libert\u00e9 : la vaillance. \u00ab\u00a0<em>Il est donc certain qu&rsquo;avec la libert\u00e9, on perd aussit\u00f4t la vaillance, les esclaves n\u2019ont ni ardeur, ni constance dans le combat<\/em> \u00bb : c&rsquo;est plut\u00f4t en perdant la vaillance qu&rsquo;on perd sa libert\u00e9, et, celle-ci disparue, l&rsquo;ex-homme libre se voit pris dans un \u00e9tau : l&rsquo;instinct de survie l&rsquo;oblige \u00e0 pr\u00e9server sa vie, tandis que la libert\u00e9 exige qu&rsquo;il la mette en p\u00e9ril. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;on ne doit pas l&rsquo;apparition de la tyrannie au \u00ab\u00a0<em>malencontre<\/em> \u00bb de la Bo\u00e9tie, mais au surgissement de la violence : un exc\u00e8s de force, doubl\u00e9 d&rsquo;une menace de mort, qui a pour effet de diviser n&rsquo;importe quelle population : les plus inf\u00e2mes prennent les commandes, les plus t\u00e9m\u00e9raires se font trucider, les plus nombreux regardent en silence.<\/p>\n<p>Mais La Bo\u00e9tie ne se contente pas de renoncer \u00e0 la libert\u00e9, il disculpe la tyrannie de la servitude en ne lui reconnaissant que des \u00ab\u00a0nuisances\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<em>Chose vraiment surprenante <\/em>(&#8230;)<em> c\u2019est de voir des millions de millions d\u2019hommes, mis\u00e9rablement asservis, et soumis t\u00eate baiss\u00e9e, \u00e0 un joug d\u00e9plorable, <span style=\"text-decoration: underline;\">non qu&rsquo;ils y soient contraints par une force majeure<\/span>, mais parce qu&rsquo;ils sont <span style=\"text-decoration: underline;\">fascin\u00e9s<\/span> et, pour ainsi dire, <span style=\"text-decoration: underline;\">ensorcel\u00e9s<\/span> par le seul nom d&rsquo;un qu&rsquo;ils ne devraient redouter, puisqu&rsquo;il est seul, ni ch\u00e9rir puisqu&rsquo;il est, envers eux tous, inhumain et crue<span style=\"text-decoration: underline;\">l<\/span>.<\/em> \u00bb Le pouvoir de la tyrannie op\u00e8re donc par magie, il vise tout le monde sans toucher personne, et l&rsquo;on ne constate ses m\u00e9faits qu&rsquo;apr\u00e8s coup : serait-il occulte ? Non, mais la Bo\u00e9tie \u00e9crit sous le coup de l&rsquo;\u00e9motion, apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Gabelle_du_sel#Soul.C3.A8vements_populaires\">l&rsquo;impitoyable r\u00e9pression des soul\u00e8vements contre la gabelle par le conn\u00e9table Anne de Montmorency<\/a>. Pour \u00eatre en accord avec sa sensibilit\u00e9, il aurait d\u00fb le traiter d&rsquo;inf\u00e2me salaud, mais ne le peut pas. Alors <strong>il refoule<\/strong>, comme tous les t\u00e9moins et les survivants, parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont plus le choix : c&rsquo;est \u00e7a ou mourir pour rien. Son livre devrait s&rsquo;intituler : <em>Discours du refoulement involontaire.<\/em> Pour faire tenir debout le paradoxe de son titre, la condition <em>sine qua non<\/em> est d&rsquo;oublier les luttes de r\u00e9sistance, et les morts qui, partout dans le monde et \u00e0 toutes les \u00e9poques, le font mentir. Oublier les cachots, les b\u00fbchers, les corps martyris\u00e9s, et oublier qu&rsquo;on oublie, ce qui d\u00e9finit assez bien le refoulement. Ne reste alors qu&rsquo;un souvenir, celui d&rsquo;une cruaut\u00e9 d\u00e9pourvue de moyens et d&rsquo;effets sur soi-m\u00eame, ignoble sans doute, mais acceptable et supportable.<\/p>\n<p>Dissident avant l&rsquo;heure, la Bo\u00e9tie fut le premier \u00e0 prendre conscience que la tyrannie n&rsquo;\u00e9tait pas un \u00e9tat naturel, mais son id\u00e9e de \u00ab<em> servitude volontaire<\/em> \u00bb t\u00e9moigne de sa peur. Deux si\u00e8cles plus tard, <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Donatien_Alphonse_Fran%C3%A7ois_de_Sade\">Sade<\/a> aura le courage d&rsquo;\u00e9crire : \u00ab <a href=\"http:\/\/www.evene.fr\/citations\/auteur.php?ida=443&amp;p=3\"><em>La soumission du peuple n&rsquo;est jamais due qu&rsquo;\u00e0 la violence et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tendue des supplices<\/em><\/a> \u00bb, car les tyrans avaient d\u00e9j\u00e0 compris que le seul danger de mort n&rsquo;est pas assez dissuasif. Pour se maintenir en place, ils ont besoin de pr\u00e9venir la mont\u00e9e de toute insurrection car, en cette circonstance exceptionnelle, la vie et la libert\u00e9 ne font qu&rsquo;un, et l&rsquo;individu le plus ordinaire peut sacrifier sa vie aussi bien qu&rsquo;Antigone. H\u00e9las, la violence lib\u00e9ratoire a t\u00f4t fait de c\u00e9der la place au calme, de sorte que la violence des plus abrutis, un moment tenue en \u00e9chec, en vient peu \u00e0 peu \u00e0 reprendre le dessus&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Au risque d&rsquo;en choquer plus d&rsquo;un, je vois dans la Bo\u00e9tie l&rsquo;anc\u00eatre de la gauche caviar et des anarchistes d\u00e9crits par Conrad dans <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/L%27Agent_secret\">L&rsquo;Agent secret<\/a>. S&rsquo;il est vrai que son <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/la_boetie_etienne_de\/discours_de_la_servitude\/discours_servitude.html\">Discours<\/a> pr\u00e9sente le grand m\u00e9rite d&rsquo;attribuer une origine historique \u00e0 la tyrannie, le paradoxe de son titre entache toute cette \u0153uvre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,17],"tags":[1232,1231,333],"class_list":["post-21797","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","category-politique","tag-discours-de-la-servitude-volontaire","tag-etienne-de-la-boetie","tag-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21797","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21797"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21797\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47635,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21797\/revisions\/47635"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21797"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21797"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21797"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}