{"id":25809,"date":"2011-07-03T21:21:48","date_gmt":"2011-07-03T19:21:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=25809"},"modified":"2013-01-02T14:38:57","modified_gmt":"2013-01-02T13:38:57","slug":"lactualite-de-la-crise-acte-ii-le-rideau-souvre-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/07\/03\/lactualite-de-la-crise-acte-ii-le-rideau-souvre-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i>:  <b>ACTE II, LE RIDEAU S\u2019OUVRE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Que n\u2019a-t-on pas d\u00e9j\u00e0 dit du nouveau <i>plan de sauvetage<\/i> de la Gr\u00e8ce, alors qu\u2019il est loin d\u2019\u00eatre boucl\u00e9 ? Et que la soudure financi\u00e8re de la mi-juillet permettant d\u2019\u00e9viter un d\u00e9faut imm\u00e9diat n\u2019est m\u00eame pas garantie, puisque si les Europ\u00e9ens ont donn\u00e9 leur accord pour verser cette tranche de leur pr\u00eat, il est conditionn\u00e9 au versement par le FMI de sa quote-part. Or ce dernier ne s\u2019est pas encore engag\u00e9, attendant l\u2019adoption du <i>plan de sauvetage<\/i> qui garantira son remboursement sur fonds publics, dont il est \u00e0 son tour dit que \u00ab\u00a0des semaines\u00a0\u00bb vont \u00eatre n\u00e9cessaires afin d\u2019y parvenir. Sans plus attendre, septembre et l\u2019automne sont \u00e9voqu\u00e9s comme calendrier\u00a0! Le serpent se mord le bout de la queue. <\/p>\n<p>Des d\u00e9tails techniques\u00a0d\u2019une extr\u00eame complexit\u00e9 (sic) doivent encore \u00eatre r\u00e9gl\u00e9s pour que soit boucl\u00e9 le dossier de la participation en fa\u00e7ade des banques \u00e0 ce deuxi\u00e8me plan, ce qui fait office d&rsquo;explication au retard qu\u2019il prend. L\u2019Institute of International Finance (IIF), le lobby mondial des m\u00e9gabanques, est m\u00eame mont\u00e9 au cr\u00e9neau, assurant \u00ab\u00a0\u00eatre r\u00e9solu \u00e0 travailler avec ses membres et d\u2019autres institutions financi\u00e8res, les autorit\u00e9s et la Gr\u00e8ce pour fournir un soutien substantiel en liquidit\u00e9s\u00a0\u00bb. En d\u2019autre termes, les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes, dont on doute ouvertement Outre-Atlantique de la capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre le probl\u00e8me, sont pri\u00e9es de c\u00e9der la place aux sp\u00e9cialistes qui vont le r\u00e9gler&#8230; Charles Daralla, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019IIF, avait pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9clar\u00e9 au Wall Street Journal, \u00ab\u00a0la voie est \u00e9troite, je ne le nie pas\u00a0\u00bb. Va-t-il mettre ses talents de persuasion au service de ses mandants ou bien des \u00c9tats europ\u00e9ens qu\u2019il vient \u00e9pauler\u00a0? <\/p>\n<p><!--more-->Les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes ont eu cet avantage de devoir faire face aux crises les unes apr\u00e8s les autres. Celle de la Gr\u00e8ce, de l\u2019Irlande et du Portugal, puis \u00e0 nouveau celle de la Gr\u00e8ce, leur permettant \u00e0 chaque fois de s\u2019en tirer dans l\u2019improvisation par des bouts de ficelle. Mais est-ce que cela va durer longtemps ainsi\u00a0? <\/p>\n<p>De nouveaux rebondissements s\u2019annoncent. L\u2019Irlande veut ren\u00e9gocier son propre plan, tandis qu\u2019\u00e0 force de scruter la situation espagnole, on en est venu \u00e0 mettre l\u2019Italie dans le m\u00eame bateau et inscrire ensemble les deux pays sur la liste des pr\u00e9tendants \u00e0 un prochain sauvetage. Tout cela pourrait se presser en m\u00eame temps au portillon, balayant les dispositifs p\u00e9niblement mis au point par les gouvernements europ\u00e9ens, qui ne sont pas dimensionn\u00e9s pour y faire face. <\/p>\n<p>Un discours prononc\u00e9 le 15 juin \u00e0 Francfort par Vitor Const\u00e2ncio, vice-pr\u00e9sident de la BCE, est pass\u00e9 inaper\u00e7u et c&rsquo;est bien dommage, car il donne la cl\u00e9 des tensions structurelles et durables sur le march\u00e9 obligataire. Pr\u00e9sentant le rapport semestriel de stabilit\u00e9 financi\u00e8re de la BCE, il a \u00e9voqu\u00e9 les am\u00e9liorations enregistr\u00e9es et les risques qui persistaient. Notamment \u00ab\u00a0les vuln\u00e9rabilit\u00e9s du financement des banques, l&rsquo;\u00e9volution des prix de l&rsquo;immobilier, la perspective d&rsquo;une hausse inattendue et soudaine, d\u00e9termin\u00e9e par le march\u00e9, des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 long terme\u00a0\u00bb, ainsi que les flots de capitaux qui se dirigent actuellement vers les pays \u00e9mergents. <\/p>\n<p>Pour en venir au financement des banques, \u00ab\u00a0talon d&rsquo;achille\u00a0\u00bb de beaucoup d&rsquo;entre elles, il a rappel\u00e9 que 30 % des cr\u00e9dits des banques de la zone euro devaient \u00eatre refinanc\u00e9s en 2011 et 2012. \u00ab\u00a0Un d\u00e9fi pour les banques \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 aux march\u00e9s\u00a0\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9, le co\u00fbt de ce refinancement risquant d&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s volatil (d&rsquo;augmenter) en raison des besoins de financement des gouvernements avec lesquels elles vont entrer en comp\u00e9tition.<\/p>\n<p>Pour diminuer ces tensions, il est donc n\u00e9cessaire que les \u00c9tats fassent moins appel au march\u00e9 en r\u00e9duisant leur d\u00e9ficit ; voil\u00e0 le fond du probl\u00e8me, et rien d&rsquo;autre. <\/p>\n<p>Autre aspect de la situation, que la Gr\u00e8ce a mis en \u00e9vidence, b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un <i> plan de sauvetage<\/i> est une chose, en sortir ensuite \u00e0 son terme pour revenir sur le march\u00e9 en est une autre, proprement inconcevable dans le contexte actuel. Quelle autre conclusion peut-il en \u00eatre tir\u00e9, si ce n&rsquo;est que <i>le march\u00e9<\/i> se met dans ce cas hors jeu mais que les \u00c9tats ne savent comment s&rsquo;y substituer, bien que condamn\u00e9s \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer ? Encore un paradoxe de plus sur la longue liste qui ne fait que s&rsquo;allonger. On tente d&rsquo;imposer la poursuite du \u00ab\u00a0moins d&rsquo;\u00c9tat\u00a0\u00bb dans la conduite de l&rsquo;\u00e9conomie, au pr\u00e9texte de faire des \u00e9conomies, et celui-ci joue dans les faits un r\u00f4le grandissant et m\u00eame majeur dans le maintien et la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier. Cherchez l&rsquo;erreur. <\/p>\n<p>Pendant ce temps, les plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 s\u2019accumulent pays apr\u00e8s pays, laissant fort peu d\u2019espace \u00e0 la croissance de l\u2019\u00e9conomie et des recettes fiscales des \u00c9tats, rendant le pari tent\u00e9 illusoire. Derni\u00e8re en date, l\u2019Italie vient d\u2019adopter pour les ann\u00e9es 2013 et 2014 un nouveau plan d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 de 43 milliards d\u2019euros, apr\u00e8s le pr\u00e9c\u00e9dent de 25 milliards d\u2019euros en cours pour 2011 et 2012. R\u00e9duction des retraites, des d\u00e9penses de sant\u00e9, prolongation du gel des salaires et des embauches dans la fonction publique sont au menu, accompagn\u00e9es d\u2019une baisse de l\u2019imp\u00f4t sur le revenu et d\u2019une hausse des taxes sur les revenus financiers. <\/p>\n<p>Une telle situation est porteuse de l\u2019implosion du dispositif mis en place, qui vise \u00e0 refinancer sur fonds publics la dette priv\u00e9e, afin d\u2019assurer que son remboursement soit garanti. Progressivement, le fonds de stabilit\u00e9 financi\u00e8re aujourd\u2019hui, et le MES \u00e0 partir de 2013 &#8211; si le Bundestag allemand donne son feu vert \u00e0 l\u2019automne &#8211; sont de plus en plus mis \u00e0 contribution. Des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent d\u00e9j\u00e0 pour r\u00e9clamer que leurs enveloppes financi\u00e8res soient \u00e0 nouveau augment\u00e9es. Mais c\u2019est une fausse solution. <\/p>\n<p>Elle revient en effet \u00e0 faire financer &#8211; ou garantir &#8211; la dette priv\u00e9e des pays entrant dans la zone des temp\u00eates par ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient de bonnes conditions de march\u00e9. Les investisseurs se tournant vers leurs \u00e9missions au d\u00e9triment de celles des autres, ceci explique cela. Un nombre de plus en plus restreint de pays va donc soutenir financi\u00e8rement un nombre de plus en plus grand d\u2019autres pays qui ne peuvent plus acc\u00e9der au march\u00e9. Jusqu\u2019o\u00f9 et jusqu\u2019\u00e0 quand ce m\u00e9canisme va-t-il pouvoir fonctionner\u00a0? <i>Les march\u00e9s<\/i> savent faire les comptes&#8230; Un nouvel \u00e9chafaudage de dettes est en train d\u2019\u00eatre construit pour consolider le pr\u00e9c\u00e9dent qui vacille, cette brillante construction tiendra-t-elle le choc ?<\/p>\n<p>Refuser de prendre le probl\u00e8me \u00e0 bras le corps, le saucissonner et l\u2019\u00e9taler, toute cette cuisine mitonn\u00e9e dans les cabinets minist\u00e9riels faute de mieux risque fort d\u2019aboutir \u00e0 ce que soit pr\u00e9sent\u00e9e demain une addition encore plus lourde \u00e0 payer qu\u2019elle ne l\u2019est aujourd\u2019hui. L\u2019\u00e9mission d\u2019euro-obligations, la restructuration ordonn\u00e9e de la dette publique et le refinancement des institutions financi\u00e8res priv\u00e9es qui en d\u00e9coulerait ont \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9s comme autant d\u2019horreurs, mais il va falloir t\u00f4t ou tard en assumer les cons\u00e9quences impr\u00e9visibles.<\/p>\n<p>Ce ne sont pas seulement les \u00c9tats-Unis qui sont entr\u00e9s dans ce qui est l\u00e0-bas appel\u00e9 <i>la zone dangereuse<\/i>, celle qui pr\u00e9c\u00e8de les \u00e9ch\u00e9ances fatidiques. Car le d\u00e9plafonnement de la dette par le Congr\u00e8s est toujours bloqu\u00e9 par les r\u00e9publicains. La simultan\u00e9it\u00e9 des deux crises, assortie de la poursuite de celle que conna\u00eet le Japon et qui a \u00e9t\u00e9 accentu\u00e9e par la catastrophe qu\u2019il vient de subir, fait entrer toute l\u2019\u00e9conomie occidentale dans la deuxi\u00e8me phase de la crise financi\u00e8re. Ce n\u2019est plus la bulle de la dette priv\u00e9e qui \u00e9clate, c\u2019est celle de la dette publique &#8211; sur qui les efforts ont \u00e9t\u00e9 report\u00e9s &#8211; dont le financement est en panne.  <\/p>\n<p>Moody\u2019s vient de pr\u00e9venir qu\u2019une diminution de la note de la dette souveraine am\u00e9ricaine aurait un effet domino important. Ce seraient les notes des \u00c9tats eux-m\u00eames, de Fannie Mae et Freddie Mac qui seraient \u00e9galement affect\u00e9es, ainsi que Federal Home Loan Banks et Federal Farm Credit Banks. L\u2019Europe n\u2019a pas l\u2019exclusivit\u00e9 de cet effet, qui serait tout aussi redoutable aux \u00c9tats-Unis. <\/p>\n<p>L\u2019interrogation ne porte pas sur la possibilit\u00e9 de trouver ou non, \u00e0 la derni\u00e8re minute, des pis-aller permettant \u00e0 nouveau de gagner du temps. Encore que cela ne soit pas garanti, comme affectent de le croire ceux qui se r\u00e9f\u00e8rent aux \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents pour en tirer la conclusion que tout s\u2019arrangera. Elle porte sur la nature des exp\u00e9dients qui doivent \u00eatre improvis\u00e9s, ainsi que sur leur fragilit\u00e9. A force d&rsquo;\u00eatre tendues, les cordes se cassent. <\/p>\n<p>Nous sommes en train d\u2019assister au d\u00e9but de l\u2019acte II de la crise. Apr\u00e8s la chute libre du syst\u00e8me financier rattrap\u00e9 du bout des doigts, voici venu le moment du blocage de la finance publique, chroniquement malade pour avoir assist\u00e9 et pay\u00e9 les faux frais du premier. Pr\u00eateur en dernier ressort, l&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;a personne aupr\u00e8s de qui il peut se retourner, \u00e0 l&rsquo;exception des contribuables. Est-ce bien raisonnable ? <\/p>\n<p>Les banques centrales passent quant \u00e0 elles la main, d\u00e9pass\u00e9es par les \u00e9v\u00e9nements et d\u00e9pourvues de leviers efficaces. La Fed laisse l\u2019\u00c9tat am\u00e9ricain orphelin de ses achats obligataires, qu&rsquo;elle ne renouvelle pas dans l&rsquo;imm\u00e9diat. La Banque d\u2019Angleterre fait du surplace, prise entre les imp\u00e9ratifs contradictoires de la lutte contre l&rsquo;inflation et le soutien d&rsquo;une \u00e9conomie frisant la stagflation, la Banque du Japon continue de soutenir via l&rsquo;\u00c9tat l\u2019\u00e9conomie du pays, atteinte dans ses \u0153uvres, enfin, la BCE joue les matamores tout en mettant \u00e9galement les pouces, effray\u00e9e par ses propres audaces. <\/p>\n<p>Il faut s\u2019arr\u00eater un instant sur la situation de cette derni\u00e8re, plac\u00e9e devant le choix de continuer ou non \u00e0 soutenir les banques grecques, et par ricochet les banques europ\u00e9ennes, en acceptant comme collat\u00e9ral pour ses pr\u00eats la dette souveraine du pays apr\u00e8s restructuration. L\u2019IIF s\u2019y est mise pour inciter la BCE \u00e0 poursuivre ce qu&rsquo;elle a engag\u00e9 et de s&rsquo;impliquer encore plus dans la politique fiscale des \u00c9tats, qui n\u2019est pas de son ressort, mettant en cause son <i>ind\u00e9pendance<\/i> et d\u00e9truisant par l\u00e0 m\u00eame sa cr\u00e9dibilit\u00e9 aupr\u00e8s des march\u00e9s&#8230; D\u00e9cid\u00e9ment, tout fout le camp ! <\/p>\n<p>La crise s\u2019\u00e9tend au march\u00e9 obligataire souverain, l\u2019un des deux piliers &#8211; avec le dollar &#8211; sur lequel repose le syst\u00e8me financier. Ce dernier r\u00e9siste encore, les investisseurs se tournant vers lui comme un dernier refuge, on devrait dire comme si c&rsquo;\u00e9tait un exp\u00e9dient de plus. Pour combien de temps ? Quand il craquera, rien ne r\u00e9sistera. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Que n\u2019a-t-on pas d\u00e9j\u00e0 dit du nouveau <i>plan de sauvetage<\/i> de la Gr\u00e8ce, alors qu\u2019il est loin d\u2019\u00eatre boucl\u00e9 ? Et que la soudure financi\u00e8re de la mi-juillet permettant d\u2019\u00e9viter un d\u00e9faut imm\u00e9diat n\u2019est m\u00eame pas garantie, puisque si les Europ\u00e9ens ont donn\u00e9 leur accord pour verser cette tranche de leur pr\u00eat, il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[34,142,4475,4479,240],"class_list":["post-25809","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-banque-centrale","tag-dette-publique","tag-etats-unis","tag-europe","tag-interdiction-des-paris-sur-les-fluctuations-de-prix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25809","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25809"}],"version-history":[{"count":21,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25809\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47320,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25809\/revisions\/47320"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25809"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25809"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25809"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}