{"id":26585,"date":"2011-07-24T19:48:03","date_gmt":"2011-07-24T17:48:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=26585"},"modified":"2013-01-02T14:37:36","modified_gmt":"2013-01-02T13:37:36","slug":"lactualite-de-la-crise-les-ogres-ne-sont-plus-ce-quils-etaient-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/07\/24\/lactualite-de-la-crise-les-ogres-ne-sont-plus-ce-quils-etaient-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LES OGRES NE SONT PLUS CE QU&rsquo;ILS \u00c9TAIENT<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. Les billets de Fran\u00e7ois Leclerc paraissent quasiment toujours pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s de la seule mention \u00ab\u00a0Billet invit\u00e9\u00a0\u00bb. Dans ce cas-ci cependant, je me vois forc\u00e9 de marquer mon d\u00e9saccord avec lui : les ogres sont selon moi toujours bien des ogres. Pour ce qui touche \u00e0 la restructuration de la dette grecque, il me semble tout \u00e0 fait pr\u00e9matur\u00e9 de dire quoi que ce soit quant \u00e0 ses cons\u00e9quences en Europe : le syst\u00e8me reste dans un \u00e9tat \u00ab\u00a0critique\u00a0\u00bb &#8211; au sens que l&rsquo;on attache \u00e0 ce terme en physique. Pour ce qui touche \u00e0 l&rsquo;inflation, elle est toujours pr\u00eate \u00e0 l&#8217;emballement et les banquiers centraux ont raison de s&rsquo;en m\u00e9fier comme de la peste, en particulier dans une p\u00e9riode comme celle-ci o\u00f9 les prix subissent simultan\u00e9ment des tensions inflationnistes et d\u00e9flationnistes. Quant \u00e0 l&rsquo;hyperinflation, la taille du d\u00e9sastre est telle si elle devait se d\u00e9clencher que tout doit \u00eatre fait pour en \u00e9loigner le risque, ce qui n&rsquo;est pas le cas en ce moment aux Etats-Unis o\u00f9 Ben Bernanke \u00e0 la t\u00eate de la Fed a d\u00e9j\u00e0 recouru deux fois \u00e0 la planche \u00e0 billets depuis le d\u00e9but de la crise, et n&rsquo;exclut pas d&rsquo;y recourir encore. Pour moi, les ogres demeurent ce qu&rsquo;ils \u00e9taient.<\/p><\/blockquote>\n<p>Nous vivons d\u00e9cid\u00e9ment une \u00e9poque formidable, comment ne pas en convenir ? <\/p>\n<p>Pour ne retenir que cela et rester dans notre sujet, la plan\u00e8te enti\u00e8re est secou\u00e9e par une crise financi\u00e8re qui n\u2019arr\u00eate pas de rebondir. Elle est momentan\u00e9ment calm\u00e9e en Europe, mais le suspens s\u2019intensifie au bout de la derni\u00e8re ligne droite aux Etats-Unis, fruit de l\u2019\u00e2pret\u00e9 de la campagne \u00e9lectorale qui est engag\u00e9e et de choix budg\u00e9taires incontournables auxquels la soci\u00e9t\u00e9 est d\u00e9sormais confront\u00e9e. Ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement la d\u00e9b\u00e2cle qui s\u2019annonce, mais bien la poursuite du d\u00e9clin d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9. <\/p>\n<p>Les d\u00e9mocrates et les r\u00e9publicains s\u2019affrontent sur le terrain de la diminution de la dette publique avec des arri\u00e8res-pens\u00e9es \u00e9lectorales &#8211; les uns voulant taxer les plus riches et \u00e9viter de trop larges coupes dans les budgets sociaux, les autres exigeant exactement le contraire &#8211; au nom de ce qu\u2019ils intitulent pompeusement leurs <i>visions<\/i> du pays. Les mesures \u00e0 prendre, leurs modalit\u00e9s et contenu, ainsi que leur calendrier, font l\u2019objet des n\u00e9gociations acharn\u00e9es \u00e0 marche forc\u00e9e, de propositions et contre-propositions permettant \u00e0 chacun de prendre l\u2019opinion \u00e0 t\u00e9moin de la puret\u00e9 de ses intentions. Incertaine, l\u2019issue ne devrait pas tarder. Avec le risque d&rsquo;un d\u00e9rapage. <\/p>\n<p><!--more-->On constate en attendant que <i>les march\u00e9s<\/i> font jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant preuve d\u2019une incontestable placidit\u00e9 aux Etats-Unis, ce qui conduit \u00e0 s&rsquo;interroger. En Europe, ils ont m\u00eame salu\u00e9 un plan de derni\u00e8re heure, car il fait a minima la part du feu. <\/p>\n<p>La plus imm\u00e9diate des explications est que ces m\u00eames <i>march\u00e9s<\/i> ne peuvent pas croire &#8211; \u00e0 neuf jours de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance &#8211; \u00e0 ce qu\u2019un d\u00e9faut sur la dette am\u00e9ricaine puisse au final intervenir, vu l\u2019\u00e9normit\u00e9 de la chose. Mais il y a d\u2019autres mani\u00e8res de comprendre leur attitude. <\/p>\n<p>Soit, comme cela est intervenu en Europe, parce que l\u2019impact d\u2019un tel d\u00e9faut est en r\u00e9alit\u00e9 exag\u00e9r\u00e9, surtout s\u2019il est de courte dur\u00e9e et que le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain en panache les effets. On aurait alors affaire dans l&rsquo;imm\u00e9diat \u00e0 un b\u00e9nin hoquet. Ce ne serait cependant que partie remise. Soit car les investisseurs ne disposent pas d\u2019alternative pour se retourner et qu\u2019il leur faut, vaille que vaille, de pas faire plonger la dette am\u00e9ricaine, qui joue deux r\u00f4les \u00e0 la fois, refuge et pr\u00e9cipice au bord duquel ils n\u2019ont d\u2019autre choix que s\u2019agripper. Le dos \u00e0 la falaise, les <i>march\u00e9s<\/i> peuvent-ils pr\u00e9cipiter leur propre perte en sapant l\u2019un de leurs piliers financiers ? Il faut encore et toujours vivre avec la dette et trouver les moyens de la financer, faute d\u2019autre ressource de m\u00eame nature disponible en grand. Le sable des ch\u00e2teaux-fort doit \u00eatre mouill\u00e9 pour tenir droit, mais il est connu qu&rsquo;il s\u00e8che vite au soleil. <\/p>\n<p>Ce que les Europ\u00e9ens sont en passe de d\u00e9montrer est toute autre chose\u00a0: une restructuration ordonn\u00e9e de la dette n\u2019est plus n\u00e9cessairement synonyme de chaos financier et peut au contraire contribuer \u00e0 sortir d\u2019une impasse. Voil\u00e0 une nouveaut\u00e9, quand bien m\u00eame celle qui vient d\u2019\u00eatre d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e est limit\u00e9e, un pr\u00e9c\u00e9dent a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9. En d\u00e9pit du ch\u0153ur imm\u00e9diatement form\u00e9 par tous ceux qui ont exig\u00e9 de ne pas y revenir \u00e0 nouveau (dernier en date, Lorenzo Bini Smaghi, gouverneur de la BCE), ce ne serait pas la premi\u00e8re fois qu\u2019une telle barri\u00e8re serait finalement franchie, \u00e0 la prochaine occasion. N\u00e9cessit\u00e9 fait loi. <\/p>\n<p>S\u2019il se r\u00e9v\u00e8le pratiquement impossible de faire absorber par de seules coupes budg\u00e9taires la r\u00e9sorption des d\u00e9ficits publics, il ne reste pratiquement que deux solutions\u00a0: restructurer la dette ou lancer d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment l\u2019inflation. Comme par hasard, il s\u2019agit des deux monstres qu\u2019il ne faut pas absolument pas rencontrer. Mais l\u2019on constate pourtant que le premier donne des signes de pouvoir \u00eatre apprivois\u00e9, \u00e0 confirmer d\u00e8s demain lundi. Qu\u2019en est-il de l\u2019autre \u00a0?<\/p>\n<p>Depuis des d\u00e9cennies, l\u2019inflation a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e comme un ogre d\u00e9vorant tout ce qu\u2019il trouve sur son chemin, sp\u00e9cialement les petits enfants, d\u00e9nomm\u00e9s dans le sc\u00e9nario de ce film d\u2019horreur \u00ab\u00a0les petits rentiers\u00a0\u00bb. Les banques centrales ont inscrit sur leur fronton la mission de la combattre sans merci et s\u2019y sont employ\u00e9es avec leurs arsenal mon\u00e9taire. Au moindre fr\u00e9missement de la b\u00eate, elles frappaient pour la contenir dans son enclos. <\/p>\n<p>Depuis que cette crise est entam\u00e9e, elles n\u2019ont cess\u00e9 de d\u00e9verser des liquidit\u00e9s sur le march\u00e9 financier, sans pourtant r\u00e9veiller l\u2019ogre qui s\u2019est content\u00e9 parfois d\u2019ouvrir une paupi\u00e8re. La seule inflation que les chevaliers blancs ont fait se dresser, c\u2019est celle des actifs, et plus particuli\u00e8rement des mati\u00e8res premi\u00e8res. Dans les pays occidentaux <i>d\u00e9velopp\u00e9s<\/i>, le \u00ab\u00a0second tour\u00a0\u00bb redout\u00e9 &#8211; lorsque l\u2019inflation atteint les produits de consommation &#8211; ne s\u2019est pas produit, dans un contexte de sur-production et de sous emploi. Serait-ce \u00e0 dire que cette deuxi\u00e8me statue du Commandeur est, elle aussi, descendue de son pi\u00e9destal\u00a0? Que l\u2019inflation ne serait pas le danger dont il fallait \u00e0 tout prix se pr\u00e9munir ? <\/p>\n<p>Une deuxi\u00e8me raison justifie qu\u2019elle n\u2019honore pas son rendez-vous\u00a0: <i>les march\u00e9s<\/i> n\u2019en veulent \u00e0 aucun prix, car les investisseurs verraient la valeur de leurs actifs financiers fondre en cons\u00e9quence. Les <i>petits rentiers<\/i> ont bon dos\u00a0! Lire les discours de Ben Bernanke, le pr\u00e9sident de la Fed, c\u2019est feuilleter une anthologie de propos rassurants destin\u00e9s \u00e0 Wall Street et arguant de la capacit\u00e9 de son institution \u00e0 r\u00e9sorber les liquidit\u00e9s qu\u2019elle a d\u00e9vers\u00e9es pour pr\u00e9venir le d\u00e9marrage de l\u2019inflation\u00a0! Se plonger dans les oeuvres compl\u00e8tes du r\u00e9sident de la BCE, Jean-Claude Trichet (\u00e0 Dieu ne plaise\u00a0!), c\u2019est lire et relire un seul avertissement, celui de son implacable d\u00e9termination \u00e0 combattre l\u2019hydre chaque fois qu\u2019une de ses t\u00eates repousse. <\/p>\n<p>Pour cette m\u00eame raison, l\u2019hyperinflation qui est pr\u00e9sent\u00e9e par certains comme in\u00e9luctable, lorsque tout aura \u00e9t\u00e9 tent\u00e9, est la derni\u00e8re resuc\u00e9e d\u2019un spectacle de Grand Guignol. \u00ab\u00a0Attention, le m\u00e9chant arrive derri\u00e8re toi\u00a0!\u00a0\u00bb crient les petits enfants effray\u00e9s, parce que le jeu le veut. L&rsquo;histoire peut toutefois se terminer ainsi, mais elle n&rsquo;est pas encore \u00e9crite. <\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, \u00e0 tout bien consid\u00e9rer, d\u2019o\u00f9 vient cette inflation qui fait grimper d\u00e9mesur\u00e9ment le prix des actifs\u00a0? Des salaires trop \u00e9lev\u00e9s, de l\u2019insuffisance de la production\u00a0? On le saurait. Elle est le r\u00e9sultat d\u2019une sp\u00e9culation financi\u00e8re qui se nourrit d\u2019elle-m\u00eame, de surcro\u00eet aliment\u00e9e par les injections de liquidit\u00e9 des banques centrales, jusqu\u2019au jour o\u00f9&#8230; Les banques centrales jouent les prix de vertu, mais c&rsquo;est par elles que le malheur arrive. <\/p>\n<p>L\u2019inflation des prix \u00e0 la consommation n\u2019est pas au rendez-vous et une premi\u00e8re restructuration limit\u00e9e de dette va \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en Europe. Une porte est ferm\u00e9e, une autre a \u00e9t\u00e9 entreb\u00e2ill\u00e9e\u00a0: voil\u00e0 ce que l\u2019on peut aujourd\u2019hui observer, en incluant le Royaume-Uni, o\u00f9 les risques d&rsquo;installation de la stagflation sont patents. <\/p>\n<p>Ce qui n\u2019interdit pas de penser que la voie de la restructuration, aussi complexe soit-elle, est la seule praticable. Non seulement parce qu\u2019elle all\u00e9gerait le fardeau des Etats, dont le syst\u00e8me financier voudrait amoindrir la mission pour la faire sienne, mais \u00e9galement par qu\u2019elle d\u00e9gonflerait, de mani\u00e8re ordonn\u00e9e et non pas sauvage, la gigantesque bulle financi\u00e8re qui s\u2019est constitu\u00e9 durant les derni\u00e8res d\u00e9cennies. Elle heurterait donc de plein fouet les int\u00e9r\u00eats du syst\u00e8me financier. <\/p>\n<p>L\u2019argument selon lequel \u00ab\u00a0ils ne mouraient pas tous, mais tous \u00e9taient frapp\u00e9s\u00a0\u00bb, qui interdirait de proc\u00e9der \u00e0 une telle r\u00e9duction autoritaire au pr\u00e9texte, toujours le m\u00eame, des petits rentiers \u00e0 prot\u00e9ger, est-il recevable\u00a0? Non, car rien n\u2019interdirait de proc\u00e9der \u00e0 un \u00e9change d\u2019actifs avec de nouveaux apport\u00e9s en garantie, issus dans le cadre de l\u2019\u00e9mergence de nouveaux instruments mon\u00e9taires qui accompagnerait in\u00e9vitablement un tel maelstrom.<\/p>\n<p>En derni\u00e8re instance, ce qui est un comble, les gardiens du Temple se retrouvent d\u00e9munis devant la crise. Pouvant colmater les br\u00e8ches, ils en suscitent ailleurs et ne r\u00e9parent pas le navire. La BCE vient de partiellement se retirer du jeu, la Banque d\u2019Angleterre ne sait pas sur quel pied danser et reste coite, la banque du Japon tient le pays le nez hors de l\u2019eau, celle de la Chine Populaire a fort \u00e0 faire face \u00e0 l\u2019inflation qu\u2019elle a cr\u00e9e. Seule, la Fed pourrait encore se r\u00e9soudre \u00e0 faire un grand bond en avant et relancer un nouveau programme d&rsquo;achat de la dette US, pour tenter de sauver ce qui reste \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. <\/p>\n<p>Si les march\u00e9s s&#8217;emballaient, elle n&rsquo;aurait pas le choix et a pr\u00e9venu avoir pr\u00e9vu un dispositif en cas de d\u00e9faut sur la dette. Jean-Claude Trichet a formul\u00e9 le m\u00eame avertissement, depuis le sommet europ\u00e9en. <\/p>\n<p>La situation reste tr\u00e8s instable, de grandes embard\u00e9es ne peuvent jamais \u00eatre exclues. Cette crise est de nature rampante et rebondissante, depuis la chute libre initiale. Est-ce dans les jours qui viennent que la digue, \u00e0 force, va finir par c\u00e9der ? Ou bien un nouveau r\u00e9pit va-t-il \u00eatre gagn\u00e9 ? Si Barack Obama devait prendre seul la d\u00e9cision de relever le plafond de la dette par d\u00e9cret (en vertu d&rsquo;un alinea de l&rsquo;article 14 de la Constitution) am\u00e9ricaine), cela devrait s\u00e9rieusement chahuter sur les march\u00e9s. <\/p>\n<p>Mais les ogres ne sont plus vraiment ce qu\u2019ils \u00e9taient.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. Les billets de Fran\u00e7ois Leclerc paraissent quasiment toujours pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s de la seule mention \u00ab\u00a0Billet invit\u00e9\u00a0\u00bb. Dans ce cas-ci cependant, je me vois forc\u00e9 de marquer mon d\u00e9saccord avec lui : les ogres sont selon moi toujours bien des ogres. 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