{"id":29023,"date":"2011-09-27T09:38:30","date_gmt":"2011-09-27T07:38:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=29023"},"modified":"2013-01-02T14:33:07","modified_gmt":"2013-01-02T13:33:07","slug":"lactualite-de-la-crise-limpensable-plan-a-sur-le-tapis-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/09\/27\/lactualite-de-la-crise-limpensable-plan-a-sur-le-tapis-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>L&rsquo;IMPENSABLE PLAN A\u2019 SUR LE TAPIS<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Si l&rsquo;on doutait encore de la vol\u00e9e de bois vert re\u00e7ue par les dirigeants europ\u00e9ens \u00e0 Washington en fin de semaine derni\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;occasion des r\u00e9unions du FMI et de la Banque Mondiale ainsi que d&rsquo;un G20 finance, il fallait \u00e9couter Barack Obama affirmant hier dans un forum de la Silicon Valley que la crise de l&rsquo;euro \u00ab\u00a0effrayait le monde\u00a0\u00bb et Tim Geithner expliquer sur les antennes de la t\u00e9l\u00e9vision ABC que \u00ab\u00a0durant le week-end, ils ont entendu le monde  entier [leur dire] qu&rsquo;il faut s&rsquo;assurer de faire tout ce qu&rsquo;ils peuvent pour rassurer les gens&#8230;\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Standard &#038; Poor&rsquo;s a apport\u00e9 sa pierre en \u00e9valuant que l&rsquo;on est pr\u00e8s de la limite de ce que les Etats peuvent garantir financi\u00e8rement via le FESF sans mettre en cause leur notation, une menace d\u00e9guis\u00e9e incitant \u00e0 se tourner vers la BCE pour amplifier leur action. <\/p>\n<p>En d\u00e9pit du poids de ces amicales pressions, les contours possibles d\u2019un nouveau dispositif de sauvetage du syst\u00e8me financier europ\u00e9en sont tout juste identifi\u00e9s, mais l\u2019on en sait d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il devrait \u00eatre tout autrement dimensionn\u00e9 financi\u00e8rement que l\u2019actuel FSEF, ou le prochain M\u00e9canisme europ\u00e9en de stabilit\u00e9 (MES). Reste \u00e0 ce qu\u2019il voie le jour.<\/p>\n<p><!--more-->Il est question d\u2019un \u00e0 deux milliers de milliards d\u2019euros, qui ne se trouvent pas sous le sabot d\u2019un cheval. C\u2019est le montant qui doit \u00eatre r\u00e9uni pour sauver l\u2019euro, si l\u2019on veut pouvoir faire face \u00e0 l\u2019exigence absolue : \u00e9viter \u00e0 tout prix que l\u2019Italie et l\u2019Espagne n\u2019entrent dans la zone des temp\u00eates, une fois un d\u00e9faut grec \u00e9cart\u00e9. Pour leur permettre de se soustraire d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre aux tenailles des <i>march\u00e9s<\/i>, tout en renfor\u00e7ant parall\u00e8lement les banques qui font face \u00e0 des menaces oubli\u00e9es dans le plan de charge. Car, au passage, le secteur bancaire europ\u00e9en b\u00e9n\u00e9ficierait \u00e0 retardement de l\u2019\u00e9quivalent du TARP, ce plan de 700 milliards de dollars, dont son homologue am\u00e9ricain a profit\u00e9 d\u00e8s septembre 2008 et qui n\u2019a que trop tard\u00e9. D\u00e8s que les accords du 21 juillet seront ratifi\u00e9s, le FESF pourra engager ce volet. <\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes permettant de lever de tels fonds sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Ce n\u2019est pas tant leurs caract\u00e9ristiques techniques qui posent probl\u00e8me mais plut\u00f4t les difficult\u00e9s politiques qu\u2019ils repr\u00e9sentent et l\u2019\u00e9valuation de leur futur accueil par <i>les march\u00e9s<\/i>, qu\u2019il faut cette fois-ci convaincre une fois pour toutes. De plus, une chose est que les dirigeants europ\u00e9ens soient maintenant lanc\u00e9s et d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 changer de braquet, autre chose est qu\u2019ils parviennent \u00e0 se mettre d\u2019accord entre eux dans des d\u00e9lais d\u00e9sormais tr\u00e8s courts, d\u2019ici \u00e0 d\u00e9but novembre pour le G20. La pratique syst\u00e9matique du double langage rend \u00e0 cet \u00e9gard difficile l\u2019appr\u00e9ciation de ce qui divise et de ce qui pourrait unir. La ratification par le Bundestag dans deux jours de l\u2019accord socle du 21 juillet  prioritaire dans l&rsquo;imm\u00e9diat n&rsquo;arrange rien, car il ne faut pas effaroucher les d\u00e9put\u00e9s allemands&#8230; Chut !<\/p>\n<p>Incit\u00e9s \u00e0 se faire violence, la coalition allemande et la BCE sont en sous-main \u00e0 la recherche du montage le plus indolore possible et les discussions vont bon train, depuis la descente de l\u2019avion de Washington. De nombreuses options sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude, depuis une garantie par le FESF des pertes sur les achats des obligations de l\u2019Italie et l\u2019Espagne, \u00e0 concurrence d\u2019un certain pourcentage, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019intervention sur le march\u00e9 secondaire obligataire sans limite par les BCE. Options interm\u00e9diaires\u00a0: la garantie des pertes \u00e9ventuelles de la BCE par le FESF, ou la cr\u00e9ation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e du M\u00e9canisme europ\u00e9en de stabilit\u00e9 (MES) qui sera financi\u00e8rement plus solide, reposant sur des apports en capital plus importants et moins de garanties. Nous ne manquerons pas d\u2019y revenir et d\u2019informer nos lecteurs quand le paysage sera un peu \u00e9clairci. En attendant, comme dans une biblioth\u00e8que, le silence est de rigueur pour ne pas troubler ceux qui travaillent.\t<\/p>\n<p>Mais la nouvelle probl\u00e9matique qui s\u2019esquisse appelle \u00e0 la r\u00e9flexion, une fois constat\u00e9 &#8211; et enfin admise &#8211; l\u2019ampleur des d\u00e9g\u00e2ts \u00e0 r\u00e9parer, ainsi qu\u2019enregistr\u00e9 que le FMI, pas plus que le FESF actuel, n&rsquo;est financi\u00e8rement dimensionn\u00e9 pour y faire face, en d\u00e9pit du renforcement de ses fonds qui est en cours. Par la force des choses, la voie choisie est donc europ\u00e9enne, ce qui impose un montage consanguin, dont on conna\u00eet les risques. <\/p>\n<p>Ainsi, en admettant qu\u2019une heureuse issue intervienne, et qu\u2019un refinancement d\u2019une partie de la dette publique et priv\u00e9e y fasse suite, on s\u2019int\u00e9ressera \u00e0 ce qui en r\u00e9sulterait pour la BCE. Si elle devait intervenir pour soutenir le FESF &#8211; une fois une licence de banque acquise par celui-ci &#8211; la banque centrale prendrait en contrepartie en garantie des obligations souveraines. Cela reviendrait, est-il soulign\u00e9 par les mauvais esprits, \u00e0 en faire une tr\u00e8s grosse <i>bad bank<\/i>. La Fed s\u2019est pr\u00eat\u00e9e \u00e0 ce r\u00f4le en achetant des quantit\u00e9s de titres adoss\u00e9s \u00e0 des cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires et de dette souveraine, mais le reproduire, m\u00eame indirectement, serait pour la banque centrale europ\u00e9enne une v\u00e9ritable transgression. <\/p>\n<p>Elle remplit d\u00e9j\u00e0 un peu ce r\u00f4le, en ne regardant sans doute pas toujours de trop pr\u00e8s la qualit\u00e9 des actifs qu\u2019elle prend en garantie, mais il s\u2019agirait cette fois-ci de proc\u00e9der en grand, en tr\u00e8s grand. Un gros d\u00e9faut qui explique que d\u2019autres solutions sont activement recherch\u00e9es. On voit toutefois mal comment la BCE pourrait ne pas \u00eatre partie prenante du nouveau m\u00e9canisme \u00e9tudi\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 les sommes en jeu, car <i>les march\u00e9s<\/i> se pr\u00eateraient difficilement \u00e0 de nouvelles simagr\u00e9es. <\/p>\n<p>\u00catre le sauveur \u00e0 un prix qui aura une r\u00e9ciprocit\u00e9, \u00e0 chercher sur le terrain de la <i>bonne gouvernance<\/i> de l\u2019Europe. Herman van Rompuy y \u0153uvre activement dans la coulisse, tentant de lier un solide dispositif \u00e0 la perspective d\u2019une \u00e9mission ult\u00e9rieure d\u2019euro-obligations quand il sera op\u00e9rationnel. La n\u00e9cessit\u00e9 de la r\u00e9vision du Trait\u00e9 de Lisbonne hante toutefois ce dossier, car elle est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e0 tr\u00e8s haut risque.<\/p>\n<p>Une pr\u00e9diction peut \u00eatre tent\u00e9e\u00a0sans par contre prendre exag\u00e9r\u00e9ment de risque : plus il va \u00eatre tent\u00e9 de prendre en compte toutes les contre-indications politiques des options du nouveau dispositif, plus son montage final retenu va \u00eatre tarabiscot\u00e9 et fragile\u00a0!<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la dette am\u00e9ricaine va refaire couler prochainement beaucoup d\u2019encre (une expression d\u00e9su\u00e8te qu\u2019il faudrait peut-\u00eatre abandonner). L\u2019op\u00e9ration \u00ab\u00a0Twist\u00a0\u00bb de 400 milliards de dollars que la Fed vient de d\u00e9cider correspond \u00e0 un r\u00e9am\u00e9nagement de son portefeuille de titres de la dette am\u00e9ricaine. Elle a pour objectif d\u00e9clar\u00e9 de faire baisser les taux des obligations longues, afin d\u2019abaisser le co\u00fbt du cr\u00e9dit aux entreprises et aux particuliers &#8211; qui y est index\u00e9 ou en r\u00e9sulte, le cr\u00e9dit hypoth\u00e9caire en particulier &#8211; et de favoriser ainsi la relance. Vu son pr\u00e9c\u00e9dent, qui date de 1960, des miracles ne peuvent cependant pas en \u00eatre attendus, ce qui laisse supposer que cette mesure poursuit en r\u00e9alit\u00e9 un autre objectif.  <\/p>\n<p>On peut ainsi \u00e9mettre l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019il s\u2019agit de suppl\u00e9er \u00e0 une demande insuffisante pour les obligations longues, constat\u00e9e ou \u00e0 venir, les investisseurs am\u00e9ricains ayant de tout temps pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 les maturit\u00e9s courtes et les \u00e9trangers pouvant se d\u00e9tourner des longues, auxquelles ils ont de longue date souscrit. M\u00eame si, aujourd\u2019hui, les titres de la dette am\u00e9ricaine sont une valeur refuge et leur taux \u00e0 la baisse,\u00a0en raison de la demande cr\u00e9e par la crise europ\u00e9enne. Or, les obligations longues ont comme avantage par rapport aux courtes de mieux pr\u00e9server le roulement de la dette am\u00e9ricaine des al\u00e9as du march\u00e9, qui pourrait se retourner et accentuer la crise de la dette am\u00e9ricaine si les taux grimpaient. R\u00e9am\u00e9nager le portefeuille de la Fed, c\u2019est donc permettre au Tr\u00e9sor de poursuivre le renforcement de la dette d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 par ses soins, en accroissant sa maturit\u00e9 moyenne, dans la crainte d\u2019un avenir difficile. <\/p>\n<p>De fil en aiguille, cela induit l\u2019id\u00e9e que si l\u2019acte II de la crise a commenc\u00e9 en Europe, l\u2019acte III pourrait d\u00e9buter ainsi aux Etats-Unis, une fois de plus sans attendre la fin du pr\u00e9c\u00e9dent, <i>les march\u00e9s<\/i> en venant \u00e0 s\u2019int\u00e9resser de plus pr\u00e8s \u00e0 la question. La d\u00e9gradation de la note am\u00e9ricaine n\u2019a certes pas produit d\u2019effets &#8211; \u00e0 nouveau en raison de la crise europ\u00e9enne &#8211; mais ce pourrait n\u2019\u00eatre que partie remise.<\/p>\n<p>La dette publique a cet inconv\u00e9nient d\u2019\u00eatre tr\u00e8s visible et ais\u00e9ment chiffrable, tandis que la dette priv\u00e9e est plus souterraine, compagne attitr\u00e9e de produits financiers douteux dans des march\u00e9s opaques. Elle offre donc une cible de choix, des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique.<\/p>\n<p>La crise en cours dans le monde occidental peut se r\u00e9sumer dans sa manifestation principale \u00e0 celle d\u2019un d\u00e9sendettement impossible\u00a0: la dette accumul\u00e9e est trop importante pour \u00eatre r\u00e9sorb\u00e9e dans le cadre de <i>l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle<\/i>, encore moins avec la croissance atone de pr\u00e9vue. Il n\u2019y a donc que deux issues\u00a0: soit un montage financier qui finance son roulement et repousse le probl\u00e8me en l\u2019\u00e9talant, soit sa restructuration, dont les milieux financiers ne veulent pas plus que de la relance de l\u2019inflation.<\/p>\n<p>A chacun sa dette et son fardeau, les Am\u00e9ricains ont celui du cr\u00e9dit hypoth\u00e9caire, qu\u2019ils n\u2019ont que tr\u00e8s partiellement vendu aux banques europ\u00e9ennes et que la Fed et le Tr\u00e9sor financent forc\u00e9s et contraints, sans qu\u2019aucun signe tangible de renaissance du secteur ne soit discernable. Les Europ\u00e9ens tentent quant \u00e0 eux d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019avant-garde, en exp\u00e9rimentant dans leur contexte la premi\u00e8re solution\u00a0: un montage financier que l\u2019on peut d\u00e9j\u00e0 qualifier d\u2019acrobatique. Les am\u00e9ricains ont via la Fed achet\u00e9 pour 2.300 milliards de dollars un mixte d\u2019obligations de l\u2019Etat et de titres \u00e9mis par Fannie Mae et Freddie Mac &#8211; et ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement fini, aux derni\u00e8res nouvelles &#8211; s\u2019accrochant \u00e0 leur privil\u00e8ge mon\u00e9taire qui remplit encore cette fonction, mais pour combien de temps ? <\/p>\n<p>Que ce soit \u00e0 froid et au terme d\u2019une transition ordonn\u00e9e, comme le voudraient les Chinois, ou \u00e0 chaud et dans la crise, en d\u00e9pit des manoeuvres am\u00e9ricaine pour le retarder, cet artifice ne pourra pas \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9 en raison du basculement \u00e9conomique irr\u00e9versible que conna\u00eet la plan\u00e8te. Quant \u00e0 elle, la crise am\u00e9ricaine de la dette progresse \u00e0 son rythme, ce qui ne l\u2019emp\u00eache pas d\u2019\u00eatre in\u00e9luctable\u00a0; elle est facilement susceptible de conna\u00eetre de nouveaux et brusques acc\u00e8s de fi\u00e8vre, comme il en est craint dans le secteur du cr\u00e9dit commercial immobilier. <\/p>\n<p>Mais n\u2019anticipons pas le d\u00e9but de l\u2019Acte III, il y a d\u00e9j\u00e0 fort \u00e0 faire avec l\u2019acte II\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Si l&rsquo;on doutait encore de la vol\u00e9e de bois vert re\u00e7ue par les dirigeants europ\u00e9ens \u00e0 Washington en fin de semaine derni\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;occasion des r\u00e9unions du FMI et de la Banque Mondiale ainsi que d&rsquo;un G20 finance, il fallait \u00e9couter Barack Obama affirmant hier dans un forum de la Silicon Valley que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[],"class_list":["post-29023","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29023","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29023"}],"version-history":[{"count":23,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29023\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47024,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29023\/revisions\/47024"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29023"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29023"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29023"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}