{"id":2916,"date":"2009-04-24T21:07:53","date_gmt":"2009-04-24T20:07:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=2916"},"modified":"2009-04-24T21:07:53","modified_gmt":"2009-04-24T20:07:53","slug":"lactualite-de-la-crise-l%e2%80%99acte-ii-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/04\/24\/lactualite-de-la-crise-l%e2%80%99acte-ii-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : L\u2019acte II, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>L\u2019ACTE II DE LA CRISE<\/strong><\/p>\n<p>Une semaine sans contact ou presque avec l\u2019actualit\u00e9 de la crise et que d\u00e9couvre-t-on au retour de cette abstinence forc\u00e9e ? Sans surprise, tous les signes d\u2019un approfondissement de la crise \u00e9conomique, alors qu\u2019aucune mesure d\u00e9cisive n\u2019est toujours pas prises au plan financier. Rien n\u2019est r\u00e9gl\u00e9, tout empire, aucune v\u00e9ritable le\u00e7on n\u2019est tir\u00e9e. Que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, les deux principaux foyers de celle-ci. C\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 acquis, cela reste inchang\u00e9. <\/p>\n<p>Pire, il commence \u00e0 se dire qu\u2019un deuxi\u00e8me \u00e9pisode de la crise financi\u00e8re pourrait prochainement intervenir, qui toucherait cette fois-ci plus fortement l\u2019Europe, alors qu\u2019en Espagne, en Grande-Bretagne et m\u00eame en RFA l\u2019\u00e9conomie se d\u00e9lite pans par pans et que la r\u00e9cession s\u2019amplifie. \u00ab C\u2019est une pluie de d\u00e9sherbant qui s&rsquo;est abattue sur les germes de la reprise \u00bb, a  d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019AFP de Londres, Manoj Ladwa, courtier chez ETX Capital, apr\u00e8s une flamb\u00e9e boursi\u00e8re sans lendemain. Et, pendant ce temps-l\u00e0, les politiques continuent de se raccrocher aux faibles signaux avant-coureurs des lueurs d\u2019une possible et prochaine \u00e9claircie, d\u00e9passant les sommets du ridicule et frisant bient\u00f4t ceux du path\u00e9tique. Ne voulant reconna\u00eetre que les nouvelles leur permettant de justifier leurs atermoiements, ignorant les autres, car elles leur commanderaient d\u2019accomplir des actes qu\u2019ils ne veulent pas assumer. <\/p>\n<p>La situation du gouvernement allemand, qui ne parvient pas m\u00eame \u00e0 faire d\u00e9coller son offre de rachat des actions de la banque HRE, les actionnaires lui tournant le dos, est significative d\u2019une situation aberrante. Il faudra sans doute en venir au final \u00e0 leur expropriation, apr\u00e8s avoir tout essay\u00e9, mais que de temps perdu ! Quand au dossier des \u00ab bad banks \u00bb allemandes, il est finalement revenu \u00e0 la surface, dans l\u2019attente de la mise au point d\u2019un montage qui a \u00e9t\u00e9 promis pour avant les prochaines \u00e9lections l\u00e9gislatives, en septembre prochain. Cela donne le temps de r\u00e9fl\u00e9chir. <\/p>\n<p><!--more-->Il y a maintenant une semaine, le ministre Irlandais des Finances Brian Lenihan a pour sa part tranch\u00e9 dans le vif et annonc\u00e9 la cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00ab National Asset Management Agency \u00bb (NAMA), une structure charg\u00e9e de racheter avec une d\u00e9cote \u00ab appropri\u00e9e \u00bb les actifs douteux des banques et disposant d\u2019un budget  maximum de 90 milliards d&rsquo;euros. Un groupe de vingt \u00e9conomistes a aussit\u00f4t publi\u00e9 dans l&rsquo;Irish Times une d\u00e9claration critiquant vertement cette initiative, en raison de son co\u00fbt excessif, pour pr\u00e9coniser une nationalisation temporaire de l\u2019ensemble du secteur financier. Voil\u00e0 bien ce que craignent les gouvernements et ce qui les paralysent, pris entre les int\u00e9r\u00eats des actionnaires des banques, qu\u2019ils respectent, et l\u2019opinion publique, qu\u2019ils redoutent. <\/p>\n<p>Nous sommes d\u00e9sormais de plain-pied dans l\u2019acte II de la crise. Apr\u00e8s la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique, puis la crise sociale montante, dont nous ne connaissons encore que le tout d\u00e9but, nous voici dans l\u2019attente de leurs cons\u00e9quences politiques. Elles vont s\u2019affirmer au fur et \u00e0 mesure que va se r\u00e9v\u00e9ler dans toute son \u00e9tendue une terrible v\u00e9rit\u00e9 : ceux qui auraient les moyens de d\u00e9bloquer la situation s\u2019y refusent absolument, financiers et politiques confondus, prolongeant la crise et ses cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses, sans qu\u2019une sortie de celle-ci soit devenue envisageable, en d\u00e9pit de pronostics de moins en moins cr\u00e9dibles. La crise ne fait pas que simplement s\u2019installer, elle va devenir de plus en plus socialement intenable, au rythme o\u00f9 la situation \u00e9conomique se d\u00e9t\u00e9riore.<\/p>\n<p>Un G7 suivi d\u2019un G20 des ministres des finances se tiendra ce week-end, dont il est d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu\u2019il ne faut rien en attendre de nouveau. Alors que le prochain G8, en Italie, est annonc\u00e9 par Silvio Berlusconi, pr\u00e9sident du conseil Italien, comme pouvant se tenir sur les lieux-m\u00eames de la derni\u00e8re catastrophe en Aquila, confirmant par l\u00e0-m\u00eame que ces r\u00e9unions ne sont que des op\u00e9rations de communication. Au mieux, les ministres ent\u00e9rineront les mesures d\u00e9cid\u00e9es par les chefs d\u2019Etats, dont l\u2019application lambine. Toujours cette m\u00eame croyance dans la magie des mots et la vertu du verbe chez les hommes politiques, qui feignent de croire qu\u2019il suffit de dire pour faire. Ils discuteront aussi de leurs petites affaires, mais le communiqu\u00e9 final n\u2019en fera pas \u00e9tat. En guise de pr\u00e9lude \u00e0 cette r\u00e9union, Timothy Geithner, secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor n\u2019a pas craint d\u2019\u00e9crire dans une tribune publi\u00e9e par le Financial Times : \u00ab ces derni\u00e8res semaines, il y a eu quelques signes encourageants montrant que la crise \u00e9conomique mondiale pourrait \u00eatre en train de s&rsquo;affaiblir. Les conditions sur certains march\u00e9s financiers se sont am\u00e9lior\u00e9es et la chute du commerce mondial est peut-\u00eatre en voie de s&rsquo;att\u00e9nuer \u00bb. Navrant. <\/p>\n<p>Mais il y a une autre \u00e9ch\u00e9ance qui s\u2019annonce, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 tant retard\u00e9e, celle de la publication des r\u00e9sultats des stress tests des principales banques am\u00e9ricaines. The Economist de vendredi dernier titrait son article \u00e0 leur propos : \u00ab test des nerfs \u00bb, donnant \u00e0 ceux-ci leur seule et vraie signification. L\u2019absurdit\u00e9 de la situation voulant que, apr\u00e8s tant de sp\u00e9culations \u00e0 leur \u00e9gard, personne ne croira en leurs r\u00e9sultats (sauf s\u2019ils \u00e9taient finalement ex\u00e9crables, contre toute attente) et que, pourtant, \u00ab les march\u00e9s \u00bb du monde entier, non seulement am\u00e9ricains mais aussi europ\u00e9ens et asiatiques, sont suspendus \u00e0 cet oracle, aux dires des commentateurs boursiers. <\/p>\n<p>Sans attendre, le secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor, Timothy Geithner, a d\u00e9clar\u00e9 le 21 avril dernier que \u00ab la majorit\u00e9 des banques aid\u00e9es par l&rsquo;Etat disposaient de plus de capital que ce dont elles avaient besoin \u00bb. Sous le sceau du secret, ces derni\u00e8res devraient d\u2019ailleurs \u00eatre inform\u00e9es ce vendredi de leurs r\u00e9sultats. Pour leur donner le temps d\u2019en discuter avant la publication officielle annonc\u00e9e pour le 4 mai prochain ? Selon d\u2019autres informations, publi\u00e9es par le New York Times, les conseillers \u00e9conomiques de Barack Obama envisageraient de renflouer certaines banques sans apport de fonds publics, en convertissant en actions les pr\u00eats d\u00e9j\u00e0 consentis. L&rsquo;Etat am\u00e9ricain deviendrait ainsi un actionnaire cl\u00e9 de certaines banques, et cette op\u00e9ration lui permettrait de renforcer les fonds propres des banques sans devoir redemander au Congr\u00e8s de cr\u00e9dits suppl\u00e9mentaires. <\/p>\n<p>Le mot de la fin de cette histoire incroyable revient provisoirement \u00e0 Robert Gibbs, porte-parole de la pr\u00e9sidence, qui a d\u00e9clar\u00e9 il y a une quinzaine de jours, lors de l\u2019un de ses points de presse quotidien : \u00ab Le secr\u00e9taire et le d\u00e9partement du Tr\u00e9sor reconnaissent depuis longtemps que la transparence est importante pour les contribuables, pour les banques, et pour la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, ajoutant, pour enfoncer le clou, \u00ab et je crois que c&rsquo;est ce que vous verrez \u00bb. Dans une d\u00e9p\u00eache dat\u00e9e du 18 avril, l\u2019agence Bloomberg se d\u00e9lectait depuis des bagarres feutr\u00e9es entre le Tr\u00e9sor et les organismes r\u00e9gulateurs \u00e0 propos de l\u2019\u00e9tendue des informations qui seraient rendues publiques \u00e0 l\u2019occasion de la publication des r\u00e9sultats des tests, ces derniers affectant d\u2019\u00eatre effray\u00e9s par les audaces pourtant bien limit\u00e9es du premier. Tout ce monde bruissant de sp\u00e9culations contradictoires sur les effets possibles de telle ou telle information dans un univers o\u00f9 r\u00e8gne habituellement la loi du silence. Beaucoup de silence pour rien, en d\u00e9finitive. <\/p>\n<p>Seuls ou presque, dans ce bal masqu\u00e9, le FMI et son directeur g\u00e9n\u00e9ral, Dominique Strauss-Kahn, continuent contre vents et mar\u00e9es d\u2019expliquer sans m\u00e2cher leurs mots qu\u2019aucune relance ne pourra intervenir tant que les bilans des banques n\u2019auront pas \u00e9t\u00e9 nettoy\u00e9s. Les estimations chiffr\u00e9es monstrueuses de ce qu\u2019il reste \u00e0 faire, le montant des d\u00e9pr\u00e9ciations \u00e0 venir, augurent d\u2019un nouvel approfondissement de la crise financi\u00e8re, de la poursuite du gel du cr\u00e9dit, avec ses cons\u00e9quences \u00e9conomiques de plus en plus d\u00e9sastreuses au fur et \u00e0 mesure qu\u2019il dure. \u00ab L\u00e0 o\u00f9 le FMI demande des efforts consid\u00e9rables c&rsquo;est dans le nettoyage du secteur bancaire, pour que le cr\u00e9dit circule de nouveau, pour que les entreprises aient les cr\u00e9dits pour investir, que les particuliers aient un cr\u00e9dit pour acheter un logement \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le 23 avril Dominique Strauss-Kahn \u00e0 Washington. \u00ab Or aujourd&rsquo;hui cela ne fonctionne toujours pas. On met des tas de milliards en haut, et ils n&rsquo;arrivent pas en bas (\u2026) Et pourquoi? Parce qu&rsquo;entre les deux, les canaux de circulation restent gel\u00e9s, et ils sont gel\u00e9s \u00e0 cause des fameux actifs toxiques qu&rsquo;il faut nettoyer \u00bb.<\/p>\n<p>Aux USA, la crise du march\u00e9 des cartes de cr\u00e9dit atteint les particuliers de plein fouet, alors que les \u00e9metteurs de celles-ci durcissent leurs conditions, augmentant le taux de d\u00e9faut au pr\u00e9texte d\u2019y faire face, au risque de multiplier des situations insoutenables pour de tr\u00e8s nombreux particuliers touch\u00e9s par la crise et le ch\u00f4mage. Barack Obama annonce bien des mesures, mais elles ne vont pas \u00e0 l\u2019essentiel. Il appara\u00eet avoir les mains aussi li\u00e9es dans ce domaine que dans d\u2019autres, d\u00e8s lors qu\u2019il s\u2019agit des int\u00e9r\u00eats des institutions financi\u00e8res. \u00ab Nous voulons pr\u00e9server le march\u00e9 des cartes de cr\u00e9dit, mais nous voulons le faire en \u00e9liminant certains des abus et des probl\u00e8mes que les gens connaissent bien \u00bb, a-t-il dit en recevant les responsables des soci\u00e9t\u00e9s de cartes de cr\u00e9dit. Il a \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 cette occasion les grands principes d&rsquo;une prochaine r\u00e9forme d\u2019envergure, puisqu\u2019au terme de celle-ci tous les formulaires des soci\u00e9t\u00e9s de cartes de cr\u00e9dit devront \u00eatre r\u00e9dig\u00e9s dans un langage compr\u00e9hensible. C\u2019est ce qui s\u2019appelle prendre les probl\u00e8mes \u00e0 bras le corps. <\/p>\n<p>Une d\u00e9claration du 17 avril dernier de Ben Bernanke, pr\u00e9sident de la Fed, \u00e9claire particuli\u00e8rement les intentions officielles, d\u00e8s lors qu\u2019il s\u2019agit de \u00ab l\u2019industrie financi\u00e8re \u00bb. Il a en effet d\u00e9clar\u00e9, lors d\u2019une conf\u00e9rence \u00e0 Washington: \u00ab Il ne faut pas tenter d&rsquo;imposer des restrictions aux fournisseurs de cr\u00e9dit tellement lourdes qu&rsquo;elles emp\u00eachent le d\u00e9veloppement de nouveaux produits et services \u00e0 l&rsquo;avenir (\u2026) Je ne pense pas que quiconque veuille revenir aux ann\u00e9es 1970. L&rsquo;innovation financi\u00e8re a am\u00e9lior\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s au cr\u00e9dit, r\u00e9duit les co\u00fbts, et augment\u00e9 le choix \u00bb. Il a \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;\u00ab il serait mal avis\u00e9 d&rsquo;essayer d&rsquo;arr\u00eater l&rsquo;innovation financi\u00e8re \u00bb, revenant sur les progr\u00e8s consid\u00e9rables faits depuis une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es. \u00ab Tous ces d\u00e9veloppements ont eu leurs aspects positifs, y compris pour les publics d\u00e9favoris\u00e9s \u00bb, a-t-il soulign\u00e9, reconnaissant tout de m\u00eame qu\u2019\u00ab il semble clair que la difficult\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer l&rsquo;innovation lors de la p\u00e9riode menant \u00e0 la crise a \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9e, et pas seulement dans le cas du pr\u00eat aux consommateurs \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>L\u2019ACTE II DE LA CRISE<\/strong><\/p>\n<p>Une semaine sans contact ou presque avec l\u2019actualit\u00e9 de la crise et que d\u00e9couvre-t-on au retour de cette abstinence forc\u00e9e ? 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