{"id":292,"date":"2007-12-18T00:21:36","date_gmt":"2007-12-17T23:21:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=292"},"modified":"2013-01-02T00:20:17","modified_gmt":"2013-01-01T23:20:17","slug":"alan-greenspan-lhomme-qui-na-pas-vu-venir-louragan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2007\/12\/18\/alan-greenspan-lhomme-qui-na-pas-vu-venir-louragan\/","title":{"rendered":"Alan Greenspan, l\u2019homme qui n\u2019a pas vu venir la tourmente"},"content":{"rendered":"<p>Dans une tribune publi\u00e9e le 12 d\u00e9cembre dans le Wall Street Journal et intitul\u00e9e<br \/>\n\u00ab <a href=\"http:\/\/opinionjournal.com\/editorial\/feature.html?id=110010981\">The Roots of the Mortgage Crisis <\/a>\u00bb, Alan Greenspan, l\u2019ancien pr\u00e9sident de la Federal Reserve explique les raisons selon lesquelles \u00e0 son sens la crise des <em>subprimes<\/em> \u00e9clata. Son explication recoupe partiellement la mienne dans \u00ab Vers la crise du capitalisme am\u00e9ricain ? \u00bb et dans mes billets ici, mais elle en diff\u00e8re aussi significativement. Nous nous accordons, par exemple, sur le fait que les <em>subprimes<\/em> n\u2019ont jou\u00e9 qu\u2019un r\u00f4le de d\u00e9clencheur sans avoir \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessairement l\u2019origine in\u00e9vitable de la crise, nous diff\u00e9rons cependant sur le pourquoi, car si pour lui les <em>subprimes<\/em> ne constituaient que l\u2019un des secteurs o\u00f9 les facteurs de risque avaient \u00e9t\u00e9 financi\u00e8rement sous\u2013\u00e9valu\u00e9s, pour moi, le point de fragilit\u00e9 r\u00e9sidait dans le secteur de l\u2019immobilier dans son ensemble, les <em>subprimes<\/em> en \u00e9tant seulement la partie la plus expos\u00e9e. Ainsi, Greenspan \u00e9crit : \u00ab La crise \u00e9tait donc un accident condamn\u00e9 \u00e0 se produire. Si elle n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e par la sous\u2013\u00e9valuation de pr\u00eats immobiliers titris\u00e9s, elle aurait \u00e9t\u00e9 produite par des \u00e9ruptions dans d\u2019autres march\u00e9s \u00bb. Le contexte de ce passage est le d\u00e9ni persistant par Greenspan de l\u2019existence d\u2019une bulle financi\u00e8re dans l\u2019immobilier r\u00e9sidentiel am\u00e9ricain dans les ann\u00e9es qui conduisirent \u00e0 la crise. A l\u2019\u00e9poque o\u00f9 je publiais mes premiers articles sur le sujet (1) (2), Greenspan niait l\u2019existence d\u2019une bulle, affirmant en juin 2005 dans une d\u00e9claration fameuse qui cr\u00e9erait la perplexit\u00e9 qu\u2019\u00ab Il semble qu\u2019il y ait, pour le moins, signes de <em>mousse<\/em> sur quelques march\u00e9s locaux \u00bb, et n\u2019\u00e9tait toujours pas convaincu de l\u2019existence d\u2019une bulle en 2006. Je ne pense pas exag\u00e9rer si j\u2019affirme qu\u2019il ne crut \u00e0 l\u2019existence de la bulle qu\u2019une fois celle\u2013ci \u00e9clat\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019origine de la crise des <em>subprimes<\/em> r\u00e9side selon Greenspan dans la chute des r\u00e9gimes communistes dont la destruction du mur de Berlin en 1989 devait constituer le symbole. Le syst\u00e8me capitaliste unifia le monde, dit\u2013il, conduisant \u00e0 partir de 2000 \u00e0 la situation paradoxale d\u2019un renversement de la relation traditionnelle entre le monde d\u00e9velopp\u00e9 et le monde en voie de d\u00e9veloppement, le second connaissant d\u00e9sormais un niveau de croissance double de celui du premier. L\u2019unification du monde sur le plan \u00e9conomique eut pour cons\u00e9quence, ajoute\u2013t\u2013il, un alignement des salaires du secteur productif dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s sur ceux pratiqu\u00e9s dans les pays en voie de d\u00e9veloppement. <\/p>\n<p>Autre cons\u00e9quence de la fin des \u00e9conomies \u00e9tatiques de la sph\u00e8re d\u2019influence communiste, la baisse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale due \u00e0 un exc\u00e8s de l\u2019\u00e9pargne par rapport \u00e0 la consommation. En effet, dans les pays en voie de d\u00e9veloppement, l\u2019augmentation fulgurante de la production en vue de l\u2019exportation n\u2019avait pas pour pendant l\u2019existence d\u2019un march\u00e9 int\u00e9rieur du m\u00eame ordre de grandeur et les m\u00e9nages n\u2019avaient d\u2019autre choix que l\u2019\u00e9pargne. Dans ces pays, le taux d\u2019\u00e9pargne qui \u00e9tait de 24 % du revenu national brut en 1999, \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 33 % en 2006. Dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s au contraire, le taux d\u2019\u00e9pargne demeurait \u00e0 un niveau beaucoup plus modeste alors qu\u2019aux \u00c9tats\u2013Unis, comme on le sait, il \u00e9tait devenu n\u00e9gatif en 2006.<\/p>\n<p>Cette baisse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat courts ne pouvait manquer de constituer, \u00e9crit Greenspan, une incitation \u00e0 la sp\u00e9culation immobili\u00e8re. Une \u00e9tude publi\u00e9e par le magazine <em>The Economist <\/em>r\u00e9v\u00e8le, ajoute\u2013t\u2013il, que dans plus de vingt pays, le prix de l\u2019immobilier \u00e9tait \u00e0 la hausse et que l\u2019appr\u00e9ciation aux \u00c9tats\u2013Unis restait, \u00e0 ce point de vue, dans la norme. J\u2019aimerais toutefois faire \u00e0 ce propos la remarque suivante : s\u2019il est vrai que la situation am\u00e9ricaine \u00e9tait comparable \u00e0 celle observ\u00e9e dans quelques autres pays, en Espagne et au Royaume Uni, en particulier, les politiques am\u00e9ricaines d\u2019incitation \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de son logement dont j\u2019ai parl\u00e9 longuement dans mes billets ici, ainsi que dans \u00ab Vers la crise du capitalisme am\u00e9ricain ? \u00bb, faisaient du d\u00e9sastre qui eut lieu en 2007 dans ce pays, une in\u00e9vitabilit\u00e9.<\/p>\n<p><!--more-->Ayant boucl\u00e9 cette introduction g\u00e9n\u00e9rale, Greenspan entreprend alors une exon\u00e9ration <em>pro domo<\/em>. Il commence par dire qu\u2019<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Apr\u00e8s avoir observ\u00e9 durant un demi\u2013si\u00e8cle de nombreuses bulles de prix se d\u00e9velopper et \u00e9clater, je suis arriv\u00e9 \u00e0 regret \u00e0 la conclusion que les bulles ne peuvent \u00eatre d\u00e9samorc\u00e9es sans danger par une politique mon\u00e9taire ou par d\u2019autres initiatives, avant que la fi\u00e8vre sp\u00e9culative ne s\u2019\u00e9teigne d\u2019elle\u2013m\u00eame \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019argument aurait davantage de poids si l&rsquo;ancien pr\u00e9sident de la Fed avait voulu appliquer son demi\u2013si\u00e8cle d\u2019observation des bulles \u00e0 l\u2019immobilier r\u00e9sidentiel am\u00e9ricain or, comme nous l\u2019avons vu, il consid\u00e9rait que ce secteur \u00e9tait \u00e0 l\u2019abri.<\/p>\n<p>Greenspan se reconna\u00eet ensuite une part minime de responsabilit\u00e9 dans la crise, due au fait que la baisse des taux \u00e0 court terme r\u00e9sultant de sa politique \u00e0 la t\u00eate de la Fed a facilit\u00e9 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de son logement par le biais des <em>Adjustable Rate Mortgages<\/em>. Je suis d\u2019accord avec lui sur ce point et j\u2019ai expliqu\u00e9 pourquoi dans <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=181\">La faute \u00e0 Greenspan ?<\/a>, je n\u2019y reviens donc pas.<\/p>\n<p>Greenspan examine alors ce qu\u2019il consid\u00e8re comme un changement radical de la donne dans le domaine financier : le fait que la globalisation prive d\u00e9sormais les dirigeants de la Fed d\u2019un outil d\u2019intervention dont ils disposaient jusque\u2013l\u00e0. Le pouvoir de la banque centrale am\u00e9ricaine de modifier les taux domestiques courts lui offrait traditionnellement un moyen d\u2019influer \u00e9galement sur les taux \u00e0 long terme, or un d\u00e9couplement a eu lieu : les taux longs gagn\u00e8rent leur autonomie et ne furent plus influenc\u00e9s que par des facteurs jouant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Il \u00e9crit : <\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Nous pr\u00e9sumions que les taux \u00e0 long terme, y compris le taux des pr\u00eats immobiliers [\u00e0 trente ans] monteraient, comme cela avait \u00e9t\u00e9 le cas dans la phase initiale des cinq \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents de resserrement de la politique mon\u00e9taire, remontant \u00e0 1980. Mais apr\u00e8s une grimp\u00e9e initiale au printemps 2004, les taux longs retomb\u00e8rent et, en d\u00e9pit de resserrements progressifs en 2005, les taux au long terme boug\u00e8rent \u00e0 peine. R\u00e9trospectivement, les forces \u00e9conomiques globales, qui s\u2019\u00e9taient renforc\u00e9es depuis plusieurs d\u00e9cennies, semblent s\u2019\u00eatre assur\u00e9 le contr\u00f4le effectif du prix de la dette \u00e0 long terme. Des corr\u00e9lations simples entre les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 court et \u00e0 long terme restent significatives aux \u00c9tats\u2013Unis mais ont d\u00e9clin\u00e9 au cours du dernier demi\u2013si\u00e8cle. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, le prix des actifs s\u2019est graduellement d\u00e9coupl\u00e9 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 court terme \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Si l\u2019analyse de Greenspan ici n\u2019est pas incorrecte, sa g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 frise cependant la mauvaise foi car la feuille de vigne des \u00ab forces \u00e9conomiques globales \u00bb, cache en r\u00e9alit\u00e9 tout simplement \u00ab la Chine \u00bb : c\u2019est le soutien massif que ce pays a procur\u00e9 \u00e0 la dette am\u00e9ricaine en achetant des quantit\u00e9s astronomiques de Bons du Tr\u00e9sor et de Mortgage-Backed Securities qui a permis aux taux longs am\u00e9ricains de rester \u00e0 leur bas niveau au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes. Or, cela, Greenspan le savait fort bien, lui qui d\u00e9clarait dans un expos\u00e9 fait en f\u00e9vrier 2005 (3) : \u00ab Il est int\u00e9ressant de noter \u00e0 ce propos l\u2019existence d\u2019une corr\u00e9lation significative ente l\u2019\u00e9volution de la dette am\u00e9ricaine li\u00e9e au pr\u00eat hypoth\u00e9caire au cours du dernier demi-si\u00e8cle et le d\u00e9ficit actuel de la balance des paiements \u00bb. Quelle nation, doit\u2013on lui demander, constitue selon vous la principale cause du d\u00e9ficit de la balance des paiements am\u00e9ricaine ? J\u2019ai \u00e9voqu\u00e9 cet aspect de la question dans <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=100 \">Les \u00c9tats\u2013Unis otages de la Chine<\/a> et dans \u00ab Vers la crise du capitalisme am\u00e9ricain ? \u00bb, j\u2019\u00e9crivais dans la section du livre que je consacre au \u00ab sc\u00e9nario catastrophe \u00bb : \u00ab 2.2. La Chine cesse de financer la dette budg\u00e9taire am\u00e9ricaine en achetant des Bons du Tr\u00e9sor et des Mortgage-Backed Securities \u00e0 l\u2019aide de son surplus de dollars ; les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat grimpent \u00bb (page 243). <\/p>\n<p>Greenspan conclut enfin son expos\u00e9 par le paragraphe au ton lugubre que j\u2019ai cit\u00e9 l\u2019autre jour dans <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=289 \">Le d\u00e9sespoir<\/a> : <\/p>\n<blockquote><p>\u00ab La crise actuelle du cr\u00e9dit s\u2019ach\u00e8vera quand les stocks exc\u00e9dentaires de logements r\u00e9cents auront \u00e9t\u00e9 dans leur majorit\u00e9 absorb\u00e9s et que la d\u00e9flation du prix des maisons aura suivi son cours. La valeur aujourd\u2019hui incertaine du capital captif dans les murs des logements se sera alors stabilis\u00e9e ; elle sert de tampon pour tous les pr\u00eats au logement et, plus crucialement encore, pour ceux de ces pr\u00eats qui sont mis en gage comme collat\u00e9ral au sein de Mortgage\u2013Backed Securities. Des pertes consid\u00e9rables auront sans aucun doute \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es entre-temps, comme cons\u00e9quence de cette crise mais apr\u00e8s une p\u00e9riode prolong\u00e9e d\u2019ajustements, les affaires pourront reprendre pour l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine et, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, pour l\u2019\u00e9conomie mondiale \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Si Alan Greenspan n\u2019a pas \u00e9t\u00e9, comme il l\u2019affirme \u00e0 juste titre, la cause de la crise des <em>subprimes<\/em>, il n\u2019est pas non plus celui qui aura attir\u00e9 l\u2019attention sur son imminence : d\u2019autres le faisaient en 2005 \u00e0 sa place, alors qu\u2019il \u00e9tait cependant le mieux plac\u00e9 pour d\u00e9tecter les nuages qui s\u2019amoncelaient et annon\u00e7aient, comme on le sait maintenant, un v\u00e9ritable cataclysme.  <\/p>\n<p>(1) \u00ab La crise du capitalisme am\u00e9ricain \u00bb, <em>Alter\u2013d\u00e9mocratie, alter\u2013\u00e9conomie<\/em>, La Revue du MAUSS, No 26, 2005a : 271\u2013278.<\/p>\n<p>(2) \u00ab L\u2019endettement excessif aux \u00c9tats-Unis et ses raisons historiques \u00bb, <em>De l\u2019anti\u2013utilitarisme. Anniversaire, bilan et controverses<\/em>, La Revue du MAUSS, No 27, 2005b : 322\u2013342 ; \u00e9galement : Probl\u00e8mes Economiques N\u00b0 2912 de la Documentation Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>(3) Alan Greenspan, \u00ab The U.S. current account deficit \u00bb, <em>Remarks by Federal Reserve Chairman Alan Greenspan at the Advancing Enterprise 2005 Conference in London<\/em>, le 4 f\u00e9vrier 2005.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une tribune publi\u00e9e le 12 d\u00e9cembre dans le Wall Street Journal et intitul\u00e9e<br \/> \u00ab <a href=\"http:\/\/opinionjournal.com\/editorial\/feature.html?id=110010981\">The Roots of the Mortgage Crisis <\/a>\u00bb, Alan Greenspan, l\u2019ancien pr\u00e9sident de la Federal Reserve explique les raisons selon lesquelles \u00e0 son sens la crise des <em>subprimes<\/em> \u00e9clata. 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