{"id":31030,"date":"2011-11-15T14:57:23","date_gmt":"2011-11-15T13:57:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=31030"},"modified":"2013-01-02T01:02:22","modified_gmt":"2013-01-02T00:02:22","slug":"lactualite-de-la-crise-la-decennie-perdue-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2011\/11\/15\/lactualite-de-la-crise-la-decennie-perdue-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LA D\u00c9CENNIE PERDUE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Du \u00ab\u00a0sang et des larmes\u00a0\u00bb sont promis aux Grecs par Lucas Papad\u00e9mos, le nouveau premier ministre. Mario Monti, le nouveau pr\u00e9sident du Conseil italien, \u00e0 qui il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 s\u2019il reprenait cette expression \u00e0 son compte, a prudemment pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 parler de \u00ab\u00a0possibles sacrifices\u00a0\u00bb, tout en demandant des d\u00e9lais <i>aux march\u00e9s<\/i>. Il n\u2019est pas surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le Cardinal\u00a0\u00bb pour rien.  <\/p>\n<p>V\u00e1clav Klaus, le pr\u00e9sident tch\u00e8que, a de son c\u00f4t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Je crains que l&rsquo;Europe (&#8230;) ne soit expos\u00e9e \u00e0 une d\u00e9cennie perdue, comme le Japon dans les ann\u00e9es 1990. Une d\u00e9cennie sans croissance \u00e9conomique, une d\u00e9cennie de mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et de coupures permanentes, une d\u00e9cennie de troubles sociaux\u00a0\u00bb, tandis qu\u2019Angela Merkel estimait que \u00ab\u00a0L&rsquo;Europe vit l&rsquo;une des heures les plus difficiles depuis la seconde guerre mondiale, peut-\u00eatre m\u00eame son heure la plus difficile\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p><!--more-->L\u2019heure est d\u2019autant moins aux r\u00e9jouissances du c\u00f4t\u00e9 des autorit\u00e9s que Nouvelle D\u00e9mocratie et le Pasok tra\u00eenent la patte pour s\u2019engager par \u00e9crit \u00e0 appliquer le nouveau train de mesures de rigueur exig\u00e9 et que les consultations express de Mario Monti en vue de former un gouvernement de technocrates se d\u00e9roulent \u00e0 Rome, Silvio Berlusconi s\u2019\u00e9tant d\u00e9j\u00e0 plac\u00e9 en embuscade. Mais cela ne serait rien si le gros nuage noir qui s\u2019avance vers l\u2019Espagne ne mena\u00e7ait pas d&rsquo;\u00e9clater en orage, et si le spread &#8211; l\u2019\u00e9cart des taux obligataires &#8211; entre la France et l\u2019Allemagne ne continuait pas de grimper vers de nouveaux sommets. Cela semble ne pas avoir de fin, le m\u00eame sc\u00e9nario r\u00e9p\u00e9titif est suivi\u00a0: les uns apr\u00e8s les autres, les pays europ\u00e9ens rejoignent la zone des temp\u00eates. Les bourses jouent au yoyo \u00e0 un rythme qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, leur enthousiasme \u00e9tant de plus en plus de courte dur\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 encens\u00e9e, la croissance espagnole ne reste pas seulement introuvable, elle est maintenant d\u00e9cri\u00e9e, se traduisant aujourd\u2019hui par l\u2019explosion difficilement contenue d\u2019une gigantesque bulle immobili\u00e8re, et de tout ce qui l\u2019accompagne, le surendettement des entreprises et des m\u00e9nages, ainsi que le ch\u00f4mage. Le d\u00e9veloppement du <i>c\u00f3lchon<\/i> (le matelas de la solidarit\u00e9 familiale), des petits boulots et d\u2019une \u00e9conomie informelle non d\u00e9clar\u00e9e est la condition de la survie pour de plus en plus d\u2019Espagnols. Selon l\u2019UGT, la principale centrale syndicale, 1,3 million d\u2019Espagnols ne recevraient plus aucune allocation ch\u00f4mage. Le pays se <i>tiersmondise<\/i> a vitesse acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. <\/p>\n<p>Devenues propri\u00e9taires d\u2019immeubles invendables et de terrains saisis, les banques ont sur les bras 176 milliards d\u2019euros de cr\u00e9dits au remboursement probl\u00e9matique, Les particuliers et les entreprises ne peuvent plus faire face \u00e0 leurs dettes, leur taux de d\u00e9faut continue de progresser. Remettant en cause le sch\u00e9ma qui ne voit comme seul danger que la dette publique, l\u2019Espagne est un contre-exemple en raison de la pr\u00e9dominance de la dette priv\u00e9e. <\/p>\n<p>La droite espagnole, qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 remporter les \u00e9lections l\u00e9gislatives de dimanche prochain, pr\u00e9tend n\u00e9anmoins appliquer le programme dont l\u2019application s\u2019\u00e9tend \u00e0 toute l\u2019Europe\u00a0: rigueur budg\u00e9taire au niveau central et des r\u00e9gions d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, <i>r\u00e9formes structurelles<\/i> du march\u00e9 du travail de l&rsquo;autre. Mariano Rajoy, le leader du Parti Populaire, aurait d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9 des n\u00e9gociations avec Angela Merkel, selon El Economista, pr\u00e9voyant un plan de r\u00e9duction de la d\u00e9pense publique de 30 milliards de dollars et cherchant \u00e0 n\u00e9gocier une aide de 100 milliards d\u2019euros afin de recapitaliser les banques et refinancer la dette publique. Il va falloir les trouver, alors que le montage du FESF pi\u00e9tine et que la guerre est presque d\u00e9clar\u00e9e entre les Chinois et les Am\u00e9ricains&#8230;<\/p>\n<p>Alors que les pol\u00e9miques politiques se poursuivent en France \u00e0 propos de sa note AAA &#8211; donnant une occasion rat\u00e9e de se taire \u00e0 ceux qui estiment \u00ab\u00a0irresponsable\u00a0\u00bb de reconna\u00eetre qu\u2019elle est d\u00e9j\u00e0 perdue dans les faits, comme si le dire c\u2019\u00e9tait l\u2019entra\u00eener et se taire la conserver &#8211; une \u00e9tude est aujourd\u2019hui rendue publique \u00e0 Bruxelles, sous les auspices de la banque allemande Berenberg et du Lisbon Council, en pr\u00e9sence de Herman van Rompuy. <\/p>\n<p>La situation \u00e9conomique fran\u00e7aise y est pr\u00e9sent\u00e9e comme difficilement compatible avec sa notation AAA, la pla\u00e7ant plus proche, dans un classement prenant en compte croissance, comp\u00e9titivit\u00e9 et soutenabilit\u00e9 de la dette, de l\u2019Espagne et l\u2019Italie que de l\u2019Allemagne et des Pays-Bas. <\/p>\n<p>Sans qu\u2019il soit besoin d\u2019\u00e9couter le bruissement des feuilles de ch\u00eanes, d\u2019interpr\u00e9ter le vol des oiseaux ou de se pencher sur les entrailles des victimes, comme les dieux grecs dot\u00e9s de facult\u00e9s divinatoires, <i>les march\u00e9s<\/i> ont rendu sans \u00e9quivoque leur verdict ce mardi matin\u00a0: le taux des obligations italiennes est repass\u00e9 au dessus de la barre des 7 %, alors qu&rsquo;un emprunt espagnol s\u2019est pass\u00e9 dans de tr\u00e8s mauvaises conditions. Un taux de 5,022 % a du \u00eatre conc\u00e9d\u00e9 pour une \u00e9mission de bons \u00e0 1 mois et de 5,159 % (\u00e0 maturit\u00e9s \u00e9gales, il \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 4 % il y a un mois). Le taux \u00e0 10 ans est \u00e0 6,3 %.<\/p>\n<p>Il se confirme par ailleurs que la BCE n\u2019intervient sur le march\u00e9 obligataire que tr\u00e8s mollement, n\u2019enrayant pas la hausse des taux afin de ne pas inciter les pays europ\u00e9ens \u00e0 rel\u00e2cher leurs efforts. Elle-m\u00eame divis\u00e9e sur l&rsquo;opportunit\u00e9 de poursuivre.<\/p>\n<p>Continuant de se d\u00e9lester de leurs obligations souveraines, les banques europ\u00e9ennes participent \u00e0 la d\u00e9stabilisation du march\u00e9 obligataire. Christan Clausen, le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration europ\u00e9enne des banques, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 publiquement approuver ces d\u00e9lestages dans une interview \u00e0 Bloomberg et \u00e0 conseiller aux banques de continuer, afin de r\u00e9duire leurs risques. Baudouin Prot, PDG de BNP Paribas, l\u2019a revendiqu\u00e9, tandis que la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale se f\u00e9licite de l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 maturit\u00e9 dans l\u2019ann\u00e9e et demi qui vient des obligations qu\u2019elle poss\u00e8de, tout en supprimant des centaines d&#8217;emplois pour diminuer ses charges et am\u00e9liorer son compte d&rsquo;exploitation. Deux raisons concourent \u00e0 cette politique\u00a0: ces actifs sont devenus <em>\u00e0 risque<\/em> et il est d\u00e9sormais obligatoire de les valoriser au prix du march\u00e9. Ce qui p\u00e8se sur leur ratio et accro\u00eet leurs besoins en fonds propres pour le r\u00e9tablir, alors qu\u2019elles peinent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 remplir les objectifs qui leur sont assign\u00e9s. <\/p>\n<p>Cette d\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e n\u2019a pas comme seule cons\u00e9quence de faire monter les taux obligataires, sans qu\u2019il soit besoin d\u2019aller fouiller du c\u00f4t\u00e9 des CDS, mais elle implique \u00e9galement que le march\u00e9 est d\u00e9sormais d\u00e9sert\u00e9 par ses acheteurs naturels, les banques et les compagnies d\u2019assurance, quand il ne s&rsquo;agit pas des obligations-refuge. Un long chemin devra \u00eatre parcouru avant que puisse intervenir un retour relatif \u00e0 la normalit\u00e9, car les banquiers reconnaissent que cela ne redeviendra jamais comme avant. Le financement de la dette publique ne rencontre donc pas seulement des difficult\u00e9s majeures \u00e0 court terme, les solutions palliatives qui tardent \u00e0 \u00eatre mises en place sont appel\u00e9es \u00e0 durer. <\/p>\n<p>Une nouvelle machine infernale a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e le jour o\u00f9 une d\u00e9cote de la dette souveraine a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e, en d\u00e9pit de toutes les pr\u00e9cautions et am\u00e9nagements dont elle a \u00e9t\u00e9 entour\u00e9e. Dans une situation plus pr\u00e9caire qu\u2019elles ne veulent bien le reconna\u00eetre, les banques ne veulent pas prendre de risque et attisent ainsi la crise dont elles sont au passage les victimes. Apr\u00e8s cela, on parlera des proph\u00e9ties auto-r\u00e9alisatrices des agences de notation\u00a0! Pointer le doigt sur les agences, c&rsquo;est prot\u00e9ger les banques. <\/p>\n<p>Plus discr\u00e8tement encore, les banques cherchent \u00e0 am\u00e9liorer le ratio entre fonds propres et engagements en utilisant des subterfuges. Une fois acquis pour elles qu\u2019il faut prot\u00e9ger les actionnaires et les managers en n\u2019augmentant pas le capital et en pr\u00e9servant les salaires et les bonus, il ne reste pas trente-six solutions. Restreindre la distribution du cr\u00e9dit est politiquement sensible et doit \u00eatre fait avec doigt\u00e9. Chaque banque va donc se replier partiellement sur ses terres et privil\u00e9gier ses entreprises nationales au d\u00e9triment de la poursuite de ses op\u00e9rations \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Les cessions d\u2019activit\u00e9 ayant par ailleurs des limites, que reste-t-il en magasin, une fois r\u00e9duit autant que possible la taille du bilan\u00a0?<\/p>\n<p>Comme d\u2019habitude, il faut descendre \u00e0 la cave pour y observer les op\u00e9rations de r\u00e9\u00e9valuation qui sont en cours. Oh, il ne s\u2019agit pas de celles des actifs eux-m\u00eames ! pour lesquels on use et abuse d\u2019un artifice comptable bien connu, qui consiste \u00e0 ne pas d\u00e9valuer les actifs destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre conserv\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 leur maturit\u00e9. Car si l\u2019astuce n\u2019est plus possible pour les obligations souveraines, les r\u00e9gulateurs n\u2019ont pas parl\u00e9 des autres actifs. La r\u00e9\u00e9valuation en question est celle de la pond\u00e9ration des risques des actifs de la banque. <\/p>\n<p>Le calcul du ratio prend en effet en compte ce risque pond\u00e9r\u00e9. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 les choses se compliquent, offrant ainsi des marges de man\u0153uvre aux banquiers, qui adorent cela. Les banques elles-m\u00eames proc\u00e8dent \u00e0 cette pond\u00e9ration, selon des mod\u00e8les qui doivent ensuite \u00eatre approuv\u00e9s par les r\u00e9gulateurs\u00a0! Fort de notre exp\u00e9rience, nous savons d\u00e9sormais ce qu\u2019il faut penser de ces mod\u00e8les qui ont montr\u00e9 leur absence de fiabilit\u00e9. Ils sont con\u00e7us pour la circonstance et ne permettent pas de mesurer le risque qu\u2019ils pr\u00e9tendent d\u00e9terminer. Modifier cette pond\u00e9ration en diminuant le risque permet ainsi d\u2019am\u00e9liorer le ratio final sans plus de soucis imm\u00e9diats. Parce qu\u2019\u00e0 terme, c\u2019est une autre affaire\u00a0! <\/p>\n<p>Afin d\u2019am\u00e9liorer leurs fonds propres, les banques europ\u00e9ennes ont deux fers au feu. Elles minorent leur RWA (Risk-Weighted Assets, ou actifs \u00e0 risques pond\u00e9r\u00e9s) en modifiant les mod\u00e8les qui permettent de les calculer, et il est estim\u00e9 que ces manipulations permettraient de diminuer de pr\u00e8s de moiti\u00e9 les 106 milliards d\u2019euros de renforcement de leur fonds propres qu\u2019elles doivent op\u00e9rer. Elles exercent une pression maximale sur les autorit\u00e9s politiques et les r\u00e9gulateurs, afin que soit permis et ouvert le champ des <i>obligations convertibles<\/i> \u00e9ligibles au noyau dur de leurs fonds propres. Il leur suffit pour cela d\u2019\u00e9voquer la triste n\u00e9cessit\u00e9 devant laquelle elles pourraient sinon se trouver de diminuer davantage leur encours de cr\u00e9dit&#8230;  <\/p>\n<p>Mansu\u00e9tude pour les unes, rigueur pour les autres, rien ne change !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Du \u00ab\u00a0sang et des larmes\u00a0\u00bb sont promis aux Grecs par Lucas Papad\u00e9mos, le nouveau premier ministre. Mario Monti, le nouveau pr\u00e9sident du Conseil italien, \u00e0 qui il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 s\u2019il reprenait cette expression \u00e0 son compte, a prudemment pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 parler de \u00ab\u00a0possibles sacrifices\u00a0\u00bb, tout en demandant des d\u00e9lais <i>aux march\u00e9s<\/i>. 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