{"id":3170,"date":"2009-05-23T06:22:16","date_gmt":"2009-05-23T05:22:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=3170"},"modified":"2009-05-23T06:22:16","modified_gmt":"2009-05-23T05:22:16","slug":"l%e2%80%99actualite-de-la-crise-sous-le-sceau-du-secret-bancaire-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/05\/23\/l%e2%80%99actualite-de-la-crise-sous-le-sceau-du-secret-bancaire-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L\u2019actualit\u00e9 de la crise : Sous le sceau du secret bancaire, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. <\/p><\/blockquote>\n<p><strong>SOUS LE SCEAU DU SECRET BANCAIRE <\/strong> <\/p>\n<p>Angel Gurria, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019OCDE, n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots hier \u00e0 Lisbonne : \u00ab Les probl\u00e8mes ont commenc\u00e9 dans les banques, il y a deux ans d\u00e9j\u00e0, et nous n&rsquo;en voyons toujours pas la fin. Les banques ne pr\u00eatent toujours pas normalement (\u2026) Il y a quelques signes de reprise, mais je ne parlerais pas d&rsquo;une normalisation \u00bb, faisant allusion pour la contredire \u00e0 l\u2019affirmation tenue par Barack Obama d&rsquo;\u00ab un certain retour \u00e0 la normale \u00bb sur les march\u00e9s financiers. <\/p>\n<p>Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 ces tous derniers jours, la chronique des banques en p\u00e9ril se poursuit sans surprise. Le Daily Telegraph rapportait hier que le FMI, suite \u00e0 une mission d\u2019une semaine en Grande-Bretagne, avait conclu qu\u2019en d\u00e9pit des mesures de soutien d\u00e9j\u00e0 prises en faveurs des banques (RBS et LBG, notamment), d\u2019autres injections de fonds publics allaient \u00eatre n\u00e9cessaires, ne faisant que confirmer les observations du gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, Mervyn King, rendues publiques il y a une semaine. On n\u2019en saura pas davantage dans l\u2019imm\u00e9diat, le FSA (l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation britannique) ayant refus\u00e9 de satisfaire la demande de l\u2019agence de presse Bloomberg News, qui demandait la communication des r\u00e9sultats des stress tests des banques effectu\u00e9s par ses soins en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e. La publication des r\u00e9sultats pourrait \u00ab cr\u00e9er de l\u2019incertitude sur les march\u00e9s financiers, soit par rapport \u00e0 des institutions en particulier, soit globalement \u00bb, a r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019agence le Tr\u00e9sor britannique. \u00ab Une telle instabilit\u00e9 pourrait n\u00e9cessiter de nouvelles actions des autorit\u00e9s \u00bb, a-t-il conclu. C\u2019est pourtant ce que la Banque d\u2019Angleterre et le FMI consid\u00e8rent de toute fa\u00e7on comme n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Aux USA, la fermeture en Floride par les autorit\u00e9s de BankUnited FSB (12,8 milliards de dollars d&rsquo;actifs) sanctionne la plus importante faillite bancaire de l&rsquo;ann\u00e9e. Aux Pays-Bas, la banque ABN Amro, nationalis\u00e9e en octobre 2008, a selon le quotidien Het Financieele Dagblad demand\u00e9 une nouvelle aide financi\u00e8re au  gouvernement. La commission de Bruxelles a par ailleurs donn\u00e9 son accord \u00e0 des injections de fonds publiques au Danemark, afin de sauver Fiona Bank, et au Portugal, pour un montant de 4 milliards d\u2019euros au total en faveur du syst\u00e8me bancaire. Sous l\u2019\u00e9gide du FMI, les grandes banques ouest-europ\u00e9ennes, actionnaires des banques de l\u2019Est, se sont engag\u00e9es \u00e0 ne pas se d\u00e9sengager de leurs filiales en Hongrie (c\u2019est d\u00e9j\u00e0 en partie fait), ainsi qu\u2019\u00e0 les recapitaliser si n\u00e9cessaire. <\/p>\n<p><!--more-->Aux Etats-Unis, la FDIC, qui assure les d\u00e9p\u00f4ts bancaires, vient de d\u00e9cider d\u2019une taxe suppl\u00e9mentaire que vont payer les banques, afin de renflouer son fonds. Elle rapportera 5,6 milliards de dollars, mais son montant sera bien plus faible qu\u2019initialement pr\u00e9vu, sous la pression des banques. La FDIC a toutefois annonc\u00e9 qu\u2019une nouvelle taxe devra probablement \u00eatre d\u00e9cid\u00e9e d\u2019ici \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, ce qui confirme que la s\u00e9rie de faillite des banques r\u00e9gionale va se poursuivre. <\/p>\n<p>En ce qui concerne l\u2019\u00e9conomie, la publication des r\u00e9sultats du PIB de nouveaux pays est annonc\u00e9e, les Europ\u00e9ens d\u00e9j\u00e0 connus. Ceux des Japonais sont les plus spectaculaires, une baisse de 4% du PIB \u00e9tant enregistr\u00e9e au 1er trimestre 2009, ce qui repr\u00e9sente une chute de 15,2% en rythme annuel. Le PIB mexicain a pour sa part chut\u00e9 de 8,2% durant la m\u00eame p\u00e9riode. Deux cat\u00e9gories de pays apparaissent comme les plus touch\u00e9s par la r\u00e9cession: ceux dont la croissance reposait principalement sur leurs exportations et ceux qui ont connu de tr\u00e8s importants retraits de capitaux occidentaux, rapatri\u00e9s dans l\u2019urgence afin de combler d\u2019autres trous. <\/p>\n<p>Devant ce panorama sinistr\u00e9, on continue de chercher \u00e0 faire parler les indices afin d\u2019annoncer une hypoth\u00e9tique reprise. <\/p>\n<p>Le Baltic Dry Index, qui mesure l\u2019activit\u00e9 du transport maritime de \u00ab produits secs \u00bb, a incontestablement la vedette depuis peu, quand il s\u2019agit d\u2019apercevoir les fameuses \u00ab lueurs de la reprise \u00bb. Mais sa place pourrait lui \u00eatre prochainement ravie par un outsider prometteur, le PMI, acronyme de Purchasing Manager\u2019s Index. Le calcul de cet indice d\u2019origine am\u00e9ricaine r\u00e9sulte de l\u2019interrogation, pays par pays, de panels de directeurs d\u2019achat de grandes entreprises \u00e0 propos de leurs performances esp\u00e9r\u00e9es pour le mois \u00e0 venir par rapport \u00e0 celles du mois pr\u00e9c\u00e9dent. Cela vaut ce que cela vaut, mais tout est bon \u00e0 prendre pour les besoins de la d\u00e9monstration. On nous annonce aussi que l&rsquo;indice composite des indicateurs \u00e9conomiques am\u00e9ricains, cens\u00e9 pr\u00e9dire l&rsquo;\u00e9volution de la conjoncture \u00e0 moyen terme, a progress\u00e9 en avril de 1% par rapport au mois pr\u00e9c\u00e9dent, pour la premi\u00e8re fois en sept mois. Mais, en grattant un peu, on remarque que cette modeste progression est \u00e0 mettre au cr\u00e9dit des performances de la Bourse et ne rend donc aucunement compte de celles de l\u2019\u00e9conomie. \u00ab Les soi-disant bons indicateurs \u00e9conomiques sont simplement moins mauvais qu&rsquo;avant \u00bb, note \u00e0 juste titre Richard Koo, \u00e9conomiste en chef du groupe financier Nomura au Japon. \u00ab Ca fait deux ans que les indicateurs disent tout et leur contraire. La v\u00e9rit\u00e9 c&rsquo;est qu&rsquo;on ne sait absolument pas quand l&rsquo;activit\u00e9 red\u00e9marrera \u00bb, a \u00e9galement expliqu\u00e9 \u00e0 l\u2019AFP Charles Wyplosz, de l&rsquo;Institut des hautes \u00e9tudes internationales de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>Autre angle d\u2019attaque, afin d\u2019appr\u00e9hender de la mani\u00e8re la plus compl\u00e8te possible la situation, apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 ses aspects financiers et \u00e9conomiques, deux petits pays sont sous la menace de voir leur note souveraine d\u00e9grad\u00e9e par les agences de notation. Il s\u2019agit ni plus ni moins du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Certes, l\u2019Espagne, l\u2019Irlande, la Gr\u00e8ce et le Portugal ont d\u00e9j\u00e0 tous les quatre connu depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e une telle d\u00e9gradation infamante, mais elles ne b\u00e9n\u00e9ficiaient pas au d\u00e9part de la note AAA, la meilleure possible, comme c\u2019est le cas des deux principales places financi\u00e8res mondiales, qui sont d\u00e9sormais dans le collimateur. La perspective de voir le poids de la dette publique britannique approcher les 100% de son PIB d\u2019ici \u00e0 2013, et d\u2019y rester ensuite coll\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es, est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019annonce par Standard &#038; Poor&rsquo;s de cette alerte. Aux USA, c\u2019est Bill Gross, un responsable de PIMCO, l\u2019un des plus important fonds d\u2019investissement am\u00e9ricain, qui a sonn\u00e9 l\u2019alarme. Il s\u2019est content\u00e9 d\u2019\u00e9voquer l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 que les Etats-Unis perdent d\u2019ici quelques ann\u00e9es leur notation AAA, mais il a d\u00e9clench\u00e9 la chute imm\u00e9diate du dollar, des cours des bons du Tr\u00e9sor et des actions. Timothy Geithner, secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor, a imm\u00e9diatement r\u00e9pliqu\u00e9 que \u00ab la diminution du d\u00e9ficit am\u00e9ricain \u00e9tait d\u2019une importance critique \u00bb sans pr\u00e9ciser comment il proposait de s\u2019y prendre. L\u2019abaissement de la note souveraine d\u2019un pays a comme effet imm\u00e9diat de rench\u00e9rir le co\u00fbt de sa dette et de charger encore plus la barque.  Barack Obama a d\u00e9clar\u00e9 aujourd\u2019hui \u00ab Non, nous ne sommes pas inquiets qu&rsquo;on change notre note de cr\u00e9dit \u00bb, sans que l\u2019on sache ce qu\u2019il a exactement voulu dire, soit qu\u2019il croyait que cela n\u2019interviendrait pas, soit qu\u2019il consid\u00e9rait que, si c\u2019\u00e9tait le cas, cela n\u2019\u00e9tait pas sp\u00e9cialement inqui\u00e9tant\u2026<\/p>\n<p>Dans ce contexte, les taux obligataires sont attentivement suivis, afin d\u2019enregistrer comment ils r\u00e9agissent au cumul des \u00e9missions obligataires successives des gouvernements occidentaux, \u00e0 commencer par celles des Am\u00e9ricains et des Britanniques. Les analystes s\u2019accordent \u00e0 penser que s\u2019ils ne se \u00ab tendent \u00bb pas davantage actuellement (s\u2019ils ne montent pas), c\u2019est que ce march\u00e9 reste un refuge pour les investisseurs priv\u00e9s, qui s\u2019aventurent peu sur celui des actions. La digue est donc relativement fragile, d\u2019autant que le taux du Gilt \u00e0 10 ans (les obligations britanniques) manifeste d\u00e9j\u00e0 une forte tendance \u00e0 augmenter. Les probl\u00e8mes sont donc devant pour les gouvernements. Une nouvelle bulle financi\u00e8re constitu\u00e9e par les dettes publiques est en train de se constituer, sans que la bulle de dettes priv\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dente ne soit r\u00e9sorb\u00e9e (la premi\u00e8re r\u00e9sultant du transfert de la seconde). Une double menace risque ainsi de se pr\u00e9senter demain : elle r\u00e9sultera du poids insupportable de la dette publique, simultan\u00e9ment \u00e0 l\u2019apparition d\u2019une inflation non ma\u00eetris\u00e9e et r\u00e9sultant de la politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire des banques centrales, qui elle aussi va immanquablement \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9e. <\/p>\n<p>Pour les grandes banques am\u00e9ricaines, par contre, la situation semble continuer \u00e0 s\u2019am\u00e9liorer. Il vient d\u2019\u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par Simon Johnson, professeur \u00e0 la Sloan School of Management du MIT, s\u2019appuyant sur le cas de l\u2019une d\u2019entre elles et \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une audition parlementaire, que celles-ci envisagent de garder pour elles l\u2019essentiel des plus-values (de l\u2019ordre de 80%) qu\u2019elles ont r\u00e9alis\u00e9 avec l\u2019argent public du programme TARP, qu\u2019elles veulent d\u00e9sormais rembourser. Avec l\u2019assentiment du Tr\u00e9sor, qui s\u2019est content\u00e9 de d\u00e9clarer \u00e0 ce propos : \u00ab Nous faisons de notre mieux afin de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des contribuables \u00bb. Mark Lane, un porte-parole de Morgan Stanley, a d\u00e9clar\u00e9 pour sa part que la banque \u00ab soutiendra tout programme orient\u00e9 au b\u00e9n\u00e9fice du contribuable am\u00e9ricain \u00bb. Micheal DuVally, porte parole de Goldman Sachs, a pr\u00e9cis\u00e9 que les responsables de la banque avaient \u00ab toujours dit que les contribuables devaient b\u00e9n\u00e9ficier de la valeur associ\u00e9 aux bons garanties apport\u00e9es \u00bb. Les grands principes sont r\u00e9affirm\u00e9s sans plus de pr\u00e9cisions, permettant en r\u00e9alit\u00e9 tous les hold-up. De telles dispositions financi\u00e8res, si elles se confirmaient, seraient en ligne avec la politique jusqu\u2019\u00e0 maintenant suivie par l\u2019administration Obama, qui consiste \u00e0 renforcer de toutes les mani\u00e8res possibles les grandes banques. Sans surtout utiliser les m\u00eames grands moyens que ceux qu\u2019elle a d\u00fb adopter dans l\u2019urgence pour d\u2019autres institutions financi\u00e8res (AIG, Fannie Mae et Freddie Mae), ou qu\u2019elle est en train d\u2019appliquer pour sauver l\u2019industrie automobile. Le mot en \u00ab N \u00bb \u00e9tant prohib\u00e9, sauf dans la bouche de Tim Geithner, quand il d\u00e9clare : \u00ab Je ne soutiendrai pas un programme con\u00e7u pour nous permettre de nationaliser des banques ou d&rsquo;autres entreprises pour des raisons politiques \u00bb. De fait, il ne les nationalise pas, il les engraisse.<\/p>\n<p>Simon Johnson titrait hier son article du blog h\u00e9berg\u00e9 par le New York Times : \u00ab Est-ce que nous pouvons en m\u00eame temps sauver les banques et aussi prot\u00e9ger les consommateurs ? \u00bb. Il pointe le doigt sur le fait que les banques, afin de reconstituer leurs fonds propres, vont augmenter les cotisations pour les cartes de cr\u00e9dit ainsi que les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sur leurs d\u00e9couverts, et qu\u2019elles vont \u00e9galement s\u2019opposer aux mesures de r\u00e9gulation financi\u00e8re qui y feront obstacle \u00e0 leurs yeux. \u00ab Si vous laissez les banques exercer leur pouvoir sur le march\u00e9, cela va \u00eatre dur pour les consommateurs \u00bb, conclut-il. C\u2019est exactement le chemin que cela prend, avec une loi sur les cartes de cr\u00e9dit, finalement adopt\u00e9e, qui n\u2019interdit que les plus controvers\u00e9es des pratiques en cours, comme l\u2019augmentation sans pr\u00e9avis des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, mais qui ne fait pas obstacle \u00e0 celle-ci, si elle est annonc\u00e9e 45 jours \u00e0 l\u2019avance. Ce qui ne fait pas de diff\u00e9rence, quand vous ne pouvez pas rembourser.  L\u2019hypoth\u00e9tique remise sur ses pieds de \u00ab l\u2019industrie financi\u00e8re \u00bb a un prix, les Am\u00e9ricains vont le payer \u00e0 un double titre, comme contribuable et comme consommateur. <\/p>\n<p>C\u2019est du c\u00f4t\u00e9 des banques centrales que les choses se jouent de plus en plus, en raison de leurs capacit\u00e9s d\u2019\u00e9mission mon\u00e9taire. Dans le quasi secret de leurs d\u00e9lib\u00e9rations et, vu leur ind\u00e9pendance proclam\u00e9e, sans aucun contr\u00f4le d\u00e9mocratique d\u2019\u00e9lus. On a ainsi appris que la Fed avait envisag\u00e9, lors de sa r\u00e9union d\u2019avril dernier, d\u2019accro\u00eetre ses achats de bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain, financ\u00e9s par la cr\u00e9ation mon\u00e9taire, alors m\u00eame qu\u2019elle rendait public des pr\u00e9visions \u00e9conomiques plus pessimistes que les pr\u00e9c\u00e9dentes. L\u2019objectif \u00e9tant, selon certains de ses membres, \u00ab d\u2019impulser une reprise plus rapide \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d\u2019attendre avant de le faire, mais ce n\u2019est que partie remise, vu la tournure que prend la r\u00e9cession am\u00e9ricaine. La Banque d\u2019Angleterre a pour sa part annonc\u00e9, le 20 mai dernier, qu&rsquo;elle augmentait de 50 milliards de livres sterling les montants allou\u00e9s au programme d\u2019assouplissement quantitatif lanc\u00e9 en mars dernier, s\u2019inscrivant dans le cadre de l\u2019enveloppe autoris\u00e9e par le gouvernement de 150 milliards de livres (elle en est \u00e0 125 milliards). Enfin, la presse s\u2019est empar\u00e9e des dissensions qui sont apparues au sein de la BCE sur ce type d\u2019op\u00e9rations. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 discut\u00e9 lors de la derni\u00e8re r\u00e9union de l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 de lancer un programme de 125 milliards d\u2019euros d\u2019achat de valeurs \u00e0 faible risque, le montant de 60 milliards ayant finalement \u00e9t\u00e9 retenu. Tous les analystes consid\u00e8rent cette somme comme trop faible et inefficace au regard du PIB de la zone euro, et s\u2019attendent \u00e0 ce que les d\u00e9bats internes, d\u00e9sormais rendus partiellement publics, prennent de l\u2019ampleur, pour probablement aboutir \u00e0 de nouvelles mesures \u00ab non conventionnelles \u00bb. La prochaine r\u00e9union du Conseil de la BCE aura lieu le 4 juin prochain. La r\u00e9alit\u00e9 est que non seulement la Fed et la BoE, mais \u00e9galement la Banque du Japon, sont toutes les trois engag\u00e9es dans une politique similaire d\u2019achats d\u2019obligations d\u2019Etat et d\u2019actifs. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. <\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>SOUS LE SCEAU DU SECRET BANCAIRE <\/strong> <\/p>\n<p>Angel Gurria, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019OCDE, n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots hier \u00e0 Lisbonne : \u00ab Les probl\u00e8mes ont commenc\u00e9 dans les banques, il y a deux ans d\u00e9j\u00e0, et nous n&rsquo;en voyons toujours pas la fin. 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