{"id":32842,"date":"2012-01-18T17:48:18","date_gmt":"2012-01-18T16:48:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=32842"},"modified":"2013-01-02T00:57:06","modified_gmt":"2013-01-01T23:57:06","slug":"lactualite-de-la-crise-le-cadre-craque-de-partout-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/01\/18\/lactualite-de-la-crise-le-cadre-craque-de-partout-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LE CADRE CRAQUE DE PARTOUT<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Par touches successives, un nouveau paysage se dessine. Les incertitudes propres \u00e0 la Gr\u00e8ce s&rsquo;\u00e9largissent progressivement au Portugal, \u00e0 l\u2019Espagne et \u00e0 l\u2019Italie. Chacun d\u2019entre eux empruntant \u00e0 son rythme son propre chemin pour en d\u00e9finitive aboutir \u00e0 une m\u00eame impasse.<\/p>\n<p>Vu sa proche \u00e9ch\u00e9ance, le sort de la Gr\u00e8ce domine. Il continue d\u2019\u00eatre probl\u00e9matique en raison des n\u00e9gociations tendues sur la restructuration de sa dette qui vont reprendre demain, ainsi que d\u2019un nouveau round de discussions avec la <em>tro\u00efka<\/em>, \u00e0 peine engag\u00e9 aujourd\u2019hui. Ce dernier doit aboutir \u00e0 un cocktail de nouvelles mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et de <em>r\u00e9formes structurelles<\/em>, en vue de d\u00e9bloquer un pr\u00eat de 130 milliards d\u2019euros, \u00e0 condition toutefois que la restructuration fasse pr\u00e9alablement l\u2019objet d\u2019un accord. Fillipos Petsalnikos, le pr\u00e9sident du Parlement grec, vient de d\u00e9clarer attendre de la <em>tro\u00efka<\/em> de la \u00ab\u00a0compr\u00e9hension\u201d : c\u2019est dire sous quels auspices d\u00e9licats elles s\u2019engagent \u00e9galement.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Le-cadre.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Le-cadre.jpg\" alt=\"\" title=\"Le cadre\" width=\"1000\" height=\"735\" class=\"alignnone size-full wp-image-32893\" \/><\/a><br \/>\n\u00a9 S\u00e9bastien Marcy<\/p>\n<p><!--more-->\u00c0 en croire la Banque d\u2019Italie, le pays est condamn\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre en 2012 et 2013 une r\u00e9cession, dont l\u2019ampleur d\u00e9pendra de l\u2019\u00e9volution du taux auquel elle empruntera. Au mieux, l\u2019Italie pourrait selon ses hypoth\u00e8ses pr\u00e9tendre retrouver une <em>croissance nulle<\/em> en 2013. Comme si elle \u00e9tait tomb\u00e9e dans un pi\u00e8ge, dont elle ne pouvait que tr\u00e8s hypoth\u00e9tiquement sortir. L\u2019objectif de r\u00e9duction de sa dette \u00e9tant exprim\u00e9 en pourcentage du PIB, une telle situation rend en effet infernale sa diminution. Faute de croissance, ou d\u2019une diminution des taux auquel le pays doit emprunter pour refinancer sa dette, la question de sa restructuration ne pourra pas \u00eatre tr\u00e8s longtemps \u00e9lud\u00e9e.<\/p>\n<p>La m\u00eame question pourrait se trouver plus rapidement pos\u00e9e au Portugal, dont la note a \u00e9t\u00e9 rel\u00e9gu\u00e9e \u00e0 la cat\u00e9gorie <em>investissement sp\u00e9culatif<\/em>. Ce qui entra\u00eene la vente des titres portugais par de nombreux \u00e9tablissements financiers et contribue \u00e0 augmenter les taux en diminuant leur valeur (ils se n\u00e9gocient \u00e0 50% de leur valeur nominale, et le taux \u00e0 10 ans est aujourd&rsquo;hui de 14,40%). Sur le march\u00e9 des CDS, la possibilit\u00e9 que le Portugal fasse d\u00e9faut dans les cinq prochaines ann\u00e9es est d\u00e9sormais de 65%.<\/p>\n<p>Le sc\u00e9nario portugais annonce une mont\u00e9e progressive des taux sur la dette, m\u00eame si une \u00e9mission \u00e0 court terme a aujourd\u2019hui enregistr\u00e9 leur baisse, comme cela a \u00e9t\u00e9 le cas hier pour l\u2019Espagne et l\u2019Italie. Cela a comme cons\u00e9quence que, refinanc\u00e9e de plus en plus fr\u00e9quemment, la charge des int\u00e9r\u00eats de la dette est alors plus sensible \u00e0 une \u00e9ventuelle hausse des taux.<\/p>\n<p>Un m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne est d\u2019ailleurs en cours pour le FESF, qui emprunte par pr\u00e9caution \u00e0 court terme afin de remplir ses engagements vis \u00e0 vis des pays b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019un \u201cplan de sauvetage\u201d. Le march\u00e9 obligataire r\u00e9pond de moins en moins bien \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission de titres \u00e0 maturit\u00e9 longue par de nombreux pays, diminuant la maturit\u00e9 moyenne de la dette souveraine europ\u00e9enne globale en les incitant \u00e0 privil\u00e9gier les maturit\u00e9s courtes. La r\u00e9ussite des \u00e9missions de ces titres ne doit quant \u00e0 elle pas \u00eatre cherch\u00e9e tr\u00e8s loin: les banques se procurent ainsi du collat\u00e9ral en vue de la prochaine injection de liquidit\u00e9s \u00e0 trois ans de la BCE, pr\u00e9vue fin f\u00e9vrier et annonc\u00e9e comme devant une nouvelle fois \u00eatre massive, consid\u00e9rant que, s\u2019il y a risque de d\u00e9faut, celui-ci n\u2019interviendra qu\u2019une fois leur remboursement intervenu.<\/p>\n<p>Pour d\u2019autres raisons, l\u2019Espagne n\u2019est pas mieux lotie. Le gouvernement vient de se trouver dans l\u2019obligation de soutenir les r\u00e9gions en leur ouvrant des lignes de cr\u00e9dit aupr\u00e8s de l&rsquo;Institut de cr\u00e9dit officiel (ICO), afin qu\u2019elles puissent payer leurs factures\u2026 et effectuer leurs versements r\u00e9guliers \u00e0 l\u2019administration centrale afin de ne pas accro\u00eetre leur dette \u00e0 son \u00e9gard ! Il leur est \u00e9galement accord\u00e9 cinq ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires pour rembourser celle-ci, qui s&rsquo;est accumul\u00e9e. De nombreuses r\u00e9gions espagnoles sont effet coup\u00e9es du march\u00e9, tandis que leurs recettes d\u00e9clinent en raison de la r\u00e9cession.<\/p>\n<p>Par ailleurs, le prix de l\u2019immobilier continue de chuter, augmentant le taux des d\u00e9fauts enregistr\u00e9s par les banques. Vu son pic ant\u00e9rieur de 2008, le march\u00e9 immobilier est appel\u00e9 \u00e0 continuer de descendre la pente, la baisse enregistr\u00e9e n\u2019\u00e9tant encore que de 20% ! Le gouvernement ne s\u2019est pas engag\u00e9 comme il le pr\u00e9voyait dans la cr\u00e9ation d\u2019une <em>bad bank<\/em>, mais ce n\u2019est probablement que partie remise, avec comme cons\u00e9quence de reporter la charge d\u2019une partie au moins de la dette priv\u00e9e sur l\u2019\u00c9tat. Comment celle-ci pourra-t-elle \u00eatre dans ces conditions r\u00e9duite, entre le sauvetage des r\u00e9gions et celui des banques ?<\/p>\n<p>Publique ou priv\u00e9e, la dette se r\u00e9v\u00e8le progressivement insoutenable. Les agences de notation ne font finalement que le constater, en d\u00e9pit des proc\u00e8s en sorcellerie qui leur sont faits.<\/p>\n<p>La situation de l\u2019Irlande ne doit pas \u00eatre pass\u00e9e sous silence pour parachever ce tableau. Au nom de <em>la convergence fiscale<\/em> europ\u00e9enne, les Allemands et les Fran\u00e7ais \u00e9tudient actuellement un train de mesures, dont certaines auraient pour cons\u00e9quence d\u2019obliger l\u2019Irlande \u00e0 s\u2019aligner sur le taux d\u2019imposition des b\u00e9n\u00e9fices des entreprises du continent. Faisant perdre au pays son <em>avantage concurrentiel<\/em> et son attrait pour les entreprises <em>transnationales<\/em> qui l\u2019utilisent comme t\u00eate de pont pour l\u2019Europe, avec \u00e0 la cl\u00e9 leur retrait possible ainsi que la baisse des rentr\u00e9es fiscales de l&rsquo;\u00c9tat. Tous les chemins, d\u00e9cid\u00e9ment, m\u00e8nent \u00e0 l\u2019impasse\u2026<\/p>\n<p>Mario Monti se confirme \u00eatre \u00e0 l\u2019offensive vis \u00e0 vis de ses coll\u00e8gues europ\u00e9ens et notamment allemands, demandant \u00e0 \u00eatre soulag\u00e9 de la pression que <em>les march\u00e9s<\/em> exercent sur l\u2019Italie, afin que puisse \u00eatre donn\u00e9 aux Italiens un premier signal que leurs efforts ne sont pas inutiles\u2026 et permettre d\u2019en demander d\u2019autres. Il cherche \u00e0 obtenir l\u2019\u00e9mission d\u2019euro-obligations qui donneraient acc\u00e8s au march\u00e9 \u00e0 des conditions moins d\u00e9favorables, car les taux actuels ne seront pas tenables tr\u00e8s longtemps.<\/p>\n<p>Les gouverneurs de la BCE semblent pour leur part engag\u00e9s dans un d\u00e9but de r\u00e9flexion. Non pas \u00e0 propos de l\u2019achat d\u2019obligations souveraines lors de leur \u00e9mission &#8211; une zone interdite &#8211; mais de celui d\u2019autres obligations, par exemple \u00e9mises par les grandes entreprises. Car un nouveau sujet d\u2019inqui\u00e9tude a grandi, avec la nouvelle rafale de d\u00e9gradations de la note op\u00e9r\u00e9e par Standard &amp; Poor\u2019s, cette fois-ci de 13 entreprises europ\u00e9ennes, alors que d\u2019autres encore sont annonc\u00e9es pour dans quatre semaines. Une quarantaine d\u2019entreprises, 85 groupes bancaires et 15 assureurs ont \u00e9t\u00e9 en effet plac\u00e9s sous surveillance depuis d\u00e9but d\u00e9cembre. La crise de la dette prendra alors toute sa dimension si de nouvelles d\u00e9gradations sont op\u00e9r\u00e9es, ramenant le discours sur la dette publique \u00e0 ce qu\u2019il est : une op\u00e9ration de diversion.<\/p>\n<p>Si cette double perspective se concr\u00e9tisait, la BCE serait une nouvelle fois \u00e0 la man\u0153uvre, devant \u00e9largir son filet de s\u00e9curit\u00e9 des banques aux grandes entreprises en se substituant toujours plus au march\u00e9. Elle s\u2019engagerait encore plus clairement dans la voie de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire, qu\u2019elle ne reconnait pas emprunter mais qu&rsquo;elle pratique d\u00e9j\u00e0, au pr\u00e9texte qu\u2019elle est indispensable au bon fonctionnement de ses instruments mon\u00e9taires\u2026 Ses pr\u00eats \u00e0 trois ans, quant \u00e0 eux, ne s\u2019y apparentent certes pas formellement, mais ils sont tr\u00e8s <em>bord cadre<\/em>. On peut parler \u00e0 leur sujet de <em>quasi cr\u00e9ation mon\u00e9taire<\/em>.<\/p>\n<p>Que restera-t-il d\u2019autre de disponible comme levier pour agir ? Le FMI, bien entendu ! Christine Lagarde vient d\u2019annoncer que son conseil d\u2019administration l\u2019a tr\u00e8s opportun\u00e9ment autoris\u00e9e \u00e0 \u201cexaminer\u201d les moyens d\u2019augmenter les ressources du fonds. En r\u00e9alit\u00e9, elle n\u2019avait pas attendu cette d\u00e9cision formelle avant de multiplier les contacts exploratoires, sans grand succ\u00e8s. Le sommet de d\u00e9cembre avait annonc\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait envisag\u00e9 un apport europ\u00e9en de 150 milliards d\u2019euros (192 milliards de dollars), afin qu\u2019en retour le FMI puisse accorder des pr\u00eats de pr\u00e9caution aux pays qui en auraient besoin, sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire de suivre la lourde proc\u00e9dure des <em>plans de sauvetage<\/em>.<\/p>\n<p>Selon l\u2019AFP, le FMI pourrait chercher \u00e0 augmenter ses ressources de 600 milliards de dollars. Il ne dispose actuellement que de 385 milliards de dollars et voudrait \u00eatre en mesure de pr\u00eater jusqu\u2019\u00e0 885 milliards de dollars, le solde en \u00e9tant conserv\u00e9 en r\u00e9serve. Manqueraient \u00e0 l\u2019appel, si les Europ\u00e9ens concr\u00e9tisaient leur engagement, 308 milliards de dollars, les Am\u00e9ricains ayant fait savoir qu\u2019il ne fallait pas compter sur eux.<\/p>\n<p>On attend donc la concr\u00e9tisation de la d\u00e9cision britannique, qui ne sera pas sans contrepartie, notamment sur le dossier de la r\u00e9gulation financi\u00e8re\u2026 Hors Europe, \u00e0 l\u2019exception du Japon qui contribue symboliquement aux \u00e9missions du FESF et le fait savoir, les \u00e9tats membres du FMI ne se bousculent pas. L\u2019ambiance est \u00e0 consid\u00e9rer que les Europ\u00e9ens doivent se sauver eux-m\u00eames et qu\u2019il est prioritaire d\u2019\u00e9tablir un cordon sanitaire autour de l&rsquo;Europe, ou de r\u00e9server les munitions pour d\u2019autres pays.<\/p>\n<p>Les derni\u00e8res pr\u00e9visions de la Banque Mondiale retirent toute cr\u00e9dibilit\u00e9 au concept de <em>cordon sanitaire<\/em>. \u201cLes pays en d\u00e9veloppement doivent se pr\u00e9parer \u00e0 de nouveaux risques de d\u00e9t\u00e9rioration, alors que la crise de la dette dans la zone euro et l\u2019affaiblissement de la croissance dans plusieurs grandes \u00e9conomies \u00e9mergentes assombrissent les pr\u00e9visions de croissance dans le monde\u201d. En d\u2019autres termes, on assiste \u00e0 l\u2019inverse de ce qui \u00e9tait pr\u00e9dit, qui pr\u00e9voyait que la croissance des <em>pays \u00e9mergents<\/em> allait <em>tirer<\/em> celle des pays occidentaux. Les deux se r\u00e9v\u00e8lent se contaminer mutuellement, posant avec encore plus d\u2019acuit\u00e9 une nouvelle question qui ne va plus pouvoir \u00eatre \u00e9lud\u00e9e sur les fondements de la croissance et de son calcul\u2026<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, le cadre craque de partout.<\/p>\n<p>Enfin, pour ce qui touche \u00e0 la Gr\u00e8ce, la n\u00e9gociation \u00e0 propos de la restructuration de sa dette porte sur le partage de la charge qui en r\u00e9sulte et illustre la difficult\u00e9 de l\u2019exercice. Une fois enregistr\u00e9 que les hedge funds font la mauvaise t\u00eate et r\u00e9duisent le volume de la dette restructur\u00e9e en ne participant pas \u00e0 <em>l\u2019accord volontaire<\/em>, il est n\u00e9cessaire de r\u00e9duire le taux des nouvelles obligations qui vont \u00eatre \u00e9mises en \u00e9change des actuelles, au d\u00e9triment alors des banques qui y participent, expliquant qu&rsquo;elles y ren\u00e2clent. Sinon, il faut soit impliquer la BCE dans l\u2019\u00e9change, soit augmenter le pr\u00eat de 130 milliards d\u2019euros, ou bien encore accro\u00eetre encore l\u2019ampleur des mesures exig\u00e9es du gouvernement grec. Il n&rsquo;y a donc que des mauvaises solutions, car chacune d&rsquo;entre elles rebondira en cr\u00e9ant d&rsquo;autres probl\u00e8mes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Par touches successives, un nouveau paysage se dessine. Les incertitudes propres \u00e0 la Gr\u00e8ce s&rsquo;\u00e9largissent progressivement au Portugal, \u00e0 l\u2019Espagne et \u00e0 l\u2019Italie. Chacun d\u2019entre eux empruntant \u00e0 son rythme son propre chemin pour en d\u00e9finitive aboutir \u00e0 une m\u00eame impasse.<\/p>\n<p>Vu sa proche \u00e9ch\u00e9ance, le sort de la Gr\u00e8ce domine. 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