{"id":3319,"date":"2009-06-07T06:34:20","date_gmt":"2009-06-07T05:34:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=3319"},"modified":"2009-06-07T08:58:58","modified_gmt":"2009-06-07T07:58:58","slug":"l%e2%80%99actualite-de-la-crise-une-question-en-appelle-une-autre-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/06\/07\/l%e2%80%99actualite-de-la-crise-une-question-en-appelle-une-autre-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L\u2019actualit\u00e9 de la crise : Une question en appelle une autre, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. <\/p><\/blockquote>\n<p><strong>UNE QUESTION EN APPELLE UNE AUTRE <\/strong> <\/p>\n<p>Il y a d\u2019abord celle que l\u2019on ne devrait plus avoir \u00e0 se poser, \u00e0 propos de la r\u00e9alit\u00e9 des \u00ab jeunes pousses \u00bb de la relance, si fantasm\u00e9e y compris dans les m\u00e9dias. Et pourtant ! elle reste accroch\u00e9e sur le tapis, bien que sans points d\u2019appuis. Paul Krugman y a \u00e0 nouveau r\u00e9pondu, hier \u00e0 Dublin : \u00ab Nous sommes pass\u00e9s de la panique \u00e0 l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 chronique \u00bb a-t-il assen\u00e9, martelant \u00e0 son auditoire pour \u00eatre bien compris : \u00ab Les choses deviennent pire plus lentement (\u2026) L\u2019eurozone, comme les Etats-Unis, pourraient bien conna\u00eetre une d\u00e9cade perdue \u00bb.<\/p>\n<p>Mais il y a aussi les questions que l\u2019on se pose toujours, et qui sont en suspens. Allons-nous conna\u00eetre une rechute aigue, alors que nous sortons \u00e0 peine d\u2019une chute libre qui n\u2019a \u00e9t\u00e9 reconnue comme telle que lorsqu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 difficilement stopp\u00e9e? <\/p>\n<p>Pour en conna\u00eetre la r\u00e9ponse, nous restons suspendus, aux Etats-Unis, \u00e0 l\u2019observation de deux \u00ab marqueurs \u00bb annonciateurs. Une nouvelle crise des cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires, cons\u00e9quence du prix de l\u2019immobilier qui ne cesse de baisser, de modalit\u00e9s insoutenables de remboursement des pr\u00eats qui arrivent \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, et de baisse des revenus des m\u00e9nages. Et, si cela n\u2019\u00e9tait pas suffisant en soi, parall\u00e8lement, une hausse du taux de d\u00e9faut sur les cartes de cr\u00e9dit, alors que les statistiques de l\u2019emploi \u00e9gr\u00e8nent mois par mois la sinistre r\u00e9alit\u00e9 de la destruction progressive de celui-ci, faisant basculer les \u00ab working poor \u00bb (les pauvres qui travaillent) dans la cat\u00e9gorie des pauvres tout court. A ce train-l\u00e0, les Etats-Unis vont rejoindre dans les statistiques de la pauvret\u00e9 les pays que l\u2019on qualifie d\u2019\u00e9mergents. <\/p>\n<p><!--more-->Dans les deux cas, ce sont les banques am\u00e9ricaines et les institutions financi\u00e8res qui sont en premi\u00e8re ligne, sauv\u00e9es pour le moment sur le papier, mais qui pourraient \u00e0 nouveau d\u00e9gringoler, sous le poids de nouvelles \u00e9normes pertes \u00e0 constater. On ne fabrique pas impun\u00e9ment de telles quantit\u00e9s de dettes sans avoir \u00e0 passer un jour ou l\u2019autre \u00e0 la caisse. D\u2019autant que le grand nettoyage de printemps de leur bilan, sous les auspices du Tr\u00e9sor et de la FDIC, a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 et semble d\u00e9sormais mal parti. <\/p>\n<p>Comment le syst\u00e8me financier am\u00e9ricain va-t-il pouvoir encaisser les deux nouveaux chocs qui s\u2019annoncent, s\u2019ils se confirment ? Voil\u00e0 ce que nous avons devant nous. <\/p>\n<p>Une toute autre question se pose en Europe, o\u00f9 nous savons maintenant que le vieux sch\u00e9ma simpliste selon lequel la crise en provenance des Etats-Unis nous en arrive avec retard mais se poursuit, alors que l\u00e0-bas elle est d\u00e9j\u00e0 finie, ne fonctionne plus, comme tant d\u2019autres choses d\u2019ailleurs. La crise s\u2019annonce prolong\u00e9e aux Etats-Unis, l\u2019Europe l\u2019y rejoint progressivement, en ordre dispers\u00e9 comme c\u2019est d\u00e9sormais devenu l\u2019habitude, \u00e0 un rythme et suivant des modalit\u00e9s propres \u00e0 chaque pays. Ayant commenc\u00e9 par les pays ayant le plus faut\u00e9 en mati\u00e8re financi\u00e8re, c\u2019est-\u00e0-dire ayant achet\u00e9 aux Am\u00e9ricains et m\u00eame fabriqu\u00e9 pour leur propre compte des produits financiers issus de la titrisation de la dette, pour se poursuivre l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres maux s\u00e9vissent, tels de grands classiques : une \u00e9norme bulle immobili\u00e8re en Espagne, une forte d\u00e9pendance au commerce ext\u00e9rieur en R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale, etc.<\/p>\n<p>L\u2019interrogation est d\u2019une autre nature en Europe : combien de temps le filet de protection social, si d\u00e9cri\u00e9 et dor\u00e9navant si encens\u00e9, va-t-il tenir, si la crise est de longue dur\u00e9e comme probable ? Evoquant la situation mondiale, Juan Somavia, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Organisation internationale du travail (OIT), a adress\u00e9 une mise en garde, mercredi \u00e0 Gen\u00e8ve \u00e0 l\u2019occasion de sa conf\u00e9rence annuelle : \u00ab le monde peut avoir devant lui une crise de l&#8217;emploi et de la protection sociale d&rsquo;une dur\u00e9e de six ou huit ans \u00bb. Remarquant ensuite que \u00ab les leaders politiques n&rsquo;ont pas pr\u00eat\u00e9 suffisamment d&rsquo;attention aux implications humaines et sociales du d\u00e9calage \u00bb (entre reprise \u00e9conomique et red\u00e9marrage de l\u2019emploi). Il a rappel\u00e9 enfin, bien incertain pr\u00e9sage, que \u00ab le manque d&#8217;emplois et de protection sociale nourrit l&rsquo;instabilit\u00e9. Les ferments de la violence, de l&rsquo;agitation sociale, de la tourmente politique prolif\u00e8rent \u00bb. <\/p>\n<p>Mais il y a au moins une question qui ne se pose pas. Ce n\u2019est en effet pas uniquement parce que la crise financi\u00e8re est pour l\u2019instant contenue, mais non r\u00e9solue, sans autre perspective que de gagner du temps, que la crise \u00e9conomique dans laquelle nous sommes plong\u00e9s est de longue dur\u00e9e. Elle a aussi sa propre raison d\u2019\u00eatre. Rendue publique cette semaine, une \u00e9tude d\u2019Euler Hermes SFAC, leader mondial de l\u2019assurance cr\u00e9dit et filiale d\u2019AGF, livre \u00e0 cet \u00e9gard un \u00e9clairage tr\u00e8s pertinent, dont voici le r\u00e9sum\u00e9 : la dynamique mondiale \u00e9tait depuis une d\u00e9cennie port\u00e9e par la demande des pays de l\u2019OCDE, appuy\u00e9e sur le cr\u00e9dit, \u00ab moteur ext\u00e9rieur \u00bb de la croissance des pays \u00e9mergents, explique-t-elle. Mais ces derniers ne vont pas trouver de relais de croissance sur leurs march\u00e9s int\u00e9rieurs, car trop faibles. Or l\u2019emballement du cr\u00e9dit de ces derni\u00e8res ann\u00e9es a contribu\u00e9 \u00e0 hauteur de 0,5 \u00e0 1 point de croissance annuel dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, qui ne va pas \u00eatre retrouv\u00e9. Il n\u2019y aura pas, la crise termin\u00e9e, de relance rapide du cr\u00e9dit. En cons\u00e9quence, la croissance de l\u2019activit\u00e9, comme celle des \u00e9changes mondiaux, seront dans les ann\u00e9es \u00e0 venir \u00ab en de\u00e7\u00e0 du rythme observ\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00bb. <\/p>\n<p>Voil\u00e0 qui vient conforter, par un expert reconnu du march\u00e9 du cr\u00e9dit, la pr\u00e9vision selon laquelle nous allons conna\u00eetre, sauf accident de parcours toujours possible, une longue p\u00e9riode de croissance atone et de crise rampante. Marqu\u00e9e sur le plan social par de fortes contradictions et des in\u00e9galit\u00e9s accrues, un accroissement de la pr\u00e9carit\u00e9 qui va concerner des secteurs qui, s\u2019ils ne b\u00e9n\u00e9ficiaient plus de \u00ab l\u2019ascenseur social \u00bb, pouvaient se croire encore prot\u00e9g\u00e9s.<\/p>\n<p>La suite de cette histoire en cours n\u2019est faite que d\u2019inconnues. Comment va-t-il \u00eatre possible de g\u00e9rer la dette publique ? De la financer m\u00eame, pour certains pays ? D\u2019effectivement trouver aupr\u00e8s du FMI, de la Banque Mondiale, des grandes banques r\u00e9gionales et de d\u00e9veloppement, les relais de financement des mesures de sauvetage et de relance qui vont \u00eatre encore n\u00e9cessaires, car eux aussi doivent \u00eatre financ\u00e9s au pr\u00e9alable ? Comment le march\u00e9 obligataire public, mais aussi priv\u00e9, va-t-il se comporter, \u00e9tant autant sollicit\u00e9 ? Comment, aujourd\u2019hui, apporter des r\u00e9ponses \u00e0 ces interrogations de demain matin, alors que le contexte m\u00eame dans lequel elles vont devoir \u00eatre r\u00e9solues n\u2019est pas connu ? Si ce n\u2019est par des actes de foi. Sans pr\u00e9juger du fait qu\u2019elles trouveront ou non une solution. <\/p>\n<p>Quand on d\u00e9couvre un nouveau pan de l\u2019activit\u00e9 financi\u00e8re, \u00e0 la faveur de l\u2019annonce par la BCE de son programme d\u2019achat de 60 milliards d\u2019euros d\u2019 \u00ab obligations s\u00e9curis\u00e9es \u00bb, encore bien flou malgr\u00e9 quelques nouvelles pr\u00e9cisions donn\u00e9es suite \u00e0 la derni\u00e8re r\u00e9union du conseil des gouverneurs, on comprend qu\u2019il s\u2019agit d\u2019apporter une nouvelle aide aux banques de la zone euro, en pesant \u00e0 la baisse sur les cours de ces obligations gr\u00e2ce \u00e0 ces achats, afin qu\u2019elles puissent regarnir leurs coffres. En remarquant que le march\u00e9 de ces obligations b\u00e9nies a fait un gigantesque bond en avril, leur donnant enfin gr\u00e2ce \u00e0 cet argent frais, l\u2019oxyg\u00e8ne dont elles avaient besoin, comme si les banques avaient r\u00e9agi comme un seul homme, profit\u00e9 de la m\u00eame opportunit\u00e9, r\u00e9pondu \u00e0 une m\u00eame consigne. A ce petit d\u00e9tail pr\u00e8s que ce n\u2019est pas en augmentant leurs fonds propres qu\u2019elles ont respir\u00e9, mais en tirant des traites sur l\u2019avenir, sous l\u2019ombrelle protectrice de la BCE. Les banques sont ainsi en concurrence, sur le march\u00e9 obligataire, avec les Etats et les grandes entreprises. Cela risque de faire beaucoup, \u00e0 force. Aux Etats-Unis, l\u2019alarme a \u00e9t\u00e9 sonn\u00e9e apr\u00e8s la hausse enregistr\u00e9e du rendement des taux longs des obligations du Tr\u00e9sor. Le loyer de l\u2019argent, en g\u00e9n\u00e9ral, ce n\u2019est pas une question, c\u2019est la certitude qu\u2019il va \u00eatre une des grandes questions de l\u2019actualit\u00e9 de demain. <\/p>\n<p>Une autre question encore va appara\u00eetre, venant elle aussi des Etats-Unis. Celle de la r\u00e9gulation financi\u00e8re, qui y est ressentie comme d\u2019autant plus importante, paradoxalement, qu\u2019il est fond\u00e9 les plus grands espoirs dans la r\u00e9surrection du syst\u00e8me bancaire. Et qu\u2019il faut donc \u00e9viter les risques syst\u00e9miques &#8211; c\u2019est la philosophie am\u00e9ricaine &#8211; tout en ne bridant qu\u2019au minimum la \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 financi\u00e8re \u00bb. En mettant plus l\u2019accent sur la surveillance pr\u00e9ventive que sur la r\u00e9glementation. Sans entrer dans le d\u00e9tail complexe des mesures qui sont y pr\u00e9par\u00e9es, et dont on ne conna\u00eet que les tr\u00e8s grandes lignes, notamment \u00e0 propos des produits d\u00e9riv\u00e9s, plusieurs constatations peuvent d\u00e9j\u00e0 \u00eatre faites.<\/p>\n<p>1\/ Des batailles rang\u00e9es y ont actuellement lieu \u00e0 propos du dispositif qui sera charg\u00e9 d\u2019effectuer cette surveillance. Elles prennent l\u2019aspect de batailles de chiffonniers tr\u00e8s corporatistes, chaque administration ou agence cherchant \u00e0 d\u00e9fendre son pr\u00e9 carr\u00e9, mais elles ont un autre enjeu plus d\u00e9terminant. Il est en effet question de concentrer dans les mains de la Fed le maximum de missions, au d\u00e9triment d\u2019organismes comme la SEC, au pr\u00e9texte que cette derni\u00e8re a failli, mais avec comme cons\u00e9quence de donner aux banques priv\u00e9es, qui en sont les actionnaires indirectes, via les banques centrales r\u00e9gionales, un maximum de pr\u00e9rogatives et donc de pouvoir. <\/p>\n<p>2\/ Concernant les mesures elles-m\u00eames, les principales banques ont pris l\u2019initiative de proposer \u00e0 l\u2019administration Obama  un \u00ab package \u00bb de mesures, et elles d\u00e9veloppent \u00e0 ce sujet un lobbying tr\u00e8s intense, dont le Wall Street Journal a \u00e9voqu\u00e9 un aspect \u00e9loquent, \u00e0 propos de <a href=\" http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=3280#comment-28139\"> la modification des normes comptables de valorisation des actifs<\/a>. D\u2019autres \u00e9chos plus assourdis ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s, toujours par le Wall Street Journal, \u00e0 propos de l\u2019obligation pour les banques de conserver \u00e0 leurs bilans les actifs titris\u00e9s (c\u2019est le cas en Europe, mais pas aux Etats-Unis), une r\u00e8gle prudentielle dont elles voudraient s\u2019absoudre, car elle devrait \u00eatre appliqu\u00e9e d\u00e9but 2010 et repr\u00e9senterait, d\u2019apr\u00e8s JP Morgan, quelque 145 milliards de dollars \u00e0 r\u00e9int\u00e9grer dans les bilans. Une somme dont ne sait pas avec quelle m\u00e9thode de valorisation des actifs elle a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce qui est patent, toujours sur cette derni\u00e8re question de la r\u00e9gularisation, c\u2019est que le feu de paille allum\u00e9 par les Europ\u00e9ens \u00e0 propos des paradis fiscaux a flamb\u00e9. Sans autre effet que la signature, en cours, de nouvelles conventions fiscales bilat\u00e9rales entre Etats, laissant d\u2019\u00e9normes trous dans la couverture g\u00e9ographique, o\u00f9 vont se pr\u00e9cipiter les pratiquants \u00e9m\u00e9rites de l\u2019\u00e9vasion fiscale. Ne touchant pas \u00e0 l\u2019essentiel, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet artisanat des riches, l\u2019utilisation \u00e0 tr\u00e8s grande \u00e9chelle par \u00ab l\u2019industrie financi\u00e8re \u00bb et l\u2019industrie tout court de ces havres d\u00e9fiscalis\u00e9s, qui permettent \u00e9galement toutes les manipulations comptables souhait\u00e9es, le camouflage aussi bien des pertes que des b\u00e9n\u00e9fices, suivant les besoins du moment. <\/p>\n<p>Les Europ\u00e9ens, qui juraient de vouloir imposer aux Am\u00e9ricains une r\u00e9gulation telle que cette crise serait \u00ab la der de der \u00bb, air d\u00e9j\u00e0 connu, se sont pris les pieds dans leur propre tapis. Celui sur lequel ils ont construit un empilage de structures, \u00e9labor\u00e9 par Jacques de Larosi\u00e8re dans son  \u00ab Rapport de supervision financi\u00e8re en Europe \u00bb. Ce savant montage bute pour le moment sur un \u00ab No \u00bb britannique farouche et d\u00e9termin\u00e9, puisqu\u2019il risquerait de les placer sous la supervision de la BCE. Cette question semble accaparer toutes les discussions, au d\u00e9triment de celles qui devraient porter sur les mesures elles-m\u00eames et refl\u00e8te bien l\u2019incapacit\u00e9 dans laquelle l\u2019Europe se trouve de trouver des solutions communes. Plus que tout autre facteur, cette paralysie la rend plus vuln\u00e9rable \u00e0 la crise. Sauf lorsque les \u00e9laborations a minima de la Commission de Bruxelles \u00e0 propos de la r\u00e9gulation \u00ab\u00a0hedge funds\u00a0\u00bb lui permettent de r\u00e9agir (\u00e0 l&rsquo;exception notable et sans surprise des Britanniques).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. <\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>UNE QUESTION EN APPELLE UNE AUTRE <\/strong> <\/p>\n<p>Il y a d\u2019abord celle que l\u2019on ne devrait plus avoir \u00e0 se poser, \u00e0 propos de la r\u00e9alit\u00e9 des \u00ab jeunes pousses \u00bb de la relance, si fantasm\u00e9e y compris dans les m\u00e9dias. 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