{"id":34340,"date":"2012-02-26T11:04:09","date_gmt":"2012-02-26T10:04:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=34340"},"modified":"2013-01-02T00:53:03","modified_gmt":"2013-01-01T23:53:03","slug":"lactualite-de-la-crise-une-strategie-biaisee-de-desendettement-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/02\/26\/lactualite-de-la-crise-une-strategie-biaisee-de-desendettement-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>UNE STRAT\u00c9GIE BIAIS\u00c9E DE D\u00c9SENDETTEMENT<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Une m\u00eame dette et deux strat\u00e9gies compl\u00e9mentaires dans le cadre d\u2019un plan d\u2019ensemble biais\u00e9 : c\u2019est ainsi que peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e la conception du d\u00e9sendettement qui pr\u00e9vaut. Dette publique et priv\u00e9e sont en effet des vases communicants, comme on n\u2019a cess\u00e9 de le constater, mais le traitement qui leur est r\u00e9serv\u00e9 n\u2019est pas identique.  <\/p>\n<p>Le dernier \u00e9pisode en date est la restructuration de la dette souveraine grecque, mais il ne doit pas masquer la substitution au public du risque du priv\u00e9 qui en r\u00e9sulte, une fois l\u2019ensemble du <i>plan de sauvetage<\/i> accompli et les banques ayant pris une part de la peine. Un sacrifice de leur part qui est le reflet des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es dans l\u2019accomplissement du d\u00e9sendettement et de l\u2019incontournable et nouvelle n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019en partager le poids. <\/p>\n<p><!--more-->Les strat\u00e9gies ne sont toutefois pas les m\u00eames dans le cas du priv\u00e9 et dans celui du public, une diff\u00e9rence particuli\u00e8rement visible en l\u2019Europe o\u00f9 les entrailles du syst\u00e8me financier sont plus expos\u00e9es. La dette publique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e pour suivre un r\u00e9gime intensif destin\u00e9 \u00e0 la r\u00e9duire au plus vite, ce que le march\u00e9 a traduit par une hausse des taux obligataires. Tout un attirail juridico-institutionnel est progressivement mis en place afin de contraindre les \u00c9tats \u00e0 se d\u00e9sendetter dans les plus brefs d\u00e9lais. <\/p>\n<p>Au pr\u00e9texte de la d\u00e9fense de l\u2019euro, se joue une autre partie sous-jacente. L\u2019objectif est de c\u00e9der de la place sur le march\u00e9, afin que les \u00e9tablissements priv\u00e9s puissent se refinancer dans les meilleures conditions. Le t\u00e9lescopage de leur demande avec celle des \u00c9tats aboutissant \u00e0 tendre le march\u00e9 et \u00e0 accro\u00eetre le co\u00fbt du roulement de la dette des banques.<\/p>\n<p>Un tout autre destin a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la dette priv\u00e9e, les banques absorbant lentement le choc du d\u00e9sendettement en continuant d&rsquo;op\u00e9rer sans entraves sur les march\u00e9s financiers. Comme cela ne suffisait pas, et que dans un premier temps &#8211; en d\u00e9pit des mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire &#8211; la dette publique continuait dans un premier temps \u00e0 augmenter et le march\u00e9 \u00e0 se tendre, il a fallu trouver un moyen pour les soutenir. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 la BCE est intervenue sous forme d&rsquo;une <i>quasi cr\u00e9ation mon\u00e9taire<\/i> avec des pr\u00eats massifs, le march\u00e9 ayant ferm\u00e9 ses portes \u00e0 de nombreuses banques et les fonds mon\u00e9taires am\u00e9ricains ayant commenc\u00e9 \u00e0 se retirer. L\u2019objectif poursuivi \u00e9tait double: d\u00e9gripper le march\u00e9 obligataire pour les besoins du priv\u00e9 et calmer le jeu pour les obligations souveraines par ricochet, les banques y contribuant en revenant \u00e0 la faveur d\u2019op\u00e9rations de <i>carry-trade<\/i>. <\/p>\n<p>Mais les analystes s\u2019inqui\u00e8tent d\u00e9sormais en se demandant si la fen\u00eatre d\u2019opportunit\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 ouverte va le rester longtemps. Le deuxi\u00e8me pr\u00eat \u00e0 trois ans de la BCE (LTRO) de la fin du mois va \u00eatre significatif, permettant de juger de l&rsquo;ampleur de la demande des banques et donc de la situation du march\u00e9 obligataire \u00e0 leur \u00e9gard. Ainsi que de leur intention de revenir significativement sur le march\u00e9 de la dette souveraine avec comme cons\u00e9quence de le d\u00e9tendre, comme il leur est discr\u00e8tement sugg\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Le plan a donc d\u00fb \u00eatre ajust\u00e9 pour les uns, et commencer \u00e0 l\u2019\u00eatre pour les autres. La BCE joue les anges gardiens pour les banques, pour une dur\u00e9e de trois ans dans l\u2019imm\u00e9diat, en attendant de voir pour la suite ; les \u00c9tats europ\u00e9ens tentent de leur c\u00f4t\u00e9 de p\u00e9niblement r\u00e9unir les fonds permettant de refinancer les \u00c9tats en p\u00e9ril, afin qu\u2019ils puissent sortir du march\u00e9 qui les font plonger, mais sous s\u00e9v\u00e8res conditions. L\u2019enjeu est que le FMI y participe en grand, les moyens europ\u00e9ens propres n\u2019\u00e9tant pas suffisants, m\u00eame si les Allemands consentent finalement \u00e0 additionner les garanties apport\u00e9es au FESF avec le capital souscrit au MES. On remarquera que, des deux c\u00f4t\u00e9s, ce sont les fonds publics qui sont mis \u00e0 contribution. <\/p>\n<p>Mais il y a anguille sous roche dans les deux cas. La r\u00e9cession dans laquelle la zone euro est plong\u00e9e, du fait de l\u2019application du plan lui-m\u00eame, ne peut que compliquer et ralentir le d\u00e9sendettement des \u00c9tats, contrairement \u00e0 l\u2019objectif poursuivi. C\u2019est pour cela que les pressions se multiplient sur le gouvernement allemand pour qu\u2019il desserre un peu l\u2019\u00e9tau et accepte un rythme moins soutenu. Le dernier appel en ce sens, apr\u00e8s ceux r\u00e9it\u00e9r\u00e9s du FMI et du gouvernement am\u00e9ricain, provient de l\u2019Institute of International Finance qui repr\u00e9sente les grandes banques mondiales. C\u2019est dire l\u2019inqui\u00e9tude pour la suite des \u00e9v\u00e9nements qui se manifeste.<\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse \u00e9galement, c\u2019est qu\u2019une mise en \u0153uvre est propos\u00e9e de recettes lib\u00e9rales jusqu\u2019\u00e0 maintenant partiellement entrav\u00e9es, afin de cr\u00e9er parall\u00e8lement au d\u00e9sendettement les conditions d\u2019une relance \u00e9conomique. En gros la diminution du co\u00fbt du travail et la fin de l\u2019\u00c9tat providence, comme Mario Draghi, le pr\u00e9sident de la BCE, l\u2019a annonc\u00e9 vendredi dans le cadre d\u2019un entretien qui fera date, accord\u00e9 au Wall Street Journal. On peut cependant fortement douter de l\u2019efficacit\u00e9 de ce type de r\u00e9formes et, dans le meilleur des cas, de la vitesse \u00e0 laquelle elles pourront produire leurs effets afin de permettre la poursuite \u00e0 moindres heurts du d\u00e9sendettement public.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me financier manifestant un grand acc\u00e8s de faiblesse, en d\u00e9pit de deux tentatives de masquer son \u00e9tat r\u00e9el via des stress-tests bidons, il a fallu se r\u00e9soudre \u00e0 le reconna\u00eetre en pr\u00e9conisant un accroissement des fonds propres des banques, en anticipation de la r\u00e9glementation B\u00e2le III. Ce qui a d\u00e9clench\u00e9 une crise, en raison des difficult\u00e9s que les banques ont alors rencontr\u00e9es pour financer sur le march\u00e9 \u00e0 la fois le roulement de leurs op\u00e9rations et le renforcement de leurs fonds propres. Est venue s\u2019y ajouter une p\u00e9nurie d\u2019actifs de qualit\u00e9 destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre apport\u00e9s en garantie de leurs emprunts. La BCE est donc intervenue en abaissant la barre pour ce qui la concerne, faisant reporter le risque de leur d\u00e9tention sur les banques centrales nationales, c\u2019est \u00e0 dire exclusivement sur les \u00c9tats, car celles-ci ne peuvent pas battre monnaie comme elle. <\/p>\n<p>La chute des r\u00e9sultats des banques &#8211; r\u00e9sultant \u00e0 la fois de la situation \u00e9conomique et de l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 poursuivre certains de leurs profitables jeux financiers, comme la titrisation dont le march\u00e9 est atone &#8211; est venu compliquer cette situation. Elle diminue le rendement des fonds propres des banques ainsi que leurs affectations aux r\u00e9serves que les banques utilisent pour se renforcer. R\u00e9tr\u00e9cissant le chemin royal gr\u00e2ce auquel il \u00e9tait escompt\u00e9 qu\u2019elles allaient progressivement am\u00e9liorer leurs comptes. <\/p>\n<p>Les incertitudes des deux ph\u00e9nom\u00e8nes conjugu\u00e9s, l\u2019application du plan d\u2019ensemble est compromise. De la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il a fallu faire intervenir la BCE pour assurer un financement de secours des banques, une restructuration de la dette souveraine grecque a donc du \u00eatre consentie, en s\u2019y reprenant \u00e0 deux fois. Tout en jurant \u00e0 chaque fois que c\u2019est l\u2019unique et derni\u00e8re fois, et qu\u2019aucun autre pays n\u2019en b\u00e9n\u00e9ficiera apr\u00e8s. On est donc pass\u00e9 d\u2019un plan A \u00e0 un plan A\u2019, sans se r\u00e9soudre \u00e0 adopter un plan B impliquant de modifier les priorit\u00e9s et de s\u2019attaquer prioritairement aux probl\u00e8mes des banques au lieu de les masquer. Car cela imposerait des mises en cause en cascade et il n\u2019est pas question d\u2019ouvrir cette bo\u00eete de Pandore.<\/p>\n<p>Quelles sont les chances de fonctionner de la variante \u00e0 peine esquiss\u00e9e de cette nouvelle option du plan ? Elles sont tr\u00e8s faibles, il peut seulement en \u00eatre escompt\u00e9 dans l\u2019imm\u00e9diat une certaine stabilisation de la situation des banques, la crise allant \u00e0 nouveau se reporter sur les \u00c9tats. Mais l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un retour sur le march\u00e9 de ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un <i>plan de sauvetage<\/i> n\u2019est pas cr\u00e9dible : le Portugal devrait le faire en 2013 et la Gr\u00e8ce en 2014\u2026 Il est dans ces conditions d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 acquis qu\u2019il va falloir adopter de nouvelles aides. En attendant toujours une hypoth\u00e9tique reprise, dont les conditions n\u2019existent pas, une relance dont on cherche les gisements en vertu d\u2019une id\u00e9ologie qui a fait faillite. <\/p>\n<p>De quoi peuvent aujourd\u2019hui se pr\u00e9valoir les dirigeants europ\u00e9ens qui s\u2019y agrippent plus que jamais ? D\u2019avoir gagn\u00e9 du temps en \u00e9tant enfin plus ou moins parvenus \u00e0 colmater les br\u00e8ches et \u00e0 obtenir une certaine accalmie, passant d\u2019un \u00e9tat aigu de la crise \u00e0 un \u00e9tat chronique. Rien de plus, car les probl\u00e8mes principaux sont toujours devant, ils ne sont que repouss\u00e9s dans l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p>Les cas de l\u2019Espagne et de l\u2019Italie vont \u00eatre d\u00e9terminants, car le temps ne joue pas pour ces deux pays. Afin d\u2019arr\u00eater la pendule, il faudrait les mettre sous assistance sans attendre le dernier moment, mais les moyens financiers manquent encore et cela coince. La relative d\u00e9tente observ\u00e9e sur le march\u00e9 obligataire peut faire dire abusivement qu\u2019un cap est franchi et qu\u2019un mieux est observ\u00e9; c\u2019est oublier qu\u2019ils ne se refinancent sur le march\u00e9 qu\u2019\u00e0 tr\u00e8s court terme pour l\u2019essentiel de leurs \u00e9missions, et qu\u2019ils sont de ce point de vue tr\u00e8s vuln\u00e9rables \u00e0 toute brusque tension sur le march\u00e9 obligataire. <\/p>\n<p>Dans le cas de l\u2019Espagne, qui s\u2019est d\u00e9tach\u00e9e dans la course qui m\u00e8ne \u00e0 la grande catastrophe, on observe que l\u2019\u00e9clatement de la bulle immobili\u00e8re progresse plus vite que la restructuration et le renforcement du syst\u00e8me bancaire qui en est attendu. Comme les banques italiennes et quelques autres (dont Dexia la franco-belge), les banques espagnoles sont sous assistance permanente de la BCE et ne peuvent s\u2019en passer. La situation sociale devient de plus en plus intenable, amenant l\u2019\u00c9tat \u00e0 promettre des aides financi\u00e8res aux collectivit\u00e9s locales qui g\u00e8rent de nombreux services, sans pr\u00e9ciser leur financement, alors qu\u2019il ne parvient pas \u00e0 respecter ses propres objectifs de d\u00e9sendettement et cherche \u00e0 les ren\u00e9gocier \u00e0 Bruxelles. <\/p>\n<p>Peut-\u00eatre est-il encore possible d\u2019adoucir la pente, avec pour cons\u00e9quence de prolonger ad vitam aeternam la p\u00e9nitence, mais cet acharnement qui se fait sur le dos des Espagnols aura d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre des limites. Ce qui est en jeu \u00e0 ce stade, c\u2019est la capacit\u00e9 des gouvernements \u00e0 ma\u00eetriser une situation sociale faite de r\u00e9signation, de rejet et de r\u00e9volte m\u00e9lang\u00e9s, sans jamais savoir comment le vent va tourner. Avec pour maigre viatique la r\u00e9affirmation de dogmes lib\u00e9raux pr\u00e9sent\u00e9s comme des solutions intangibles.<\/p>\n<p>Ce qui est aussi en question, c\u2019est le partage du poids du d\u00e9sendettement, dont la charge totale a dans un premier temps enti\u00e8rement repos\u00e9 sur les \u00c9tats, occultant que l\u2019accroissement tr\u00e8s important de la dette publique \u00e9tait le r\u00e9sultat direct de la crise financi\u00e8re priv\u00e9e\u2026 Avec la Gr\u00e8ce, un tabou vient d\u2019\u00eatre rompu qui revient sur ce choix impos\u00e9. D\u2019autres devront suivre, car il n\u2019est pas concevable que le syst\u00e8me puisse \u00e9ternellement fonctionner sous le r\u00e9gime actuel d\u2019assistance financi\u00e8re publique. De nouveaux incidents de parcours seront le moteur de nouvelles transgressions. <\/p>\n<p>Le partage qui a commenc\u00e9 est extr\u00eamement limit\u00e9, mais il placerait les dirigeants europ\u00e9ens devant un probl\u00e8me insoluble s\u2019il devait \u00eatre poursuivi. Vu l\u2019interp\u00e9n\u00e9tration crois\u00e9e de la dette publique et priv\u00e9e, les deux d\u00e9sendettements doivent \u00eatre simultan\u00e9ment maitris\u00e9s. Mais cela se r\u00e9v\u00e8le impraticable, car il faut charger l\u2019un pour d\u00e9charger l\u2019autre, aider le d\u00e9sendettement de l\u2019un fait obstacle \u00e0 celui de l\u2019autre.<\/p>\n<p>La seule solution est de r\u00e9duire une dette devenue trop \u00e9norme par une restructuration d\u2019ampleur et globale, mais c\u2019est une \u00e9vidence beaucoup trop d\u00e9rangeante pour \u00eatre admise. Dans ces conditions, la crise de la dette a de beaux jours devant elle, aliment\u00e9e par les tergiversations de ceux qui ne savent pas la r\u00e9gler. <\/p>\n<p>Le cap des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles pass\u00e9es, le sujet va redevenir de pleine actualit\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. L\u2019\u00e9voquant sans attendre \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une conf\u00e9rence donn\u00e9e \u00e0 Mexico en marge de la r\u00e9union du G20 finances, Charles Dallara, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Institute of Internationale Finance, a remarqu\u00e9 que \u00ab\u00a0si on regarde le d\u00e9ficit budg\u00e9taire am\u00e9ricain, on ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019avoir le sentiment qu&rsquo;un accident grave est en pr\u00e9paration ; pas seulement un accident grave pour les \u00c9tats-Unis, mais pour le monde entier\u00a0\u00bb. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Une m\u00eame dette et deux strat\u00e9gies compl\u00e9mentaires dans le cadre d\u2019un plan d\u2019ensemble biais\u00e9 : c\u2019est ainsi que peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e la conception du d\u00e9sendettement qui pr\u00e9vaut. Dette publique et priv\u00e9e sont en effet des vases communicants, comme on n\u2019a cess\u00e9 de le constater, mais le traitement qui leur est r\u00e9serv\u00e9 n\u2019est pas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[],"class_list":["post-34340","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34340","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34340"}],"version-history":[{"count":37,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34340\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":46592,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34340\/revisions\/46592"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34340"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34340"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34340"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}