{"id":35610,"date":"2012-04-05T19:14:41","date_gmt":"2012-04-05T17:14:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=35610"},"modified":"2013-01-02T00:50:53","modified_gmt":"2013-01-01T23:50:53","slug":"lactualite-de-la-crise-toujours-se-mefier-des-faux-plats-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/04\/05\/lactualite-de-la-crise-toujours-se-mefier-des-faux-plats-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>TOUJOURS SE M\u00c9FIER DES <i>FAUX-PLATS<\/i><\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Il n\u2019y a pas trente-six mani\u00e8res de d\u00e9crire le <i>faux calme<\/i> actuel qui n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 durer tr\u00e8s longtemps. Seulement trois : les banques centrales sont une derni\u00e8re ligne de d\u00e9fense passive ; le d\u00e9sendettement public comme priv\u00e9 se passe tr\u00e8s mal et va longtemps se poursuivre ; malgr\u00e9 tout, le syst\u00e8me r\u00e9siste avec opini\u00e2tret\u00e9 afin que tout tente de rester comme avant. <\/p>\n<p>A \u00e9couter Mario Draghi, en charge de la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE), on croit entendre Jean qui rit et Jean qui pleure. Un jour, tout va bien ! le lendemain, ce n\u2019est pas si s\u00fbr que cela ! Lui m\u00eame s\u2019y perd un peu : \u00ab\u00a0les gens disent que je suis optimiste. Je suis optimiste de mani\u00e8re relative, compar\u00e9 \u00e0 il y a quatre mois, mais je ne suis pas optimiste de mani\u00e8re absolue, ce serait pr\u00e9matur\u00e9\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n<p><!--more-->Suivant ses publics, il adapte son langage, exprimant ainsi les imp\u00e9ratifs contradictoires devant lesquels il se trouve. Quand il s\u2019adresse aux Allemands, fier dit-il du casque \u00e0 pointe dont le quotidien Bild l\u2019a affubl\u00e9 dans une photo-montage, il est toute rigueur et lutte contre l\u2019inflation. Quand il se tourne vers les autres, il affirme que \u00ab\u00a0toute discussion sur une strat\u00e9gie de sortie est pr\u00e9matur\u00e9e \u00e0 l\u2019heure actuelle\u00a0\u00bb. \u00c0 tous, il ne peut que r\u00e9clamer de la patience, car \u00ab\u00a0le plein impact du soutien de ces mesures non conventionnelles a besoin de temps pour se d\u00e9ployer et pour avoir un effet positif sur la croissance des pr\u00eats quand la demande repartira\u00a0\u00bb. Abandonnant son discours pr\u00e9c\u00e9dent, qui pr\u00e9disait sans d\u00e9lai cet effet, il ent\u00e9rine au passage l\u2019id\u00e9e que, s\u2019il a les moyens d\u2019\u00e9viter les grosses catastrophes, il n\u2019a pas ceux de r\u00e9gler une crise que son coll\u00e8gue de la Banque nationale du Canada vient de qualifier de \u00ab\u00a0chronique\u00a0\u00ab, soulag\u00e9 qu\u2019elle ne soit plus aigu\u00eb. Jusqu&rsquo;\u00e0 quand ? <\/p>\n<p>Sur au moins un sujet, Mario Draghi, ne tient pas de propos ambigus : ayant un mot de regret \u00e0 propos du ch\u00f4mage, il ne voit pour le r\u00e9sorber de possible que \u00ab\u00a0les r\u00e9formes structurelles [qui] sont n\u00e9cessaires pour cr\u00e9er la croissance \u00e0 long terme\u2026\u00a0\u00bb, avisant dans la foul\u00e9e que \u00ab\u00a0le mod\u00e8le social qui pr\u00e9vaut dans certains pays europ\u00e9ens doit \u00eatre r\u00e9vis\u00e9 car il n\u2019est pas durable\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>De la Fed \u00e0 la Banque du Japon et de la Banque d\u2019Angleterre \u00e0 la BCE, unE seule certitude demeure dans le petit monde des banques centrales: <i>il n\u2019y a que la foi qui sauve<\/i>; ce qu\u2019elles traduisent par des injections massives de liquidit\u00e9s, des taux d\u2019int\u00e9r\u00eats r\u00e9duits et des achats directs ou indirects de titres souverains. De mois en mois, elles se r\u00e9unissent chacune de leur c\u00f4t\u00e9, et la seule question que se posent \u00e0 chaque fois les commentateurs n\u2019est pas \u00ab\u00a0vont-elles revenir sur leurs accommodements ?\u00a0\u00bb &#8211; joliment d\u00e9nomm\u00e9es <i>mesures non conventionnelles<\/i>\u00a0\u00bb &#8211; mais \u00ab\u00a0vont-elles ou non relancer leurs programmes d\u2019achat de titres obligataires\u00a0? \u00bb. <\/p>\n<p>Car les banques centrales sont en ce moment au four et au moulin : elles soutiennent un syst\u00e8me financier ainsi que des \u00c9tats qui marchent de plus en plus en crabe, qui fonctionnent selon un mode d\u00e9grad\u00e9 diraient les informaticiens : il n\u2019est plus envisageable de laisser le march\u00e9 exercer seul ses talents. Sans aller jusqu\u2019\u00e0 admettre qu\u2019il serait comme qui dirait <i>d\u00e9traqu\u00e9<\/i>, qu\u2019il ne r\u00e9gulerait plus comme dans le bon temps, tromp\u00e9 et abus\u00e9 par lui-m\u00eame\u2026<\/p>\n<p>Il faut \u00e9couter les banques centrales avec attention, car elles parlent d\u2019or ! Par exemple lorsqu\u2019il est question de la future transposition en droit europ\u00e9en des directives de B\u00e2le III, le suppos\u00e9 fer de lance de la r\u00e9gulation financi\u00e8re qui r\u00e9git les normes de renforcement des capitaux propres et de liquidit\u00e9 des banques. En demandant \u00e0 cette occasion un peu de mansu\u00e9tude, en particulier \u00e0 l\u2019\u00e9gard des banques italiennes. Celles-ci donnent bien du souci en d\u00e9pr\u00e9ciant depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e leurs actifs douteux et en accumulant des pertes, augmentant d\u2019autant leurs besoins de recapitalisation.<\/p>\n<p>L\u2019Autorit\u00e9 bancaire europ\u00e9enne (EBA), le r\u00e9gulateur des banques, vient \u00e9galement de le sugg\u00e9rer \u00e0 sa mani\u00e8re, en rendant public une simulation des besoins de financement des 48 principales banques europ\u00e9ennes, si elles avaient d\u00fb au 30 juin dernier satisfaire de mani\u00e8re anticip\u00e9e aux normes de B\u00e2le III qui devront \u00eatre respect\u00e9es dans un an. Le r\u00e9sultat donne id\u00e9e du mur devant lequel elles vont se trouver plac\u00e9es, puisqu\u2019elles auraient d\u00fb mettre sur la table 242 milliards d\u2019euros\u2026<\/p>\n<p>On croit comprendre qu\u2019une certaine souplesse est r\u00e9clam\u00e9e et qu\u2019il ne faudrait pas demander aux banques l\u2019impossible, ce qui cr\u00e9erait une imm\u00e9diate <i>crise de confiance<\/i> sur <i>les march\u00e9s<\/i>, au cas probable o\u00f9 certaines d\u2019entre elles n\u2019arriveraient pas \u00e0 \u00eatre dans les clous. L\u2019EBA a assorti sa simulation d\u2019une pr\u00e9cision int\u00e9ressante, \u00e0 l\u2019appui de sa d\u00e9monstration implicite : 20% des banques \u00e9tudi\u00e9es n\u2019atteignent pas le ratio de 4,5% de <i>fonds propres durs<\/i>, alors qu\u2019il sera exig\u00e9 7%. Sur le front bancaire, en d\u00e9pit des largesses de la BCE, de gros nuages sombres se profilent \u00e0 l&rsquo;horizon, car il est toujours douteux que toutes les banques parviennent \u00e0 faire face \u00e0 leurs besoins de financement. <\/p>\n<p>Si la BCE parle d\u2019or, Mario Monti parle d\u2019argent. Au retour d\u2019une tourn\u00e9e asiatique destin\u00e9e \u00e0 int\u00e9resser les investisseurs au sort de l\u2019Italie, il a assur\u00e9 qu\u2019il \u00ab\u00a0pense \u00e0 des interventions\u00a0\u00bb en vue de stimuler la croissance, tout en reconnaissant que ses marges de man\u0153uvre sont \u00ab\u00a0restreintes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0car il n\u2019est pas possible d\u2019injecter des fonds publics\u00a0\u00bb. D\u00e9plorant par ailleurs \u00ab\u00a0la souffrance sociale\u00a0\u00bb et les effets r\u00e9cessifs des mesures adopt\u00e9es par son gouvernement, indispensables pour rassurer les march\u00e9s. <\/p>\n<p>Il regrette aussi qu\u2019il ne soit pas possible, dans le contexte de la r\u00e9cession italienne actuelle et de la n\u00e9cessit\u00e9 de <i>rassurer les march\u00e9s<\/i>, de remettre en cause l\u2019objectif de r\u00e9\u00e9quilibrage des comptes d\u00e8s 2013, un engagement ambitieux pris par Silvio Berlusconi, tient-il \u00e0 pr\u00e9ciser. Pour y parvenir, il fonde ses espoirs sur les r\u00e9sultats de la lutte contre l\u2019\u00e9vasion fiscale, afin de d\u00e9gager des recettes (comme le gouvernement espagnol), et le maintien \u00e0 leur niveau des taux obligataires, qui se sont relativement d\u00e9tendus gr\u00e2ce aux achats des banques italiennes avec les pr\u00eats de la BCE (mais cela, il ne dit pas). <\/p>\n<p>La fragilit\u00e9 extr\u00eame de la situation g\u00e9n\u00e9rale vient sans attendre d\u2019\u00eatre illustr\u00e9e, \u00e0 l\u2019occasion de la derni\u00e8re \u00e9mission obligataire de l\u2019Espagne \u00e0 3, 4 et 8 ans, qui a d\u00fb conc\u00e9der une importante hausse des taux. Le gouvernement espagnol a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 son programme de refinancement de sa dette pour profiter de l\u2019opportunit\u00e9 qu\u2019offrent les achats obligataires massifs de ses banques nationales, rendus possibles par les capitaux emprunt\u00e9s \u00e0 la BCE \u00e0 l\u2019instar de leurs cons\u0153urs italiennes, mais un coup d\u2019arr\u00eat vient d\u2019\u00eatre port\u00e9 \u00e0 cette tactique : la tension est revenue sur les taux.  <\/p>\n<p>Au Portugal voisin, la perspective de devoir revenir d\u00e8s 2013 sur le march\u00e9 pour se financer a conduit le gouvernement \u00e0 prudemment commencer \u00e0 tester celui-ci. Avec comme objectif non avou\u00e9 de d\u00e9montrer que cela ne sera pas possible, afin d&rsquo;obtenir un nouveau soutien qu&rsquo;officiellement il ne demande pas. Mais c\u2019est par un autre bout que la situation financi\u00e8re se d\u00e9t\u00e9riore. Les valeurs financi\u00e8res ont fait plonger la Bourse de Lisbonne, en raison de la crainte du contre-coup espagnol mais aussi de la situation du syst\u00e8me bancaire du pays. 12 milliards d\u2019euros sont pr\u00e9vus dans le cadre du <i>plan de sauvetage<\/i> en cours de 78 milliards d\u2019euros, mais la somme se r\u00e9v\u00e8le totalement insuffisante au regard des besoins. <\/p>\n<p>Le FMI vient d\u00e9voiler le pot aux roses en recommandant dans un rapport d\u2019\u00e9tape sur le <i>plan de sauvetage<\/i> en cours une rallonge financi\u00e8re \u00e0 celui-ci, en raison des \u00ab\u00a0d\u00e9fis redoutables\u00a0\u00bb devant lesquels le pays se trouve et du \u00ab\u00a0scepticisme\u00a0\u00bb des march\u00e9s, ainsi que des \u00ab\u00a0d\u00e9veloppements favorables dans d\u2019autres pays\u00a0p\u00e9riph\u00e9riques\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0un approfondissement de la r\u00e9cession\u00a0\u00bb. Olli Rehn, le Commissaire aux affaires europ\u00e9ennes, a de son c\u00f4t\u00e9 parl\u00e9 de construire \u00ab\u00a0une sorte de pont\u00a0\u00bb pour quand le Portugal reviendra sur le march\u00e9. <\/p>\n<p>L\u2019Irlande, pr\u00e9matur\u00e9ment annonc\u00e9e par certains comme tir\u00e9e d\u2019affaire, pr\u00e9voit une croissance de 0,5% en fin d\u2019ann\u00e9e au lieu de 1,3%, ce qui va n\u00e9cessiter de nouvelles coupes budg\u00e9taires afin de ramener comme pr\u00e9vu son d\u00e9ficit budg\u00e9taire \u00e0 8,6% de son PIB. <\/p>\n<p>Cette histoire de d\u00e9sendettement \u00e0 marche forc\u00e9e ne tient d\u00e9cid\u00e9ment pas debout, ni les Etats, ni m\u00eame les banques \u00e0 qui il est beaucoup pardonn\u00e9, n\u2019y parviennent comme escompt\u00e9. <\/p>\n<p>Cela n\u2019emp\u00eache pas le d\u00e9roulement de bagarres souterraines acharn\u00e9es sur le terrain de la r\u00e9gulation financi\u00e8re amenant Michel Barnier, le commissaire au march\u00e9 unique, \u00e0 d\u00e9clarer qu\u2019il ne se laisserait pas intimider ! Une grande pagaille est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 instaur\u00e9e, sur laquelle il ne va pas \u00eatre possible de revenir, si l\u2019on consid\u00e8re les disparit\u00e9s r\u00e9glementaires qui se profilent entre les Etats-Unis et l\u2019Europe. Il est d\u00e9j\u00e0 acquis que ce maquis sera le lieu de chasse non gard\u00e9e de ceux qui voudront s\u2019affranchir de r\u00e8gles jug\u00e9es par eux trop contraignantes en d\u00e9pit de leur timidit\u00e9 affirm\u00e9e. <\/p>\n<p>L\u2019heure est \u00e0 la r\u00e9sistance sur le terrain de la r\u00e9gulation financi\u00e8re et \u00e0 l\u2019offensive sur celui des <i>r\u00e9formes structurelles<\/i> cens\u00e9es permettre de renouer avec la comp\u00e9titivit\u00e9 et la croissance salvatrice ! <\/p>\n<p>A ce propos, Robert Reich, ancien secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat au travail de l\u2019administration Clinton, d\u00e9montrait derni\u00e8rement dans les colonnes du Financial Times comment les b\u00e9n\u00e9fices de la croissance am\u00e9ricaine profitaient exclusivement aux plus riches. Pr\u00e9parant les prochaines \u00e9lections l\u00e9gislatives, le ministre grec des finances, Philippos Sahinidis, membre du Pasok, vient de son c\u00f4t\u00e9 de soudainement d\u00e9couvrir que la r\u00e9duction des salaires \u00ab\u00a0ne r\u00e9sout pas le probl\u00e8me de la comp\u00e9titivit\u00e9\u00a0\u00bb\u2026 Curieux rapprochement ! <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il n\u2019y a pas trente-six mani\u00e8res de d\u00e9crire le <i>faux calme<\/i> actuel qui n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 durer tr\u00e8s longtemps. Seulement trois : les banques centrales sont une derni\u00e8re ligne de d\u00e9fense passive ; le d\u00e9sendettement public comme priv\u00e9 se passe tr\u00e8s mal et va longtemps se poursuivre ; malgr\u00e9 tout, le syst\u00e8me [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,204,307],"tags":[],"class_list":["post-35610","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-europe","category-finance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/35610","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=35610"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/35610\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":46488,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/35610\/revisions\/46488"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=35610"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=35610"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=35610"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}