{"id":35859,"date":"2012-04-13T11:58:49","date_gmt":"2012-04-13T09:58:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=35859"},"modified":"2013-01-02T00:50:32","modified_gmt":"2013-01-01T23:50:32","slug":"lactualite-de-la-crise-bonnet-blanc-et-blanc-bonnet-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/04\/13\/lactualite-de-la-crise-bonnet-blanc-et-blanc-bonnet-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>BONNET BLANC ET BLANC BONNET<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>En application d&rsquo;une loi \u00e0 chaque fois v\u00e9rifi\u00e9e, plus on nie une \u00e9vidence pour tenter absurdement de la conjurer, plus elle est proche de se concr\u00e9tiser. Chacun \u00e0 sa mani\u00e8re, l\u2019Espagne et l\u2019Italie s\u2019approche dangereusement du moment o\u00f9 il ne sera plus possible d&rsquo;\u00e9luder la n\u00e9cessit\u00e9 de leur procurer une aide financi\u00e8re. La premi\u00e8re est attaqu\u00e9e par <i> les march\u00e9s<\/i> \u00e0 cause des dissimulations de ses banques, et la seconde en raison d\u2019un gigantesque programme de refinancement de sa dette qui reste \u00e0 accomplir dans les mois qui viennent. Avec comme premi\u00e8re difficult\u00e9 que les montants \u00e0 mobiliser ne sont pas encore disponibles et que ceux qui sont pr\u00e9vus seront insuffisants. <\/p>\n<p>C\u2019est toute l\u2019histoire d\u2019un M\u00e9canisme de stabilit\u00e9 (MES) qui s\u2019est d\u00e9gonfl\u00e9 et d\u2019une directrice g\u00e9n\u00e9rale du FMI qui, faute de pr\u00eateurs, doit abaisser in extremis ses pr\u00e9tentions initiales \u00e0 la veille de sa r\u00e9union de printemps pour sauver la face. S\u2019ajoutant \u00e0 cela une strat\u00e9gie de d\u00e9sendettement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 qui ne fait qu\u2019empirer la situation, dont les investisseurs ne sont pas convaincus du r\u00e9alisme et le font savoir en imprimant au march\u00e9 obligataire de nouvelles tensions.<\/p>\n<p><!--more-->Pourquoi donc, dans ces conditions, la strat\u00e9gie actuelle n\u2019est-elle pas infl\u00e9chie, comme beaucoup le r\u00e9clament, puisqu\u2019elle ne fonctionne pas ? Les partisans de cet assouplissement, qualifi\u00e9 de plan A\u2019, ne mettent en effet pas en cause la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9duire les d\u00e9ficits publics, et ils se contentent d\u2019ajouter un volet croissance ainsi que de proposer d\u2019\u00e9tirer le calendrier dans le temps afin de faciliter l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>Cela impose, pour le saisir, de se demander ce dont cette option serait effectivement porteuse en terme de relance de la croissance et de financement de la r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics. Car on en reste aux p\u00e9titions de principe incantatoires quand n\u2019est pas pr\u00e9conis\u00e9 m\u00eame le programme de l\u2019orthodoxie lib\u00e9rale, selon les variantes. Ou de s\u2019interroger sur le r\u00e9alisme d\u2019une strat\u00e9gie qui persiste \u00e0 ignorer dans tous les cas l\u2019\u00e9tat r\u00e9el du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en et \u00e0 ne pas traiter le volet de la dette priv\u00e9e, \u00e9ludant la formulation d\u2019une strat\u00e9gie de d\u00e9sendettement globale. <\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, ce plan A\u2019 est tout aussi illusoire que le plan A actuellement appliqu\u00e9, car son principe de base est identique : il vise toujours \u00e0 financer le remboursement de la dette en cr\u00e9ant de nouvelles dettes, quand bien m\u00eame les modalit\u00e9s en seraient diff\u00e9rentes. Il proc\u00e8de toujours de la m\u00eame fuite en avant, n&rsquo;admettant pas que l\u2019endettement a \u00e9t\u00e9 trop important et que le moment est arriv\u00e9 o\u00f9 les cr\u00e9anciers doivent en supporter les cons\u00e9quences, apr\u00e8s en avoir bien profit\u00e9. Rien ne sert de tourner autour du pot\u2026  <\/p>\n<p>Nous connaissons actuellement une <i>quasi cr\u00e9ation mon\u00e9taire<\/i> de la BCE au sein de la zone euro, afin de permettre le refinancement d\u2019un syst\u00e8me bancaire qui n\u2019y parvient plus par ses propres moyens, et au passage de financer la dette publique des pays les plus mal en point via leurs banques nationales ; ainsi que des emprunts lev\u00e9s sur le march\u00e9 avec la garantie des \u00c9tats, dans le cadre de m\u00e9canismes europ\u00e9ens dont les engagements ont \u00e9t\u00e9 finalement plafonn\u00e9s a minima. Dans les deux cas, la solution est bancale et ne r\u00e9sout rien. Elle revient \u00e0 inonder de liquidit\u00e9s un monde qui en regorge d\u00e9j\u00e0, tout en se refusant \u00e0 prendre en compte son absence de solvabilit\u00e9. Comme la BCE vient de le souligner dans son rapport mensuel, elle implique de prendre en compte la <i>dette de l&rsquo;ombre<\/i> (<i>shadow debt<\/i>) que repr\u00e9sentent les garanties octroy\u00e9es sans compter par les \u00c9tats \u00e0 un titre ou \u00e0 un autre, dont le niveau devrait \u00eatre pris en consid\u00e9ration pour le calcul de l&rsquo;endettement. Ce qui impliquerait, selon la BCE, encore plus de r\u00e9duction de la dette, afin de retomber sur le ratio magique de 60% du PIB.  <\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e selon laquelle il suffisait de donner du temps aux banques, sans les brider par une r\u00e9gulation trop contraignante, pour qu\u2019elles puissent progressivement d\u00e9pr\u00e9cier leurs actifs et se d\u00e9sendetter ainsi en douceur, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e aussi inapplicable que celle qui pr\u00e9tendait obtenir des \u00c9tats leur d\u00e9sendettement pr\u00e9cipit\u00e9. Incitant les ministres des finances europ\u00e9ens \u00e0 se r\u00e9unir le 2 mai prochain pour donner \u00e0 leur tour un gros coup de pouce aux banques, \u00e0 la faveur de la transposition en droit europ\u00e9en de la r\u00e9glementation de B\u00e2le III, qui doit progressivement \u00eatre mise en place entre 2013 et 2019 et qui se pr\u00e9sente comme un nouveau mur infranchissable. Non seulement s\u2019agissant de la nature et du ratio de leurs fonds propres, mais plus encore de leurs obligations futures en terme de liquidit\u00e9, dont  les banques sont tr\u00e8s loin des crit\u00e8res envisag\u00e9s et qui sont toujours discussion. R\u00e9guler d\u2019un c\u00f4t\u00e9, ne pas \u00e9trangler de l\u2019autre, telle est la contradiction que l&rsquo;on va tenter de r\u00e9soudre sous couvert d\u2019obscures discussions <i>techniques<\/i>. <\/p>\n<p>Quelle politique alternative pourrait-elle \u00eatre appliqu\u00e9e ? On parle d\u00e9sormais d\u2019euro-obligations, mais il est question maintenant de leur donner comme objet le financement de programmes d\u2019investissement et non plus celui de la dette publique, dont la mutualisation est refus\u00e9e. On a parall\u00e8lement envisag\u00e9 une implication accrue de la BCE, ce qui supposerait un chamboulement des trait\u00e9s europ\u00e9ens. Rien de bien r\u00e9aliste, puisque devant se n\u00e9gocier dans le cadre politique actuel. Cette derni\u00e8re option tentante de la mon\u00e9tisation de la dette ne serait d&rsquo;ailleurs rien d\u2019autre qu\u2019un tour de passe-passe \u00e9vitant de poser les questions d\u00e9rangeantes.  <\/p>\n<p>Parmi celles-ci figure la restructuration de la dette. Celle de la Gr\u00e8ce, \u00e0 laquelle il fallu en arriver pour s\u2019y prendre ensuite \u00e0 deux fois, est \u00e0 tel point un \u00e9pouvantail que tous les efforts ont \u00e9t\u00e9 faits ces jours derniers pour que l\u2019ensemble des investisseurs, sans exclusive, participe \u00e0 l\u2019\u00e9change n\u00e9goci\u00e9, un quarteron d\u2019irr\u00e9ductibles cherchant toujours \u00e0 monnayer son accord, afin qu\u2019un d\u00e9faut caract\u00e9ris\u00e9 n\u2019intervienne pas, ce qui lancerait <i>aux march\u00e9s<\/i> un signal hautement symbolique et d\u00e9testable. Tournons au plus vite cette page et n\u2019y revenons plus jamais !  <\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a pas trente six-mille mani\u00e8res de r\u00e9duire une dette que l\u2019on ne parvient pas \u00e0 rembourser : via l\u2019inflation ou gr\u00e2ce \u00e0 une restructuration ordonn\u00e9e. Faute de quoi, le risque est pris d\u2019une restructuration d\u00e9sordonn\u00e9e, c\u2019est \u00e0 dire chaotique. Or, les deux voies sont proscrites, pour une seule et m\u00eame raison : elles g\u00e9n\u00e9reraient pour les cr\u00e9anciers des pertes dont il ne peut \u00eatre question. Pour justifier de ne pas d\u00e9clencher une inflation des actifs qui pr\u00e9luderait \u00e0 leur d\u00e9pr\u00e9ciation &#8211; celle-ci est pourtant en cours, \u00e9tant donn\u00e9 les masses de liquidit\u00e9s inject\u00e9es par les banques centrales qui <i>ne retombent pas dans l\u2019\u00e9conomie<\/i> &#8211; on s\u2019abrite derri\u00e8re l\u2019\u00e9pouvantail de l\u2019inflation des prix \u00e0 la consommation, fort peu vraisemblable dans le contexte r\u00e9cessif actuel. Pour refuser toute restructuration ordonn\u00e9e de la dette publique, on laisse aux banques le soin de la piloter sous leur enti\u00e8re autorit\u00e9, puis ensuite de proclamer urbi et orbi que ce sera la toute derni\u00e8re fois, sans piper mot\u2026<\/p>\n<p>Cela ne laisse comme seule solution disponible que de r\u00e9duire la protection sociale et diminuer le co\u00fbt du travail, puisqu\u2019il ne faut pas toucher au patrimoine. C\u2019est donc la voie qui est actuellement suivie, qui n\u2019est pas remise en question sauf \u00e0 la marge par les partisans d\u2019un plan A\u2019, qui cherchent \u00e0 l\u2019am\u00e9nager en ne disposant pour ce faire que d\u2019\u00e9troites marges de man\u0153uvre. <\/p>\n<p>L\u2019OCDE travaille \u00e9galement \u00e0 identifier des coupes budg\u00e9taires ayant \u00ab\u00a0peu d\u2019effets n\u00e9gatifs sur l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique\u00a0\u00bb, car elle garde l\u2019objectif prioritaire d\u2019un \u00ab\u00a0resserrement budg\u00e9taire important et durable\u00a0\u00bb. Outre le domaine des retraites, l\u2019organisation pr\u00e9conise d\u2019agir dans ceux de la sant\u00e9 et de l\u2019enseignement, gr\u00e2ce \u00e0 ce qu\u2019elle appelle des \u00ab\u00a0gains d\u2019efficience\u00a0\u00bb, ainsi que de r\u00e9duire certaines niches fiscales et de mettre en place des taxes environnementales et sur les transactions financi\u00e8res, \u00e0 condition qu&rsquo;elles soient \u00ab\u00a0bien con\u00e7ues\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Mais la crise porte en elle depuis son d\u00e9marrage sa propre dynamique, qui ne se d\u00e9ment pas. Rien ne marche comme pr\u00e9vu, car l\u2019\u00e9troite imbrication entre la dette publique et priv\u00e9e &#8211; qui s\u2019est encore renforc\u00e9e avec les injections financi\u00e8res de la BCE &#8211; fait obstacle \u00e0 l\u2019accomplissement de strat\u00e9gies continuant d\u2019ignorer l\u2019une de ses deux composantes. Il en r\u00e9sulte des \u00e9pisodes de crise aigu\u00eb \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, qui progressivement \u00e9largissent irr\u00e9sistiblement celle-ci \u00e0 l\u2019ensemble europ\u00e9en.  <\/p>\n<p>Si l\u2019on change d&rsquo;\u00e9chelle, ce n\u2019est pas mieux. L\u2019interm\u00e8de \u00e9lectoral am\u00e9ricain une fois d\u00e9pass\u00e9 en novembre prochain, la lancinante question de la dette am\u00e9ricaine reviendra au premier plan. Au Japon, pays de la d\u00e9flation sans issue, la dette publique continue \u00e9galement de cro\u00eetre sans plus de solution. Il y est \u00e0 nouveau question de ce serpent de mer de l\u2019augmentation de la TVA, en pleine d\u00e9flation, alors que la Banque du Japon r\u00e9siste aux sir\u00e8nes gouvernementales. <\/p>\n<p>Il est d\u2019usage de parler dans ces cas-l\u00e0 de causes <i>structurelles<\/i>, mais on ne pr\u00e9conise pour ces derni\u00e8res d\u2019autre r\u00e9forme que de nouvelles injections mon\u00e9taires des banques centrales, qui contribueraient immanquablement \u00e0 accro\u00eetre les dysfonctionnements du syst\u00e8me financier. Partout, la m\u00eame probl\u00e9matique sans solution de la r\u00e9duction de la dette s\u2019impose. <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, le monde financier poursuit son sabotage des tentatives de r\u00e9gulation financi\u00e8re, ayant d\u00e9j\u00e0 introduit entre les deux rives de l\u2019Atlantique une gigantesque cacophonie r\u00e9glementaire propice \u00e0 ses desseins. Le risque syst\u00e9mique, qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 dans toute son ampleur lors du d\u00e9marrage de la crise financi\u00e8re, est toujours intact, comme l\u2019est \u00e9galement l\u2019opacit\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me bien nomm\u00e9 <i>shadow banking<\/i>, au sein duquel perdure la pratique incontr\u00f4l\u00e9e des transactions de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9. Une bataille feutr\u00e9e et acharn\u00e9e a lieu \u00e0 ce propos en ce moment m\u00eame, afin de le pr\u00e9server le plus possible. Le reste est subalterne et accessoire. D\u2019ailleurs, \u00e0 observer ce qui se passe, l\u2019id\u00e9e m\u00eame d\u2019un contr\u00f4le possible se r\u00e9v\u00e8le illusoire. Car il est interdit d\u2019interdire, puisque le march\u00e9 doit toujours avoir le dernier mot, et que les r\u00e9gulations les plus pointilleuses sont toujours contourn\u00e9es par plus habile que les r\u00e9gulateurs\u2026 C\u2019est comme pour le dopage dans le domaine sportif, les dop\u00e9s ont toujours une longueur d\u2019avance ! <\/p>\n<p>Ce constat renvoie \u00e0 une constatation \u00e9l\u00e9mentaire qui se v\u00e9rifie dans tous les domaines : les privil\u00e9gi\u00e9s ne veulent pas revenir sur leurs avantages acquis et s\u2019y accrochent par tous les moyens.  <\/p>\n<p>Pourquoi alors ne pas changer de strat\u00e9gie, puisqu\u2019elle ne fonctionne pas ? Tout simplement parce qu\u2019aucune autre n&rsquo;est propos\u00e9e ! Peut-\u00eatre l&rsquo;actuelle sera-t-elle finalement infl\u00e9chie, sous la pression des circonstances, mais ses fondements ne seront pas remis en cause, alimentant ainsi la crise au lieu de la r\u00e9sorber\u2026 Quant \u00e0 ceux qui se r\u00e9clament du r\u00e9formisme et voudraient promouvoir des accommodements, ils risquent vite de se heurter \u00e0 des barri\u00e8res qu\u2019ils ne pourront pas franchir faute d\u2019\u00e9lan. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>En application d&rsquo;une loi \u00e0 chaque fois v\u00e9rifi\u00e9e, plus on nie une \u00e9vidence pour tenter absurdement de la conjurer, plus elle est proche de se concr\u00e9tiser. Chacun \u00e0 sa mani\u00e8re, l\u2019Espagne et l\u2019Italie s\u2019approche dangereusement du moment o\u00f9 il ne sera plus possible d&rsquo;\u00e9luder la n\u00e9cessit\u00e9 de leur procurer une aide financi\u00e8re. 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