{"id":36353,"date":"2012-04-25T21:13:46","date_gmt":"2012-04-25T19:13:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=36353"},"modified":"2013-01-02T00:49:52","modified_gmt":"2013-01-01T23:49:52","slug":"lactualite-de-la-crise-la-croissance-ne-suffit-pas-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/04\/25\/lactualite-de-la-crise-la-croissance-ne-suffit-pas-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LA CROISSANCE NE SUFFIT PAS<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Le d\u00e9sendettement est pris en Europe dans un cercle vicieux qu\u2019il faudrait briser. Mais comment ? La d\u00e9t\u00e9rioration des conditions \u00e9conomiques et le poids des probl\u00e8mes non r\u00e9solus p\u00e8sent sur le syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en, aboutissant au final \u00e0 une diminution du cr\u00e9dit et au maintien d&rsquo;une croissance globalement atone. Les banques sont confront\u00e9es \u00e0 la baisse de leurs revenus et \u00e0 la d\u00e9pr\u00e9ciation de leurs actifs, ce qui accentue leurs besoins de d\u00e9sendettement et diminue encore leurs encours de cr\u00e9dit. Le tout associ\u00e9 au dysfonctionnement du march\u00e9 interbancaire, qui se poursuit. <\/p>\n<p>Les d\u00e9r\u00e8glements du syst\u00e8me financier sont plus que jamais le principal moteur de la poursuite de la crise et leur r\u00e9solution devrait \u00eatre au c\u0153ur de toute strat\u00e9gie. Ils vont appeler une nouvelle intervention de la BCE, mais celle-ci ne r\u00e9glera pas ses probl\u00e8mes de solvabilit\u00e9, toujours ni\u00e9s, jamais r\u00e9gl\u00e9s et plus que jamais pr\u00e9sents. <\/p>\n<p>Le dernier \u00ab\u00a0rapport sur la stabilit\u00e9 financi\u00e8re globale\u00a0\u00bb du FMI a dress\u00e9 le d\u00e9cor en annon\u00e7ant que les 58 plus importantes banques europ\u00e9ennes allaient devoir &#8211; suivant l\u2019hypoth\u00e8se mod\u00e9r\u00e9e &#8211; r\u00e9duire leurs bilans de 2.000 milliards d\u2019euros d\u2019ici \u00e0 la fin 2013 (le FMI compte 2.600 milliards en dollars). L\u2019impact en termes de cr\u00e9dit \u00e0 l\u2019\u00e9conomie est de -7 % pour la zone euro et en points de PIB de -1,4 %, selon cette m\u00eame hypoth\u00e8se. <\/p>\n<p>Eurostat, l\u2019institut statistique europ\u00e9en, a de son c\u00f4t\u00e9 mesur\u00e9 l\u2019impact de la dette priv\u00e9e sur la dette publique en additionnant seulement ce qui tra\u00eene sous les tapis. Il est arriv\u00e9 \u00e0 un total de 603 milliards d\u2019euros, l\u2019Allemagne se d\u00e9tachant en t\u00eate avec une contribution de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ce montant, reconnue par la Bundesbank, devan\u00e7ant nettement le Royaume Uni, l\u2019Irlande et les Pays-Bas. Il ne faut pas chercher bien loin les donn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;origine de ces calculs : elles proviennent des bilans des <i>bad banks<\/i> cr\u00e9\u00e9es dans ces pays. En Allemagne, ce sont les actifs toxiques de Hypo Real Estate et de WestLB qui y sont parqu\u00e9s, avec la garantie de facto de l\u2019\u00c9tat. D\u2019apr\u00e8s Handelsblatt, le quotidien \u00e9conomique allemand, 100 milliards d\u2019euros d\u2019actifs toxiques suppl\u00e9mentaires devraient \u00eatre ajout\u00e9s prochainement \u00e0 ce compte, en provenance de WestLB. <\/p>\n<p><!--more-->La mode est \u00e0 nouveau aux <i>bad banks<\/i>, le gouvernement autrichien venant de r\u00e9injecter 1,27 milliards d&rsquo;euros dans KA\tFinanz, dont l&rsquo;\u00c9tat est l&rsquo;unique actionnaire, o\u00f9 sont retenus les actifs toxiques de Kommunalkredit, nationalis\u00e9 d\u00e8s 2008. Sans compter les garanties qui vont aller avec et dont le montant n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9.<\/p>\n<p>Mais Eurostat ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 \u00e0 ce constat g\u00e9n\u00e9ral et vient de s\u00e9vir en Irlande. L\u2019institut a int\u00e9gr\u00e9 dans les comptes publics 5,8 milliards d\u2019euros consacr\u00e9s par le gouvernement au sauvetage des banques, et contest\u00e9 le traitement comptable de 32 milliards d\u2019euros de dette d\u00e9tenue par NAMA (la <i>bad bank<\/i> irlandaise), faisant \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e plonger le d\u00e9ficit 2011 \u00e0 -13,1 %, bien au-dessus de l\u2019objectif de -10,6 % fix\u00e9 par la <i>Tro\u00efka<\/i>. Rappel : le gouvernement irlandais a inject\u00e9 64 milliards d\u2019euros ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es dans ses banques. <\/p>\n<p>La situation en Irlande appara\u00eet comme pr\u00e9figurant ce qui attend l\u2019Espagne, en beaucoup plus grand pour cette derni\u00e8re. Ce qui explique que la gravit\u00e9 et l\u2019ampleur de la situation n\u2019y est reconnue qu\u2019\u00e0 reculons, faute de disposer d\u2019une solution. Les analyses sur la bulle immobili\u00e8re espagnole n\u2019en finissent pas de d\u00e9montrer qu\u2019elle est loin d\u2019avoir encore produit tous ses effets d\u00e9vastateurs sur le syst\u00e8me bancaire espagnol, acculant le gouvernement et les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes \u00e0 finir par trouver une solution afin de le renflouer et d\u2019\u00e9viter son \u00e9croulement. Une fois de plus, des centaines de milliards d\u2019euros sont \u00e9voqu\u00e9s.<\/p>\n<p>La part des logements vides s\u2019accroit d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, termin\u00e9s, en cours de construction ou bien en attente d\u2019acheteurs apr\u00e8s expulsion des occupants n\u2019ayant pu payer leurs mensualit\u00e9s de remboursement de pr\u00eat. Selon le New York Times qui a derni\u00e8rement consacr\u00e9 une enqu\u00eate fouill\u00e9e au sujet, des professionnels de l\u2019immobilier chiffrent \u00e0 1,9 million de logements le parc d\u2019invendus et \u00e0 3,9 millions le nombre de ceux qui pourraient \u00eatre mis sur le march\u00e9 dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Par rapport \u00e0 leur pic de 2007, les prix seraient destin\u00e9s \u00e0 chuter de 60 %\u2026 Les chiffres donnent le tournis, d\u2019autres estimations concluant \u00e0 l\u2019existence de 21.000 promoteurs immobiliers devant 126 milliards d\u2019euros aux banques, selon un consultant immobilier interrog\u00e9 par Reuters. Les promoteurs seraient artificiellement maintenus en vie par leurs cr\u00e9anciers afin que ces derniers n&rsquo;aient pas \u00e0 constater leurs pertes.<\/p>\n<p>Les banques ne sont pas uniquement menac\u00e9es par cette situation, les Espagnols aussi, dans un pays o\u00f9 les patrimoines reposent sur 80 % de valeurs immobili\u00e8res. La baisse du march\u00e9 repr\u00e9sente un appauvrissement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du pays, un de plus.  <\/p>\n<p>Un \u00e9clairage in\u00e9dit a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 par l\u2019enqu\u00eate du New York Times. Suivant l\u2019exemple donn\u00e9 par les banques am\u00e9ricaines, leurs consoeurs espagnoles n\u2019ont pas manqu\u00e9 d\u2019\u00e9vacuer de leurs bilans \u00e0 destination du march\u00e9 europ\u00e9en beaucoup de leurs cr\u00e9dits immobiliers en les titrisant apr\u00e8s les avoir packag\u00e9s. Afin de pr\u00e9server leur cr\u00e9dit sur le march\u00e9, les banques espagnoles ont dans un premier temps rachet\u00e9s ces actifs \u00e0 leurs acqu\u00e9reurs, lorsqu\u2019ils \u00e9taient particuli\u00e8rement douteux. Mais elles doivent d\u00e9sormais les racheter avec une d\u00e9cote de 10 \u00e0 30 %, n&rsquo;ayant plus les moyens de payer plein pot. <\/p>\n<p>La bulle immobili\u00e8re n\u2019est pas dans les moyens de l\u2019Espagne ; sera-t-elle dans ceux des dirigeants europ\u00e9ens qui vont devoir se faire violence ? Tout du moins une fois \u00e9vacu\u00e9s les bricolages du gouvernement espagnol qui \u00e9value encore deux montages possibles : la cr\u00e9ation de <i>bad banks<\/i> d\u00e9guis\u00e9es en soci\u00e9t\u00e9s immobili\u00e8res, et des emprunts aux banques de l\u2019\u00c9tat pour que celui-ci en retour les finance\u2026  <\/p>\n<p>Les dirigeants europ\u00e9ens seront plac\u00e9s devant un dilemme, car leurs accords actuels ne permettent pas au FESF (fonds europ\u00e9en de stabilit\u00e9 financi\u00e8re) de financer directement les banques, les aides devant passer par les \u00c9tats. Ce qui reviendrait, si une telle d\u00e9cision \u00e9tait prise, \u00e0 accro\u00eetre le d\u00e9ficit public espagnol\u2026<\/p>\n<p>La seconde grande question qui monte est celle de la croissance. D&rsquo;autant que le Royaume-Uni vient officiellement d&rsquo;entrer en r\u00e9cession, confirmant s&rsquo;il en \u00e9tait besoin que la strat\u00e9gie de David Cameron &#8211; r\u00e9affirm\u00e9e faute d&rsquo;alternative par George Osborne &#8211; est un \u00e9chec total. <\/p>\n<p>Mais, une fois admis que sans croissance le d\u00e9sendettement des \u00c9tats est mal parti, il reste \u00e0 en d\u00e9gager le financement. Car c&rsquo;est sous cet angle que la question est prioritairement abord\u00e9e, sans remettre en cause la priorit\u00e9 accord\u00e9e au d\u00e9sendettement, en se contentant d&rsquo;\u00e9num\u00e9rer les secteurs d&rsquo;activit\u00e9 qui pourraient \u00eatre porteurs de croissance et donc de revenus fiscaux, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une simple formalit\u00e9. <\/p>\n<p>Mais comment faire, si les banques ne peuvent pas et les \u00c9tats non plus ? <\/p>\n<p>Mario Draghi, le pr\u00e9sident de la BCE, a admis de son c\u00f4t\u00e9 que la BCE n&rsquo;y parvenait pas davantage. Il a proc\u00e9d\u00e9 aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;analyse des r\u00e9sultats de l&rsquo;injection de 1.000 milliards d&rsquo;euros dans le syst\u00e8me bancaire, pour reconnaitre qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas produit tous les effets escompt\u00e9s, car \u00ab\u00a0la demande [de l&rsquo;\u00e9conomie] est contenue, donc la demande de cr\u00e9dit est contenue\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous ne pouvons pas suppl\u00e9er au manque de demande\u00a0\u00bb a-t-il d\u00e9plor\u00e9, faisant valoir toutefois que du temps avait \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9, \u00ab\u00a0ce qui n&rsquo;est pas n\u00e9gligeable\u00a0\u00bb\u2026 On n&rsquo;\u00e9tait pas habitu\u00e9 \u00e0 un langage aussi direct, faut-il que les choses ne tournent pas rond ? <\/p>\n<p>Il a ensuite \u00e9t\u00e9 nettement plus loin, en d\u00e9clarant devant le Parlement europ\u00e9en : \u00ab\u00a0Nous avons un pacte budg\u00e9taire (\u2026) nous devons revenir en arri\u00e8re afin de faire un pacte de croissance\u00a0\u00bb. Tout en r\u00e9affirmant la n\u00e9cessit\u00e9 de la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 actuelle et les bienfaits des r\u00e9formes structurelles, pour retomber sur ses pieds. Estimant qu&rsquo;il faut pers\u00e9v\u00e9rer et que \u00ab\u00a0nous sommes au milieu du gu\u00e9\u00a0\u00bb, Mario Draghi n&rsquo;en a pas moins affirm\u00e9 son attachement au \u00ab\u00a0mod\u00e8le social europ\u00e9en\u00a0\u00bb, tout en consid\u00e9rant qu&rsquo;il ne peut \u00eatre fond\u00e9 sur l&rsquo;endettement\u2026 Il y en a donc pour tout le monde. <\/p>\n<p>Angela Merkel a ainsi pu r\u00e9affirmer : \u00ab\u00a0Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d&rsquo;initiatives p\u00e9rennes, pas juste de programmes de conjoncture &#8211; qui creuseraient encore la dette publique &#8211; mais de croissance comme Mario Draghi l&rsquo;a dit aujourd&rsquo;hui, sous forme de r\u00e9formes structurelles\u00a0\u00bb. Jean-Claude Juncker a repris la balle au bond : \u00ab\u00a0Il est \u00e9vident qu&rsquo;il faut compl\u00e9ter la politique europ\u00e9enne par une strat\u00e9gie de croissance\u00a0\u00bb, ajoutant en n\u00e9gociateur accompli : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement une affaire de trait\u00e9, mais c&rsquo;est une affaire \u00e0 traiter.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Dans ce contexte tr\u00e8s \u00e9volutif et contradictoire, Fran\u00e7ois Hollande a trouv\u00e9 du champ pour exprimer les quatre points du m\u00e9morandum qu&rsquo;il envisage d&rsquo;adresser aux chefs d&rsquo;\u00c9tats s&rsquo;il est \u00e9lu. Il propose de cr\u00e9er des eurobonds ayant pour objet de financer \u00ab\u00a0des projets industriels d&rsquo;infrastructure\u00a0\u00bb, d&rsquo;accro\u00eetre les moyens de la Banque europ\u00e9enne d&rsquo;investissement, de mobiliser les reliquats inutilis\u00e9s des fonds structurels europ\u00e9ens et de cr\u00e9er une taxe sur les transactions financi\u00e8res. <\/p>\n<p>Est-ce que ces mesures fondent une alternative \u00e0 une strat\u00e9gie en d\u00e9route ? Sont-elles susceptibles de d\u00e9clencher une croissance salvatrice et miraculeuse ? Il est permis de ne les consid\u00e9rer que comme l&rsquo;expression prudente de la base de n\u00e9gociations difficiles avec l&rsquo;\u00e9quipe allemande au pouvoir, tout au plus. Si cet obstacle devait \u00eatre franchi, peut-on croire que l&rsquo;\u00e9quation du d\u00e9sendettement europ\u00e9en pourrait alors \u00eatre r\u00e9solue ? Le silence qui subsiste sur les mesures \u00e0 prendre en direction du syst\u00e8me financier &#8211; une taxe financi\u00e8re n&rsquo;\u00e9tant somme toute qu&rsquo;une mesure aussi symbolique que ne l&rsquo;est la taxation des revenus les plus \u00e9lev\u00e9s &#8211; montre que le compte n&rsquo;y est pas. Tout un volet essentiel de la crise reste dans l&rsquo;ombre.<\/p>\n<p>Une dynamique peut-elle n\u00e9anmoins s&rsquo;enclencher, qui conduirait \u00e0 des remises en cause n\u00e9cessaires ? Les nouveaux \u00e9pisodes de la crise seront sans conteste le moteur le plus puissant. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le d\u00e9sendettement est pris en Europe dans un cercle vicieux qu\u2019il faudrait briser. Mais comment ? 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