{"id":36718,"date":"2012-05-08T10:00:59","date_gmt":"2012-05-08T08:00:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=36718"},"modified":"2013-01-02T00:49:15","modified_gmt":"2013-01-01T23:49:15","slug":"lactualite-de-la-crise-la-croissance-mirage-aux-alouettes-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/05\/08\/lactualite-de-la-crise-la-croissance-mirage-aux-alouettes-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>LA CROISSANCE, <i>MIRAGE<\/i> AUX ALOUETTES ?<\/b> par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Tout en soulignant que \u00ab\u00a0l\u2019incertitude pr\u00e9domine\u00a0\u00bb, mais sans annoncer pour l\u2019instant de nouvelles mesures, Mario Draghi, le pr\u00e9sident de la BCE, a d\u00e9clar\u00e9 jeudi dernier vouloir d\u00e9sormais \u00ab\u00a0remettre la croissance au centre du l\u2019agenda europ\u00e9en\u00a0\u00bb. Sans crainte de le contredire, Herman Van Rompuy, le pr\u00e9sident de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, a le lendemain affirm\u00e9 que \u00ab la croissance, nous ne la d\u00e9couvrons pas au milieu de la campagne \u00e9lectorale fran\u00e7aise, nous y travaillons depuis longtemps\u00a0\u00bb, tout en confirmant la tenue d\u00e9but juin d\u2019un sommet europ\u00e9en <i>informel<\/i> pour en d\u00e9battre. Pour ne pas \u00eatre en reste, le commissaire europ\u00e9en Olli Rehn a pour une fois fait dans la nuance : \u00ab\u00a0La consolidation budg\u00e9taire, bien que n\u00e9cessaire, doit s&rsquo;appliquer de mani\u00e8re \u00e0 favoriser la croissance et de fa\u00e7on diff\u00e9renci\u00e9e, pour parvenir \u00e0 un \u00e9quilibre entre consolidation budg\u00e9taire et croissance\u00a0\u00bb. Tout le monde s&rsquo;est sans exception engouffr\u00e9 \u00e0 la suite, pour faire de la croissance la scie du moment. <\/p>\n<p><!--more-->Si elle n&rsquo;en reste pas, pour en d\u00e9finir le moteur, \u00e0 l&rsquo;opposition entre r\u00e9formes structurelles et investissements financ\u00e9s par le d\u00e9ficit, la discussion va s\u2019engager sur les \u00ab\u00a0project bonds\u00a0\u00bb, appellation trouv\u00e9e pour \u00e9viter le terme qui f\u00e2che d\u2019euro-obligation et en restreindre l&rsquo;utilisation au financement de projets et non pas de d\u00e9ficits. Afin d&rsquo;amorcer la pompe, la Commission propose de mettre \u00e0 la disposition de la Banque europ\u00e9enne d\u2019investissement (BEI) un v\u00e9ritable pactole de 230 millions de dollars, qui lui permettra de lever entre 3,5 et 4,6 milliards d\u2019euros sur les march\u00e9s, pour financer entre 15 et 20 grands projets transnationaux. Quand les politiques se mettent \u00e0 l\u2019\u0153uvre, ils ne r\u00e9pugnent pas aux symboles. <\/p>\n<p>Mais la plume des chroniqueurs reste en l\u2019air en attendant que se pr\u00e9cisent les termes du compromis d\u00e9j\u00e0 en cours de n\u00e9gociation entre les \u00e9quipes d\u2019Angela Merkel et de Fran\u00e7ois Hollande. <\/p>\n<p>En s\u2019employant \u00e0 tracer une perspective \u00e0 dix ans, non sans t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 dans un contexte o\u00f9 l&rsquo;on vit \u00e0 la petite semaine, Mario Draghi a lev\u00e9 le nez du guidon. L&rsquo;exercice prend toutefois son sens s&rsquo;il identifie le d\u00e9lai n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9alisation du d\u00e9sendettement et \u00e0 la concr\u00e9tisation des effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la croissance attendus des \u00ab\u00a0r\u00e9formes structurelles\u00a0\u00bb qui devraient l\u2019accompagner. La promesse n&rsquo;est cependant pas exaltante. <\/p>\n<p>Fitch vient opportun\u00e9ment de choisir ce moment pour rendre publique une \u00e9tude intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Le futur de l\u2019Eurozone : sc\u00e9narios alternatifs\u00a0\u00bb. M\u00e9langeant conformisme de bon teint et audaces mesur\u00e9es, l&rsquo;agence de notation tente de voir plus loin que le bout de son nez. Cinq sc\u00e9narios possibles sont \u00e9bauch\u00e9s, dont l\u2019un a sa pr\u00e9f\u00e9rence. Figurent dans la liste deux \u00e9ventualit\u00e9s extr\u00eames, les moins probables : le repoussoir de l\u2019\u00e9clatement de la zone et \u00e0 l\u2019inverse la r\u00e9alisation des \u00ab\u00a0\u00c9tats-Unis d\u2019Europe\u00a0\u00bb. Ce dernier concept t\u00e9moignant d\u2019un manque affirm\u00e9 d\u2019imagination pour aller ainsi chercher son inspiration. <\/p>\n<p>Restent trois options, dont deux qui envisagent encore des solutions sym\u00e9triquement oppos\u00e9es : la sortie de la Gr\u00e8ce de la zone euro et la naissance de l\u2019\u00ab\u00a0euromark\u00a0\u00bb, dont le nom \u00e9pargne toute explication. Subsiste enfin, par \u00e9limination si l\u2019on peut dire, la derni\u00e8re d\u2019entre elles : \u00ab\u00a0Fitch s\u2019attend \u00e0 ce que l\u2019eurozone traverse la crise en se tirant tant bien mal d\u2019affaires\u00a0\u00bb, est-il pronostiqu\u00e9 non sans inqui\u00e9tude. Mais comment ? <\/p>\n<p>Sans surprise, la vision de l\u2019Europe du futur par l\u2019agence de notation ne manque pas de conformisme, fixant comme objectif central la r\u00e9alisation d\u2019une \u00ab\u00a0structure viable\u00a0\u00bb &#8211; qui ne l\u2019\u00e9tait donc pas &#8211; dont la construction est d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 un triptyque : int\u00e9gration fiscale et partage de souverainet\u00e9, aust\u00e9rit\u00e9 fiscale et r\u00e9formes structurelles, assortis d&rsquo;une substantielle assistance aux pays \u00ab\u00a0p\u00e9riph\u00e9riques\u00a0\u00bb (dans les rangs desquels figure l\u2019Espagne). <\/p>\n<p>Ce tableau dress\u00e9, Fitch est n\u00e9anmoins r\u00e9aliste et s&rsquo;attend \u00e0 ce que de nouveaux \u00e9pisodes de \u00ab\u00a0s\u00e9v\u00e8re volatilit\u00e9 financi\u00e8re\u00a0\u00bb interviennent, reconnaissant que \u00ab\u00a0le risque de crises de liquidit\u00e9s relevant de proph\u00e9ties auto-r\u00e9alisatrices et atteignant les \u00c9tats solvables n\u2019a pas disparu.\u00a0\u00bb Mais l\u2019agence voit une issue dans le fait que \u00ab\u00a0au dernier moment, les responsables politiques feront ce qu\u2019il faut pour \u00e9viter un effondrement \u00bb.  <\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 qu\u2019interviennent les audaces. Elles sont cependant bien timides, faisant appel \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 &#8211; plac\u00e9e en t\u00eate de liste des mesures \u00e0 prendre &#8211; de fournir une aide financi\u00e8re directe aux banques, sans que celle-ci transite par les \u00c9tats comme c\u2019est actuellement pr\u00e9vu. \u00ab\u00a0Cela affaiblira la boucle r\u00e9troactive pernicieuse qui existe entre les finances publiques et les banques nationales, l\u2019acc\u00e8s du secteur priv\u00e9 \u00e0 son financement et la croissance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En second lieu, des \u00ab\u00a0nouvelles euro-obligations\u00a0\u00bb apparaissent au d\u00e9tour d\u2019une parenth\u00e8se, \u00e0 condition que leur emploi soit limit\u00e9 au financement des organismes europ\u00e9ens en charge du soutien aux banques et aux <i>sauvetages<\/i> (pr\u00e9sum\u00e9s des \u00c9tats, bien que cela ne soit pas \u00e9crit). Troisi\u00e8me et dernier volet, il est pr\u00e9vu que la BCE soit \u00e0 nouveau mise \u00e0 contribution et accroisse d&rsquo;autant son bilan, \u00ab\u00a0aussi longtemps que le secteur priv\u00e9 ne parvient pas \u00e0 procurer des liquidit\u00e9s aux institutions financi\u00e8res\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Au final, le but est d\u2019atteindre une \u00ab\u00a0quasi-union fiscale\u00a0\u00bb, \u00e9tant entendu que \u00ab\u00a0sans retour de la croissance, m\u00eame une union fiscale totale ne serait pas forc\u00e9ment une solution p\u00e9renne \u00e0 la crise de l\u2019eurozone.\u00a0\u00bb On bute toujours sur le m\u00eame probl\u00e8me. <\/p>\n<p>Si une chose doit \u00eatre retenue de cette vision, c\u2019est que l\u2019interconnexion de la dette priv\u00e9e et publique, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 longtemps superbement ignor\u00e9e, est d\u00e9sormais reconnue comme un vice de construction \u00e0 r\u00e9parer. Cela conduit \u00e0 accorder la priorit\u00e9 au renflouement des banques qui en ont besoin &#8211; et dont la chute entra\u00eenerait celles qui se d\u00e9brouillent vaille que vaille &#8211; les injections de liquidit\u00e9s de la BCE n&rsquo;ayant comme fonction que d\u2019en donner le temps. <\/p>\n<p>Ce qui laisse toutefois toujours la m\u00eame question pendante : qui va apporter sa garantie \u00e0 cette op\u00e9ration ? Les \u00c9tats sont bien partis pour le faire, rebouclant la boucle que l\u2019on pr\u00e9tend d\u00e9boucler. Outre le probl\u00e8me politique qu&rsquo;il posera, ce montage financier sera \u00e0 terme d\u2019autant plus fragilisant qu\u2019il reposera sur des finances publiques d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s malmen\u00e9es et condamn\u00e9es \u00e0 une cure d\u2019amaigrissement exp\u00e9ditive. On n&rsquo;est pas \u00e0 une contradiction pr\u00e8s. Ou \u00e0 construire un dispositif de plus pr\u00e9sent\u00e9 comme destin\u00e9 \u00e0 ne pas servir et dont l&rsquo;effet r\u00e9sulterait de sa seule existence. Pour m\u00e9moire, c&rsquo;est aussi le cas des <i>bazookas<\/i> et autres <i>pare-feu<\/i> d\u00e9j\u00e0 longuement \u00e9voqu\u00e9s ici-m\u00eame&#8230;<\/p>\n<p>Revient de nouveau sur le tapis la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la croissance, \u00e0 laquelle tout le monde se raccroche \u00e0 sa fa\u00e7on et non sans ambigu\u00eft\u00e9s, suivant qu\u2019elle est d\u2019inspiration keyn\u00e9sienne ou qu\u2019elle repose sur des r\u00e9formes affectant prioritairement le march\u00e9 du travail et <i>l\u2019\u00c9tat providence<\/i>. Elle ne peut dans ce dernier cas que produire d\u2019hypoth\u00e9tiques effets ult\u00e9rieurs, au prix d\u2019une contraction du pouvoir d\u2019achat et de la consommation, le principal moteur de la croissance. Sans le dire, la croissance est donc dans le meilleur des cas remise \u00e0 plus tard. La strat\u00e9gie en cours est assortie d\u2019une conception du r\u00e9\u00e9quilibrage \u00e9conomique europ\u00e9en qui repose sur la r\u00e9cession pour les uns et la croissance pour les autres, avec pour r\u00e9sultat d\u2019accentuer le d\u00e9s\u00e9quilibre auquel on pr\u00e9tend rem\u00e9dier. On tourne en rond afin d\u2019\u00e9viter un transfert financier de longue haleine. Pourtant, c&rsquo;est d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre cela, ou \u00e0 terme l&rsquo;\u00e9clatement. <\/p>\n<p>Les marges de n\u00e9gociation sont \u00e9troites et vont le rester, car il faudrait sinon briser ce cadre tabou. L\u2019\u00e9conomiste Jean Pisany-Ferry a tent\u00e9 de d\u00e9gager une alternative dans La Tribune, suite \u00e0 un constat lucide bien qu&rsquo;incomplet. Il pr\u00e9conise que soit maintenu l\u2019objectif d\u2019une inflation moyenne de 2 % pour la zone euro, mais d\u2019accepter qu\u2019elle soit plus \u00e9lev\u00e9e en Europe du Nord afin de contrebalancer une d\u00e9flation au Sud ; de substituer \u00e0 une politique de rigueur ax\u00e9e sur le respect de ratios intangibles comme l&rsquo;est la limite de 3 % du PIB de d\u00e9ficit budg\u00e9taire annuel (car \u00ab\u00a0il \u00e9tait cens\u00e9 nous emp\u00eacher de partir dans le d\u00e9cor, [or]nous sommes partis dans le d\u00e9cor\u00a0\u00bb) des politiques \u00ab\u00a0correctement dos\u00e9es\u00a0\u00bb dont il s\u2019efforce de cerner les principes ; de recapitaliser les banques ; puis enfin de mettre en place des \u00ab\u00a0chantiers communs\u00a0\u00bb, dont il fait la revue des financements possibles en soulignant qu\u2019ils resteront r\u00e9duits.  <\/p>\n<p>Enfin, Jean Pisany-Ferry se place sur le terrain politique de l\u2019\u00e9volution des rapports franco-allemands et des compromis \u00e0 rechercher, restreignant encore par l\u00e0 m\u00eame le champ du possible&#8230; Faut-il en tirer comme conclusion que, plus que jamais, c&rsquo;est dans la crise elle-m\u00eame que se trouve le moteur de son approfondissement ou alternativement de sa solution ? <\/p>\n<p>L&rsquo;argumentation allemande, selon laquelle il est absurde de cr\u00e9er de nouvelles dettes pour r\u00e9gler les pr\u00e9c\u00e9dentes, est pleine de bon sens. \u00c0 condition de ne pas en tirer comme conclusion qu&rsquo;il suffit pour la r\u00e9sorber de combattre la dette publique comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une infection \u00e0 stopper au plus t\u00f4t. Tout cela pour en fin de compte accepter sous la contrainte les mesures exceptionnelles sans fin de la BCE, qui aboutissent \u00e0&#8230; combattre la dette par de nouvelles dettes ! <\/p>\n<p>Sortir du cadre, dans ce domaine, cela implique de ne pas la rembourser dans sa totalit\u00e9 et d&rsquo;en assumer les cons\u00e9quences. Mais qui s&rsquo;y pr\u00e9pare aujourd\u2019hui en proc\u00e9dant \u00e0 son inventaire ? Qui se penche sur un mode op\u00e9ratoire ? Qui r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 ce que peut bien repr\u00e9senter <i>la croissance \u00e9conomique<\/i> ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Tout en soulignant que \u00ab\u00a0l\u2019incertitude pr\u00e9domine\u00a0\u00bb, mais sans annoncer pour l\u2019instant de nouvelles mesures, Mario Draghi, le pr\u00e9sident de la BCE, a d\u00e9clar\u00e9 jeudi dernier vouloir d\u00e9sormais \u00ab\u00a0remettre la croissance au centre du l\u2019agenda europ\u00e9en\u00a0\u00bb. 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