{"id":37902,"date":"2012-06-06T23:59:53","date_gmt":"2012-06-06T21:59:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=37902"},"modified":"2020-08-03T13:59:21","modified_gmt":"2020-08-03T11:59:21","slug":"la-route-par-zebu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/06\/06\/la-route-par-zebu\/","title":{"rendered":"<b>LA ROUTE<\/b>, par z\u00e9bu"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"center\"><em>Les femmes les enfants ont le m\u00eame tr\u00e9sor<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>De feuilles vertes de printemps et de lait pur<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Et de dur\u00e9e<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Dans leurs yeux purs<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Les femmes les enfants ont le m\u00eame tr\u00e9sor<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Dans les yeux<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Les hommes le d\u00e9fendent comme ils peuvent<\/em><\/p>\n<p align=\"center\">\u00ab\u00a0La victoire de Guernica\u00a0\u00bb, Paul Eluard.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>Des firmaments incandescents br\u00fblent dans les yeux des enfants, par-del\u00e0 les petits globes de verre suspendus aux plafonds. Ces m\u00eames enfants qui jouent \u00e0 attraper la lumi\u00e8re, qui s&rsquo;\u00e9teint et qui s&rsquo;allume, ou \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter &#8211; comme on psalmodie un verset du Coran &#8211; le mot magique de <em>disjoncteur.<\/em><\/p>\n<p>Dans <a href=\"https:\/\/streamingmoviesright.com\/fr\/film\/le-the-ou-lelectricite\/\">Le th\u00e9 ou l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9<\/a>, le r\u00e9alisateur J\u00e9r\u00f4me Le Maire nous donne \u00e0 lire plus qu&rsquo;\u00e0 voir les regards des habitants d&rsquo;un petit village du Haut Atlas marocain, sans route, sans \u00e9cole, sans eau potable, sans m\u00e9decin et sans \u00e9lectricit\u00e9. Il y scrute dans une rare intimit\u00e9 le processus d&rsquo;\u00e9lectrification du village d&rsquo;Ifri comme on filmerait la navigation d&rsquo;un petit bateau de bois lanc\u00e9 des rives de l&#8217;embouchure d&rsquo;un fleuve et dont le flux remonterait aux sources, connectant ces montagnes aux vastes \u00e9tendues sans fins des mers humaines mondialis\u00e9es, modernes. Forc\u00e9ment modernes.<\/p>\n<p><!--more-->On suit ainsi ce mouvement irr\u00e9pressible dans le m\u00eame temps que celui des hommes, des b\u00eates et des machines, les premiers travaillant sans rel\u00e2che pour faire progresser les deux suivants, les b\u00eates portant sur leur dos les machines qui permettront de relier les villageois \u00e0 tout les autres hommes. La dynamite ouvre la roche, le compresseur l&rsquo;aplanit, le reste suit. Les pyl\u00f4nes se forment, les c\u00e2bles se posent en suspens et les experts de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 dans leur uniforme au nom de leur soci\u00e9t\u00e9 font ce qu&rsquo;ils savent faire\u00a0: installer l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Ils raccordent chaque maison au flux, vissent les <em>disjoncteurs<\/em>, v\u00e9rifient les fonctionnements et laissent m\u00eame l&rsquo;insigne honneur aux habitants d&rsquo;user de leurs pouvoirs sur la lumi\u00e8re en appuyant sur l&rsquo;interrupteur, le si mal nomm\u00e9.<\/p>\n<p>Mais les hommes en uniforme ont aussi des fonctions plus sacerdotales et posent sempiternellement la m\u00eame question \u00e0 leurs d\u00e9sormais cong\u00e9n\u00e8res en modernit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Avez-vous la t\u00e9l\u00e9vision\u00a0?\u00a0\u00bb. Certains poss\u00e8dent effectivement le pr\u00e9cieux objet, d&rsquo;autres, moins ais\u00e9s, pas encore. Le param\u00e9trage de la parabole devient ainsi un nouveau rite avant que de pouvoir acc\u00e9der aux images du monde d&rsquo;au-del\u00e0 des montagnes, celui d&rsquo;une modernit\u00e9 qui vante dans les r\u00e9clames pour les couches-culottes et la margarine les passeports n\u00e9cessaires pour une survie dans ce monde l\u00e0. \u00ab\u00a0Les femmes et les enfants ont le m\u00eame tr\u00e9sor dans les yeux\u00a0\u00bb d\u00e8s lors, celui d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle ils acc\u00e8dent stup\u00e9faits et m\u00eame effray\u00e9s, mais d\u00e9j\u00e0 capt\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00c0 ce stade l\u00e0, nous aurions \u00e0 lire une chronique des plus pr\u00e9cises, des plus d\u00e9taill\u00e9es sur ce qu&rsquo;induit comme transformations ce que l&rsquo;on d\u00e9nomme le progr\u00e8s sur des hommes qui en vivaient exclus, pensait-on, sur la puissance de son d\u00e9roul\u00e9, le dynamitage des structures sociales, le ravissement projet\u00e9 et toutes choses qui permettent de r\u00e9fl\u00e9chir sur le sens de nos conceptions diff\u00e9renci\u00e9es de la vie mais dont l&rsquo;unicit\u00e9 semble sauter aux yeux comme la lumi\u00e8re le fit pour ces villageois.<\/p>\n<p>Pourtant, pour pr\u00e9cieux qu&rsquo;il soit comme t\u00e9moignage (au sens de saisir ce qui fut, ce qui est et ce qui ne sera jamais plus comme avant), ce documentaire r\u00e9v\u00e8le en filigrane une toute autre dimension, comme une trajectoire de boomerang qui reviendrait \u00ab\u00a0Au c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb, celle d&rsquo;une modernit\u00e9 dont le visage implacable se farderait avec exc\u00e8s de couleurs plus vives les unes que les autres pour masquer \u00e0 soi-m\u00eame sa propre sauvagerie.<\/p>\n<p>Car derri\u00e8re les discours des hommes en uniforme ou \u00e0 casquette, promettant un avenir meilleur pour des enfants qui pourront enfin mieux \u00e9tudier (sans \u00e9cole ?) avec la lumi\u00e8re dans les maisons, se cache une logique dont les promoteurs de terrains ne per\u00e7oivent sans doute m\u00eame pas combien la froideur n&rsquo;est qu&rsquo;effleur\u00e9e par la chaleur de leurs discours sur le progr\u00e8s. Il s&rsquo;agit bien en fait de raccorder ces hommes au vaste univers de l&rsquo;\u00e9conomie mondialis\u00e9e, laquelle se donne \u00e0 voir (mais pas \u00e0 lire) dans son instrument privil\u00e9gi\u00e9, la t\u00e9l\u00e9vision. Quelle preuve faut-il pour ne pas voir en cette occasion la puissance d&rsquo;un syst\u00e8me, capable de s&rsquo;imposer jusqu&rsquo;au fin fond des hautes montagnes marocaines, \u00e0 2600 m\u00e8tres d&rsquo;altitude, de relier de force m\u00eame les hommes que l&rsquo;on pensait avoir oublier\u00a0? <\/p>\n<p>Un syst\u00e8me dont la logique veut que le profit privatif soit la norme et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;exception. Car pour <em>acc\u00e9der<\/em> \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, les villageois devront se d\u00e9poss\u00e9der de plusieurs choses, de choses essentielles dont on ne per\u00e7oit que confus\u00e9ment, au long du d\u00e9roul\u00e9 du c\u00e2ble, qu&rsquo;elles leur appartenaient, en propre et collectivement. <\/p>\n<p>En premier lieu, le travail. Pour amener l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 au village, les hommes se voient proposer la possibilit\u00e9 de faire eux-m\u00eames ce qu&rsquo;en d&rsquo;autres pays les institutions publiques r\u00e9alisaient gratuitement\u00a0: on leur fournira la dynamite et le compresseur et ils travailleront collectivement pour ouvrir la route \u00e0 ceux qui savent installer l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. De cette sorte, un co\u00fbt tr\u00e8s important sera \u00e9pargn\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de r\u00e9aliser les travaux. C&rsquo;est \u00e7a ou il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p>En second lieu, la capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9finir. \u00c0 la place de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, les villageois voulaient une route. Car une route permet aux enfants d&rsquo;aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, aux hommes et aux femmes d&rsquo;aller plus facilement vendre leurs produits dans la vall\u00e9e, aux \u00e9ventuels m\u00e9decins de monter soigner les malades, \u00e0 tous d&rsquo;\u00e9viter les accidents parfois mortels. \u00ab\u00a0La route, c&rsquo;est comme une veine. Elle transporte le sang vers le c\u0153ur\u00a0\u00bb dira un villageois aux hommes en uniforme. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est que la route ne rapporte rien aux soci\u00e9t\u00e9s qui vendent de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00c9tat et aux institutions publiques qui se chargent de les r\u00e9aliser, si ce n&rsquo;est des co\u00fbts, un entretien et des ennuis sans fin. L&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, elle, c&rsquo;est \u00ab\u00a0100 % s\u00fbr\u00a0\u00bb qu&rsquo;elle sera amen\u00e9e au village et ce d&rsquo;autant plus que le travail pour ce faire aura \u00e9t\u00e9 gratuit pour la soci\u00e9t\u00e9. Les routes ne sont pas de bons investissements pour les \u00e9conomies privatis\u00e9es. Exit donc la route, on leur vendra l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Et pour plus de s\u00e9curit\u00e9, on leur retirera la dynamite et le compresseur une fois l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 arriv\u00e9e, de peur que les hommes ne s&rsquo;en servent pour construire la route. Il est vrai que ces mat\u00e9riels sont fourni par le \u00ab\u00a0ca\u00efd\u00a0\u00bb, le maire, lequel est aussi le directeur de la soci\u00e9t\u00e9 charg\u00e9e par l&rsquo;Office National de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 de r\u00e9aliser les travaux. Dans ce syst\u00e8me aussi, les choses sont bien faites car les profits vont \u00e0 ceux qui peuvent faire valoir leur rang, qui leur permettra par ailleurs de persuader d&rsquo;autant mieux du bien-fond\u00e9 du progr\u00e8s ceux qu&rsquo;ils sont charg\u00e9s d&rsquo;administrer. Et en fin de compte, c&rsquo;est une \u00e9conomie substantielle \u00e9galement que de r\u00e9unir ainsi en une seule et m\u00eame personne deux fonctions si diff\u00e9rentes mais intimement li\u00e9es, une fonction de production de b\u00e9n\u00e9fices et une fonction de production d&rsquo;autorit\u00e9 publique, lesquelles auraient alors co\u00fbt\u00e9 deux fois plus cher avec deux personnes diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Pendant une r\u00e9union d&rsquo;hommes du village, l&rsquo;un d&rsquo;eux parle des \u00ab\u00a0braves\u00a0\u00bb d&rsquo;un autre village qui ont refus\u00e9, malgr\u00e9 les pressions des repr\u00e9sentants politiques, l&rsquo;\u00e9lectrification et le co\u00fbt que celle-ci devait engendrer, arguant qu&rsquo;ils n&rsquo;en n&rsquo;avaient pas besoin, pour au final, se voir offrir les frais de cette m\u00eame \u00e9lectrification. Il en appelle \u00e0 la solidarit\u00e9 du groupe, mais celle-ci finira par faire d\u00e9faut, devant les assauts conjoints des hommes en uniforme et des enfants aux yeux \u00e9carquill\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0Les hommes le d\u00e9fendent comme ils peuvent\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En troisi\u00e8me lieu, les villageois sont d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s de leur autonomie. Mais l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 n&rsquo;est pas non plus gratuite\u00a0: encore faut-il payer pour ensuite pouvoir payer l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. L&rsquo;installation \u00e9lectrique dans chaque maison sera donc pay\u00e9e par les habitants, certains s&rsquo;endettant pour ce faire. Les plus pauvres en seront alors r\u00e9duits \u00e0 vendre leur <em>outil de production<\/em> qui leur fournit &#8211; gratuitement &#8211; le lait et le beurre n\u00e9cessaires pour manger\u00a0: une vache. On en arrive ainsi \u00e0 faire de paysans de v\u00e9ritables prol\u00e9taires, endett\u00e9s, condition sine qua non selon Marx pour que le capitalisme se d\u00e9veloppe. <\/p>\n<p>Puissance du syst\u00e8me\u00a0! Ce qui est vrai pour les \u00c9tats l&rsquo;est ainsi pour les plus recul\u00e9s des villages. Surtout, le producteur se voit ainsi d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de son outil de production en \u00e9change d&rsquo;un besoin et d&rsquo;une dette qu&rsquo;il ne poss\u00e9dait pas au pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>Quand, \u00e0 force de sacrifices, le villageois finit par rassembler les sommes n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;ouverture de sa ligne, le prix pay\u00e9 \u00e0 ce moment l\u00e0 aura \u00e9t\u00e9 tellement \u00e9norme qu&rsquo;un tel investissement du villageois ne peut logiquement pas produire autre chose qu&rsquo;une adh\u00e9sion, m\u00eame partielle et contrainte, au syst\u00e8me, \u00e0 toute la modernit\u00e9 subsum\u00e9e dans la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Et c&rsquo;est en dernier lieu leur libert\u00e9 qui s&rsquo;en va, celle de dire \u00ab\u00a0non, je ne veux plus payer, car je n&rsquo;en n&rsquo;est plus les moyens, je refuse d&rsquo;\u00eatre endett\u00e9, de m&rsquo;exiler de mon village pour trouver du travail qui me donnera un salaire, pour payer cette \u00e9lectricit\u00e9 ou autre chose, parfois au-del\u00e0 de la vall\u00e9e, jusqu&rsquo;\u00e0 ces pays qui offrent ces produits que l&rsquo;on voit parfois \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision\u00a0\u00bb. Comment refuser, d\u00e8s lors que le besoin n&rsquo;est plus cr\u00e9\u00e9 mais entretenu, o\u00f9 le statut social d\u00e9pend de ce m\u00eame besoin\u00a0?<\/p>\n<p>Ce que donne \u00e0 lire <em>Le th\u00e9 ou l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9<\/em>, c&rsquo;est finalement, par-del\u00e0 le cas sp\u00e9cifique du village d&rsquo;Ifri, village du Haut Atlas marocain, raccord\u00e9 au progr\u00e8s, nos propres modes de connexion \u00e0 une \u00e9conomie-monde qui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;aux coins les plus infimes de notre plan\u00e8te et de notre intimit\u00e9. Ce visage-l\u00e0 est des plus grima\u00e7ant, des plus inqui\u00e9tant, des plus mena\u00e7ant. Mais sous ce visage, dans des profondeurs que l&rsquo;on pressent seulement, on distingue aussi que quel que soit nos modes d&rsquo;appr\u00e9hension de ce syst\u00e8me, nous restons connect\u00e9s, paradoxalement, gr\u00e2ce \u00e0 ce syst\u00e8me, conscient que nous formons un seul et m\u00eame r\u00e9seau humain, ins\u00e9r\u00e9 dans un seul et m\u00eame syst\u00e8me qu&rsquo;il nous faudra bien un jour ou l&rsquo;autre transformer.<\/p>\n<p>Par-del\u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, nous finirons bien par prendre le th\u00e9. Ensemble.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" width=\"600\" height=\"262\" src=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/embed\/video\/xrbvkk\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"center\"><em>Les femmes les enfants ont le m\u00eame tr\u00e9sor<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>De feuilles vertes de printemps et de lait pur<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Et de dur\u00e9e<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Dans leurs yeux purs<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Les femmes les enfants ont le m\u00eame tr\u00e9sor<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Dans les yeux<\/em><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Les hommes le d\u00e9fendent comme ils peuvent<\/em><\/p>\n<p align=\"center\">\u00ab\u00a0La victoire de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[1906],"class_list":["post-37902","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-blog","tag-le-the-ou-lelectricite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37902","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=37902"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37902\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":122583,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37902\/revisions\/122583"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=37902"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=37902"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=37902"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}