{"id":38494,"date":"2012-06-20T17:24:53","date_gmt":"2012-06-20T15:24:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=38494"},"modified":"2013-01-02T00:46:09","modified_gmt":"2013-01-01T23:46:09","slug":"la-dictature-des-acephales-par-bertrand-rouzies-leonardi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/06\/20\/la-dictature-des-acephales-par-bertrand-rouzies-leonardi\/","title":{"rendered":"<b>LA DICTATURE DES AC\u00c9PHALES<\/b>, par Bertrand Rouzi\u00e8s-L\u00e9onardi"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg\" alt=\"\" title=\"Jenny - Gustave Pimienta\" width=\"484\" height=\"644\" class=\"alignleft size-full wp-image-38495\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg 484w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 484px) 100vw, 484px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Il n\u2019est pas beaucoup de sculpteurs qui sachent fa\u00e7onner une t\u00eate d\u2019enfant sans lui donner une expression mi\u00e8vre ou \u00e9quivoque qui outrepasse son \u00e2ge. Il s\u2019en rencontre quelques-uns dans la France des Lumi\u00e8res, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la psychologie de l\u2019<em>infans, <\/em>le petit d\u2019homme qui ne parle pas, commence d\u2019\u00e9merger, laissant d\u2019abord filtrer un murmure, puis une voix pleine et enti\u00e8re, dont Rousseau fixe le diapason, au plus pr\u00e8s de lui-m\u00eame, dans l\u2019<em>\u00c9mile<\/em> et dans <em>Les<\/em> <em>Confessions<\/em>. Ces ma\u00eetres du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ont pour noms Houdon, Clodion ou Pajou. Le XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, si\u00e8cle saturnien qui d\u00e9vora ses enfants, n\u2019ayant plus le temps de les aimer, a eu son ma\u00eetre \u00e9galement, aujourd\u2019hui tout \u00e0 fait oubli\u00e9\u00a0: Pimienta. Rarement un artiste a plus travaill\u00e9 \u00e0 s\u2019effacer dans son \u0153uvre que Gustave Pimienta. C\u2019\u00e9tait l\u2019anti-Picasso. Il avait compris qu\u2019on ne se sauve pas de la d\u00e9cr\u00e9pitude en ayant des enfants \u2013 il n\u2019en eut aucun \u2013, mais en retrouvant la beaut\u00e9 s\u00e9rieuse de l\u2019enfance, en se frottant aux asp\u00e9rit\u00e9s internes d\u2019une sensibilit\u00e9 inqui\u00e8te, en suivant cette ride imperceptible qui trouble la bonace d\u2019un visage en porcelaine. L\u2019enfance, dans les soci\u00e9t\u00e9s comme la n\u00f4tre, plus soucieuses du bien-\u00eatre que du bien-vivre, est l\u2019\u00e2ge le plus difficile. La <em>Jenny<\/em> de Pimienta est une enfant mutique qui se livre pourtant. Son visage ferm\u00e9 parle \u00e0 c\u0153ur ouvert. Quelque chose s\u2019y est grav\u00e9 du deuil maternel qui l\u2019a frapp\u00e9e durant les s\u00e9ances de pose. Un cr\u00eape invisible le recouvre. La fillette est ici, mais avec l\u2019air d\u2019\u00eatre ailleurs, d\u00e9j\u00e0, loin, tr\u00e8s loin. Sa pr\u00e9sence est ensemble un regret et un reproche, l\u2019ombre projet\u00e9e d\u2019une \u00e2me en fuite. Qu\u2019il me soit permis de faire de <em>Jenny<\/em> l\u2019all\u00e9gorie de la D\u00e9mocratie, un r\u00e9gime politique encore jeune, dans sa forme la moins censitaire, mal affermi sur ses deux jambes, brimbal\u00e9 d\u2019une crise \u00e0 l\u2019autre, menac\u00e9 d\u2019abandon par ceux-l\u00e0 m\u00eames qui le nourrissent et dont il flatte les espoirs de promotion. Qu\u2019il me soit permis de visser de force une t\u00eate sur un corps qui en rejette manifestement le fardeau.<\/p>\n<p><!--more-->Car la main invisible a vot\u00e9, en France comme en Gr\u00e8ce, la main invisible et baladeuse d\u2019int\u00e9r\u00eats sans visage. D\u00e9daignons le cas fran\u00e7ais, qui ne laisse pas de d\u00e9sesp\u00e9rer les plus lucides d\u2019entre nous. Arr\u00eatons-nous sur les l\u00e9gislatives grecques, qui, la semaine pass\u00e9e, focalisaient, \u00e0 juste titre, l\u2019attention des peuples et des agioteurs, pour des raisons sans doute divergentes, mais que la peur et la lassitude ont mises bout \u00e0 bout, en consolidant les jointures avec plusieurs tours de sparadrap. Les pi\u00e9tin\u00e9s se sont finalement entendus avec les pi\u00e9tineurs pour mourir de mort lente. Ils ont accept\u00e9 la part de violence de l\u2019apocalypse, pourvu que la part de r\u00e9v\u00e9lation leur reste dissimul\u00e9e quelque temps encore. Le vendredi 15 juin 2012, la version allemande du <em>Financial Times<\/em> adjurait les Grecs dans leur langue de sanctionner la campagne d\u00e9magogique du parti Syriza d\u2019Alexis Tsipras et de donner une majorit\u00e9 au parti Nouvelle D\u00e9mocratie d\u2019Antonis Samaras, en d\u00e9pit de son implication av\u00e9r\u00e9e dans le trucage des comptes du pays. Cela donne, dans un style plus imag\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0N\u2019\u00e9coutez pas le joueur de fl\u00fbte Tsipras<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>, rats impr\u00e9voyants, sybarites \u00e0 longue queue, il vous entra\u00eene vers l\u2019ab\u00eeme des solutions faciles pour vous y noyer. Choisissez le diable Samaras. Il ne vous conduira pas \u00e0 l\u2019ab\u00eeme, puisque gr\u00e2ce \u00e0 lui et \u00e0 ses avatars du PASOK, vous y \u00eates d\u00e9j\u00e0. Avec lui, vous ne courrez pas l\u2019aventure. Le diable, au surplus, sait donner du rago\u00fbt aux tourments qu\u2019il inflige. La peine vous semblera plus l\u00e9g\u00e8re sous l\u2019appellation de <em>sacrifice. <\/em>Sacrifice vaut autodaf\u00e9.\u00a0\u00bb L\u2019\u00e9ditorial du <em>Financial Times<\/em> n\u2019a fait que relayer \u00e0 l\u2019\u00e9tage m\u00e9diatique, sans les circonlocutions d\u2019usage, les pressions \u00ab\u00a0amicales\u00a0\u00bb qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tage diplomatique, les puissances de ce monde, par la bouche de leurs pr\u00eacheurs attitr\u00e9s, exer\u00e7aient depuis des semaines sur leurs interlocuteurs grecs.<\/p>\n<p>L\u2019observateur extraterrestre, s\u2019il est d\u00e9mocrate, s\u2019\u00e9tonnera qu\u2019au nom de la d\u00e9mocratie, on se m\u00eale d\u2019orienter le vote du voisin. S\u2019il conna\u00eet son grec, il se souviendra que l\u2019accusation de d\u00e9magogie, dans les \u00e9poques d\u00e9boussol\u00e9es, peut \u00eatre re\u00e7ue comme un compliment. \u2013 Un compliment\u00a0?\u00a0 Voyez-vous \u00e7a\u00a0! Le d\u00e9magogue conduit le peuple par la faveur. La connotation n\u00e9gative est dans l\u2019original grec du mot. Favoritisme et client\u00e9lisme avancent de concert, c\u2019est bien connu. Ces deux maux affectent tout r\u00e9gime scalaire, construit sur un rapport de forces. La d\u00e9mocratie, qui se d\u00e9finit id\u00e9alement comme le gouvernement du peuple souverain, en est atteinte elle aussi. Cela vient de ce qu\u2019elle laisse subsister, quand elle n\u2019en reforme pas un \u00e0 sa mode, un r\u00e9gime scalaire (voir le projet de TGV du pauvre sur la ligne Montpellier-Paris, r\u00e9tablissement subreptice de la 3<sup>e<\/sup> classe supprim\u00e9e en 1956<a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>) qui marginalise d\u2019office le citoyen qui n\u2019aurait pas l\u2019ambition d\u2019en gravir les \u00e9chelons. Avant de chevroter\u00a0: \u00ab\u00a0La faveur, c\u2019est maaaaal\u00a0!\u00a0\u00bb, demandons-nous si, en l\u2019absence d\u2019une d\u00e9mocratie compl\u00e8tement r\u00e9alis\u00e9e, il ne serait pas souhaitable qu\u2019un d\u00e9magogue, de la stature, mettons, d\u2019un Gandhi (exemple discutable, mais chacun peut lui substituer le sien), conduise le peuple en flattant le meilleur du peuple (l\u2019action collective dirig\u00e9e ne se fourvoie pas toujours). Flatter le meilleur du peuple, c\u2019est encourager la seule concurrence de la bienfaisance. Par <em>peuple<\/em> j\u2019entends coalescence d\u2019\u00e9nergies sympathiques en vue d\u2019une am\u00e9lioration raisonn\u00e9e des conditions de vie. Interrogeons le degr\u00e9 de proximit\u00e9 du d\u00e9magogue et du p\u00e9dagogue. \u00c9duquer le peuple, \u00e0 commencer par ses soi-disant \u00ab\u00a0\u00e9lites\u00a0\u00bb. Lui enseigner l\u2019art de se choisir une ou plusieurs t\u00eates. C\u2019est le b.a.-ba de l\u2019instruction civique. Je sais, cela sent son hussard noir et rappellera \u00e0 certains les riches (et moins riches) heures de l\u2019agitprop. Pourtant, \u00e0 bien consid\u00e9rer les \u00e9tats respectifs de la solidarit\u00e9 r\u00e9publicaine et de la culture politique, on conviendra qu\u2019en appeler \u00e0 l\u2019\u00e9ducation rel\u00e8ve moins d\u2019un paternalisme condescendant que d\u2019une op\u00e9ration de salubrit\u00e9 publique.<\/p>\n<p>Se choisir une t\u00eate\u00a0: c\u2019est bien \u00e7a le probl\u00e8me. En juin 2012, le G20, rebaptis\u00e9 GVain par Jacques Attali, se r\u00e9unit \u00e0 Los Cabos, au Mexique. <em>El cabo,<\/em> en espagnol, c\u2019est le chef et le cap. Le <em>cap,<\/em> nul, parmi ces <em>chefs<\/em> d\u2019\u00e9tats, ne s\u2019est enhardi \u00e0 le donner. La croissance, tant qu\u2019il n\u2019est pas sp\u00e9cifi\u00e9 de quoi et \u00e0 quelles conditions, ne saurait en tenir lieu. GVain, en effet. La gouvernance id\u00e9ale, si j\u2019ai bien compris ce qu\u2019il en est ressorti, consiste \u00e0 caboter au petit bonheur entre Charybde et Scylla. Pour paraphraser Maurice Sc\u00e8ve, po\u00e8te lyonnais, une esp\u00e9rance de ce genre est \u00e0 non esp\u00e9rer. En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a plus de chefs d\u2019\u00e9tats. Il n\u2019y a plus que des commis voyageurs qui cherchent \u00e0 refourguer leur camelote \u00e0 des clients qui ne s\u2019\u00e9merveillent plus de rien. Au-dessus du n\u0153ud de cravate, les t\u00eates que nous voyons sont interchangeables non du fait de leurs traits (on parvient encore \u00e0 distinguer Poutine de Hollande), mais du fait du vide id\u00e9ologique qui les sous-tend. Jamais le pouvoir n\u2019est aussi pompeux et d\u00e9monstratif que lorsqu\u2019il se trouve r\u00e9duit \u00e0 quia. Ces t\u00eates qui nous gouvernent ne sont que des ballons peints. Le gouvernement mondial est un r\u00e9gime ac\u00e9phale.<\/p>\n<p>La fabrique moderne des monstres, dont Jean Clair, dans un essai r\u00e9cent<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>, a feuillet\u00e9 le catalogue pour ce qui touche aux Beaux-Arts, a remodel\u00e9 le sujet politique. Jean Clair date de la R\u00e9volution et de la p\u00e9riode romantique la mort des Beaux-Arts con\u00e7us comme \u00e9cole de l\u2019harmonie. La reconstruction math\u00e9matique du visage, telle que pens\u00e9e par D\u00fcrer ou Le Brun, fut mise \u00e0 mal par l\u2019industrie de la guillotine. La d\u00e9capitation machinale, nette, sans rat\u00e9s, an\u00e9antit le vis-\u00e0-vis dialogique, fait perdre la face, \u00e9vacue l\u2019\u00e2me avec le sang. Certes, quelques t\u00eates c\u00e9l\u00e8bres, une fois tranch\u00e9es, continu\u00e8rent bri\u00e8vement d\u2019en imposer. On crut voir cligner des yeux celle de Marie-Antoinette\u00a0; celle de Charlotte Corday aurait rosi aux joues. Il en tomba tellement, cependant, qu\u2019on ne vit plus rien, \u00e0 la fin, que des boules sanguinolentes. La guillotine est le sinistre guichet qui s\u00e9pare les Lumi\u00e8res du roman noir romantique, plein de vampires, de momies et de zombies, de morts-vivants qui essaient de se donner une contenance. Bien s\u00fbr, il s\u2019agissait alors d\u2019abolir ces trois instances transcendantales, Dieu, le roi et le p\u00e8re, dont le r\u00e8gne sans partage \u00e9tait devenu insupportable. Mais par quoi les rempla\u00e7a-t-on\u00a0? Par le <em>moi<\/em>. Le <em>moi,<\/em> lui, n\u2019a de comptes \u00e0 rendre \u00e0 personne. Il se moque des codes. Il n\u2019en fait qu\u2019\u00e0 sa t\u00eate. Le d\u00e9bordement de la subjectivit\u00e9 se substitua \u00e0 la contention de la repr\u00e9sentation ordonn\u00e9e. Claude L\u00e9vi-Strauss voit dans cette substitution, bien illustr\u00e9e par l\u2019impressionnisme, l\u2019origine de la d\u00e9structuration du visage dans l\u2019art moderne. Comme si l\u2019artiste ne supportait pas qu\u2019on trouve beau ou remarquable un autre visage que le sien, surexpos\u00e9. N\u2019est-il pas significatif qu\u2019on se souvienne davantage des visages d\u2019un Picasso ou d\u2019un Dali que de ceux, d\u00e9form\u00e9s, de leurs mod\u00e8les\u00a0?<\/p>\n<p>Le rapport avec le politique\u00a0? Une des premi\u00e8res choses que note Primo L\u00e9vi \u00e0 son arriv\u00e9e au camp d\u2019Auschwitz, c\u2019est l\u2019absence de miroirs. L\u2019abandon de l\u2019\u00e9tude du visage \u00e0 l\u2019anthropom\u00e9trie judiciaire et \u00e0 la chirurgie r\u00e9paratrice a conduit l\u2019art \u00e0 servir le r\u00eave totalitaire d\u2019une mesure de l\u2019homme affranchie de tout travail d\u2019apprivoisement et d\u2019acceptation des formes de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9. Cette mesure aveugle de l\u2019homme n\u2019incluait \u00e9videmment l\u2019individu mesurant, lequel pouvait passer la mesure en toute impunit\u00e9. La d\u00e9mesure criminelle d\u2019un Hitler ou d\u2019un Staline n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9e par la suite, sinon \u00e0 plus petite \u00e9chelle (voir Pol-Pot ou Amin Dada, experts \u00e8s-d\u00e9collations), et nos dirigeants ac\u00e9phales en sont <em>a priori<\/em> exempts (comment voudriez-vous qu\u2019un ac\u00e9phale prenne la grosse t\u00eate\u00a0?). En fait, nous observons depuis quelques ann\u00e9es un ph\u00e9nom\u00e8ne inverse de celui d\u00e9crit par Jean Clair. L\u2019effacement du visage de l\u2019autre et l\u2019av\u00e8nement d\u2019un individu despotique non transcendant (du moins au d\u00e9part) \u00e9taient, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e8re \u00ab\u00a0postmoderne\u00a0\u00bb, les produits d\u2019une violence faite aux t\u00eates <em>de l\u2019ext\u00e9rieur<\/em>. Nos ac\u00e9phales, eux, sont les produits d\u2019une violence faite aux t\u00eates <em>de l\u2019int\u00e9rieur,<\/em> d\u2019une auto-d\u00e9capitation en somme. La t\u00e2che des communicants se r\u00e9sume \u00e0 leur donner une t\u00eate convenable, m\u00eame s\u2019il nous appara\u00eet \u00e0 tous qu\u2019elle sonne creux. Maintenant, il faudrait se demander comment il se fait que nous votions pour des ac\u00e9phales. La r\u00e9ponse\u00a0? La main invisible\u2026<\/p>\n<div><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> <em>Surizd\u00f4<\/em> signifie \u00ab\u00a0jouer de la fl\u00fbte\u00a0\u00bb en grec classique, mais aussi \u00ab\u00a0siffler\u00a0\u00bb \u2013 la fin de partie\u00a0?<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Le pire est que les pauvres applaudissent (<a href=\"http:\/\/www.midilibre.fr\/2012\/06\/04\/moins-de-25-eur-pour-un-montpellier-paris-en-tgv,512001.php\">http:\/\/www.midilibre.fr\/2012\/06\/04\/moins-de-25-eur-pour-un-montpellier-paris-en-tgv,512001.php<\/a>). Quelle est l\u2019utilit\u00e9, pour la collectivit\u00e9, de cofinancer une infrastructure aussi on\u00e9reuse si le partage des co\u00fbts n\u2019ouvre pas des droits pour tous \u00e0 un meilleur confort de voyage\u00a0?<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> <em>Hubris. La fabrique du monstre dans l\u2019art moderne,<\/em> Paris, Gallimard, 2012.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg\" alt=\"\" title=\"Jenny - Gustave Pimienta\" width=\"484\" height=\"644\" class=\"alignleft size-full wp-image-38495\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta.jpg 484w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Jenny-Gustave-Pimienta-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 484px) 100vw, 484px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Il n\u2019est pas beaucoup de sculpteurs qui sachent fa\u00e7onner une t\u00eate d\u2019enfant sans lui donner une expression mi\u00e8vre ou \u00e9quivoque qui outrepasse son \u00e2ge. 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