{"id":4119,"date":"2009-08-11T00:05:52","date_gmt":"2009-08-10T22:05:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=4119"},"modified":"2009-08-11T00:05:52","modified_gmt":"2009-08-10T22:05:52","slug":"l%e2%80%99actualite-de-la-crise-une-crise-toujours-sans-fonds-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/08\/11\/l%e2%80%99actualite-de-la-crise-une-crise-toujours-sans-fonds-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L\u2019actualit\u00e9 de la crise : Une crise toujours sans fonds, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. <\/p><\/blockquote>\n<p><strong>UNE CRISE TOUJOURS SANS FONDS <\/strong> <\/p>\n<p>Au fil des jours, les \u00e9clairages successifs que l&rsquo;on recueille de cette crise concourent pour mettre en \u00e9vidence que l\u2019on n\u2019en voit toujours pas le fond. Mais avant d\u2019en \u00e9num\u00e9rer quelques aspects, il peut \u00eatre utile de planter le d\u00e9cor du nouvel acte qui s\u2019annonce et de citer Paul Krugman. Estimant que deux ans seraient encore n\u00e9cessaires afin d\u2019en sortir, il a assorti ses nouveaux propos, qui pourraient appara\u00eetre optimistes, de consid\u00e9rations qui le sont nettement moins. <\/p>\n<p>\u00ab Comment s&rsquo;en sort-on (de la crise) ? La r\u00e9ponse technique est : Dieu seul le sait. Nous manquons terriblement de mod\u00e8les \u00bb, a-t-il en effet reconnu. Poursuivant : \u00ab Dans le pass\u00e9, des pays pouvaient se redresser rapidement gr\u00e2ce \u00e0 leurs exportations, mais \u00e0 moins de trouver une autre plan\u00e8te pour y exporter, nous ne pouvons pas avoir un redressement \u00e9conomique port\u00e9 par les exportations dans ce contexte de crise financi\u00e8re mondiale, ce qui signifie que nous sommes dans une situation grave \u00bb. Ni la consommation, ni les investissements des entreprises et dans l\u2019immobilier ne vont non plus pouvoir tenir ce r\u00f4le, remarque-t-il. Son propos prenant toute sa saveur lorsqu\u2019il explique : \u00ab Nous ne savons pas quelles mesures pourraient fonctionner, nous devons donc toutes les essayer \u00bb. Puis, lorsqu\u2019il conclut : \u00ab D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, la mani\u00e8re dont nous avons agi pour \u00e9viter une compl\u00e8te r\u00e9p\u00e9tition de la Grande d\u00e9pression a eu un inconv\u00e9nient : nous avons probablement sauv\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie trop t\u00f4t, avant qu&rsquo;une volont\u00e9 politique en faveur d&rsquo;une r\u00e9forme fondamentale ait \u00e9t\u00e9 suffisamment forte pour susciter des changements. En d&rsquo;autres termes, je crains bien que tout recommence dans un avenir pas tr\u00e8s lointain \u00bb. <\/p>\n<p>Faisons un rapide tour d\u2019horizon. Il a derni\u00e8rement \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 que si les m\u00e9ga-banques pouvaient se pr\u00e9valoir de r\u00e9sultats financiers impressionnants, la situation du secteur bancaire am\u00e9ricain \u00e9tait des plus disparate, les banques r\u00e9gionales tombant comme des mouches (72 \u00e0 ce jour depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e). Standard and Poor\u2019s, dans son dernier rapport sectoriel, vient de bousculer cette analyse, annon\u00e7ant \u00ab des pressions persistantes dans le cycle du cr\u00e9dit \u00bb pour les grandes banques am\u00e9ricaines, pr\u00e9cisant que \u00ab les pertes associ\u00e9s aux non remboursements pourraient continuer de grimper au cours des prochains trimestres \u00bb, chiffrant m\u00eame en dizaines de milliards de dollars le montant des provisions \u00e0 venir. De nombreux analystes continuent en effet de craindre l\u2019explosion des taux de d\u00e9faut dans deux secteurs tr\u00e8s importants du cr\u00e9dit, celui des cartes ainsi que celui de l\u2019immobilier commercial. Les r\u00e9sultats de la banque d\u2019investissement vont-ils pouvoir, \u00e0 ce compte-l\u00e0, continuer \u00e0 contrebalancer si facilement les d\u00e9ficits de la banque de cr\u00e9dit ? Laissons provisoirement le mot de la fin \u00e0 ce sujet \u00e0 Cesare de Novellis, analyste chez Meeschaert New York, qui remarquait derni\u00e8rement : \u00ab l&rsquo;Administration Obama est partie avec l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9former le syst\u00e8me financier, mais pour l&rsquo;instant elle a seulement r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9ponger les pertes des grandes banques \u00bb&#8230;<\/p>\n<p><!--more-->De New York \u00e0 Tokyo et de Londres \u00e0 Francfort et \u00e0 Paris, les march\u00e9s boursiers ont retrouv\u00e9 leurs niveaux de l\u2019automne dernier, apr\u00e8s la faillite en septembre de Lehman Brothers. Mais les professionnels ne chantent pas victoire pour autant. Christian Parisot, courtier chez Aurel, exprime la prudence dont font preuve nombre de ses coll\u00e8gues, en remarquant que \u00ab la reprise, c&rsquo;est un vrai enclenchement de croissance qu&rsquo;on n&rsquo;a pas dans les statistiques. On va un peu vite, parce qu&rsquo;il y a des signes encourageants, mais il reste la question de la consommation \u00bb. D\u2019autres courtiers consid\u00e8rent que ce que l\u2019on va conna\u00eetre l\u2019ann\u00e9e prochaine reste une totale inconnue, soit prolongement de la dynamique actuelle, soit brutal arr\u00eat de celle-ci, en raison du rench\u00e9rissement pr\u00e9visible des cours des mati\u00e8res premi\u00e8res, de la baisse du dollar, de l\u2019accroissement des d\u00e9ficits publics et, surtout, de la pr\u00e9occupante bulle du march\u00e9 boursier chinois qui continue d&rsquo;enfler. M\u00eame la finance n\u2019est pas assur\u00e9e de son sort. Tout au plus, le sc\u00e9nario de l\u2019effondrement du syst\u00e8me est d\u00e9sormais \u00e9cart\u00e9 dans les milieux boursiers. <\/p>\n<p>Si l\u2019on en vient \u00e0 la situation \u00e9conomique, la situation est dans certains secteurs cl\u00e9 souvent tr\u00e8s difficile, lorsque l\u2019on ne s\u2019en tient plus \u00e0 des indices g\u00e9n\u00e9raux qui le masquent, ou bien \u00e0 des anticipations qui refl\u00e8tent plus des souhaits que des r\u00e9alit\u00e9s. En voici deux exemples pr\u00e9cis. Dans l\u2019un des pays europ\u00e9ens les plus touch\u00e9s par la crise, l\u2019Espagne, qu\u2019en est-il de son fleuron, l\u2019immobilier ? 997.000 logements vides, aux deux tiers achev\u00e9s, \u00e9taient invendus fin 2008. Selon une \u00e9tude de BBVA, le stock est d\u00e9sormais de 1,2 million d&rsquo;unit\u00e9s (pour 46 millions d&rsquo;habitants). Les promoteurs vendent, quand ils le peuvent, \u00e0 prix co\u00fbtant pour arr\u00eater de payer les int\u00e9r\u00eats aux banques. Il est pr\u00e9vu que les prix de l\u2019immobilier baissent en moyenne de 30%, rendant comme aux Etats-Unis encore plus difficile la ren\u00e9gociation des emprunts bancaires par les particuliers, alors que le ch\u00f4mage a atteint des sommets. Second exemple : aux Etats-Unis, la \u00ab prime \u00e0 la casse \u00bb favorisant l\u2019achat d\u2019une nouvelle voiture a connu un tel succ\u00e8s que le S\u00e9nat a du, dans l\u2019urgence, voter deux milliards de dollars de cr\u00e9dit suppl\u00e9mentaires afin de poursuivre ce programme. L\u2019industrie automobile en profite, l\u2019indice de la consommation va en b\u00e9n\u00e9ficier au troisi\u00e8me trimestre. Mais les analystes expriment leur scepticisme sur les effets de cette mesure, en faveur de l&rsquo;industrie automobile, car elle ne fait qu&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer le rythme des ventes qui auraient eu lieu de toute fa\u00e7on et sera sans lendemain. <\/p>\n<p>Lorsque l\u2019on consid\u00e8re non plus des secteurs mais des pays particuli\u00e8rement atteints, le m\u00eame constat pr\u00e9occupant peut \u00eatre op\u00e9r\u00e9. Neuf grandes banques europ\u00e9ennes ayant des filiales en Roumanie (des banques nationales pr\u00e9c\u00e9demment rachet\u00e9es), qui repr\u00e9sentent 70% du march\u00e9 bancaire du pays, viennent ainsi de prendre l\u2019engagement de ne pas s\u2019en d\u00e9sengager et de reconstituer leurs fonds propres, afin qu\u2019ils atteignent 10% du montant des pr\u00eats qu\u2019elles ont consenti. Cet engagement des banques a \u00e9t\u00e9 la condition mise par le FMI, l\u2019Union europ\u00e9enne, la Banque Mondiale et la BERD au d\u00e9blocage de la seconde tranche d\u2019un pr\u00eat conjoint de 20 milliards d&rsquo;euros. On observe les montages financiers complexes qui doivent \u00eatre mis sur pied pour \u00e9viter la faillite des Etats les plus faibles de l\u2019Europe de l\u2019Est, ainsi que les cons\u00e9quences en cha\u00eene que celle-ci aurait. Autre exemple mais \u00e0 l&rsquo;Ouest, celui de l\u2019Irlande, dont il a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 que la bulle immobili\u00e8re repr\u00e9sente un tiers du PIB du pays. Le gouvernement irlandais vient de d\u00e9cider la cr\u00e9ation d\u2019une bad bank, intitul\u00e9e NAMA (National Asset Management Agency). Les fonds publics vont \u00eatre mis \u00e0 contribution pour acheter aux banques leurs actifs toxiques, et l\u2019on attend avec un grand int\u00e9r\u00eat la valeur \u00e0 laquelle ils vont \u00eatre acquis, la d\u00e9cote qui va \u00eatre d\u00e9cid\u00e9e, puisque c\u2019est sur cette question que tous les dispositifs de ce genre butent, \u00e0 commenter par celui du PPIP (partenariat public-priv\u00e9) du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain, d\u00e9sormais enterr\u00e9. Selon Brian Lenihan, le ministre des finances irlandais, qui pour l\u2019instant tourne autour du pot, la NAMA ne prendra pas comme r\u00e9f\u00e9rence \u00ab les prix immobiliers et les attentes de leur \u00e9volution sur lesquels \u00e9taient fond\u00e9es les d\u00e9cisions d&rsquo;octroyer les pr\u00eats \u00bb. Elle fixera \u00ab un prix raisonnable en tenant compte d&rsquo;une perspective \u00e0 plus long terme du march\u00e9 immobilier \u00bb. Selon le Irish Times, qui commente ces propos, la d\u00e9cision finale sera \u00ab un acte d&rsquo;\u00e9quilibriste, afin de valoriser les pr\u00eats de mani\u00e8re r\u00e9aliste, sans acculer pour autant les banques \u00e0 des pertes telles qu&rsquo;elles n&rsquo;auraient d&rsquo;autre choix que d&rsquo;\u00eatre nationalis\u00e9es, une issue que le gouvernement est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 \u00e9viter \u00bb. A suivre. <\/p>\n<p>Pour poursuivre avec une histoire \u00e9difiante relative \u00e0 la situation bancaire, au Royaume-Uni, on suit en attendant avec int\u00e9r\u00eat comment LBG (Lloyds Banking Group), nationalis\u00e9e \u00e0 hauteur de 43%, est \u00e0 la man\u0153uvre et cherche \u00e0 tirer son \u00e9pingle du jeu sans r\u00e9gler ses gigantesques probl\u00e8mes. La banque a l\u2019intention de lever sur le march\u00e9 quelques 15 milliards de livres, afin de r\u00e9duire sa participation au plan gouvernemental de protection contre les actifs toxiques. Il \u00e9tait en effet pr\u00e9vu que l\u2019Etat allait monter sa couverture contre les pertes potentielles de la banque \u00e0 hauteur de 90% de 260 milliards de livres de ces actifs, en \u00e9change d\u2019une progression au capital, pour atteindre 60% de celui-ci (le m\u00e9canisme pr\u00e9voyant qu&rsquo;une franchise de 25 milliards de livres restait support\u00e9e par la banque). LBG cherche d\u00e9sormais \u00e0 ce que la participation de l&rsquo;Etat reste en dessous de la barre des 50%, en r\u00e9duisant de moiti\u00e9 le montant des actifs devant \u00eatre couverts par l\u2019Etat gr\u00e2ce \u00e0 une augmentation de ses fonds propres r\u00e9sultant d\u2019une lev\u00e9e de capitaux priv\u00e9s. Le beurre et l&rsquo;argent du beurre ! <\/p>\n<p>Dans ce contexte pour le moins contrast\u00e9 et incertain, quel va \u00eatre le moteur de la relance dont le retour nous est annonc\u00e9 ? Il n\u2019y a en r\u00e9alit\u00e9 pas de r\u00e9ponse \u00e0 cette question, les regards continuant de se tourner faute de mieux, et \u00e0 tort, vers la Chine. Car c\u2019est elle qui, seule ou presque, sort du rouge la croissance mondiale globale, affichant selon des statistiques \u00e0 la fiabilit\u00e9 non d\u00e9montr\u00e9e des ventes de d\u00e9tail en hausse, des records de pr\u00eats bancaires qui sont par contre eux \u00e9tablis, ainsi qu\u2019un march\u00e9 boursier en plein spectaculaire emballement. De nombreuses voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent de plus en plus pour mettre en garde ceux qui esp\u00e8rent dans un nouveau miracle. Nouriel Roubini a r\u00e9sum\u00e9 en une phrase lapidaire sa longue r\u00e9cente analyse: \u00ab La Chine ne peut pas \u00eatre la locomotive de la croissance mondiale \u00bb. Car, quand bien m\u00eame le gouvernement chinois parviendrait-il \u00e0 accro\u00eetre tr\u00e8s rapidement la consommation int\u00e9rieure, ce qui reste \u00e0 voir, le grand gagnant en serait la Chine elle-m\u00eame, car les biens de consommation ne repr\u00e9sentent que 12,5% des importations du pays. Ce sont pour l\u2019essentiel les pays d\u2019Am\u00e9rique latine, ainsi que l\u2019Australie, qui en profiteraient, selon les \u00e9conomistes familiers avec la situation \u00e9conomique chinoise, ces pays \u00e9tant exportateurs de ressources brutes vers la Chine. Mais, pire encore, les fonds gouvernementaux du plan de relance, ainsi que les pr\u00eats accord\u00e9s par les banques, servent en fait surtout \u00e0 stimuler le march\u00e9 boursier et \u00e0 nourrir le march\u00e9 immobilier, plut\u00f4t que de soutenir l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle. D\u2019inqui\u00e9tantes bulles sont en train de se cr\u00e9er, montrant que les \u00e9l\u00e8ves capitalistes chinois ont appris la le\u00e7on de leurs ma\u00eetres am\u00e9ricains, et que, peut-\u00eatre, ils sont m\u00eame en train de les d\u00e9passer. De nombreux \u00e9l\u00e9ments existent en effet, qui montrent que non seulement la croissance chinoise n\u2019est pas le rem\u00e8de attendu, mais qu\u2019elle porte en elle les germes d\u2019une crise financi\u00e8re et \u00e9conomique de plus. <\/p>\n<p>A qui ou \u00e0 quoi se vouer, dans ces conditions ? Leszek Balcerowicz, le gourou polonais de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9, persiste et signe. Il pr\u00e9conise un \u00ab conservatisme budg\u00e9taire \u00bb, venant de d\u00e9clarer \u00e0 l\u2019AFP que seules des coupes drastiques dans les d\u00e9penses publiques permettront de sortir de la crise. \u00ab Si vous choisissez la strat\u00e9gie politiquement plus difficile consistant \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer les r\u00e9formes de l&rsquo;Etat providence, alors vous avez une chance d&rsquo;\u00e9viter un ralentissement \u00bb. Poursuivant sur sa lanc\u00e9e, \u00ab Il y a une id\u00e9e largement r\u00e9pandue selon laquelle la raison de la crise actuelle provient du libre march\u00e9, je pense que cela est dans l&rsquo;ensemble faux \u00bb. Comme il est r\u00e9confortant d\u2019entendre ceux qui conservent dans cette crise leurs certitudes, envers et contre tout ! <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. <\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>UNE CRISE TOUJOURS SANS FONDS <\/strong> <\/p>\n<p>Au fil des jours, les \u00e9clairages successifs que l&rsquo;on recueille de cette crise concourent pour mettre en \u00e9vidence que l\u2019on n\u2019en voit toujours pas le fond. 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