{"id":42288,"date":"2012-10-12T18:53:20","date_gmt":"2012-10-12T16:53:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=42288"},"modified":"2013-01-02T00:28:08","modified_gmt":"2013-01-01T23:28:08","slug":"lactualite-de-la-crise-tu-causes-tu-causes-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/10\/12\/lactualite-de-la-crise-tu-causes-tu-causes-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise<\/i> : <b>TU CAUSES&#8230; TU CAUSES&#8230;<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019Europe a eu le privil\u00e8ge de s\u2019engager en premier sur la voie du d\u00e9sendettement, le FMI conseillant dor\u00e9navant d\u2019en ralentir le rythme afin de limiter ses effets et suscitant de vives r\u00e9actions europ\u00e9ennes. Le Japon, dont l\u2019endettement est sup\u00e9rieur \u00e0 200% de son PIB, cherche aussi les moyens d\u2019en arr\u00eater la croissance et de la r\u00e9duire. Un m\u00e9canisme diff\u00e9rent qu\u2019en Europe y est \u00e0 l\u2019\u0153uvre : la part du financement de la dette japonaise sur le march\u00e9 international, encore inf\u00e9rieure \u00e0 10% du montant total de celle-ci, ne cesse de cro\u00eetre, car son financement interne par la Banque du Japon (BoJ) via les banques atteint ses limites. Il va en d\u00e9couler la mont\u00e9e des taux obligataires japonais &#8211; tr\u00e8s bas \u00e9tant donn\u00e9 leur mode de financement &#8211; sur un march\u00e9 international qui va \u00eatre de plus en plus sollicit\u00e9. <\/p>\n<p>Le FMI n\u2019arr\u00eate pas de sonner l\u2019alarme et vient de le faire aussi \u00e0 propos du Japon. Selon lui, les banques japonaises pourraient dans les 5 ans \u00e0 venir poss\u00e9der un tiers de la dette publique du pays si aucune consolidation fiscale n\u2019intervient, ce qui les fragiliserait dangereusement si les taux de la dette japonaise venaient \u00e0 monter (car cela diminuerait la valeur des titres qu\u2019elles poss\u00e8dent). Elles en poss\u00e8dent actuellement le quart, un pourcentage largement sup\u00e9rieur \u00e0 celui qui pr\u00e9vaut dans le monde occidental, selon le FMI. <\/p>\n<p><!--more-->Ce dernier en tire la conclusion que la hausse du taux de la TVA qui vient d\u2019\u00eatre d\u00e9cid\u00e9e par le gouvernement ne sera pas suffisante pour enrayer ce processus et que d\u2019autres r\u00e9formes seront n\u00e9cessaires. Par exemple, atteignant le co\u00fbt de la sant\u00e9 publique, alors que la population japonaise est vieillissante et que sa consommation m\u00e9dicale augmente\u2026 <\/p>\n<p>Ce sc\u00e9nario n&rsquo;est pas sans rappeler quelque chose ! Le tour des \u00c9tats-Unis se rapproche \u00e9galement. La crise de la dette va s\u2019affirmer pour ce qu\u2019elle est, mondiale, et rel\u00e9guer au magasin de farces et attrapes les visions eurocentristes qui pr\u00e9tendent la r\u00e9duire au r\u00e9sultat d&rsquo;une construction incompl\u00e8te de l\u2019Europe et qui pr\u00e9tendent trouver sa solution en la reprenant. <\/p>\n<p>Les quatre principaux instituts \u00e9conomiques allemands ont mis les pieds dans le plat. Allant dans le sens du FMI, qui vient de r\u00e9affirmer qu\u2019il fallait accorder deux ann\u00e9es de d\u00e9lai suppl\u00e9mentaires \u00e0 la Gr\u00e8ce pour revenir dans les clous. Ils viennent d\u2019affirmer que \u00ab\u00a0la Gr\u00e8ce ne pourra pas rembourser sa dette\u00a0\u00bb, ce qui implique qu\u2019elle doit soit restructurer sa dette, soit se d\u00e9clarer insolvable. Cette derni\u00e8re hypoth\u00e8se serait, selon eux, \u00ab\u00a0un moyen appropri\u00e9 pour faire partager aux cr\u00e9anciers les co\u00fbts de la crise\u00a0\u00bb. Ils avaient auparavant demand\u00e9 la mise en place d&rsquo;un cadre permettant d\u2019organiser la faillite d\u2019un \u00c9tat. <\/p>\n<p>On tourne autour du pot. Les \u00ab\u00a0sages\u00a0\u00bb allemands, ce groupe d&rsquo;\u00e9conomistes qui conseillent le gouvernement allemand, avaient d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9, il y a maintenant presque un an, la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00ab\u00a0fonds de r\u00e9demption\u00a0\u00bb de la dette. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tait de mutualiser les dettes d\u00e9passant 60% du PIB et d&rsquo;alimenter ce fonds par des recettes fiscales provenant de chaque pays, au pro-rata du montant de leur dette qui y seraient vers\u00e9es. Celles-ci venant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, le fonds emprunterait sur les march\u00e9s avec la garantie de tous pour les rembourser. Un m\u00e9canisme qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 repris, auquel Herman Van Rompuy fait n\u00e9anmoins r\u00e9f\u00e9rence dans son rapport sur le budget de la seule zone euro pr\u00e9par\u00e9 pour le prochain sommet des 18 et 19 octobre, qu&rsquo;il vient de rendre public. Il \u00e9voque la capacit\u00e9 \u00e0 emprunter dans le cadre de ce budget ainsi que la cr\u00e9ation d&rsquo;un fonds d&rsquo;amortissement de la dette des \u00c9tats-membres, deux propositions irrecevables dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses par le gouvernement allemand. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du FMI, on n&rsquo;en est pas l\u00e0 ! Christine Lagarde vient de d\u00e9clarer devant l&rsquo;assembl\u00e9e pl\u00e9ni\u00e8re du FMI de Tokyo que la dette publique accumul\u00e9e approche les niveaux atteints en temps de guerre. Elle est en moyenne de 110% du PIB dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. Elle ne pourra selon elle \u00eatre r\u00e9sorb\u00e9e qu&rsquo;en empruntant \u00ab\u00a0un chemin \u00e9troit, probablement un long chemin, pour lequel il n&rsquo;exerce pas de raccourci\u00a0\u00bb. Le d\u00e9bat ne porte donc que sur les rythmes d&rsquo;application de la strat\u00e9gie retenue. Une approche qui proscrit la restructuration globale de la dette et la r\u00e9serve pratiquement aux cas d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. Une politique d\u00e9cid\u00e9e au cas par cas, quand tout a \u00e9t\u00e9 en vain essay\u00e9, qui ne peut aboutir qu&rsquo;\u00e0 multiplier les d\u00e9sastres. C&rsquo;est pour cela que la directrice g\u00e9n\u00e9rale du FMI a appel\u00e9 les pays occidentaux \u00e0 profiter de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9lan\u00a0\u00bb donn\u00e9 par les banques centrales, en reconnaissant que \u00ab\u00a0parvenir \u00e0 une reprise durable est une t\u00e2che de plus en plus complexe\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>\u00c0 Tokyo, faute de mieux, elle a pr\u00e9conis\u00e9 de donner du temps, et pas seulement \u00e0 la Gr\u00e8ce, \u00e0 l&rsquo;Espagne et au Portugal, quand les situations deviennent intenables : \u00ab\u00a0Au lieu d&rsquo;une r\u00e9duction frontale et massive, il est parfois pr\u00e9f\u00e9rable d&rsquo;avoir un peu plus de temps \u00e9tant donn\u00e9 que beaucoup de pays sont actuellement engag\u00e9s dans des politiques de r\u00e9duction des d\u00e9ficits\u00a0\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9, disant tout haut ce que d&rsquo;autres pensent tout bas. Pierre Moscovici a refus\u00e9 de se laisser entra\u00eener sur ce terrain, apr\u00e8s les \u00e9changes tendus intervenus entre Christine Lagarde et Wolfgang Sch\u00e4uble, r\u00e9affirmant que \u00ab\u00a0la France ne demande pas de d\u00e9lai\u00a0\u00bb et proposant d&rsquo;ouvrir&#8230; un d\u00e9bat sur la relance de la croissance : \u00ab\u00a0Rien dans ce que dit Mme Lagarde ne doit nous d\u00e9tourner, nous d\u00e9tourne des engagements que nous avons pris. Nous voulons r\u00e9duire la dette publique, c&rsquo;est une condition majeure pour retrouver de la croissance demain, pour retrouver de la comp\u00e9titivit\u00e9\u00a0\u00bb. Cet alignement \u00e9tait-il absolument n\u00e9cessaire ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L\u2019Europe a eu le privil\u00e8ge de s\u2019engager en premier sur la voie du d\u00e9sendettement, le FMI conseillant dor\u00e9navant d\u2019en ralentir le rythme afin de limiter ses effets et suscitant de vives r\u00e9actions europ\u00e9ennes. 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