{"id":42587,"date":"2012-10-18T10:38:22","date_gmt":"2012-10-18T08:38:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=42587"},"modified":"2013-01-02T00:27:45","modified_gmt":"2013-01-01T23:27:45","slug":"la-democratie-enrayee-colloque-international-academie-royale-des-sciences-des-lettres-et-des-beaux-arts-de-belgique-du-jeudi-30-mai-au-samedi-1er-juin-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/10\/18\/la-democratie-enrayee-colloque-international-academie-royale-des-sciences-des-lettres-et-des-beaux-arts-de-belgique-du-jeudi-30-mai-au-samedi-1er-juin-2013\/","title":{"rendered":"<b>LA D\u00c9MOCRATIE ENRAY\u00c9E ?, Colloque international, Acad\u00e9mie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, du jeudi 30 mai au samedi 1<sup>er<\/sup> juin 2013<\/b>"},"content":{"rendered":"<p>Je serai l&rsquo;un des intervenants au colloque.<\/p>\n<p>Voici la remarque que j&rsquo;ai faite \u00e0 un commentateur grincheux :<\/p>\n<blockquote><p>Pour autant qu&rsquo;il existe des acad\u00e9mies royales, je consid\u00e8re comme une excellente nouvelle qu&rsquo;elles ne s&rsquo;int\u00e9ressent pas seulement aux collections de l\u00e9pidopt\u00e8res mais d\u00e9sirent soulever des questions aussi essentielles, qu&rsquo;elles aient la capacit\u00e9 de formuler la question sur laquelle portera le d\u00e9bat avec la limpidit\u00e9 implacable qui caract\u00e9rise cet appel, et qu&rsquo;elles m&rsquo;invitent \u00e0 participer \u00e0 celui-ci. Comme on dit en anglais : \u00ab\u00a0I&rsquo;m all for !\u00a0\u00bb, je suis partant \u00e0 100%.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>La d\u00e9mocratie enray\u00e9e\u00a0?<\/h3>\n<p><strong>Objectifs<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La d\u00e9mocratie est le pire des r\u00e9gimes, \u00e0 l\u2019exception de tous les autres\u00a0\u00bb, disait Churchill. De tous points de vue, l\u2019\u00e9volution du monde et des m\u0153urs d\u00e9mocratiques incite \u00e0 penser que nous nous situons \u00e0 un carrefour. Dans certaines r\u00e9gions du monde, comme en Europe de l\u2019Ouest, la d\u00e9mocratie est le r\u00e9gime pr\u00e9pond\u00e9rant et sans concurrent depuis d\u00e9j\u00e0 longtemps. Cette long\u00e9vit\u00e9, cette apparente victoire de la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale a pu faire croire que nous nous retrouvions \u00e0 la fin de l\u2019histoire. Mais l\u2019histoire ne s\u2019arr\u00eate pas, et tel un balancier, elle propose de nouveaux d\u00e9fis\u00a0: la d\u00e9mocratie est-elle suffisamment arm\u00e9e face aux d\u00e9fis politiques, sociaux et \u00e9conomiques de notre \u00e9poque\u00a0? Le mod\u00e8le de repr\u00e9sentativit\u00e9 qu\u2019elle incarne est-il \u00e0 la mesure des enjeux\u00a0? De nombreux citoyens s\u2019interrogent\u00a0: non seulement la d\u00e9mocratie para\u00eet visiblement d\u00e9pass\u00e9e par un certain nombre d\u2019acteurs ayant \u00e9merg\u00e9 depuis 50 ans (construction europ\u00e9enne, groupes \u00e9conomiques et financiers internationaux, organismes internationaux), mais de plus la capacit\u00e9 des \u00c9tats \u00e0 r\u00e9pondre aux aspirations des citoyens est remise en question. Plusieurs mouvements, organis\u00e9s ou non, revendiquent clairement un d\u00e9passement des modes de gouvernance actuels, en posant que le peuple n\u2019est plus repr\u00e9sent\u00e9 par ses \u00e9lites, et que d\u2019autres formes d\u2019argumentation et de prises de d\u00e9cision doivent \u00eatre possibles.<\/p>\n<p><!--more-->En transformant l\u2019\u00c9tat en Administration, en \u00f4tant \u00e0 la collectivit\u00e9 tout principe transcendantal qui la lie en amont, bref en ramenant toute autorit\u00e9 au temps pr\u00e9sent, la modernit\u00e9 n\u2019a-t-elle pas coup\u00e9 la branche sur laquelle elle est assise ? Cela rejoint une r\u00e9flexion courante en philosophie politique contemporaine, tentant de cerner un \u00ab malaise de la civilisation \u00bb (C. Taylor) ou une \u00ab fin de l\u2019histoire \u00bb (F. Fukuyama) derri\u00e8re l\u2019apparent \u00e9puisement du mod\u00e8le moderne. Le pass\u00e9 devient rationnel et explicable, et l\u2019avenir perd son pouvoir de mobilisation. En se r\u00e9appropriant son destin, en d\u00e9truisant les idoles, l\u2019homme se retrouverait face \u00e0 la contingence sans aucune m\u00e9diation qui le lie de mani\u00e8re m\u00e9taphysique \u00e0 ses semblables. Mondialisation, construction de l\u2019Europe, revendications de mouvements alternatifs\u00a0: la d\u00e9mocratie para\u00eet en crise. La modernit\u00e9 semble s\u2019essouffler et de nombreuses questions s\u2019imposent\u00a0: l\u2019espace public comme outil de contr\u00f4le du pouvoir peut-il suffire \u00e0 faire fonctionner la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale\u00a0? Quelles sont les formes d\u2019appartenance et de repr\u00e9sentation que vont choisir, dans une soci\u00e9t\u00e9 libre, les individus qui ne se retrouvent plus dans l\u2019\u00c9tat comme entit\u00e9 identitaire\u00a0? Quel sens pourra prendre la construction europ\u00e9enne dans ce contexte\u00a0? Quelles sont les aspirations r\u00e9elles de l\u2019homme moderne, et comment se positionnera-t-il, demain, face \u00e0 un \u00c9tat dont le r\u00f4le de protection appara\u00eet insuffisant \u00e0 rassasier ses besoins\u00a0?<\/p>\n<h3>Sous-th\u00e8mes ou ateliers<\/h3>\n<p><strong>L\u2019\u00c9tat et la soci\u00e9t\u00e9, fr\u00e8res ennemis\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Depuis quand l\u2019\u00c9tat et la soci\u00e9t\u00e9 sont-ils devenus antagonistes\u00a0? La rupture historique pourrait peut-\u00eatre \u00eatre act\u00e9e avec la R\u00e9volution fran\u00e7aise, et la rupture philosophique avec le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau. Le monde moderne qui appara\u00eet a fait basculer la source de la l\u00e9gitimit\u00e9 du pouvoir, et propuls\u00e9 le peuple comme acteur principal de l\u2019autorit\u00e9 l\u00e9gitime. La rupture avec les racines th\u00e9ologiques et naturelles du pouvoir, constitutive de la souverainet\u00e9 moderne, a induit un besoin de l\u00e9gitimit\u00e9 par le peuple ; il est d\u00e9sormais impossible \u00e0 un pouvoir moderne de se passer d\u2019une onction populaire d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Sommes-nous pour autant d\u00e9barrass\u00e9s de l\u2019h\u00e9t\u00e9ronomie ? De fait, on peut tenir pour un sympt\u00f4me r\u00e9v\u00e9lateur que les grandes r\u00e9volutions qui ont marqu\u00e9 la liquidation d\u00e9finitive des Anciens R\u00e9gimes ont \u00e9prouv\u00e9 beaucoup de difficult\u00e9s \u00e0 g\u00e9rer le probl\u00e8me religieux, jusque dans la justification m\u00e9taphysique des nouveaux pouvoirs. Les \u00c9tats-Nations et les id\u00e9ologies collectivistes des XIX<sup>e<\/sup> et XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles ont clairement fait office de substitutions dans ce cadre. Comme la gouvernance du peuple par le peuple, incarn\u00e9e par la d\u00e9mocratie directe, para\u00eet impossible, l\u2019homme moderne vit donc, comme un pis-aller, voire comme un deuil, la rupture entre \u00c9tat et soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9mographie et mondialisation<\/strong><\/p>\n<p>La crise financi\u00e8re qui secoue la plan\u00e8te depuis 2008 constitue le paroxysme d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 qui se dessinait depuis des d\u00e9cennies\u00a0: les \u00c9tats semblent avoir perdu la main sur un contexte mondialis\u00e9, aliment\u00e9 d\u2019\u00e9changes sans fronti\u00e8res et imm\u00e9diats, aux enjeux globaux, interconnect\u00e9s et paradoxalement de moins en moins lisibles. La politique est rapport de force\u00a0; pourtant la diversit\u00e9 des conceptions de la vie, combin\u00e9e aux flux exceptionnel des id\u00e9es, des marchandises, des capitaux et des \u00eatres humains dessinent un monde o\u00f9 la question de la gouvernance est pos\u00e9e avec une acuit\u00e9 particuli\u00e8re\u00a0: comment penser le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat, du politique dans ce monde aux entr\u00e9es multiples\u00a0? Le politique est-il tout simplement et irr\u00e9m\u00e9diablement d\u00e9pass\u00e9, ou doit-il retrouver une l\u00e9gitimit\u00e9 nouvelle et des leviers d\u2019action face aux structures supra-\u00e9tatiques et aux flux financiers\u00a0? \u00c9conomie, g\u00e9opolitique mais aussi \u00e9cologie, en tant qu\u2019enjeux du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, pourraient bien exiger des r\u00e9ponses \u00e0 un tel niveau.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Union europ\u00e9enne \u00e0 la crois\u00e9e des chemins<\/strong><\/p>\n<p>La construction europ\u00e9enne vit quant \u00e0 elle une crise de croissance sans pr\u00e9c\u00e9dent. Alliance d\u2019\u00c9tats-nation in\u00e9dite dans l\u2019histoire par la nature de son projet, par la force de sa puissance d\u2019int\u00e9gration et par ses r\u00e9alisations, l\u2019aventure europ\u00e9enne d\u00e9but\u00e9e apr\u00e8s-guerre entre anciens ennemis pour assurer la paix via le libre-\u00e9change du charbon et de l\u2019acier est devenue au 21\u00e8me si\u00e8cle une machinerie gigantesque, au poids administratif cons\u00e9quent, aux institutions pl\u00e9thoriques, r\u00e9sultat de compromis laborieux entre approches communautaires et intergouvernementales. Le poids \u00e9conomique des vingt-sept est sans comparaison avec leur poids politique.<\/p>\n<p>Le d\u00e9senchantement nous ram\u00e8ne \u00e0 un constat empirique\u00a0: les \u00c9tats membres construisent l\u2019Europe depuis 60 ans parce qu\u2019ils souhaitaient sortir de la menace qu\u2019ils se faisaient peser les uns sur les autres &#8211; tel est le ressort qui semble us\u00e9 aujourd\u2019hui. Si nous sommes \u00e0 la crois\u00e9e des chemins, c\u2019est parce que l\u2019Europe est somm\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements de prouver qu\u2019elle peut servir \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 \u00e9viter ce que son absence aurait permis. Cela lui impose de faire des choix d\u00e9cisifs entre un saut suppl\u00e9mentaire d\u2019int\u00e9gration entre \u00c9tats-membres, notamment sur leurs normes fiscales, sociales et budg\u00e9taires d\u2019une part et un d\u00e9but de d\u00e9sint\u00e9gration par repli sur les int\u00e9r\u00eats nationaux d\u2019autre part. La monnaie unique, dont on avait tant investi sur la force d\u2019int\u00e9gration, constitue le symbole des limites de la m\u00e9thode des \u00ab\u00a0petits pas\u00a0\u00bb &#8211; \u00ab\u00a0harmonisons d\u2019abord ce qui est ais\u00e9 \u00e0 harmoniser, cela rendra la suite plus facile\u00a0\u00bb \u2013 et exigera, pour son propre maintien, d\u2019octroyer \u00e0 l\u2019Europe de nouveaux objectifs et les moyens de les accomplir. Comment penser ceux-ci\u00a0? Comment penser le r\u00f4le des citoyens\u00a0? L\u2019Union europ\u00e9enne a-t-elle les moyens de sortir renforc\u00e9e de cette crise\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Les nouvelles formes de repr\u00e9sentation<\/strong><\/p>\n<p>Les citoyens expriment \u00e0 leur niveau cette crise de la d\u00e9mocratie. Au-del\u00e0 des piliers traditionnels que repr\u00e9sentent les forces syndicales, patronales, politiques et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, les individus se rassemblent selon leurs affinit\u00e9s ou objectifs. Sans doute sommes-nous l\u00e0 en face \u00e0 la fois d\u2019une privatisation et d\u2019une mondialisation des enjeux : les individus se sentent mobilisables sur des enjeux qui d\u00e9passent l\u2019int\u00e9r\u00eat de leur pays, mais pas au point de remettre en cause leur bonheur priv\u00e9 ; par ailleurs, ils acceptent de faire partie d\u2019une pluralit\u00e9 d\u2019appartenances (sociales, politiques, id\u00e9ologiques, cat\u00e9gorielles) dont plus aucune ne les d\u00e9finit par elle seule de mani\u00e8re exhaustive. L\u2019\u00e9clatement identitaire agit comme pression, par voie de vases communicants, vers de nouvelles formes d\u2019identit\u00e9 per\u00e7ues comme davantage homog\u00e8nes, en ce compris certaines acceptions de convictions politiques ou confessionnelles. La soci\u00e9t\u00e9 est-elle d\u00e8s lors condamn\u00e9e \u00e0 trouver d\u2019autres modes d\u2019expression et de repr\u00e9sentation, et si oui sur quelles bases ? L\u2019influence des associations, groupements, partis politiques, sectes religieuses peut-elle se substituer \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 qui aurait renonc\u00e9 \u00e0 constituer un tout ? Ou est-elle une \u00e9tape vers une nouvelle man\u0153uvre de contraction, appel\u00e9e \u00e0 se mat\u00e9rialiser au gr\u00e9 des cons\u00e9quences des crises politiques, morales, et financi\u00e8res qui se d\u00e9cha\u00eenent et se profilent ?<\/p>\n<p><strong>Que veut l\u2019homme moderne\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Cela renvoie n\u00e9cessairement \u00e0 la question des d\u00e9sirs et aspirations de l\u2019individu ; dans la soci\u00e9t\u00e9 moderne, contrairement au monde antique, l\u2019homme est individualiste \u2013 et individualis\u00e9 \u2013 et centr\u00e9 sur lui-m\u00eame. Dans un discours c\u00e9l\u00e8bre, <em>De la libert\u00e9 des Anciens compar\u00e9e \u00e0 celle des Modernes<\/em>, Benjamin Constant tente de caract\u00e9riser les traits de nos libert\u00e9s individuelles par contraste avec ce qu\u2019il nomme la libert\u00e9 des Anciens. L\u2019\u00e9rection progressive de l\u2019individualisme juridique aboutira aux th\u00e9ories <em>jusnaturalises<\/em> du contrat social. Cette citoyennet\u00e9, ou \u00ab libert\u00e9 \u00bb moderne est passive, ne se manifestant plus que par l\u2019octroi presque insensible de droits, et par quelques manifestations ponctuelles actives strictement encadr\u00e9es par la loi, telles que le vote, le service militaire, la d\u00e9claration d\u2019imp\u00f4ts. L\u2019individu n\u2019exerce plus aucune souverainet\u00e9 directe, n\u2019a plus ce sentiment des anciens de participation dynamique \u00e0 la Cit\u00e9. La sph\u00e8re d\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019homme a gliss\u00e9 imperceptiblement mais irr\u00e9m\u00e9diablement du public au priv\u00e9, et il n\u2019est pas rare qu\u2019il ne consid\u00e8re l\u2019\u00c9tat que sous son aspect d\u2019\u00c9tat-providence, en estimant les seuls b\u00e9n\u00e9fices qu\u2019il peut en tirer. Il conviendra donc d\u2019interroger l\u2019homme moderne, ses facult\u00e9s d\u2019appartenir encore \u00e0 un tout, ou au contraire son repli sur sa sph\u00e8re priv\u00e9e. Quels sont ses angoisses, d\u00e9sirs, demandes de r\u00e9alisation ? Comment se pense et se positionne l\u2019homme moderne dans ce contexte d\u00e9r\u00e9gul\u00e9, et dans quelle mesure la soci\u00e9t\u00e9 et\/ou l\u2019\u00c9tat peuvent-il le satisfaire ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je serai l&rsquo;un des intervenants au colloque.<\/p>\n<p>Voici la remarque que j&rsquo;ai faite \u00e0 un commentateur grincheux :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Pour autant qu&rsquo;il existe des acad\u00e9mies royales, je consid\u00e8re comme une excellente nouvelle qu&rsquo;elles ne s&rsquo;int\u00e9ressent pas seulement aux collections de l\u00e9pidopt\u00e8res mais d\u00e9sirent soulever des questions aussi essentielles, qu&rsquo;elles aient la capacit\u00e9 de formuler la question [&hellip;]<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[17,6,4],"tags":[],"class_list":["post-42587","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique","category-questions-essentielles","category-sociologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42587"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":45833,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42587\/revisions\/45833"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}