{"id":43086,"date":"2012-11-02T12:18:27","date_gmt":"2012-11-02T11:18:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=43086"},"modified":"2013-01-02T00:27:06","modified_gmt":"2013-01-01T23:27:06","slug":"de-lausterite-en-milieu-encore-tempere-par-michel-leis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/11\/02\/de-lausterite-en-milieu-encore-tempere-par-michel-leis\/","title":{"rendered":"<b>DE L&rsquo;AUST\u00c9RIT\u00c9 EN MILIEU (ENCORE) TEMP\u00c9R\u00c9<\/b>, par Michel Leis"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les discussions autour du multiplicateur budg\u00e9taire traduisent cette difficult\u00e9 constante pour les \u00e9conomistes \u00e0 mod\u00e9liser les interactions entre macro et micro-\u00e9conomie. Devant la complexit\u00e9 de la t\u00e2che, ils d\u00e9finissent des mod\u00e8les simplifi\u00e9s et des s\u00e9ries de coefficients cens\u00e9s retracer l\u2019impact de telle ou telle variation entre des grands indicateurs li\u00e9s par une logique \u00e9vidente. Ce sont des bo\u00eetes noires avec une entr\u00e9e et une sortie, quand survient le crash, on ouvre la bo\u00eete noire et l\u2019on ne d\u00e9couvre\u2026 rien ou presque.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me du passage du micro au macro reste celui de la compr\u00e9hension et de l\u2019agr\u00e9gation des comportements des acteurs. Aux hypoth\u00e8ses de rationalit\u00e9s qui conduiraient \u00e0 des comportements \u00a0pr\u00e9visibles s\u2019oppose l\u2019observation r\u00e9guli\u00e8re de divergences importantes entre la pr\u00e9vision et les r\u00e9alisations. Pour contourner ce probl\u00e8me, j\u2019utilise r\u00e9guli\u00e8rement dans mes billets<a title=\"\" href=\"#_edn1\">[1]<\/a> le concept de normalisation des comportements (ou des strat\u00e9gies pour les entreprises) qui se conformeraient \u00e0 des r\u00e9f\u00e9rentiels implicites. Norme de consommation, norme de production, norme de profit et m\u00eame norme de pouvoir, ces normes collectives fonctionnent sur une dynamique permanente : la norme na\u00eet du comportement des acteurs les plus dynamiques du groupe, le groupe se reconna\u00eet dans la norme. Celle-ci donne en r\u00e9f\u00e9rence un mod\u00e8le de r\u00e9ussite et un \u00e9ventail de moyens \u00e0 mettre en oeuvre pour y parvenir. La hi\u00e9rarchie provient avant tout des d\u00e9viations par rapport aux voies trac\u00e9es par la norme, la non-observance conduit \u00e0 la damnation sociale ou \u00e0 la faillite de l\u2019entreprise. Cette normalisation collective n\u2019est pas seulement un outil d\u2019analyse permettant d\u2019agr\u00e9ger des comportements, elle joue un r\u00f4le fondamental parce qu\u2019elle induit l\u2019acceptation par le plus grand nombre des r\u00e8gles du jeu qui demeurent fonci\u00e8rement in\u00e9galitaires et maintient ce caract\u00e8re temp\u00e9r\u00e9 caract\u00e9ristique des soci\u00e9t\u00e9s occidentales depuis un demi-si\u00e8cle.<\/p>\n<p><!--more-->Ces normes interagissent entre elles, cr\u00e9ant des rapports de forces entre acteurs. Il y a une dynamique des normes qui d\u00e9bouche sur des ajustements beaucoup plus importants que ce que les mod\u00e8les \u00e9conomiques traditionnels peuvent pr\u00e9voir. L\u2019impact violent des politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 est d\u2019abord le r\u00e9sultat des tensions entre la norme de consommation et la norme de profit.<\/p>\n<p>La norme de consommation moderne, c\u2019est l\u2019addition d\u2019une consommation de survie, d\u2019une consommation d\u2019appartenance, en partie contrainte (par exemple le respect des codes vestimentaires sur son lieu de travail), et enfin d\u2019une consommation de reconnaissance o\u00f9 l\u2019objet apporte une plus value d\u2019image et permet d\u2019\u00eatre reconnu au sein du groupe<a title=\"\" href=\"#_edn2\">[2]<\/a> (diff\u00e9rence qui est pourtant fond\u00e9e sur un objet produit souvent \u00e0 de nombreux exemplaires). Comme cette norme de consommation se construit sous contrainte de revenus disponibles, le groupe hi\u00e9rarchise et valide les biens qui lui sont propos\u00e9s, tentant de reproduire \u00e0 une \u00e9chelle plus r\u00e9duite la consommation des groupes les plus dynamiques.<\/p>\n<p>Cette contrainte de revenu disponible s\u2019est beaucoup d\u00e9grad\u00e9e en un peu plus d\u2019une d\u00e9cennie, bien au-del\u00e0 de l\u2019inflation apparente. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 dans un <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=38818\">pr\u00e9c\u00e9dent billet<\/a> cette d\u00e9solvabilisation croissante des m\u00e9nages aux multiples facettes. Elle combine une inflation r\u00e9elle (l\u2019immobilier, l\u2019\u00e9nergie), la multiplication des offres de substitution sur des services courants dont les co\u00fbts se r\u00e9v\u00e8lent souvent plus \u00e9lev\u00e9s et l\u2019augmentation des d\u00e9penses contraintes (\u00e9loignement accru du lieu de travail, contribution plus \u00e9lev\u00e9e aux d\u00e9penses autrefois assur\u00e9es par l\u2019\u00c9tat, consommation li\u00e9e aux nouvelles technologies comme les abonnements). Ces gouttes d\u2019eau s\u2019ajoutent les unes aux autres et finissent par grever fortement les budgets des consommateurs.<\/p>\n<p>Avec la crise de 2008, la derni\u00e8re variable d\u2019ajustement qui supportait cette dynamique a disparu. Au d\u00e9but de la norme de consommation, le temps a \u00e9t\u00e9 la variable d\u2019ajustement par excellence. On diff\u00e9rait ses achats avec une bonne chance de pouvoir les r\u00e9aliser ult\u00e9rieurement, en particulier gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019augmentation r\u00e9guli\u00e8re du pouvoir d\u2019achat. Puis, l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie, l\u2019offre croissante et l\u2019\u00e9volution rapide des produits<a title=\"\" href=\"#_edn3\">[3]<\/a> ont donn\u00e9 un caract\u00e8re plus imm\u00e9diat et toute sa dimension sociale \u00e0 la norme de consommation, l\u2019achat pouvait difficilement se diff\u00e9rer. La fin de l\u2019indexation des salaires a constitu\u00e9 une premi\u00e8re limite, vite d\u00e9pass\u00e9e par le recours au cr\u00e9dit qui a entretenu cette dynamique. <em>Avec la crise de 2008, l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit est devenu plus difficile, tarissant de fait la seule grande variable d\u2019ajustement de la norme de consommation<\/em>.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit des difficult\u00e9s croissantes, pour une majorit\u00e9 des m\u00e9nages, les d\u00e9penses ne sont pas encore totalement contraintes, il reste une place pour un arbitrage. Celui-ci pourrait une fois de plus se r\u00e9sumer \u00e0 cette formule\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Il fallait se d\u00e9p\u00eacher de tout changer afin que rien ne change\u00a0\u00bb. Pour pr\u00e9server les ultimes produits porteurs d\u2019images,\u00a0 le consommateur sacrifie d\u2019autres achats. Il arrive un moment o\u00f9 pour un objet donn\u00e9, la fonction prend le pas sur ce qui subsiste de plus value d\u2019image. En d\u2019autres termes, <em>pour les produits qui sont touch\u00e9s, le march\u00e9 tend \u00e0 se structurer entre un haut de gamme toujours marqu\u00e9 par la dynamique de plus value d\u2019image (de fait, la r\u00e9duction du nombre de personnes en mesure de consommer ces produits augmente encore celle-ci) et un bas de gamme o\u00f9 les produits se banalisent, limit\u00e9s \u00e0 leur seule fonction<\/em>. Dans ces secteurs, l\u2019ajustement de march\u00e9 est violent, la comp\u00e9tition est marqu\u00e9e par une guerre des prix de plus en plus f\u00e9roce.<\/p>\n<p>Cette stratification n\u2019est \u00e9videmment pas sans cons\u00e9quence pour l\u2019industrie et la production. Il y a un nombre limit\u00e9 d\u2019acteurs dans la sph\u00e8re du haut de gamme. Le march\u00e9 est bien plus r\u00e9sistant aux variations puisqu\u2019il s\u2019adresse \u00e0 un nombre limit\u00e9 de clients ais\u00e9s. La marge y est \u00e9lev\u00e9e, la norme de profit s\u2019y exprime pleinement. Pour autant, cette strat\u00e9gie n\u2019est pas reproductible tant il est difficile pour un nouvel entrant de construire une image forte, les barri\u00e8res \u00e0 l\u2019entr\u00e9e \u00e9tant tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour les produits qui perdent leur plus value d\u2019image, les conditions de march\u00e9 combin\u00e9es avec une norme de profit \u00e9lev\u00e9e accentuent les tensions entre production et distribution. Les clients ne sont plus pr\u00eats \u00e0 surpayer ce qui vient au-del\u00e0 de la simple fonction du produit. Parler de comp\u00e9titivit\u00e9 pour ces produits n\u2019a plus beaucoup de sens, les prix ne s\u2019ajusteront jamais assez \u00e0 la baisse dans un march\u00e9 en d\u00e9clin rapide. Pour la plupart, ce sont les vieilles industries, celles qui ont initi\u00e9 il y fort longtemps cette dynamique de recherche d\u2019image qui sont touch\u00e9es. Le textile a commenc\u00e9 il y a fort longtemps, l\u2019automobile est en chute libre (avec des r\u00e9percussions vers les sous-traitants et la sid\u00e9rurgie). Face \u00e0 cette r\u00e9allocation rapide des revenus disponibles sur un nombre de plus en plus limit\u00e9 d\u2019objets ou de produits, l\u2019industrie europ\u00e9enne pousse \u00e0 la mise en \u0153uvre de strat\u00e9gies qui peuvent conduire \u00e0 un nombre limit\u00e9 de r\u00e9ussites et \u00e0 un d\u00e9sastre collectif. <em>Plus la pression se fait forte sur les revenus, plus la r\u00e9allocation par les consommateurs de la frange encore disponible du revenu se fait au d\u00e9triment de l\u2019industrie locale<\/em>.<\/p>\n<p>Pour les gouvernements, la baisse de la consommation est une catastrophe. Les rentr\u00e9es fiscales reposent beaucoup sur la TVA depuis la mise en \u0153uvre des politiques fiscales favorables aux entreprises et aux particuliers les plus fortun\u00e9s. Pour donner un exemple, la baisse du march\u00e9 automobile en Gr\u00e8ce, c\u2019est plus de 700 millions de rentr\u00e9es fiscales en moins chaque ann\u00e9e. La r\u00e9duction des d\u00e9penses sociales qui est au c\u0153ur des politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 a une port\u00e9e limit\u00e9e puisque la r\u00e9duction des montants se trouve compens\u00e9e en partie par l\u2019augmentation rapide du nombre de \u00ab\u00a0b\u00e9n\u00e9ficiaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Est-ce \u00e0 dire que ces ajustements violents sont impr\u00e9visibles\u00a0? Les acteurs de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle qui travaillent dans ces secteurs ont pu d\u00e9j\u00e0 observer ces ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019ajustements violents sans toujours les comprendre. Lors de la crise de 2008, alors que la r\u00e9cession a \u00e9t\u00e9 limit\u00e9e \u00e0 quelques pour cent, les ventes automobiles dans la plupart des march\u00e9s occidentaux ont chut\u00e9 de pr\u00e8s de 30%. Les reprises qui ont suivi ont souvent \u00e9t\u00e9 en trompe l\u2019\u0153il puisque largement subsidi\u00e9es par les gouvernements. Les faibles variations du march\u00e9 du textile cachent un transfert massif des achats sur les p\u00e9riodes de soldes ou les enseignes \u00e0 bas co\u00fbts. D\u2019autres ajustements ont eu lieu, dans des march\u00e9s moins visibles comme celui des biens culturels. Tous les \u00e9l\u00e9ments \u00e9taient l\u00e0 pour appr\u00e9hender l\u2019importance des ajustements de la consommation et ses r\u00e9troactions sur l\u2019\u00e9conomie, m\u00eame si le probl\u00e8me de la quantification reste ouvert.<\/p>\n<p>Que les hommes politiques europ\u00e9ens fondent leur approche sur des raisonnements purement m\u00e9caniques n\u2019est pas vraiment une surprise, tant on reste dans le domaine de la pens\u00e9e dominante. Mais, <em>avec les politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, c\u2019est l\u2019\u00e9puisement de la norme de consommation en tant que r\u00e9gulateur social qui est en jeu, le monde politique ne semble n\u2019en avoir aucune conscience.<\/em> Derri\u00e8re la dimension \u00e9conomique se trouve une dimension de coh\u00e9sion sociale. On pourrait s\u2019en r\u00e9jouir tant l\u2019essor de la norme de consommation s\u2019est fond\u00e9e sur des comportements pr\u00e9dateurs en mati\u00e8re d\u2019exploitation des ressources et d\u2019\u00e9cologie. Elle s\u2019est de plus appuy\u00e9e sur les pulsions les plus \u00e9go\u00efstes des individus, mais malgr\u00e9 cet aspect des choses, la norme de consommation est l\u2019essence m\u00eame de la normalisation collective occidentale.<\/p>\n<p>On atteint aujourd\u2019hui un point o\u00f9 la norme de consommation devient une fronti\u00e8re int\u00e9rieure. La normalisation implicite perd son r\u00f4le de facteur de coh\u00e9sion sociale. Le vide de l\u2019absence s\u2019installe, le meilleur y c\u00f4toie le pire. <em>La frange la plus riche a d\u00e9j\u00e0 mis en place des strat\u00e9gies de substitution comme la d\u00e9localisation de la consommation et du patrimoine, \u00e9tablissant de fait des \u00eelots de richesses dont l\u2019enjeu est leur maintien et leur d\u00e9fense future.<\/em> Le retour des solidarit\u00e9s que l\u2019on peut observer \u00e7\u00e0 et l\u00e0 masque difficilement la mont\u00e9e des nationalismes et de l\u2019extr\u00eame droite. La tentation est grande de prot\u00e9ger la norme de consommation ou de la r\u00e9tablir \u00e0 tout prix pour ceux qui sont encore proches de cette fronti\u00e8re int\u00e9rieure. \u00c0 force de rester dans un discours gestionnaire, les partis de pouvoir se sont \u00e9loign\u00e9s de cette aspiration et n\u2019ont plus aucune cr\u00e9dibilit\u00e9. Il existe une tentation de la violence individuelle, ultime recours en l\u2019absence de rep\u00e8res collectifs ou plus simplement raccourci vers le produit. La capacit\u00e9 \u00e0 remplir rapidement le vide laiss\u00e9 par l\u2019absence d\u2019une norme sociale dominante va maintenant conditionner l\u2019issue des batailles \u00e0 venir. L\u2019enjeu n\u2019est pas seulement plus de justice sociale qui pourrait laisser croire au retour des conditions ant\u00e9rieures, c\u2019est bien d\u2019imaginer d\u2019autres dimensions aux futures normalisations collectives.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ednref1\">[1]<\/a> Et bien s\u00fbr, ce concept est au c\u0153ur de mon essai<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ednref2\">[2]<\/a> Le meilleur mod\u00e8le de la norme de consommation se retrouve \u00e0 mon sens dans la pyramide de Maslow (Abraham Maslow\u00a0: A Theory of Human Motivation \u2013 Psychological Review, 1950), m\u00eame si le champ d\u2019application de ce mod\u00e8le tel que l\u2019a pens\u00e9 son auteur est celui du management ou du marketing et que ce mod\u00e8le qui a montr\u00e9 de nombreuses limites ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme absolu.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ednref3\">[3]<\/a> Cette \u00e9volution rapide des produits \u00e9tant elle-m\u00eame permise par l\u2019\u00e9volution de la norme de production et n\u00e9cessaire pour \u00e9lever la norme de profit.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les discussions autour du multiplicateur budg\u00e9taire traduisent cette difficult\u00e9 constante pour les \u00e9conomistes \u00e0 mod\u00e9liser les interactions entre macro et micro-\u00e9conomie. 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