{"id":44531,"date":"2012-12-07T01:10:41","date_gmt":"2012-12-07T00:10:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=44531"},"modified":"2013-01-02T00:17:47","modified_gmt":"2013-01-01T23:17:47","slug":"lena-hors-les-murs-2012-apres-la-crise-la-crise-decembre-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2012\/12\/07\/lena-hors-les-murs-2012-apres-la-crise-la-crise-decembre-2012\/","title":{"rendered":"<b>L&rsquo;ENA HORS LES MURS, \u00ab\u00a02012 : apr\u00e8s la crise, la crise\u00a0\u00bb, d\u00e9cembre 2012<\/b>"},"content":{"rendered":"<p>Le courage n\u2019a peut-\u00eatre pas enti\u00e8rement disparu de nos soci\u00e9t\u00e9s post-modernes, mais si une chose fut claire entre toutes en 2012\u00a0: il avait en tout cas d\u00e9sert\u00e9 le niveau de responsabilit\u00e9 o\u00f9 se d\u00e9cident la politique des \u00c9tats. Atermoiements et attentisme constitu\u00e8rent la politique de ces nations dans la cord\u00e9e zone euro qui n\u2019avaient pas encore d\u00e9viss\u00e9 et dont la seule pr\u00e9occupation \u00e9tait de ne pas rejoindre celles qui pendaient d\u00e9j\u00e0 dans le vide.<\/p>\n<p>Tous les efforts \u00e9taient consacr\u00e9s \u00e0 cela. Tout le sang s&rsquo;\u00e9tant concentr\u00e9 dans les muscles, le cerveau s\u2019en \u00e9tait manifestement vid\u00e9\u00a0: de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 au \u00ab\u00a0choc de comp\u00e9titivit\u00e9\u00a0\u00bb, pas une seule des formules ayant prouv\u00e9 leur inanit\u00e9 au fil des \u00e2ges, qui n\u2019ait \u00e9t\u00e9 promue alors comme la panac\u00e9e qui mettrait fin aux tourments de l\u2019heure.<\/p>\n<p>Une interpr\u00e9tation charitable du processus \u00e9tait qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d\u2019hyst\u00e9r\u00e8se\u00a0: adopter pour un probl\u00e8me la solution qui lui convenait plusieurs dizaines d\u2019ann\u00e9es auparavant mais aujourd\u2019hui surann\u00e9e. En r\u00e9alit\u00e9, ces pr\u00e9tendues solutions n&rsquo;en avaient jamais \u00e9t\u00e9 : elles n\u2019\u00e9taient rien d\u2019autre que des a priori id\u00e9ologiques, trouvant leur justification dans le meilleur de cas dans ce discours apolog\u00e9tique auquel les financiers recourent quand il s\u2019agit pour eux de s&rsquo;adresser aux politiques, qui a pour nom : \u00ab science \u00bb \u00e9conomique.<\/p>\n<p><!--more-->Quant aux nations de la zone euro qui pendaient elles d\u00e9j\u00e0 dans le vide, leur pr\u00e9occupation n\u2019\u00e9tait plus que de sauver la face, les mesures qui leur \u00e9taient impos\u00e9es par la Tro\u00efka (Union europ\u00e9enne, Banque centrale europ\u00e9enne, Fonds Mon\u00e9taire International), faisaient partie de l\u2019arsenal classique du FMI et de la Banque mondiale, mesures ayant eu le triste privil\u00e8ge de faire reculer le niveau d\u2019\u00e9ducation et de faire baisser l\u2019esp\u00e9rance de vie dans les pays o\u00f9 elles furent mises en application.<\/p>\n<p>On eut ainsi l\u2019occasion d\u2019appr\u00e9cier dans un r\u00f4le de commedia dell\u2019arte, Mariano Rajoy, premier ministre espagnol\u00a0:<\/p>\n<p>\u2013 Les nations encore en forme de la zone euro\u00a0: \u00ab\u00a0Nous allons t\u2019aider\u00a0! Mais \u00e0 notre mani\u00e8re \u2013 tu vas voir\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u2013 Mariano Rajoy\u00a0: \u00ab\u00a0Non\u00a0! Non\u00a0! pas encore\u00a0!\u00a0\u00bb (il recule et fait semblant de tituber. Il adresse au passage moult clins d\u2019\u0153il \u00e0 la salle).<\/p>\n<p>Que de th\u00e9\u00e2tre\u00a0! de ceux qui n\u2019arr\u00eatent pas de prendre la salle a t\u00e9moin parce qu\u2019ils sont d\u00e9j\u00e0 morts plus qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9, \u00e0 ceux qui s\u2019efforcent du survivre jusqu\u2019\u00e0 la fin de leur mandat pour pouvoir passer, comme une d\u00e9livrance, la patate chaude \u00e0 l\u2019opposition. Toute rodomontade pass\u00e9e sur le monde de la finance comme \u00e9tant le v\u00e9ritable adversaire, fut ainsi rapidement remis\u00e9e au magasin des accessoires.<\/p>\n<p>Si l\u2019Europe sembla b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un sursis en 2012 \u2013 sursis qui fut bien entendu interpr\u00e9t\u00e9 comme une sortie de la crise par ceux \u00e0 qui la logique des choses financi\u00e8res \u00e9chappe enti\u00e8rement \u2013 ce fut essentiellement pour deux raisons\u00a0: la restructuration de la dette grecque et l\u2019op\u00e9ration LTRO de la Banque Centrale Europ\u00e9enne pour des instruments de dette \u00e0 trois ans.<\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce restructura en f\u00e9vrier la partie de sa dette que d\u00e9tenait le secteur priv\u00e9. Curieusement, ce fut le syndicat des plus grosses banques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du globe\u00a0: le IIF (Institute of International Finance) qui prit l&rsquo;initiative d&rsquo;une PSI (private sector involvement), une restructuration dont la d\u00e9cote s\u2019\u00e9levait \u00e0 53,5 %, et dont le co\u00fbt total, en raison d&rsquo;un r\u00e9\u00e9chelonnement concomitant, \u00e9quivalait \u00e0 une d\u00e9cote globale de 75%. Pour la premi\u00e8re fois depuis le d\u00e9but de la crise en 2007, un d\u00e9faut venait sanctionner une d\u00e9valorisation de fait de la dette et les cr\u00e9anciers se voyaient p\u00e9nalis\u00e9s. Jusque-l\u00e0, les primes de risque (au montant le plus souvent sp\u00e9culatif car d\u00e9termin\u00e9 par le march\u00e9 des positions \u00ab\u00a0nues\u00a0\u00bb sur Credit-Default Swaps) incorpor\u00e9es par le march\u00e9 des capitaux dans le coupon exig\u00e9 des pays emprunteurs en difficult\u00e9, n&rsquo;\u00e9taient pas trait\u00e9es en tant que telles, \u00e0 savoir comme primes de risque, mais comme une simple aubaine pour les pr\u00eateurs. La zone euro elle-m\u00eame avait auparavant pratiqu\u00e9 ce sport-l\u00e0, exigeant par exemple de la Gr\u00e8ce qu&rsquo;elle verse des int\u00e9r\u00eats dont le niveau contenait la prime de risque &#8211; alors m\u00eame que la zone euro se portait garante de ces pr\u00eats &#8211; mais aussi la part sp\u00e9culative refl\u00e9tant l&rsquo;impact des positions nues sur Credit-Default Swaps.<\/p>\n<p>Les op\u00e9rations Long-Term Refinancing Operations (LTRO) de la BCE \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 permises mais il n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9 que des pr\u00eats aux banques soient garantis par des instruments de dette d\u2019une maturit\u00e9 aussi longue que trois ans. Ce fut l\u00e0 la nouveaut\u00e9 : les banques commerciales les plus expos\u00e9es se virent offrir l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;\u00e9changer provisoirement la dette souveraine en leur possession pour de l&rsquo;argent liquide au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat d\u00e9fiant toute concurrence de 1%. L\u2019op\u00e9ration LTRO, initi\u00e9e en d\u00e9cembre 2011 pour un montant de 489,2\u00a0milliards d\u2019euros, vit son volume doubler en f\u00e9vrier, avec une op\u00e9ration portant cette fois sur 529,5\u00a0milliards, pour d\u00e9passer donc au total les mille milliards d\u2019euros. Plus de 500 banques s\u2019aliment\u00e8rent en fonds en d\u00e9cembre, auxquelles vinrent s&rsquo;ajouter 800 banques en f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>Les banques des nations de la zone euro ayant d\u00e9viss\u00e9 se montr\u00e8rent acqu\u00e9reuses\u00a0: Gr\u00e8ce, Irlande, mais pas elles seulement\u00a0: celles de l\u2019Espagne et de l\u2019Italie aussi. Les banques qui se refinan\u00e7aient de cette mani\u00e8re apportaient du collat\u00e9ral en garantie et la question de la qualit\u00e9 de celui-ci se posa rapidement, m\u00eame si la BCE modulait le montant pr\u00eat\u00e9\u00a0en fonction de cette qualit\u00e9-m\u00eame.<\/p>\n<p>Que valait v\u00e9ritablement la dette grecque d\u00e9tenue par des banques grecques, ou la dette espagnole d\u00e9tenue par des banques espagnoles, d\u00e9sormais mises en gage aupr\u00e8s de la Banque Centrale Europ\u00e9enne\u00a0? Le choc en cas de d\u00e9faut de la Gr\u00e8ce ou de l\u2019Espagne ne s\u2019\u00e9tait-il pas tout simplement d\u00e9plac\u00e9 de leurs banques vers la BCE\u00a0? Mario Draghi, \u00e0 la t\u00eate de celle-ci avait assur\u00e9 qu&rsquo;il \u00ab ferait tout ce qu&rsquo;il faudrait \u00bb pour sauver l\u2019euro, mais avait-il \u00e9t\u00e9 judicieux de transformer, comme il l\u2019avait fait, la BCE en \u00ab\u00a0bad bank\u00a0\u00bb, en banque de d\u00e9faisance, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la zone euro\u00a0?<\/p>\n<p>La zone euro ne fut pas seule en difficult\u00e9 en 2012. En ao\u00fbt 2011, les \u00c9tats-Unis avaient atteint le plafond l\u00e9gal de leur dette souveraine. Un bras de fer avait eu lieu entre r\u00e9publicains et d\u00e9mocrates. Un compromis de derni\u00e8re minute avait \u00e9t\u00e9 conclu qui permettait de relever de douze mille milliards de dollars \u00e0 quatorze le plafond de la dette mais consistait essentiellement \u00e0 repousser la solution des questions \u00e9pineuses \u00e0 plus tard. \u00c0 d\u00e9faut de trouver une v\u00e9ritablement solution d\u2019ici-l\u00e0, des coupes drastiques interviendraient automatiquement \u00e0 la fin 2012 dans les budgets militaires et ceux des prestataires de service du secteur de la sant\u00e9, \u00e9poque \u00e0 laquelle prendraient fin \u00e9galement les \u00ab cadeaux \u00bb fiscaux aux Am\u00e9ricains les plus riches que leur avait octroy\u00e9s George Bush. L&rsquo;ensemble se voyait qualifi\u00e9 de \u00ab falaise fiscale \u00bb et sa r\u00e9solution constituait la premi\u00e8re \u00e9preuve qu&rsquo;aurait \u00e0 affronter Obama lors de son second mandat.<\/p>\n<p>La Chine atteignait en 2012 le point critique de son cycle d\u00e9cennal\u00a0de renouvellement de sa direction, quand celle-ci se voit remplac\u00e9e d\u2019un coup. Un fl\u00e9chissement dans les exportations d\u00fb \u00e0 la demande an\u00e9mique des \u00c9tats-Unis et de l&rsquo;Europe, vint s\u2019ajouter au drame de la chute de Bo-Xilai, jusque-l\u00e0 vedette du courant des \u00ab princes rouges \u00bb, les enfants des h\u00e9ros de la r\u00e9volution communiste, en raison du meurtre par sa femme Gu Kailai d&rsquo;un homme d&rsquo;affaire britannique. Des h\u00e9sitations nombreuses furent observ\u00e9es, qui aboutirent \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une chim\u00e8re o\u00f9 se trouvaient combin\u00e9s les courants antagonistes du conservatisme et de l&rsquo;innovation. Le discours inaugural du nouveau chef du parti\/pr\u00e9sident\/commandant des arm\u00e9es, Xi Jinping, n&rsquo;\u00e9tait pas sans rappeler celui que Woody Allen avait un jour attribu\u00e9 \u00e0 un doyen d&rsquo;universit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Plus que jamais dans l\u2019histoire, l\u2019humanit\u00e9 se trouve aujourd\u2019hui \u00e0 un carrefour. L\u2019une des voies conduit, au-del\u00e0 du d\u00e9sespoir, \u00e0 une d\u00e9sesp\u00e9rance absolue. L\u2019autre \u00e0 l\u2019extinction totale. Esp\u00e9rons que nous saurons faire le bon choix\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0My Speech to the Graduates\u00a0\u00bb, dans Side Effects 1975).<\/p>\n<p>La Grande-Bretagne avait perdu toute confiance dans ses \u00e9lites depuis qu\u2019\u00e0 la suite du meurtre d\u2019une jeune fille, les agissements criminels de l&#8217;empire de presse Murdoch \u00e9taient accidentellement apparus en surface en 2011 : \u00e9coutes par ses journalistes de vedettes de l&rsquo;actualit\u00e9 ou de membres de la famille royale, mais aussi de l\u2019entourage de soldats britanniques morts en Irak et en Afghanistan ou de victimes des attentats sanglants de Londres en 2005, corruption ensuite des policiers charg\u00e9s d&rsquo;enqu\u00eater sur ces m\u00e9faits et classant sans suite les plaintes d\u00e9pos\u00e9es. L&rsquo;\u00e9c\u0153urement cro\u00eetrait encore en 2012 lorsque serait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le comportement p\u00e9dophile de certaines pr\u00e9sentateurs-phares de la BBC, couverts au fil des ann\u00e9es par leur direction. \u00c0 l\u2019automne 2008, au plus fort de la crise, un scandale avait \u00e9clat\u00e9, relatif \u00e0 la fixation du LIBOR, le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat d\u00e9termin\u00e9 par le march\u00e9 des capitaux pour les pr\u00eats interbancaires libell\u00e9s en dollars en-dehors du march\u00e9 domestique am\u00e9ricain. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il avait \u00e9clat\u00e9, le scandale n\u2019avait fait la une que dans la presse financi\u00e8re, mais au moment o\u00f9 les premi\u00e8res sanctions tomb\u00e8rent en 2012, l&rsquo;exasp\u00e9ration de l\u2019opinion publique britannique devant le comportement de ses \u00e9lites donna un tel retentissement \u00e0 l&rsquo;affaire que les r\u00e9gulateurs furent pris \u00e0 contre-pied. La direction de la banque Barclays fut d\u00e9capit\u00e9e, mais la suspicion d\u00e9borda sur les r\u00e9gulateurs eux-m\u00eames : Paul Tucker, en qui l&rsquo;on voyait le successeur probable de Mervyn King \u00e0 la t\u00eate de la Banque d&rsquo;Angleterre, se d\u00e9consid\u00e9ra lors de sa d\u00e9position devant une commission d&rsquo;enqu\u00eate, perdant ainsi toute chance de nomination. Mervyn King lui-m\u00eame n&rsquo;en sortit pas indemne.<\/p>\n<p>Mises \u00e0 part des malversations \u00e0 la petite semaine dans les salles des march\u00e9s des banques incrimin\u00e9es, les manipulations du LIBOR intervenues en 2008 visaient en fait \u00e0 prot\u00e9ger le syst\u00e8me financier contre son effondrement total. Ironiquement donc, la fameuse \u00ab\u00a0main invisible\u00a0\u00bb d\u2019Adam Smith se voyait condamn\u00e9e et impos\u00e9e des amendes faramineuses, une des rares fois o\u00f9 elle avait eu l\u2019occasion de se manifester v\u00e9ritablement. Signe des temps, 2012 fut fertile en paradoxes de ce genre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le courage n\u2019a peut-\u00eatre pas enti\u00e8rement disparu de nos soci\u00e9t\u00e9s post-modernes, mais si une chose fut claire entre toutes en 2012\u00a0: il avait en tout cas d\u00e9sert\u00e9 le niveau de responsabilit\u00e9 o\u00f9 se d\u00e9cident la politique des \u00c9tats. 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