{"id":4498,"date":"2009-11-01T17:20:10","date_gmt":"2009-11-01T16:20:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=4498"},"modified":"2009-11-01T18:37:33","modified_gmt":"2009-11-01T17:37:33","slug":"lactualite-de-la-crise-les-choses-ne-redeviendront-pas-comme-avant-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/11\/01\/lactualite-de-la-crise-les-choses-ne-redeviendront-pas-comme-avant-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: \u00ab\u00a0les choses ne redeviendront pas comme avant\u00a0\u00bb, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>\u00ab\u00a0LES CHOSES NE REDEVIENDRONT PAS COMME AVANT\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Mario Draghi ne fait pas beaucoup parler de lui mais n\u2019est pas pour autant n\u2019importe qui\u00a0! Gouverneur de la Banque d&rsquo;Italie, c\u2019est \u00e9galement le pr\u00e9sident du Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (CSF), \u00e0 qui le G20 a confi\u00e9 dans les flonflons d\u2019importantes responsabilit\u00e9s en mati\u00e8re de r\u00e9gulation financi\u00e8re mondiale. Il est aussi parfois pr\u00e9sent\u00e9 comme le successeur de Jean-Claude Trichet \u00e0 la t\u00eate de la BCE.  A Rome, jeudi dernier, il a l\u00e2ch\u00e9 un lapidaire \u00ab\u00a0les choses ne reviendront pas comme avant\u00a0\u00bb, dans l&rsquo;intention d&rsquo;an\u00e9antir l\u2019espoir plus ou moins cach\u00e9 de tous les acteurs du march\u00e9 financier. Rajoutant, pour \u00eatre bien compris\u00a0: \u00ab Il n&rsquo;est pas souhaitable que cela arrive\u00a0\u00bb. Sans expliciter son propos, dans la grande tradition des banquiers centraux. Ne pouvant faire \u00e9tat de la r\u00e9alit\u00e9 de leur pouvoir, leurs d\u00e9cisions \u00e9tant le plus souvent confidentielles, ceux-ci s\u2019efforcent en effet de donner de cette mani\u00e8re une port\u00e9e \u00e0 leur propos. Cultivant le myst\u00e8re, comme les m\u00e9decins d\u2019autrefois, d\u00e9tenteurs d\u2019un savoir qu\u2019ils ne partagent pas, membres d\u2019une confr\u00e9rie d\u2019initi\u00e9s dans un monde qui pr\u00e9tend \u00e0 la transparence.<\/p>\n<p>Ils redescendent pourtant parfois sur terre, ces banquiers centraux, pour reconna\u00eetre qu\u2019ils sont comme nous dans la plus totale des incertitudes. A propos de la situation actuelle de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale, Mario Draghi a ainsi constat\u00e9 qu&rsquo;elle \u00ab\u00a0avait recommenc\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre (&#8230;) m\u00eame si c&rsquo;est \u00e0 un niveau modeste et de fa\u00e7on h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne selon les zones\u00a0\u00bb.  Mais, si la \u00ab\u00a0chute s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9, \u00ab\u00a0nous sommes moins surs qu&rsquo;une reprise durable, qui ne s&rsquo;appuie pas uniquement sur le soutien extraordinaire des politiques \u00e9conomiques, ait effectivement d\u00e9marr\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--more-->Lui faisant \u00e9cho, la Banque du Japon (BoJ) a vendredi dernier pr\u00e9dit encore au moins trois ans de d\u00e9flation \u00e0 venir pour le pays, dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0commencement de redressement de l\u2019\u00e9conomie\u00a0\u00bb aboutissant \u00e0 une faible croissance du PIB\u00a0: +1,5% d\u2019envisag\u00e9 en 2010 et 2011.  La BoJ a annonc\u00e9 qu&rsquo;elle allait progressivement mettre fin \u00e0 sa batterie de mesures anti-crise, commen\u00e7ant par arr\u00eater ses achats de billets de tr\u00e9sorerie et d\u2019obligations aux entreprises. On constate cependant qu\u2019elle poursuit ses mesures de soutien aux banques, d\u00e9cidant m\u00eame de se montrer moins regardante sur la qualit\u00e9 des titres apport\u00e9s en garantie des pr\u00eats qu&rsquo;elle accorde, car cela \u00ab\u00a0joue un r\u00f4le important pour faciliter le financement des entreprises\u00a0\u00bb. Ce qui revient en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 \u00eatre relev\u00e9e de sa position de premi\u00e8re ligne pour \u00eatre post\u00e9e en seconde. Le comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire maintenant par ailleurs son taux directeur \u00e0 0,10%, cl\u00e9 du dispositif qui reste inchang\u00e9e. Nous ne sommes toujours pas \u00e0 la veille d\u2019un retour \u00e0 la normale. <\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas plus le cas aux Etats-Unis, o\u00f9 il est fait grand cas de la sortie de la r\u00e9cession et d\u2019un taux de croissance de 3,5% en rythme annuel au troisi\u00e8me trimestre de cette ann\u00e9e. Un pic qui n\u2019est pourtant pas destin\u00e9e \u00e0 se reproduire, directement li\u00e9 aux mesures de soutien gouvernementales en vigueur (787 milliards de dollars sur trois ans), dont il est annonc\u00e9 qu\u2019elles ne seront pas suivies d\u2019un plan suppl\u00e9mentaire de relance en bonne et due forme. A l\u2019exception toutefois d\u2019une prolongation des allocations ch\u00f4mage dans les Etats les plus touch\u00e9s, qui pourrait \u00eatre prochainement annonc\u00e9e, et d\u2019un cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t pour les PME, principales pourvoyeuses d\u2019emploi. Ainsi que de la prolongation des efforts tr\u00e8s soutenus entrepris, sans grand succ\u00e8s jusqu\u2019\u00e0 ce jour, en vue de stabiliser le march\u00e9 de l&rsquo;immobilier.<\/p>\n<p>Timothy Geithner, secr\u00e9taire d\u2019Etat au Tr\u00e9sor, a averti que le pays devait d\u00e9sormais vivre selon ses moyens (sans en tirer clairement les cons\u00e9quences), et vient encore une fois de mettre en garde contre le danger d\u2019un arr\u00eat pr\u00e9matur\u00e9 du soutien de l&rsquo;Etat \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie. Faute de mieux \u00e0 annoncer, estimant lors de son allocution hebdomadaire \u00e0 la radio que \u00ab\u00a0nous allons dans la bonne direction\u00a0\u00bb, Barack Obama a mis l\u2019accent, non pas sur la baisse du ch\u00f4mage, car celui-ci continue de cro\u00eetre, mais sur le fait qu\u2019il aurait pu augmenter davantage sans les mesures prises par son administration (un million d\u2019emploi de \u00ab\u00a0cr\u00e9es et sauv\u00e9s\u00a0\u00bb, annonce-t-il).  La Fed, de son c\u00f4t\u00e9, \u00e0 averti que la croissance pr\u00e9visible n\u2019allait pas permettre de faire baisser \u00ab\u00a0sensiblement\u00a0\u00bb le ch\u00f4mage. Le revenu des m\u00e9nages continuant de diminuer, les chiffres de la consommation sont quant \u00e0 eux in\u00e9vitablement \u00e0 la baisse. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Devant nous, la route est chaotique et les incertitudes tr\u00e8s importantes\u00a0\u00bb. C\u2019est Jean-Claude Trichet, pr\u00e9sident de la BCE, qui a fait cet avertissement sur les antennes de la radio d\u2019information fran\u00e7aise BFM, mercredi dernier. S\u2019adressant aux banques, il les a exhort\u00e9es, employant une formule suprenante, \u00ab\u00a0\u00e0 faire leur travail, leur devoir d&rsquo;Etat (&#8230;) qui est de financer l&rsquo;\u00e9conomie\u00a0\u00bb. Les incitant aussi incit\u00e9 \u00e0 faire des affaires\u00a0: \u00ab\u00a0Renforcez-vous en mettant de c\u00f4t\u00e9 une partie substantielle de vos profits pour renforcer vos bilans\u00a0\u00bb, ce qui valait promesse de continuer \u00e0 leur fournir les liquidit\u00e9s \u00e0 bas prix. Rainer Br\u00fcderle, le nouveau ministre lib\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie Allemand s\u2019est de son c\u00f4t\u00e9 install\u00e9 dans ses nouvelles fonctions en d\u00e9clarant\u00a0: \u00ab\u00a0Je vais dialoguer avec les banques, leur rappeler leur responsabilit\u00e9 et r\u00e9clamer qu&rsquo;elles jouent leur r\u00f4le dans la gu\u00e9rison de l&rsquo;\u00e9conomie\u00a0\u00bb, rappelant comme si cela n&rsquo;allait pas de soi que \u00ab\u00a0les banques doivent avant tout contribuer \u00e0 r\u00e9gler la p\u00e9nurie de cr\u00e9dit\u00a0\u00bb. Cette attitude n&rsquo;a pas donn\u00e9 de r\u00e9sultats particuli\u00e8rement probants jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant, et on peut penser qu&rsquo;il en sera ainsi tant que les banques n&rsquo;auront pas r\u00e9gl\u00e9 leurs petits probl\u00e8mes de bilan. La question est : \u00ab\u00a0combien de temps cela va-t-il prendre ?\u00a0\u00bb La r\u00e9ponse est : \u00ab\u00a0on n&rsquo;en sait rien !\u00a0\u00bb.  <\/p>\n<p>On en est en effet toujours l\u00e0, rien n\u2019a boug\u00e9 de ce point de vue ou presque, la crise du cr\u00e9dit n&rsquo;est toujours pas r\u00e9solue. Elle ne peut que brider les timides sorties de la r\u00e9cession qui sont annonc\u00e9es en Europe. Selon les chiffres de la BCE, le cr\u00e9dit aux particuliers et entreprises priv\u00e9es s\u2019est contract\u00e9 de 0,3% sur un an, selon une donn\u00e9e encore provisoire, compte tenu notamment du durcissement des conditions mises \u00e0 son acc\u00e8s. L\u2019heure n\u2019est plus aux explications alambiqu\u00e9es selon lesquelles la faiblesse de la demande \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine de la contraction du cr\u00e9dit. La cons\u00e9quence de cette situation dont on ne voit pas le bout est que certains pays europ\u00e9ens, comme l\u2019Allemagne et la France, affichent bien leur sortie de la r\u00e9cession, mais que les interrogations demeurent sur la p\u00e9rennit\u00e9 de cette situation, une fois que les aides publiques dispens\u00e9es dans ces pays auront cess\u00e9 de produire leurs effets. Quant \u00e0 la Grande-Bretagne, il fallait appr\u00e9cier l\u2019ironie avec laquelle Willem Buiter consacrait son r\u00e9cent billet \u00e0 l\u2019annonce que celle-ci \u00e9tait sortie au troisi\u00e8me trimestre de la r\u00e9cession, son PIB ayant connu, suivant une estimation provisoire demandant \u00e0 \u00eatre confirm\u00e9e, un accroissement chiffr\u00e9 \u00e0 +0,2%\u00a0: \u00ab\u00a0Les \u00e9conomistes et ceux qui les \u00e9coutent passent beaucoup trop de temps \u00e0 observer les donn\u00e9es, leur traitement, leur transformation et leur analyse statistique sans vraiment trop comprendre la fa\u00e7on dont les donn\u00e9es sont produites&#8230;\u00a0\u00bb. Signifiant qu&rsquo;il est des chiffres qui ne le sont pas. <\/p>\n<p>Reflet d\u2019une compr\u00e9hension de la profondeur de la crise, mais plus certainement encore du besoin qu\u2019il \u00e9prouve de montrer \u00e0 ses administr\u00e9s qu\u2019il agit, Gordon Brown, le premier ministre britannique, vient de s\u2019adresser \u00e0 son homologue Su\u00e9dois, Fredrik Reinfledt, qui pr\u00e9side actuellement l\u2019Union europ\u00e9enne. Il lui a propos\u00e9 que soit retenu pour les ann\u00e9es \u00e0 venir, comme une \u00ab\u00a0nouvelle, explicite et urgente mission \u00e9conomique\u00a0\u00bb, l\u2019objectif de la cr\u00e9ation de 10 millions de nouveaux emplois, dont deux d\u2019entre eux dans l\u2019industrie verte. Comme si la t\u00e2che \u00e9tait hors de la port\u00e9e d&rsquo;un seul Etat et qu&rsquo;il fallait s&rsquo;y mettre \u00e0 tous pour obtenir des r\u00e9sultats tangibles, sans qu&rsquo;il soit dit comment y parvenir, faute de le savoir.  <\/p>\n<p>Le premier ministre avait peut-\u00eatre pris connaissance des derni\u00e8res donn\u00e9es publi\u00e9es par Eurostat (Office europ\u00e9en des statistiques), qui ne concernent pourtant que la zone euro. Le ch\u00f4mage continue d&rsquo;y augmenter et les prix \u00e0 la consommation de reculer. En septembre, la zone euro comptait 15,324 millions de ch\u00f4meurs officiellement recens\u00e9s. Les prix \u00e0 la consommation ont recul\u00e9 en octobre pour le cinqui\u00e8me mois d&rsquo;affil\u00e9e, de 0,1% sur un an, sans que la d\u00e9flation qui correspond \u00e0 cette valeur n\u00e9gative soit reconnue, en raison du diff\u00e9rentiel du prix du p\u00e9trole sur un an. A cause aussi de la port\u00e9e symbolique qu&rsquo;aurait cet aveu, qui renverrait \u00e0 l&rsquo;impuissance des gouvernements. C&rsquo;est que l&rsquo;on soucie de l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;opinion publique, faute d&rsquo;agir efficacement sur le reste. <\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats d\u2019un sondage <i>Eurobarom\u00e8tre<\/i> r\u00e9alis\u00e9 premi\u00e8re quinzaine de septembre aupr\u00e8s de 27.000 citoyens de toute l\u2019Union europ\u00e9enne viennent d\u2019\u00eatre publi\u00e9s \u00e0 Bruxelles. Ils donnent une image impressionnante de la perception de la situation sociale. 84% des Europ\u00e9ens, selon celui-ci, jugent en effet que la pauvret\u00e9 s&rsquo;est accrue dans leur pays au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es, m\u00eame s&rsquo;ils ne pensent pas courir personnellement le risque de devenir pauvres. Si les habitants des pays de l\u2019Est contribuent particuli\u00e8rement, sans surprise, \u00e0 ce pourcentage \u00e9lev\u00e9, bien que les r\u00e9sultats pays par pays montrent qu\u2019ils ne sont pas de loin les seuls. Plus de 90% des Roumains, des Bulgares et des Hongrois pensent en effet que la pauvret\u00e9 est r\u00e9pandue. Mais les Fran\u00e7ais sont de cet avis pour 86% d\u2019entre eux. Viennent ensuite, par ordre d\u00e9croissant, Les Belges et les Italiens (75%),les Allemands (72%), les Britanniques (66%) et les Espagnols (66%).  Le ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, les salaires insuffisants et la faiblesse des prestations sociales et des retraites arrivent en t\u00eate des raisons qui expliquent cette inqui\u00e9tude \u00e0 propos de mont\u00e9e de la pauvret\u00e9. <\/p>\n<p>Ce tr\u00e8s rapide panorama serait incomplet si la question des d\u00e9ficits publics n\u2019\u00e9tait pas \u00e9voqu\u00e9e. C\u2019est l\u2019Allemagne qui donne l\u2019occasion de le faire. Le projet du nouveau gouvernement allemand de baisses massives d\u2019imp\u00f4ts vacille d\u00e9j\u00e0. 20 milliards d\u2019all\u00e9gements fiscaux devaient intervenir d\u00e8s 2010, au terme de laborieuses n\u00e9gociations au sein de la coalition, dans le cadre d\u2019une grande r\u00e9forme fiscale. Avec comme cons\u00e9quence de faire exploser la dette publique. Sans attendre, les 16 L\u00e4nder allemands, m\u00eame ceux qui sont dirig\u00e9s par la droite allemande, ont annonc\u00e9 leur refus de suivre le gouvernement sur cette voie, car ils se trouveraient en premi\u00e8re ligne et devraient assumer des coupes claires dans leurs budgets. Le nouveau ministre des finances, Wolfgang Scha\u00fcble, a du en prendre acte. Tout en d\u00e9clarant\u00a0: \u00ab\u00a0Nous voulons mettre en oeuvre la r\u00e9forme fiscale comme elle figure dans notre programme\u00a0\u00bb, il a reconnu qu\u2019\u00ab il d\u00e9pend bien s\u00fbr des L\u00e4nder que nous y arrivions\u00a0\u00bb, annon\u00e7ant un premier retard de mise en application des baisses d\u2019imp\u00f4ts, pour l\u2019instant repouss\u00e9es \u00e0 mi-2010. <\/p>\n<p>Il est possible de manger son chapeau et de renoncer \u00e0 ses promesses \u00e9lectorales de baisse des imp\u00f4ts. Mais la question suivante est bien plus redoutable et ne va pas manquer de se poser, en Allemagne comme dans tous les pays europ\u00e9ens : comment tailler dans les budgets publics et notamment dans le filet de protection social sans susciter de vives r\u00e9actions ? Cela sera le prochain chapitre de la crise, car le pari du retour de la croissance ne peut \u00eatre fait que par ceux qui croient que cela va redevenir comme avant. Ou bien qui prennent les chiffres pour argent comptant, sans chercher \u00e0 comprendre ce qui se cache derri\u00e8re eux&#8230; Que vaut et que peut-on attendre d&rsquo;un PIB en hausse int\u00e9grant les r\u00e9sultats de \u00ab\u00a0l&rsquo;industrie financi\u00e8re\u00a0\u00bb ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>\u00ab\u00a0LES CHOSES NE REDEVIENDRONT PAS COMME AVANT\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Mario Draghi ne fait pas beaucoup parler de lui mais n\u2019est pas pour autant n\u2019importe qui\u00a0! 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