{"id":49050,"date":"2013-01-15T13:40:45","date_gmt":"2013-01-15T12:40:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=49050"},"modified":"2013-01-15T16:56:06","modified_gmt":"2013-01-15T15:56:06","slug":"enron-revisite-iv-pirates-de-leur-propre-navire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/01\/15\/enron-revisite-iv-pirates-de-leur-propre-navire\/","title":{"rendered":"<b>ENRON REVISIT\u00c9 (IV) PIRATES DE LEUR PROPRE NAVIRE<\/b>"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Post-Enron-World.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-49045\" alt=\"Post-Enron World\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Post-Enron-World.png\" width=\"160\" height=\"245\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48459\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (I) \u00ab IL Y A NOUS, D\u2019UN C\u00d4T\u00c9\u2026 ET PUIS TOUS LES AUTRES\u2026 \u00bb<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48587\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (II) L&rsquo;ARROGANCE, M\u00c8RE DE LA FRAGILIT\u00c9<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48937\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (III) \u00ab TOUT IRA TOUJOURS POUR LE MIEUX ! \u00bb<\/a><\/p>\n<blockquote><p>Et quel est votre sentiment \u00e0 propos de ces employ\u00e9s, dont l\u2019un m\u2019\u00e9crivit r\u00e9cemment \u2013 qui avait 330.000 dollars sur son compte 401(k), les \u00e9conomies de toute une vie, qui a travaill\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es pour votre compagnie, qui vit dans l\u2019\u00c9tat du Dakota du Nord. Ces 330.000 dollars en valent aujourd\u2019hui 1.700. Vous, il vous reste quasiment tout de vos 66 millions de dollars. Cette famille a perdu toutes ses \u00e9conomies. Comment arrivez-vous \u00e0 expliquer cela ? Comment se fait-il que les gens au sommet se sont enrichis alors que ceux de la base sont ruin\u00e9s ? [\u2026] Ce qui me frappe, nous qui nous interrogeons sur Enron, s\u2019il fallait faire une comparaison avec un cas similaire, c\u2019est que dans le cas du Titanic, le capitaine avait choisi de sombrer avec son navire. Alors qu\u2019avec Enron, le capitaine a commenc\u00e9 par s\u2019attribuer \u00e0 lui-m\u00eame et \u00e0 ses amis, un bonus, il s\u2019est ensuite fait descendre, lui et les huiles, dans un canot de sauvetage, avant de brailler \u00e0 l\u2019intention des autres : \u00ab Maintenant que j\u2019y pense : ne vous inqui\u00e9tez pas, tout va tr\u00e8s bien se passer ! \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Ces paroles furent prononc\u00e9es par le S\u00e9nateur d\u00e9mocrate du Dakota du Nord, Byron Dorgan, lors de l\u2019audition de Jeffrey Skilling, ancien P-DG d\u2019Enron, devant une commission du S\u00e9nat am\u00e9ricain, le 26 f\u00e9vrier 2002.<\/p>\n<p>Quelles qu\u2019aient \u00e9t\u00e9 l\u2019arrogance et l\u2019hybris de la compagnie Enron \u00e0 son apog\u00e9e, ses dirigeants se comport\u00e8rent effectivement tr\u00e8s prudemment pour tout ce qui les touchait personnellement, comme s\u2019ils n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement convaincus de la validit\u00e9 de leur <i>business plan<\/i>\u00a0: construction et entretien de canots de sauvetage, pillage syst\u00e9matique de la firme lorsqu\u2019elle entama une chute qui ne dura pas plus de 46 jours, pillage anticip\u00e9 m\u00eame durant son heure de gloire. Toutes man\u0153uvres qui furent favoris\u00e9es par une \u00e9volution <i>libertarienne<\/i> de la r\u00e9glementation financi\u00e8re et de sa supervision, de la fiscalit\u00e9 et des r\u00e8gles comptables. \u00ab\u00a0Un tiens vaut mieux que deux tu l\u2019auras\u00a0\u00bb devint le principe qui pr\u00e9sidait au partage du butin aussit\u00f4t celui-ci rassembl\u00e9. La mise \u00e0 sac en \u00e9tait facilit\u00e9e, et banalis\u00e9e aux yeux de l\u2019opinion\u00a0: \u00ab\u00a0Que voulez-vous\u00a0? C\u2019est comme cela que l\u2019on fait dans les affaires\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--more-->L\u2019histoire d\u2019Enron en offre d\u2019innombrables exemples.<\/p>\n<p>Afin de tirer parti d\u2019une niche fiscale, les dirigeants de compagnies am\u00e9ricaines ont le loisir de postposer une partie de leur r\u00e9mun\u00e9ration. Sur ces sommes, Enron garantissait lib\u00e9ralement aux siens un rendement de 12%. Skilling obtint personnellement de la firme, un pr\u00eat de deux millions de dollars qui se m\u00e9tamorphoserait en don s\u2019il demeurait dans sa fonction de P-DG au moins deux ans (il se retira en fait peu de temps avant le terme). Les dirigeants d\u2019Enron s\u2019octroyaient des bonus taill\u00e9s sur mesure, ainsi leur <i>Performance Unit Plan<\/i>, qui entrait en action aussit\u00f4t que les r\u00e9sultats de la firme en termes de dividendes et d\u2019appr\u00e9ciation du cours de l\u2019action d\u00e9passaient tel ou tel objectif d\u00e9fini selon leur bon plaisir.<\/p>\n<p>Aucun principe, l\u00e9gal ou autre, ne limitait le montant des sommes que les dirigeants d\u2019Enron jug\u00e8rent bon de s\u2019attribuer. Lorsqu\u2019Andy Fastow, le Directeur financier de la firme, s\u2019octroya un bonus de 30 millions de dollars pour avoir mis en place les \u00ab\u00a0partenariats\u00a0\u00bb LJM2 et Raptor1, qui masqueraient pour un temps le d\u00e9clin financier d\u2019Enron, Skilling demeura impassible\u00a0: l\u2019attitude de son CFO t\u00e9moignait \u00e0 ses yeux d\u2019un \u00ab\u00a0esprit d\u2019entreprise\u00a0\u00bb parfaitement dans la ligne de la compagnie. Les \u00ab\u00a0amis d\u2019Enron\u00a0\u00bb n\u2019\u00e9taient pas n\u00e9glig\u00e9s\u00a0non plus\u00a0: lorsqu\u2019il s\u2019agissait \u00e0 la fin de chaque trimestre d\u2019embellir provisoirement les r\u00e9sultats financiers de la firme, Enron empruntait aupr\u00e8s d\u2019eux au taux v\u00e9ritablement amical de 15%.<\/p>\n<p>Enron \u00e9tait-elle la seule soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine \u00e0 se conduire de la sorte\u00a0? Non, bien entendu. Elle apparaissait m\u00eame quelquefois, par comparaison, mod\u00e9r\u00e9e dans ses pratiques. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, Bernard Ebbers, le P-DG de WorldCom, une compagnie de t\u00e9l\u00e9communications, b\u00e9n\u00e9ficiait aupr\u00e8s de sa firme d\u2019une ligne de cr\u00e9dit au montant confortable de 408 millions de dollars sur laquelle il pouvait tirer \u00e0 sa guise au taux pr\u00e9f\u00e9rentiel de 2,5%. Dans le m\u00eame secteur \u00e9conomique et \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, la famille Rigas, propri\u00e9taire d\u2019Adelphia Communications, avait obtenu de la firme un pr\u00eat d\u2019un milliard de dollars, qu\u2019elle avait consacr\u00e9, l\u00e0 aussi dans un esprit \u00ab\u00a0entrepreneurial\u00a0\u00bb militant, \u00e0 acheter actions et cr\u00e9ances d\u2019Adelphia.<\/p>\n<p>Enron \u00e9tait donc loin de constituer un cas isol\u00e9 de pillage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 des firmes par leurs dirigeants, et l\u2019initiative en la mati\u00e8re ne lui revenait pas n\u00e9cessairement\u00a0: la d\u00e9r\u00e9gulation dans un climat de laxisme dans l\u2019application des r\u00e8gles existantes, l\u2019\u00e9volution r\u00e9cente des r\u00e8gles comptables, une fiscalit\u00e9 remodel\u00e9e au fil des ans selon les desideratas des entreprises, tout poussait dans ce sens.<\/p>\n<p>Prenons l\u2019exemple des bonus obtenus en 1993 par Rebecca Mark, \u00e0 la t\u00eate des op\u00e9rations internationales d\u2019Enron, et Joe Sutton, son adjoint, \u00e0 l\u2019occasion de la construction de la centrale \u00e9lectrique de Dabhol en Inde\u00a0: 54 millions de dollars pour la premi\u00e8re, 42 millions pour le second. Qu\u2019est-ce qui justifiait des d\u00e9penses aussi extravagantes pour la compagnie\u00a0? Le fait que dans l\u2019esprit de la nouvelle philosophie comptable qui s\u2019\u00e9tait instaur\u00e9e dans les ann\u00e9es 1980, la totalit\u00e9 des revenus que la centrale produirait pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles pouvaient \u00eatre comptabilis\u00e9s par anticipation et appara\u00eetraient tels lors de la publication des chiffres d\u2019Enron \u00e0 la fin du trimestre en cours, boostant le cours de son action. Ces 96 millions de dollars en bonus apparaissaient quantit\u00e9 n\u00e9gligeable au vu des chiffres faramineux que les gains futurs repr\u00e9sentaient \u2013 ceux-ci ne se mat\u00e9rialis\u00e8rent cependant jamais.<\/p>\n<p>Il faut souligner que c\u2019est en parfait accord avec le principe des <i>anticipations rationnelles<\/i> cher \u00e0 la \u00ab\u00a0science\u00a0\u00bb \u00e9conomique, que la probabilit\u00e9 qu\u2019un gain futur se v\u00e9rifie ou non \u00e9tait ignor\u00e9e par la \u00ab\u00a0nouvelle comptabilit\u00e9\u00a0\u00bb. Il \u00e9tait donc devenu possible pour les hommes et femmes d\u2019affaires de partager de mani\u00e8re anticip\u00e9e les gains de tout ch\u00e2teau en Espagne qu\u2019ils jugeraient bon d\u2019imaginer. Quand le ch\u00e2teau s\u2019\u00e9croule, il faut bien entendu r\u00e9\u00e9valuer soigneusement le bilan financier de la firme. C\u2019est \u00e0 camoufler des pertes du genre de Dabhol que servirent les \u00ab\u00a0partenariats\u00a0\u00bb cr\u00e9\u00e9s dans les marges \u00ab\u00a0hors-bilan\u00a0\u00bb d\u2019Enron par son directeur financier Andy Fastow\u00a0; quant \u00e0 Mme Mark et \u00e0 M. Sutton, ils \u00e9taient sur ces entrefaites all\u00e9s se faire pendre ailleurs.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution des r\u00e8gles comptables portait sa part de responsabilit\u00e9 dans la d\u00e9rive qui eut lieu\u00a0; une fiscalit\u00e9 de plus en plus complaisante compl\u00e9tait le tableau.<\/p>\n<p>Les compagnies am\u00e9ricaines b\u00e9n\u00e9ficient de d\u00e9ductions fiscales consid\u00e9rables lorsqu\u2019elles attribuent \u00e0 leurs employ\u00e9s leurs propres actions en tant que contribution \u00e0 leur plan de retraite priv\u00e9 401(k). Elles b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de d\u00e9ductions fiscales li\u00e9es \u00e0 l\u2019attribution de <i>stock-options<\/i> \u00e0 leurs employ\u00e9s (60% des employ\u00e9s d\u2019Enron en b\u00e9n\u00e9ficiaient \u2013 pour des montants divers d\u00e9pendant de leur rang bien entendu). Ces deux dispositions combin\u00e9es permirent \u00e0 Enron de n\u2019avoir \u00e0 verser des imp\u00f4ts qu\u2019une des cinq ann\u00e9es 1996 \u00e0 2000 qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent imm\u00e9diatement sa chute.<\/p>\n<p>La justification de la d\u00e9duction fiscale dont b\u00e9n\u00e9ficie l\u2019entreprise lorsque des <i>stock-options<\/i> qu\u2019elle a octroy\u00e9es sont exerc\u00e9es est qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration. Ce qui est en effet le cas. La d\u00e9pense n\u2019est cependant pas imputable \u00e0 la firme puisque ce n\u2019est pas elle qui a rassembl\u00e9 ces sommes, mais ses actionnaires qui, par leurs achats \u00e0 des prix en hausse, auront fait grimper le cours de l\u2019action. Comme il n\u2019en a rien co\u00fbt\u00e9 \u00e0 la firme, la d\u00e9duction fiscale dont elle b\u00e9n\u00e9ficie constitue pour elle un \u00ab\u00a0gain sans cause\u00a0\u00bb dans toute sa splendeur, fruit de la stupidit\u00e9 ou de l\u2019inventivit\u00e9 humaine, ou plus probablement\u00a0: fruit de la stupidit\u00e9 des uns et de l\u2019inventivit\u00e9 de certains autres.<\/p>\n<p>Dans les jours qui suivirent la faillite d\u2019Enron, le 2 d\u00e9cembre 2001, 5 millions de dollars furent d\u00e9bloqu\u00e9s de l\u2019argent qui restait en caisse pour allouer des primes de licenciement d\u2019un montant de 4.500 $ aux employ\u00e9s du rang. Parall\u00e8lement, une somme du m\u00eame montant fut vers\u00e9e \u00e0 l\u2019un des dirigeants de la firme au titre de \u00ab\u00a0prime de r\u00e9tention\u00a0\u00bb attribu\u00e9e \u00e0 un \u00ab\u00a0employ\u00e9-cl\u00e9\u00a0\u00bb dispos\u00e9 \u00e0 continuer de travailler pour Enron pour une p\u00e9riode de 90 jours au moins.<\/p>\n<p>Comme l\u2019avait soulign\u00e9 le S\u00e9nateur Dorgan, nous avions assist\u00e9 lors de la chute d\u2019Enron, au spectacle affligeant d\u2019employ\u00e9s subalternes punis avec brutalit\u00e9 pour avoir respect\u00e9 l\u2019admirable code d\u2019\u00e9thique dont se vantait la firme, et de dirigeants r\u00e9compens\u00e9s alors qu\u2019ils ne s\u2019\u00e9taient illustr\u00e9s eux que par leur incomp\u00e9tence ou par leur filouterie, ou par une combinaison remarquable des deux.<\/p>\n<p>(\u2026 \u00e0 suivre)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Post-Enron-World.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-49045\" alt=\"Post-Enron World\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Post-Enron-World.png\" width=\"160\" height=\"245\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48459\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (I) \u00ab IL Y A NOUS, D\u2019UN C\u00d4T\u00c9\u2026 ET PUIS TOUS LES AUTRES\u2026 \u00bb<\/a><br \/> <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48587\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (II) L&rsquo;ARROGANCE, M\u00c8RE DE LA FRAGILIT\u00c9<\/a><br \/> <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=48937\" target=\"_blank\">ENRON REVISIT\u00c9 (III) \u00ab TOUT IRA TOUJOURS POUR LE MIEUX ! \u00bb<\/a><\/p>\n<blockquote>\n<p>Et [&hellip;]<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[1,90,1009,18],"tags":[2290,394,393,2289],"class_list":["post-49050","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-entreprise","category-fiscalite-2","category-monde-financier","tag-andy-fastow","tag-comptabilite","tag-enron","tag-jeffrey-skilling"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49050"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":49059,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49050\/revisions\/49059"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}