{"id":49683,"date":"2013-02-02T09:41:25","date_gmt":"2013-02-02T08:41:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=49683"},"modified":"2013-02-02T09:41:25","modified_gmt":"2013-02-02T08:41:25","slug":"qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse-par-bertrand-rouzies-leonardi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/02\/02\/qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse-par-bertrand-rouzies-leonardi\/","title":{"rendered":"<b>\u00ab\u00a0QUI BIEN SE VOIT ORGUEIL ABAISSE\u00a0\u00bb<\/b>, par Bertrand Rouzi\u00e8s-L\u00e9onardi"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse.png\" alt=\"Qui bien se voit orgueil abaisse\" width=\"350\" height=\"504\" class=\"alignleft size-full wp-image-49685\" \/><\/a><\/p>\n<p>Villard de Honnecourt, <i>Carnet de dessins,<\/i> vers 1230, BnF, Fran\u00e7ais 19093, fol. 3v : \u00ab\u00a0orgieus si cume il tribuche\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0l&rsquo;Orgueil \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 il tr\u00e9buche\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Qui bien se voit orgueil abaisse.\u00a0\u00bb La devise (<i>motto<\/i>) est de Maurice Sc\u00e8ve, po\u00e8te lyonnais. Elle est extraite de <i>D\u00e9lie, objet de plus haute vertu, <\/i>un \u00e9pais recueil d&rsquo;\u00e9pigrammes (courtes pi\u00e8ces) amoureuses, premier <i>canzoniere<\/i> fran\u00e7ais, publi\u00e9 en 1544<i>. <\/i>Quoique discret, Sc\u00e8ve, \u00e0 l&rsquo;instar de ses semblables, courait apr\u00e8s la \u00ab\u00a0fame\u00a0\u00bb<i> <\/i>(du latin <i>fama<\/i>), apr\u00e8s la renomm\u00e9e. Vanit\u00e9 des vanit\u00e9s ? Pas exactement, puisque la \u00ab\u00a0fame\u00a0\u00bb, \u00e0 l&rsquo;oreille des contemporains, s&rsquo;identifiait presque (\u00e0 un son nasal pr\u00e8s) \u00e0 la femme. La femme-objet est, en v\u00e9rit\u00e9, le sujet de <i>D\u00e9lie<\/i> et c&rsquo;est \u00e0 elle, personne bien r\u00e9elle, que revient la moiti\u00e9, sinon plus, du profit de gloire escompt\u00e9. \u00ab\u00a0Qui bien se voit orgueil abaisse.\u00a0\u00bb L&rsquo;amant parfait se fait un m\u00e9rite d&rsquo;abdiquer tout ou partie de sa fiert\u00e9. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on \u00e9l\u00e8ve sa foi, en pliant le genou. La variante sacr\u00e9e se rencontre dans la crucifixion du retable d&rsquo;Issenheim peint par Matthias Gr\u00fcnewald entre 1512 et 1516 (l&rsquo;ensemble est conserv\u00e9 au Mus\u00e9e Unterlinden de Colmar)<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. On y voit Jean-Baptiste montrer J\u00e9sus du doigt en disant : \u00ab\u00a0<i>Illum oportet crescere, me autem minui<\/i>\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Il convient que Lui croisse et que moi je diminue\u00a0\u00bb). Remplacez <i>Illum<\/i> par <i>Naturam<\/i> et vous aurez sous les yeux la devise qui doit guider celles et ceux que pr\u00e9occupe la survie de notre esp\u00e8ce parmi les esp\u00e8ces.<\/p>\n<p><!--more-->L&rsquo;histoire en tant que s\u00e9quence d&rsquo;\u00e9v\u00e8nements concomitants ne donne pas de le\u00e7ons, \u00e0 moins que ses acteurs n&rsquo;aient inscrit consciemment chacune de leurs actions dans une perspective \u00e9difiante et apodictique. Le Messie, instruit du projet divin, a sans doute pens\u00e9 son passage \u00e9clair sur terre comme une le\u00e7on d&rsquo;hygi\u00e8ne morale \u00e0 l&rsquo;usage des si\u00e8cles \u00e0 venir, mais pour nous, p\u00e9cheurs ind\u00e9crottables, le souci de la renomm\u00e9e, qui peut se r\u00e9duire, une fois qu&rsquo;on lui a \u00f4t\u00e9 sa cuticule lyrique, au besoin qu&rsquo;a le m\u00e2le ou la femelle en chaleur de laisser une trace, est le seul fil rouge qui tienne ensemble les moments successifs de l&rsquo;existence. Ce fil rouge ne d\u00e9livre aucune \u00ab\u00a0le\u00e7on\u00a0\u00bb. Il manifeste la permanence de l&rsquo;instinct de reproduction. En revanche, l&rsquo;histoire en tant que r\u00e9cit qu&rsquo;on se raconte \u00e0 soi-m\u00eame et qu&rsquo;on raconte aux autres pour signifier qu&rsquo;on a barre sur l&rsquo;instinct, cette histoire-l\u00e0, elle, est riche d&rsquo;enseignements. Je rappelle que l&rsquo;expression \u00ab\u00a0fil rouge\u00a0\u00bb vient de ce que la Royal Navy, pour lutter contre le trafic de pi\u00e8ces de gr\u00e9ement, pla\u00e7ait au c\u0153ur de ses cordages un fil rouge qui ne se r\u00e9v\u00e9lait qu&rsquo;\u00e0 la coupe et indiquait ainsi aux acheteurs la provenance des tron\u00e7ons vol\u00e9s. Cette image du fil rouge est tout aussi f\u00e9conde en neuroanatomie. Pour changer de la stratification g\u00e9ologique, je propose de voir dans le cerveau reptilien de l&rsquo;homme le fil rouge central et dans le r\u00e9seau de fils qui l&rsquo;enserre et dont il assure la coh\u00e9sion, ses cerveaux pal\u00e9o-mammalien et n\u00e9o-mammalien.<\/p>\n<p>Depuis le n\u00e9olithique, les \u00e9conomies humaines s&rsquo;efforcent d&rsquo;institutionnaliser le rut en contr\u00f4lant son expression dans l&rsquo;espace de la propri\u00e9t\u00e9 et dans le temps du travail. Moi-m\u00eame, en m&rsquo;exposant sur ce blog sous mon nom v\u00e9ritable, je contribue \u00e0 cet effort. Je laisse une trace codifi\u00e9e dont les occurrences mesurent l&rsquo;\u00e9tendue de ma renomm\u00e9e (en bien comme en mal, <i>bonae famae,<\/i> <i>malae famae, <\/i>auraient dit les Latins) dans un certain registre intellectuel. Les racleurs de lyre, comme les plus vulgaires despotes, ont la manie du monumental : <i>\u00ab\u00a0Exegi monumentum \u00e6re perennius\u00a0\u00bb<\/i> (\u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9rig\u00e9 un monument plus durable que l&rsquo;airain\u00a0\u00bb), lit-on dans les <i>Odes<\/i> d&rsquo;Horace (III, 30, 1). On leur trouvera l&rsquo;excuse d&rsquo;associer souvent la femme aim\u00e9e \u00e0 leur autopromotion. On retient B\u00e9atrice et Dante, Laure et P\u00e9trarque, D\u00e9lie et Sc\u00e8ve, Cassandre et Ronsard, Elsa et Aragon. La m\u00e9taphore, dans l&rsquo;ordre de la repr\u00e9sentation, la ma\u00efeutique, dans l&rsquo;ordre des id\u00e9es, produisent beaucoup de d\u00e9chets, mais c&rsquo;est un moindre mal en comparaison des autres productions humaines, dont le globe, martyr ignor\u00e9 des hagiographes, porte les stigmates en surface et en profondeur. Cette notion de trace est capitale pour la compr\u00e9hension des m\u00e9faits de l&rsquo;appropriation des domaines terrestre et circumterrestre (la \u00ab\u00a0banlieue\u00a0\u00bb de la plan\u00e8te est un d\u00e9potoir de satellites usag\u00e9s qui t\u00e9moigne de nos ambitions pour le syst\u00e8me solaire). J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 eu l&rsquo;occasion de dire combien Michel Serres a touch\u00e9 juste en d\u00e9non\u00e7ant la salet\u00e9 du propre.<\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0voie humaine\u00a0\u00bb soutenable passe par l&rsquo;acceptation de l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il existe quelque chose au-dessus, en dessous et autour de nous, un \u00e9cosyst\u00e8me complexe et unique dans l&rsquo;univers connu, et que pour sa sauvegarde et notre salut, il nous faut rapporter toutes nos activit\u00e9s de transformation du r\u00e9el \u00e0 ce r\u00e9f\u00e9rent supr\u00eame, supr\u00eamement fragile. Il est int\u00e9ressant de noter que le chimpanz\u00e9 accepte \u00e0 l&rsquo;occasion la tutelle d&rsquo;un homme moins robuste que lui, en lui tendant une main paume ouverte vers le haut ou en cherchant \u00e0 lui embrasser la main ou le pied, comme il le ferait en pr\u00e9sence d&rsquo;un cong\u00e9n\u00e8re dominant, mais que l&rsquo;homme, si acharn\u00e9 \u00e0 soumettre son prochain, si prompt \u00e0 ramper quand celui-ci a le dessus, n&rsquo;imagine pas devoir plier le genou devant une autre esp\u00e8ce, ni m\u00eame devant l&rsquo;assembl\u00e9e des esp\u00e8ces. L&rsquo;humanit\u00e9 s&rsquo;honorerait de cr\u00e9er un droit global de la nature (au sens d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me complet), comme elle a cr\u00e9\u00e9 un droit particulier de l&rsquo;animal (D\u00e9claration universelle des droits de l&rsquo;animal proclam\u00e9e \u00e0 Paris en 1978, r\u00e9vis\u00e9e en 1989). Elle ferait encore mieux si elle subordonnait \u00e0 ce droit global le corpus de droits associ\u00e9s \u00e0 son emprise mat\u00e9rielle. L&rsquo;orgueil humain, que la sagesse grecque antique nommait <i>hybris, <\/i>est le p\u00e9ch\u00e9 absolu auquel tous les autres p\u00e9ch\u00e9s, l&rsquo;avarice, l&rsquo;envie, la col\u00e8re, luxure, paresse et gourmandise, se rattachent. Cette passion de l&rsquo;exc\u00e8s, le capitalisme l&rsquo;a port\u00e9e \u00e0 son paroxysme. Il a fait d&rsquo;une maladie de l&rsquo;\u00e2me un credo. Comme il est dans la nature de l&rsquo;orgueil de s&rsquo;exc\u00e9der lui-m\u00eame, l&rsquo;orgueilleux n&rsquo;assume pas ses choix et fait porter sa croix par tous les \u00eatres vivants. La grande habilet\u00e9 de la pens\u00e9e lib\u00e9rale aura consist\u00e9, ses derni\u00e8res ann\u00e9es, \u00e0 rebaptiser \u00ab\u00a0\u00e9lan vital\u00a0\u00bb cette passion mortif\u00e8re, ce qui revient \u00e0 <i>naturaliser<\/i> un vice humain. Nous gaspillons ? Nous bouleversons dans les grandes largeurs ? Mais voyez la Nature. Elle aussi gaspille, elle aussi bouleverse, allant jusqu&rsquo;\u00e0 raser des mondes. Nos choix \u00e9conomiques participent de cet \u00e9lan vital. R\u00e9sister \u00e0 ce mouvement, c&rsquo;est avoir un comportement contre nature. L&rsquo;\u00e9cologie est l&rsquo;ennemie de la Nature. Etc. En v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;\u00e9conomie capitaliste ne participe pas de l&rsquo;\u00e9lan vital, elle l&rsquo;outrepasse dans ses figures les plus violentes, comme si la violence \u00e9tait le trait d\u00e9finitoire de \u00ab\u00a0l&rsquo;action\u00a0\u00bb naturelle et qu&rsquo;il f\u00fbt recommand\u00e9 de le faire sien pour survivre. Entre mille autres exemples de cette violence faite \u00e0 la nature au nom de sa propre violence, on \u00e9voquera ce \u00ab\u00a0volcan\u00a0\u00bb artificiel qu&rsquo;un forage vite fait mal fait a \u00e9veill\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele de Java, pr\u00e8s de la ville de Sidoarjo, et qui d\u00e9verse chaque jour depuis mai 2006 50000 m\u00b3 d&rsquo;une boue canc\u00e9rig\u00e8ne contre la progression de laquelle nul ne peut rien (jetez un \u0153il sur Google Earth). En l&rsquo;occurrence, la Nature, du moins dans ses manifestations terrestres, est surclass\u00e9e. Cela nous fait de belles jambes.<\/p>\n<p>Il y a \u00e0 la racine des actions humaines m\u00eame les plus folles une intention. La Nature, jusqu&rsquo;\u00e0 preuve du contraire, ne veut rien, puisqu&rsquo;elle a tout. Elle ne gaspille rien, puisqu&rsquo;elle embrasse tout. Elle ne bouleverse rien, puisqu&rsquo;elle est ce qu&rsquo;elle bouleverse. L&rsquo;homme, parcelle de la Nature, n&rsquo;a qu&rsquo;une vision parcellaire de son fonctionnement et se permet d&rsquo;agir sur celle-ci comme s&rsquo;il \u00e9tait elle et m\u00eame davantage qu&rsquo;elle. Il voudrait que la Nature soit une puissance \u00e0 laquelle il puisse mesurer la sienne. La Nature est forte non parce qu&rsquo;elle domine, mais parce qu&rsquo;elle est travaill\u00e9e par des forces physiques incommensurables dont l&rsquo;\u00e9quilibre pr\u00e9caire, en un point donn\u00e9 de l&rsquo;univers, peut-\u00eatre en quelques autres aussi, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une hypoth\u00e8se, a donn\u00e9 naissance \u00e0 des formes de vie. La vie n&rsquo;est pas toute la Nature. Il semble m\u00eame que ce soit un accident rarissime dans l&rsquo;histoire mouvement\u00e9e de l&rsquo;univers. Elle ne subsiste que parce que les forces cosmiques se d\u00e9cha\u00eenent ailleurs. Qu&rsquo;un \u00eatre vivant, en toute m\u00e9connaissance de cause, se fasse l&rsquo;agent de ces forces, au risque d&rsquo;\u00e9teindre toute vie consciente, dont la sienne propre, voil\u00e0 qui en dit long sur l&rsquo;esp\u00e8ce de sup\u00e9riorit\u00e9 qu&rsquo;il se pr\u00eate. Permettez que je m&rsquo;incline, que je m&rsquo;humilie devant une telle royaut\u00e9 de sottise. Cette royaut\u00e9 est la mienne. Cette royaut\u00e9 est la v\u00f4tre. D\u00e9pouillez-vous dans l&rsquo;instant de tous les attributs de la puissance, si vous pensez ne pas en \u00eatre.<\/p>\n<div><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> La plus belle <i>ekphrasis<\/i> (description) de cette crucifixion est sign\u00e9e J.-K. Huysmans, fils de peintre lui-m\u00eame. On la trouvera au d\u00e9but de son roman <i>L\u00e0-bas<\/i> (1891).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Qui-bien-se-voit-orgueil-abaisse.png\" alt=\"Qui bien se voit orgueil abaisse\" width=\"350\" height=\"504\" class=\"alignleft size-full wp-image-49685\" \/><\/a><\/p>\n<p>Villard de Honnecourt, <i>Carnet de dessins,<\/i> vers 1230, BnF, Fran\u00e7ais 19093, fol. 3v : \u00ab\u00a0orgieus si cume il tribuche\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0l&rsquo;Orgueil \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 il tr\u00e9buche\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Qui bien se voit orgueil abaisse.\u00a0\u00bb La devise (<i>motto<\/i>) est de Maurice Sc\u00e8ve, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22,7,2104,6],"tags":[497,2353,2351,2352],"class_list":["post-49683","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecologie","category-histoire","category-la-survie-de-lespece","category-questions-essentielles","tag-la-nature","tag-matthias-grunewald","tag-maurice-sceve","tag-reputation"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49683","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49683"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49683\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":49692,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49683\/revisions\/49692"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49683"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49683"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49683"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}