{"id":50590,"date":"2013-03-02T20:59:12","date_gmt":"2013-03-02T19:59:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=50590"},"modified":"2013-03-02T20:59:12","modified_gmt":"2013-03-02T19:59:12","slug":"lactualite-de-demain-ne-volez-pas-notre-futur-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/03\/02\/lactualite-de-demain-ne-volez-pas-notre-futur-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de demain<\/i> : <b>NE VOLEZ PAS NOTRE FUTUR ! <\/b> par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0O povo \u00e9 quem mais ordena\u00a0\u00bb (c\u2019est le peuple qui seul commande), ce vers de <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=gaLWqy4e7ls\">la chanson interdite<\/a> de Zeca Afonso dont la diffusion sur la radio officielle avait donn\u00e9 le signal, le 25 avril 1974, de la fin de la dictature et des guerres coloniales, a trouv\u00e9 une nouvelle jeunesse au Portugal. <em>Gr\u00e2ndola, Vila Morena<\/em> est devenu l\u2019hymne d\u2019une protestation massive qui s\u2019est renouvel\u00e9e aujourd\u2019hui pour faire suite \u00e0 celle de septembre dernier, repris \u00e0 18 heures avec \u00e9motion dans tout le pays par des \u00ab\u00a0mar\u00e9es humaines\u00a0\u00bb dont le mod\u00e8le a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9 aux Espagnols. Des centaines de milliers de manifestants \u00e9taient dans les rues de toutes les villes portugaises, portrait d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en col\u00e8re mais d\u00e9filant dans un silence impressionnant, n\u2019\u00e9tant pas habitu\u00e9e des cort\u00e8ges, \u00e0 l\u2019exception de groupes plus militants. Tous les \u00e2ges et toutes les conditions \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s, donnant l\u2019impression que le pays tout entier cherchait \u00e0 s\u2019\u00e9vader d\u2019une prison, \u00e0 se faire entendre sans y parvenir, ce que les Espagnols traduisent avec leurs \u00ab\u00a0cris silencieux\u00a0\u00bb. Sur la multitude des pancartes improvis\u00e9es, on pouvait lire \u00ab\u00a0Bandits, rendez-nous notre argent !\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Qui s&rsquo;endort dans la d\u00e9mocratie, se r\u00e9veille dans la dictature\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00e9lections maintenant !\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0ne volez pas notre futur !\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p><!--more-->Les manifestations ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es via les r\u00e9seaux sociaux afin \u00ab\u00a0que la Tro\u00efka aille se faire voir !\u00a0\u00bb, un message relay\u00e9 par une multitude de groupes et d\u2019associations, la CGTP-IN &#8211; le principal syndicat &#8211; ayant \u00e9galement appel\u00e9 \u00e0 les rejoindre. \u00c0 Lisbonne, le Parlement a \u00e9t\u00e9 symboliquement encercl\u00e9 et les <i>mar\u00e9es<\/i> (celles de la sant\u00e9 et de l\u2019\u00e9ducation, mais aussi celles des f\u00e9ministes et de l\u2019arc-en-ciel ou encore des indign\u00e9s et des retrait\u00e9s) ont converg\u00e9 vers la place du Marquis de Pombal pour n\u2019en faire plus qu\u2019une, avant de lentement descendre l\u2019avenue de la Libert\u00e9 et se diriger vers le Terreiro do Pa\u00e7o, au bord du Tage. De partout afflu\u00e8rent tous ceux qui n\u2019\u00e9taient dans aucune. Un groupe de militaires en civil du temps du 25 avril s\u2019\u00e9tait de son c\u00f4t\u00e9 form\u00e9 avant de s\u2019int\u00e9grer dans le cort\u00e8ge. <\/p>\n<p>Une \u00ab\u00a0motion de censure populaire\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 lue depuis le podium dress\u00e9 sur l&rsquo;immense place noire de monde face au Tage : \u00ab\u00a0Ce gouvernement est ill\u00e9gitime, \u00e9lu sur la base de promesses qu\u2019il n\u2019a pas accompli.(\u2026) Que le peuple prenne la parole ! Parce que si le gouvernement ne peut pas d\u00e9mettre le peuple, le peuple peut d\u00e9mettre le gouvernement. C\u2019est au peuple de d\u00e9cider\u00a0\u00bb. <\/p>\n<blockquote><p>Peintre et designer, Margarida Alfacinha \u00e9tait de la multitude. Son histoire m\u00e9rite d\u2019\u00eatre racont\u00e9e : elle a trouv\u00e9 une mani\u00e8re bien \u00e0 elle de rembourser sa dette aux organismes sociaux car, travaillant sans contrat dans un syst\u00e8me appel\u00e9 au Portugal les \u00ab\u00a0re\u00e7us verts\u00a0\u00bb (recibos verdes), elle n\u2019a pu payer la couverture sociale qui repr\u00e9sente 30 % de son revenu. Elle vient d\u2019entreprendre une s\u00e9rie de 375 peintures d\u2019un format de 24&#215;15 centim\u00e8tres &#8211; \u00ab\u00a0sur un papier de fort grammage et avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e\u00a0\u00bb, comme elle le pr\u00e9cise &#8211; qu\u2019elle va proposer \u00e0 la vente 20 euros chacune afin de payer les 7.500 euros qu\u2019elle doit.  <\/p>\n<p>C\u2019est avec un jeu de mot intraduisible : \u00ab\u00a0Quando uma d\u00edvida se torna uma d\u00e1diva\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb(quand une dette devient un don) et sur <a href=\"http:\/\/www.facebook.com\/375Desenhos?ref=ts&amp;fref=ts\">une page facebook<\/a> qu\u2019elle a popularis\u00e9 son initiative, relay\u00e9e par les m\u00e9dias portugais. Margarida esp\u00e8re que ceux qui ach\u00e8teront ses dessins trouveront avec eux \u00ab\u00a0l\u2019espoir et surtout la capacit\u00e9 d\u2019agir\u00a0\u00bb, car elle s\u2019efforce de \u00ab\u00a0peindre des choses positives, le futur et la joie, le bonheur des choses les plus positives que l\u2019on rencontre dans la vie\u00a0\u00bb. (Sp\u00e9cial copinage).<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0O povo \u00e9 quem mais ordena\u00a0\u00bb (c\u2019est le peuple qui seul commande), ce vers de <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=gaLWqy4e7ls\">la chanson interdite<\/a> de Zeca Afonso dont la diffusion sur la radio officielle avait donn\u00e9 le signal, le 25 avril 1974, de la fin de la dictature et des guerres coloniales, a trouv\u00e9 une nouvelle jeunesse au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[204,1362],"tags":[2455,2454,264],"class_list":["post-50590","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-europe","category-indignes","tag-grandola-vila-morena","tag-margarida-alfacina","tag-portugal"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50590","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=50590"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50590\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":50602,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/50590\/revisions\/50602"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=50590"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=50590"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=50590"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}