{"id":5123,"date":"2009-11-21T20:31:29","date_gmt":"2009-11-21T19:31:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=5123"},"modified":"2009-11-21T23:07:22","modified_gmt":"2009-11-21T22:07:22","slug":"lactualite-de-la-crise-immobilisme-et-inquietude-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/11\/21\/lactualite-de-la-crise-immobilisme-et-inquietude-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: immobilisme et inqui\u00e9tude, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>IMMOBILISME ET INQUIETUDE<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes au beau milieu de la temp\u00eate, quand le vent est tomb\u00e9 et que l\u2019on ne sait pas ce qui va s\u2019en suivre. Rentrant la t\u00eate dans les \u00e9paules, craignant de nouveaux coups, esp\u00e9rant un peu l\u00e2chement qu\u2019ils vont tomber sur le voisin. Comme quand on ne croit plus \u00e0 grand chose de ce qu\u2019<i>ils<\/i> nous disent, mais que l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re le garder pour soi, pensant que la r\u00e9volte serait vaine et qu\u2019il faut mieux serrer les dents \u00e0 d\u00e9faut de se serrer les coudes. Tout en se demandant o\u00f9 cela va bien pouvoir nous mener. <\/p>\n<p>Alors, nous nous plongeons une fois de plus dans l\u2019actualit\u00e9, un peu \u00e9tourdi et beaucoup d\u00e9pass\u00e9 par tout ce que nous y rencontrons, essayant de trouver du sens l\u00e0 o\u00f9 il semble ne pas y en avoir tant que cela. Perdu dans ce que nous collationnons des propos de banquiers centraux ou de chefs de gouvernement et de ministres, de dirigeants des grandes institutions internationales, d&rsquo;instances de r\u00e9gulation et de financiers, de membres du Congr\u00e8s am\u00e9ricain \u00e9galement, enseveli sous les d\u00e9p\u00eaches d\u2019agence et les analyses des chroniqueurs les plus r\u00e9put\u00e9s de la grande presse <i>de r\u00e9f\u00e9rence<\/i>. <\/p>\n<p><!--more-->Une fois de plus, nous ne sortons pas de cet exercice impos\u00e9 avec des certitudes, mais avec la conviction que, au fur et \u00e0 mesure que la liste des questions s\u2019allonge, celle des probl\u00e8mes non r\u00e9solus s\u2019alourdit, et que la colonne des r\u00e9ponses reste vide ou presque. Constatant que ceux qui disent \u00ab\u00a0marchons, marchons\u00a0!\u00a0\u00bb font du sur place et, surtout, qu\u2019au sein m\u00eame du s\u00e9rail l\u2019inqui\u00e9tude commence \u00e0 monter et \u00e0 s\u2019exprimer ouvertement. C&rsquo;est \u00e0 cela que nous pr\u00eatons une grande attention. <\/p>\n<p>Philipp Hildebrand est un banquier suisse et pas n\u2019importe lequel\u00a0: c\u2019est le vice-pr\u00e9sident de la Banque nationale suisse (BNS). Il vient de d\u00e9clarer que \u00ab\u00a0nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;autre choix que de nous attaquer aux enjeux sp\u00e9cifiques des banques qui sont trop importantes ou trop interconnect\u00e9es pour faire faillite\u00a0\u00bb. Il a m\u00eame insist\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Nous ne pouvons ignorer que nous avons besoin de mesures visant \u00e0 s&rsquo;attaquer \u00e0 la taille des banques\u00a0\u00bb, pour se perdre h\u00e9las ensuite dans des g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s, faute de les d\u00e9tailler. Pr\u00e9conisant au bout du compte la mise en place d&rsquo;un cadre international permettant la dissolution de grandes banques, autant dire de cr\u00e9er une commission pour y r\u00e9fl\u00e9chir\u00a0! R\u00e9pondant du tac au tac au PDG de Deutsche Bank, dont la note vient d\u2019\u00eatre s\u00e9v\u00e8rement d\u00e9grad\u00e9e par Moody\u2019s apr\u00e8s analyse de sa situation bilantaire, la chanceli\u00e8re allemande Angela Merkel a estim\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9 que \u00ab\u00a0certains repr\u00e9sentants du secteur financier l\u2019ouvraient un peu trop\u00a0\u00bb, les priant \u00ab\u00a0de rester sur une voie constructive\u00a0\u00bb, plut\u00f4t que de r\u00e9sister au durcissement de la r\u00e9gulation financi\u00e8re. Josef Ackermann, le Pdg, qui \u00e9tait vis\u00e9, militant activement pour la cr\u00e9ation d\u2019un fonds de soutien public-priv\u00e9 des banques, pour aider \u00e0 la recapitalisation des banques, dans lequel la part de chacun n\u2019\u00e9tait pas trop clairement d\u00e9finie. <\/p>\n<p>Jean-Claude Trichet, pr\u00e9sident de la BCE, vient de son c\u00f4t\u00e9 de s\u2019inqui\u00e9ter de la possibilit\u00e9 que les banques europ\u00e9ennes puissent conna\u00eetre un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019addiction aux injections de liquidit\u00e9s dont elles b\u00e9n\u00e9ficient\u00a0; de fait, elles ne peuvent plus s\u2019en passer, il est trop tard pour s\u2019en rendre compte\u00a0! Enfin, pour conclure tr\u00e8s provisoirement cette liste qui va s&rsquo;allonger, Martin Wolf, le chroniqueur du Financial Times, en est venu toute honte bue mais assum\u00e9e avec franchise, \u00e0 pr\u00e9coniser l\u2019instauration d\u2019une taxe sur les profits des banques (per\u00e7ue en une seule fois), expliquant que la combinaison des bonus, du filet de s\u00e9curit\u00e9 tendus par les pouvoirs publics et du maintien des mesures de r\u00e9gulation d\u2019hier cr\u00e9aient une situation \u00ab\u00a0d\u00e9vastatrice\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, la surprise est venue du Congr\u00e8s, avec l\u2019adoption de l\u2019amendement permettant \u00e0 ses membres d\u2019engager un audit de la Fed (il doit encore \u00eatre adopt\u00e9 par le S\u00e9nat), en d\u00e9pit de pressions jamais vues exerc\u00e9es sur les membres de la Chambre des repr\u00e9sentants (une lettre d\u2019Alan Greenspan et de Paul Volcker, deux anciens pr\u00e9sidents de la Fed, leur demandant de repousser l\u2019amendement, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e sur leurs si\u00e8ges avant leur entr\u00e9e en s\u00e9ance, au m\u00e9pris du r\u00e8glement de l\u2019assembl\u00e9e). Contribuant \u00e0 ce changement de d\u00e9cor, la mise en cause de Tim Geithner, secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor, enfle dans la presse et au Congr\u00e8s, particuli\u00e8rement en raison de ses pr\u00e9c\u00e9dentes responsabilit\u00e9s de pr\u00e9sident de la Fed de New-York, charg\u00e9e plus sp\u00e9cifiquement du contr\u00f4le de Wall Street. Tandis que les rumeurs s&rsquo;accentuent, audit de la Fed ou pas, \u00e0 propos du renflouement financier d\u2019AIG et des somptueux cadeaux faits \u00e0 cette occasion sans discuter aux m\u00e9gabanques. Alors que le besoin urgent de nouvelles mesures d\u2019aide \u00e0 l\u2019\u00e9conomie et \u00e0 l\u2019emploi se heurte \u00e0 la difficult\u00e9 d\u2019accro\u00eetre encore le d\u00e9ficit des finances publiques. <\/p>\n<p>Toutes ces r\u00e9actions r\u00e9sultent \u00e0 n\u2019en pas douter de la pression de larges secteurs de l\u2019opinion publique, sous les effets de la crise et devant le spectacle de l\u2019\u00e9troite connivence qui s\u2019affiche \u00e0 Washington entre pouvoirs financier et politique, entre lobbies et administrations. Mais elles expriment \u00e9galement les doutes et les franches inqui\u00e9tudes de ceux qui savent, qui ont les cl\u00e9s leur permettant de comprendre ce qui se passe, ou plut\u00f4t ce qui ne se passe pas. Cherchant une solution au d\u00e9sastre qu\u2019ils voient venir sans parvenir, la plupart du temps, \u00e0 formuler ce qui serait pour eux de l\u2019ordre de l\u2019indicible, de l\u2019inconcevable. Se contenter de le leur reprocher serait ne pas voir la br\u00e8che qu&rsquo;ils ouvrent. <\/p>\n<p>Les admonestations des banquiers centraux et des grandes institutions internationales (OCDE, FMI) commencent \u00e0 fleurir, enjoignant de mani\u00e8re de plus en plus pressante les gouvernements de se pr\u00e9parer \u00e0 r\u00e9sorber les d\u00e9ficits publics (tout en leur recommandant de se d\u00e9p\u00eacher avec lenteur). Dans de subits acc\u00e8s de franchise, Tim Geithner aux Etats-Unis et Jean-Claude Trichet en Europe reconnaissent que la machine \u00e0 faire du cr\u00e9dit est toujours tr\u00e8s gripp\u00e9e, sans que rien n\u2019augure de sa relance et qu\u2019aucune nouvelle mesure ne puisse \u00eatre envisag\u00e9e pour y contribuer. Entre le danger de l\u2019inflation ou celui de la d\u00e9flation, plus personne ne sait o\u00f9 donner de la t\u00eate, les deux semblant en m\u00eame temps aussi mena\u00e7ants ! Les indices des prix, avec ou sans produits alimentaires, comprenant ou excluant le prix de l\u2019\u00e9nergie, se mettent \u00e0 ressembler \u00e0 une boussole qui s\u2019affolerait pour \u00eatre consult\u00e9e trop pr\u00e8s du p\u00f4le Nord\u00a0: quelle variante faut-il prendre en compte, alors qu\u2019elles divergent \u00a0?  <\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019autres signaux d\u2019alarme retentissent, de toutes natures, sans susciter de r\u00e9actions significatives. Le Japon, deuxi\u00e8me puissance mondiale, reconna\u00eet qu\u2019il est \u00e0 nouveau entr\u00e9 en d\u00e9flation. l\u2019hypoth\u00e8se du \u00ab\u00a0double dip\u00a0\u00bb (la relance en \u00ab\u00a0W\u00a0\u00bb) conna\u00eet de forts regains de faveur, Barack Obama en envisageant m\u00eame l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 aux Etats-Unis. Les signes d\u2019\u00e9nervement sont manifestes parmi les banquiers centraux\u00a0: Ben Bernanke intervenait en faveur du dollar fort il y a quelques jours, domaine qui n\u2019est pas du ressort de la Fed.  Jean-Claude Trichet en venait \u00e0 sermonner cette semaine les banques, citation de Goethe \u00e0 l&rsquo;appui pour d\u00e9crire les dangers de leurs attitude\u00a0: \u00ab\u00a0Si je me laissais compl\u00e8tement aller, j\u2019en arriverai \u00e0 me d\u00e9truire moi-m\u00eame ainsi que mon milieu\u00a0\u00bb. Les ministres aussi lancent des avertissements: Wolfgang Scha\u00fcble, en charge des finances en RFA, vient de mettre en garde les Am\u00e9ricains, pour la contribution de la Fed \u00e0 la cr\u00e9ation de la nouvelle bulle financi\u00e8re. Rejoint depuis P\u00e9kin, sur le m\u00eame th\u00e8me, par Liu Mingkang, le r\u00e9gulateur Chinois des banques. <\/p>\n<p>Les pays \u00e9mergents s\u2019efforcent de se prot\u00e9ger du dollar faible par la taxation des capitaux entrants, car il a pour cons\u00e9quence la hausse de leur propre devise et fait obstacle \u00e0 leur commerce ext\u00e9rieur. Apr\u00e8s le Br\u00e9sil, c\u2019est le cas de la Russie. En Asie, Taiwan a suivi leur exemple et l\u2019Inde, l\u2019Indon\u00e9sie et la Thailande menacent d\u2019en faire tout autant. Les Chinois, dont la devise est amarr\u00e9e au dollar, contribuent en Asie au d\u00e9sordre mon\u00e9taire montant. Tout en veillant \u00e0 ne pas mettre de l\u2019huile sur le feu, le FMI continue de se pr\u00e9parer \u00e0 jouer un r\u00f4le accru, Caroline Atkinson, sa porte-parole, venant d\u2019affirmer depuis Washington que le fonds r\u00e9fl\u00e9chissait en permanence \u00e0 l\u2019architecture du syst\u00e8me mon\u00e9taire international. \u00ab\u00a0En permanence\u00a0\u00bb \u00e9tant le mot-cl\u00e9, impliquant l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019une possible urgence&#8230;<\/p>\n<p>Enfin, le feu couve sous la cendre chez les banques. Le calendrier et les modalit\u00e9s de la recapitalisation \u00e0 laquelle elles vont devoir souscrire se resserre. Le comit\u00e9 de B\u00e2le devrait annoncer d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e les dispositions qu\u2019il pr\u00e9conise, afin qu\u2019elles soient discut\u00e9es, avant d\u2019\u00eatre adopt\u00e9es pour application en 2012. C\u2019est encore lointain, mais les banques s\u2019y pr\u00e9parent d\u00e9j\u00e0, d\u2019autant que de nouvelles in\u00e9vitables d\u00e9pr\u00e9ciations vont devoir \u00eatre dig\u00e9r\u00e9es, h\u00e9ritage du pass\u00e9 proche ou cons\u00e9quence de la crise actuelle. Alors qu\u2019une montagne de refinancements vont devoir intervenir, n\u00e9cessitant \u00e9galement d\u2019aller sur les march\u00e9s. Des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique, on ne voit pas n\u00e9cessairement les choses de la m\u00eame fa\u00e7on. Les Europ\u00e9ens privil\u00e9gient le march\u00e9 obligataire, et plus particuli\u00e8rement cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de titres hybrides, les CoCos. Sans \u00eatre certains que les march\u00e9s pourront absorber les gigantesques \u00e9missions qui seront n\u00e9cessaires. Ni que le comit\u00e9 de B\u00e2le avalisera le classement de ces titres magiques dans les \u00ab\u00a0fonds propres durs\u00a0\u00bb, sur lesquels se calculera leur ratio de solvabilit\u00e9 nouvelle formule. C&rsquo;est toutefois probable. Les am\u00e9ricains ont une autre ressource, d\u00e9j\u00e0 pratiqu\u00e9e sans compter, utilisant des structures hors bilan, les SIV (<i>Special Investment Vehicle<\/i>), afin d\u2019y stocker leurs actifs d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s et de conserver un ratio satisfaisant. Nous sommes l\u00e0 dans les salons de la haute finance, \u00e0 ne pas confondre avec la cuisine de la cave. <\/p>\n<p>Nous y restons d\u2019ailleurs, en apprenant qu\u2019un autre pion serait avanc\u00e9, dans l\u2019espoir que son d\u00e9placement puisse \u00eatre accept\u00e9 par les r\u00e9gulateurs. Il s\u2019agirait d\u2019utiliser un m\u00e9canisme de \u00ab\u00a0d\u00e9pr\u00e9ciations provisoires\u00a0\u00bb pour des obligations d&rsquo;un nouveau type qui seraient \u00e9mises par les banques. Ces obligations pourraient, en cas de difficult\u00e9s, \u00eatre d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9es tel que d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avance avec les investisseurs, r\u00e9duisant ainsi d\u2019autant la dette et le payement des int\u00e9r\u00eats aff\u00e9rents de son \u00e9metteur, quitte \u00e0 ce qu\u2019elles soient ensuite, les probl\u00e8mes pass\u00e9s, appr\u00e9ci\u00e9es au-del\u00e0 de leur valeur initiale (afin d\u2019int\u00e9resser \u00e0 la partie les investisseurs).  Ce qui permettrait d\u2019am\u00e9liorer provisoirement le ratio, non pas en augmentant les fonds propres, mais en diminuant la dette. Il y a de fortes chance, vu l\u2019ampleur du probl\u00e8me devant les banques sont plac\u00e9es, que l\u2019on assiste \u00e0 un assaut de cr\u00e9ativit\u00e9 financi\u00e8re dans les mois \u00e0 venir&#8230;<\/p>\n<p>Pendant ce temps l\u00e0, d&rsquo;autres discussions se poursuivent, non sans importance elles aussi pour la suite des \u00e9v\u00e8nements. L&rsquo;une des plus importantes d&rsquo;entre elles a lieu \u00e0 la commission des services financiers de la Chambre des repr\u00e9sentants et porte sur les produits d\u00e9riv\u00e9s (OTC) permettant de se couvrir sur les march\u00e9s mon\u00e9taires, o\u00f9 3.200 milliards de dollars de transactions sont effectu\u00e9es chaque jour, dont les deux tiers en utilisant des produits d\u00e9riv\u00e9s. Ces derniers vont-ils ou non obligatoirement devoir passer par un syst\u00e8me centralis\u00e9 de compensation ? La bataille fait rage entre ceux qui voudraient l&rsquo;\u00e9viter \u00e0 tout prix, les banques en premier lieu, arguant du fait que cela augmenterait le risque syst\u00e9mique, ainsi que les co\u00fbts des transactions (se r\u00e9fugiant derri\u00e8re les int\u00e9r\u00eats des entreprises qui utilisent ces instruments de couverture). En venant, d&rsquo;apr\u00e8s le Financial Times qui \u00e0 enqu\u00eat\u00e9, \u00e0 chercher \u00e0 faire valoir que ces produits sont \u00ab\u00a0le ciment de l&rsquo;ensemble du syst\u00e8me financier\u00a0\u00bb (\u00e0 ce titre intouchables). Le pr\u00e9sident de la commission, Barney Franck, l&rsquo;homme pivot de toutes les discussions \u00e0 propos de la r\u00e9gulation, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la revue Risk qu&rsquo;en d\u00e9pit de la demande de l&rsquo;administration d&rsquo;exempter ces produits de l&rsquo;obligation d&rsquo;utiliser des chambres de compensation, il n&rsquo;y \u00e9tait pas favorable et que les amendements \u00e0 ce sujet ne seraient pas pris en consid\u00e9ration. Un nouveau signe de durcissement du Congr\u00e8s. A suivre, comme tant d&rsquo;autres dossiers, mais le sujet est particuli\u00e8rement d&rsquo;importance. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>IMMOBILISME ET INQUIETUDE<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes au beau milieu de la temp\u00eate, quand le vent est tomb\u00e9 et que l\u2019on ne sait pas ce qui va s\u2019en suivre. 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