{"id":52732,"date":"2013-04-22T19:10:36","date_gmt":"2013-04-22T17:10:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=52732"},"modified":"2013-04-22T19:10:36","modified_gmt":"2013-04-22T17:10:36","slug":"vie-et-mort-de-la-nature-i-par-francis-arness","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/04\/22\/vie-et-mort-de-la-nature-i-par-francis-arness\/","title":{"rendered":"<b>VIE ET MORT DE LA NATURE (I)<\/b>, par Francis Arness"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Ce matin-l\u00e0, alors que la petite terrasse resplendissait de l\u2019odeur des orangers en fleurs, et que le ciel bleu, immense, offrait son infini, Jorge cliqua sur le dernier texte de Leclerc sur le blog de Paul Jorion. Un nouveau plan de sauvetage financier \u00e9tait adopt\u00e9 pour Chypre. Encore une fois, les anticipations \u00e9conomiques des experts \u00e9taient fallacieuses. Encore une fois, le discours des dirigeants politiques \u00e9tait aveugle. Encore une fois, le r\u00e9el \u00e9tait annul\u00e9, et les mots \u00ab\u00a0<i>mobilisation\u2026 historique\u2026\u00a0croissance\u2026 \u00bb, <\/i>ou encore \u00ab\u00a0<i>production\u2026 consommation\u2026 sous contr\u00f4le<\/i>\u2026 \u00bb, flott\u00e8rent sur l\u2019\u00e9cran, puis dans l\u2019esprit de Jorge. Il sentait comme une pression sur son thorax, comme si une main &#8211;<i> invisible<\/i> &#8211; cherchait \u00e0 l\u2019\u00e9touffer, une nouvelle fois, et encore et encore, en un sc\u00e9nario qui se r\u00e9p\u00e9tait sans fin, comme si chaque bouff\u00e9e d\u2019air \u00e9tait la derni\u00e8re. Nerveusement, il cliqua sur la page facebook d\u2019un ami, et y d\u00e9couvrit la photographie d\u2019un enfant en larmes, qui ne voulait pas quitter sa maison, et refusait en hurlant de se faire expulser\u00a0: cinq policiers casqu\u00e9s et arm\u00e9s l\u2019agrippaient violemment afin de le mettre \u00e0 la rue. L\u2019impression d\u2019asphyxie de Jorge redoubla\u00a0; sa vue se brouilla\u00a0; l\u2019effroi crispa son c\u0153ur.\u00a0Les formes noires autour de l\u2019enfant &#8211; parmi lesquelles il lui semblait reconna\u00eetre la Mort en personne, tr\u00f4nant l\u00e0, triomphante, sa faux \u00e0 la main &#8211; semblaient maintenant le battre \u00e0 mort, au milieu de chemin\u00e9es \u00e0 perte de vue exhalant une fum\u00e9e noire, si noire qu\u2019il \u00e9tait difficile d\u2019apercevoir la sc\u00e8ne. Jorge fut pris de vertige. Perdu au milieu des ombres et de la fum\u00e9e, l\u2019enfant hurlait, puis disparaissait, se dissolvant comme s\u2019efface la souffrance dans le discours des experts et des dirigeants.<\/p>\n<p><!--more-->Attir\u00e9 par les parfums innombrables des fleurs, Jorge sortit faire quelques pas dans le parc aux orangers \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de chez lui. Celui-ci \u00e9tait vide d\u2019hommes et d\u2019oiseaux, alors que le soleil irradiait sa cl\u00e9mence avec tendresse, enrobant le monde d\u2019une douce lumi\u00e8re. Soudain, un frisson d\u2019effroi parcourut le dos de Jorge pour \u00e9clore de terreur dans sa nuque. Les arbres, les fleurs, l\u2019herbe \u00e9taient parcourus de taches brunes. Certaines plantes m\u00eame \u00e9taient inertes, expir\u00e9es, l\u00e0, en plein mois d\u2019avril, au moment m\u00eame o\u00f9 la Nature, de toute part, \u00e9rige \u00e9perdument la F\u00eate infinie des orangers parcourus de blanc, des bourgeons et des feuilles d\u2019un vert tendre, et des fleurs aux interminables couleurs.<\/p>\n<p>Un enfant, qui n\u2019avait que quelques printemps en m\u00e9moire, jouait l\u00e0, inconscient, bienheureux, au pied d\u2019un grand arbre dont un grand nombre de branches, \u00e0 peine renaissantes, \u00e9taient en train de mourir. La F\u00eate de la Vie innervant le petit corps de l\u2019enfant n\u2019\u00e9tait pas touch\u00e9e par ce qui semblait bien le signe d\u2019une catastrophe \u00e0 \u00e9chelle cosmique \u2013 du moins pour l\u2019humanit\u00e9 dont la terre est le cosmos \u2013, et il offrit \u00e0 Jorge son grand regard bleu et son large sourire, pour se fendre m\u00eame d\u2019un rire de joie profonde. Les larmes mont\u00e8rent aux yeux de Jorge.<\/p>\n<p>Celui-ci s\u2019avan\u00e7a dans une all\u00e9e, y ramassa des feuilles mortes. Etrangement, elles n\u2019\u00e9taient pas tout \u00e0 fait mortes. Qui les prenait dans la main, les scrutait, pouvait apercevoir un chatoiement surgir dans leurs nervures, au milieu du brun morbide. Pr\u00eat \u00e0 redonner vie \u00e0 la feuille &#8211; c\u2019est tout du moins ce qu\u2019il se disait -, si quelque concours de circonstances &#8211; mais il ne savait pas lequel &#8211; rendait cela possible, ce scintillement brillait calmement, cr\u00e9pitait de lumi\u00e8re intense dans sa main. Puis la force de sa lueur diminuait, et le brun se r\u00e9pandait dans les nervures.<\/p>\n<p>La gorge serr\u00e9e, Jorge s\u2019assit sur un banc et alluma son t\u00e9l\u00e9phone. Allant sur le site de Mediapart, il lut\u00a0: \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 un scientifique ind\u00e9pendant &#8211; en Europe et semble-t-il aussi dans l\u2019ensemble de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re nord, la nature s\u2019est couverte de taches brunes et semble mourir, compromettant possiblement le retour du printemps, cette ann\u00e9e et peut-\u00eatre plus durablement. Tout ceci, nous l\u2019avions pr\u00e9vu, mais personne ne nous a jamais vraiment \u00e9cout\u00e9s, nous les scientifiques. Les destins de l\u2019humanit\u00e9 et de la nature sont inextricablement li\u00e9s &#8211; a-t-il ajout\u00e9 -, il nous faut maintenant prendre les mesures n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la destruction de la vie sur terre, et \u00e0 la survie de notre esp\u00e8ce. Nous n\u2019avons plus d\u2019autre choix que la sobri\u00e9t\u00e9 individuelle et collective, maintenant. Puissions-nous la r\u00e9aliser de mani\u00e8re heureuse et d\u00e9mocratique \u00bb.<\/p>\n<p>Jorge \u00e9teignit son t\u00e9l\u00e9phone, et inspira profond\u00e9ment pour se lib\u00e9rer de la sensation d\u2019asphyxie qui l\u2019oppressait toujours. La col\u00e8re et la d\u00e9tresse lui serraient le c\u0153ur. Il secoua la t\u00eate, ne voulant pas y croire.<\/p>\n<p>Il remonta dans son appartement, regarda par la fen\u00eatre et vit l\u2019enfant continuer de jouer en bas dans le parc, joyeux, insouciant, lui aussi solitaire. Parlant \u00e0 des \u00eatres imaginaires, il s\u2019arr\u00eatait parfois, t\u00e9tanis\u00e9, puis se mouvait \u00e0 nouveau, invoquant les ombres de son imagination qui semblaient lui r\u00e9pondre.<\/p>\n<p>Le c\u0153ur d\u00e9chir\u00e9 de rage et d\u2019impuissance, Jorge ferma les larges rideaux sombres de son salon, et s\u2019allongea un instant sur le sofa. Il n\u2019arrivait \u00e0 joindre personne, que ce soit par internet ou par t\u00e9l\u00e9phone. Il essaya de faire le calme en lui. Ses mains tremblaient. Il avait envie de crier, mais n\u2019y arrivait pas. Un large miroir inqui\u00e9tait le fond du grand salon. Des ombres inconnues semblaient y danser, tra\u00e7ant des arabesques \u00e9tranges dont le spectacle gla\u00e7ait son c\u0153ur.<\/p>\n<p>La sonnerie de son t\u00e9l\u00e9phone retentit. Il avait re\u00e7u un message \u00e9trange, d\u2019un exp\u00e9diteur inconnu &#8211; c\u2019\u00e9tait tout du moins ce qui \u00e9tait \u00e9crit. Le mail disait\u00a0: \u00ab\u00a0Bient\u00f4t, du fait de l\u2019hyperinflation, nos billets de banque auront perdu leur vertu magique de signifier quelque chose, et ne seront plus que papier que ne pourront m\u00eame pas utiliser les enfants pour dessiner. Ce sera l\u2019Apocalypse. Et sache, tr\u00e8s cher Jorge, que je me r\u00e9jouis que l&rsquo;humanit\u00e9 disparaisse et que la terre, petite bulle de vie dans l&rsquo;incommensurable univers, puisse survivre, d\u00e9barrass\u00e9e de ce parasite qu&rsquo;est l&rsquo;homme.\u00a0\u00bb Abasourdi, il avait m\u00eame re\u00e7u un second mail\u00a0: \u00ab\u00a0Car si l&rsquo;on y regarde de plus pr\u00e8s, ce sont d\u2019un c\u00f4t\u00e9 le comportement unilat\u00e9ralement rapace d\u2019une large partie de nos \u00e9lites, et de l\u2019autre la soci\u00e9t\u00e9 de consommation et le culte de l&rsquo;argent auxquels se voue une bonne partie de l\u2019humanit\u00e9 aux yeux morts ou endormis, qui nous ont men\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 nous en sommes. Les feuilles des arbres, mortes par milliards dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re nord, auront bient\u00f4t pour reflets d\u00e9multipli\u00e9s les milliards de morceaux de papiers auxquels nous aurons cru, et que nous regarderons, amn\u00e9siques, en nous demandant ce qu&rsquo;ils ont pu signifier. Nous avons pill\u00e9, fouill\u00e9, d\u00e9vor\u00e9 toutes les richesses de cette terre, maintenant ces r\u00e9serves seront bient\u00f4t \u00e9puis\u00e9es et la vie et l\u2019humanit\u00e9 sont en danger. Nous avons d\u00e9truit les soci\u00e9t\u00e9s et les sujets\u00a0aujourd\u2019hui pour une bonne partie exsangues. Notre esp\u00e8ce, si nombreuse, conna\u00eet, enfin, le plan social qui va assainir la terre. M\u00eame les actionnaires seront licenci\u00e9s.\u00a0\u00bb Jorge fut pris de naus\u00e9e, tandis qu\u2019\u00e0 ceci s\u2019ajoutait encore un troisi\u00e8me message\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;histoire est arriv\u00e9e \u00e0 son terme. La d\u00e9mocratie n\u00e9olib\u00e9rale et le capitalisme financiaris\u00e9 constituent le stade ultime de l&rsquo;humanit\u00e9, disent-ils, et ils ne savent pas \u00e0 quel point ils ont raison. Ils ne savent pas \u00e0 quel point ce qu&rsquo;ils disent est vrai, parce qu&rsquo;ils ne savent pas ce que cela signifie vraiment\u2026 mais nous nous le savons. Oui, nous sommes au stade ultime, t\u2019\u00e9cris-je, mon cher Jorge, plein de honte, car j\u2019ai honte de cette col\u00e8re en moi devenue destructrice\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce se mit \u00e0 trembler et \u00e0 tourner l\u00e9g\u00e8rement. Le regard de Jorge tomba sur le miroir et sur les ombres informes qui l\u2019habitaient. Innombrables, elles grouillaient les unes dans les autres, tel un flot tumultueux pr\u00eat \u00e0 se d\u00e9verser dans son imagination. Jorge fr\u00e9mit. Le contour de l\u2019une d\u2019elle se pr\u00e9cisa \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une forme s\u2019achevant dans l\u2019imagination. L\u2019ombre traversa silencieusement le miroir comme on traverse une surface d\u2019eau. Jorge ne voulait pas y croire, mais une femme, au regard d\u00e9chir\u00e9 de souffrance, se tenait l\u00e0, devant lui. Derri\u00e8re elle, dans le miroir, apparaissaient des milliers de chemin\u00e9e expulsant d\u2019immenses nuages de fum\u00e9e sombre qui recouvrait le ciel. Un nombre incalculable de trains ouverts, remplis d\u2019ordinateurs ouverts, illumin\u00e9s et cr\u00e9pitant de lumi\u00e8re au point de sembler affol\u00e9s, remplis de voitures, de caisses de m\u00e9tal, de machines immenses, d\u2019innombrables produits, roulaient au pied de ces chemin\u00e9es, tombant les uns apr\u00e8s les autres dans une immense crevasse. &#8211; Ce que tu vois &#8211; dit la femme &#8211; c\u2019est notre syst\u00e8me \u00e9conomique in\u00e9luctablement vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec\u00a0; c\u2019est l\u2019incommensurable pollution qui d\u00e9truit la Nature\u00a0; ce sont les milliards de milliards de produits que nous fabriquons de mani\u00e8re absurde, comme si notre terre n\u2019\u00e9tait pas limit\u00e9e\u00a0; c\u2019est l\u2019humanit\u00e9 devenue folle, refusant de voir ce qu\u2019elle fait et ce que cela implique &#8211; Jorge se sentait comme hypnotis\u00e9 -. L\u2019humanit\u00e9 n\u2019a pas assez r\u00e9ussi \u00e0 rendre son travail cr\u00e9ateur, f\u00e9cond, elle n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 civiliser l\u2019\u00e9conomie et le politique pour les mettre au service de la vie et de l\u2019humain. Au lieu de cela, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de tout un ensemble de personnes bien vivantes et cr\u00e9atrices mais le plus souvent impuissantes face au cours des choses, r\u00e8gnent les \u00e9lites anonymes et la masse aux yeux morts ou endormis, qui cr\u00e9ent tous ensemble la grande Voix de la Production, de la Consommation, de la Mobilisation de toute ressource mat\u00e9rielle, vivante ou humaine.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re la femme, au milieu des chemin\u00e9es, des trains et des marchandises tr\u00f4nait la Mort, immense.<\/p>\n<p>&#8211; Moi aussi, mes yeux \u00e9taient morts \u2013 continua-t-elle -, moi aussi, j\u2019ai \u00e9cout\u00e9 et me suis laiss\u00e9e traverser par la grande Voix de la Production, de la Consommation, de la Mobilisation. Mais je me suis \u00e9veill\u00e9e.<\/p>\n<p>Ses mains, son cou et son visage \u00e9taient parsem\u00e9s de taches brunes. Les larmes aux yeux, elle secoua la t\u00eate, comme si elle-m\u00eame elle ne voulait pas croire \u00e0 ce qui arrivait \u00e0 la Nature. D&rsquo;une voix tremblante, elle demanda \u00e0 Jorge si les arbres et les fleurs et l\u2019herbe continuaient, dehors, de se couvrir de ces taches de mort. Oui, r\u00e9pondit-il, et malheureusement cela se r\u00e9pand de plus en plus. A-t-on espoir de trouver une solution ? demanda-t-elle encore d\u2019une voix d\u00e9chir\u00e9e. Jorge ne r\u00e9pondit pas. As-tu, ajouta-t-elle alors, jamais vu ou lu Shakespeare ? La trag\u00e9die, c&rsquo;est cela, lorsqu&rsquo;un personnage a agi de mani\u00e8re inconsid\u00e9r\u00e9e et a mis en branle un engrenage qui le d\u00e9truit, sans qu&rsquo;il puisse rien faire contre. Et bien cette fois-ci, le personnage de la trag\u00e9die, c&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re. L&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 est une pi\u00e8ce de Shakespeare. Il reste juste \u00e0 savoir, continua-t-elle, si ce sera une trag\u00e9die ou une tragi-com\u00e9die, puisque Shakespeare, tout \u00e0 la fin de sa vie, a aussi \u00e9crit, heureusement pour nous peut-\u00eatre, d&rsquo;autres pi\u00e8ces dans lesquelles le personnage affronte courageusement et intelligemment les cons\u00e9quences de ses actions inconsid\u00e9r\u00e9es, et arrive \u00e0 se sauver.<\/p>\n<p>La femme baissa les yeux et se tut. Jorge scruta son p\u00e2le visage et ses mains parsem\u00e9s de taches brunes.\u00a0La Mort aussi s\u2019infusait en elle. Il regarda derri\u00e8re la femme les chemin\u00e9es, les trains, les ordinateurs, les marchandises, la Mort. Il se dit que c\u2019\u00e9tait la Mort qui se r\u00e9pandait dans la Nature, que c\u2019\u00e9tait la Mort qui habitait les hommes, la soci\u00e9t\u00e9, l\u2019\u00e9conomie, la politique. L\u2019humanit\u00e9 a infus\u00e9 sa Mort \u00e0 la Nature.<\/p>\n<p><i>(\u00e0 suivre&#8230;)<\/i><\/p>\n<p><i><a href=\"mailto:francisarness@gmail.com\">francisarness@gmail.com<\/a> (commentaires bienvenus)<\/i><br \/>\n<i>https:\/\/www.facebook.com\/francis.arness?ref=tn_tnmn<\/i><br \/>\n<i><a href=\"https:\/\/twitter.com\/FrancisArness\">https:\/\/twitter.com\/FrancisArness<\/a><\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ce matin-l\u00e0, alors que la petite terrasse resplendissait de l\u2019odeur des orangers en fleurs, et que le ciel bleu, immense, offrait son infini, Jorge cliqua sur le dernier texte de Leclerc sur le blog de Paul Jorion. Un nouveau plan de sauvetage financier \u00e9tait adopt\u00e9 pour Chypre. 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