{"id":53167,"date":"2013-05-06T09:47:39","date_gmt":"2013-05-06T07:47:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=53167"},"modified":"2013-05-06T09:47:39","modified_gmt":"2013-05-06T07:47:39","slug":"bagdad-hub-strategique-irano-syrien-par-florian-vidal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/05\/06\/bagdad-hub-strategique-irano-syrien-par-florian-vidal\/","title":{"rendered":"<b>BAGDAD, HUB STRAT\u00c9GIQUE IRANO-SYRIEN<\/b>, par Florian Vidal"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p>Illustr\u00e9e par les frappes a\u00e9riennes isra\u00e9liennes sur le territoire syrien, la guerre civile en Syrie a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une formidable logistique entre T\u00e9h\u00e9ran et Damas. \u00c0 ce jour, les pays occidentaux ont \u00e9t\u00e9 incapables de briser cette coop\u00e9ration \u00e9troite o\u00f9 Bagdad est devenu un acteur incontournable dans le conflit actuel. Depuis la fin du r\u00e9gime de Saddam Hussein, il y a dix ans, Bagdad convulse toujours de ses divisions religieuses et ethniques. Les attentats, quotidiens, sont tomb\u00e9s dans l\u2019oubli du torrent m\u00e9diatique. La confrontation, certes latente, entre chiites et sunnites fait rage et d\u00e9pend dor\u00e9navant d\u2019un r\u00e8glement plus global entre les deux autorit\u00e9s islamiques. L\u2019absence d\u2019une entit\u00e9 sunnite \u00ab\u00a0centralis\u00e9e\u00a0\u00bb est compliqu\u00e9e par la rivalit\u00e9 haineuse entre l\u2019Arabie des S\u00e9oud et la R\u00e9publique islamique d\u2019Iran.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, la visite de John Kerry \u00e0 Bagdad, le 24 mars dernier, avait un but bien particulier\u00a0: faire pression sur le gouvernement de Nouri al-Maliki. En l\u2019occurrence, l\u2019Irak est accus\u00e9 de n\u00e9gligence voire de complicit\u00e9 dans la logistique mise en place entre T\u00e9h\u00e9ran et Damas. Washington suspecte le gouvernement irakien de fermer les yeux devant les liaisons a\u00e9riennes entre l\u2019Iran et la Syrie. Les \u00c9tats-Unis ont somm\u00e9 Bagdad d\u2019accro\u00eetre le contr\u00f4le sur les vols en provenance d\u2019Iran et en direction du territoire syrien. Les Occidentaux estiment que ce trafic r\u00e9gulier entre les deux pays constitue un bol d\u2019oxyg\u00e8ne quasi-permanent pour les forces de Bachar el-Assad. John Kerry s\u2019est montr\u00e9 quelque peu mena\u00e7ant en pr\u00e9cisant que Washington <i>\u00ab\u00a0observe ce que fait l\u2019Irak\u00a0\u00bb<\/i>. D\u00e8s lors, les autorit\u00e9s irakiennes ont montr\u00e9 peu d\u2019entrain \u00e0 effectuer des missions de v\u00e9rification. Jusque-l\u00e0, les Irakiens ont effectu\u00e9 quelques contr\u00f4les, sans r\u00e9v\u00e9ler le transport d\u2019\u00e9quipements militaires. Si l\u2019Iran a protest\u00e9 officiellement, les Irakiens ont affirm\u00e9 \u00e0 chaque reprise n\u2019avoir trouv\u00e9 que du mat\u00e9riel m\u00e9dical ou humanitaire. Est-ce que les Iraniens invitent les Irakiens \u00e0 contr\u00f4ler tel ou tel avion\u00a0? Ferment-ils les yeux s\u2019ils d\u00e9couvrent des cargaisons d\u2019armement\u00a0? Flou et \u00e9pais, le myst\u00e8re plane \u00e0 l\u2019image des relations qui se sont nou\u00e9es entre Bagdad et T\u00e9h\u00e9ran depuis une d\u00e9cennie.<\/p>\n<p><!--more-->Depuis le d\u00e9part des derniers soldats \u00e9tatsuniens, en d\u00e9cembre 2011, l\u2019Irak tente de se d\u00e9marquer de l\u2019image d\u2019un pays d\u00e9sormais soumis aux injonctions iraniennes. Ces derniers mois, Bagdad tente de recentrer son action en essayant de retrouver sa place au sein du monde arabe. La pr\u00e9sidence de la Ligue arabe en 2012 \u00e9tait une premi\u00e8re \u00e9tape vers cette r\u00e9int\u00e9gration. De surcro\u00eet, Bagdad a accueilli une phase de n\u00e9gociation entre l\u2019Iran et le groupe 5+1 (les cinq membre permanents du Conseil de S\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU) sur le dossier du nucl\u00e9aire. Certains \u00c9tats arabes ont montr\u00e9 leur int\u00e9r\u00eat \u00e0 investir sur le sol irakien. Le gouvernement irakien s\u2019est officiellement \u00e9cart\u00e9 de la politique men\u00e9e par le r\u00e9gime de Bachar el-Assad. Une attitude qui ne semble gu\u00e8re convaincre les monarchies du Golfe qui s\u2019opposent \u00e0 ce gouvernement domin\u00e9 par les chiites. En manque d\u2019investissements, l\u2019Irak tente de montrer sa bonne volont\u00e9. En dehors du cas iranien, les principaux investissements proviennent de Chine, de Turquie et de quelques pays arabes. L\u2019\u00e9conomie irakienne est d\u00e9pendante de ses exportations du p\u00e9trole qui repr\u00e9sentent 95 % des revenus du pays.<\/p>\n<p>Mais l\u2019influence iranienne demeure significative. Sur le plan \u00e9conomique, l\u2019Iran s\u2019appr\u00eate \u00e0 exporter \u00e0 son voisin du gaz. \u00c0 terme, l\u2019Irak doit consommer 20 \u00e0 25 millions de m<sup>3<\/sup> de gaz naturel par jour. De surcro\u00eet, le r\u00e9seau de gazoduc doit se prolonger jusqu\u2019en territoire syrien. R\u00e9cemment, le ministre du p\u00e9trole iranien, Rostam Qasemi, a pr\u00e9cis\u00e9 que <i>\u00ab\u00a0la signature de l\u2019accord final aura lieu \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran avec la participation des repr\u00e9sentants des trois pays\u00a0\u00bb<\/i>. Sur le plan politique, l\u2019ic\u00f4ne de l\u2019Ayatollah Khomeini a d\u00e9sormais remplac\u00e9 portraits et statues de l\u2019ancien ma\u00eetre de Bagdad et ennemi jur\u00e9 de l\u2019Iran r\u00e9volutionnaire, Saddam Hussein. \u00c0 cet \u00e9gard, il est assez commun pour les badauds d\u2019apercevoir dans les rues irakiennes des affiches du guide spirituel \u00e0 l\u2019origine de la r\u00e9volution islamique en 1979. Mais l\u2019influence iranienne ne s\u2019arr\u00eate pas aux affiches, elle est \u00e9galement financi\u00e8re et mat\u00e9rielle. Ainsi, de nombreux groupes per\u00e7oivent un soutien financier de T\u00e9h\u00e9ran. La milice <i>Asaib al-Haq<\/i>, qui a men\u00e9 des attaques contre les troupes \u00e9tatsuniennes, recevrait jusqu\u2019\u00e0 5 millions de dollars par an.<\/p>\n<p>En plus de l\u2019interd\u00e9pendance \u00e9conomique qui s\u2019est progressivement tiss\u00e9e, les liens religieux cimentent cette proximit\u00e9 entre les deux pays. Des milliers de p\u00e8lerins visitent quotidiennement les lieux saints du chiisme comme Nadjaf et Kerbala. L\u2019immixtion de T\u00e9h\u00e9ran au niveau du clerg\u00e9 irakien est en outre av\u00e9r\u00e9e. En effet, l\u2019Iran pr\u00e9pare le terrain pour la succession au sein du clerg\u00e9 chiite irakien. Le Grand Ayatollah Ali al-Sistani, \u00e2g\u00e9 de 82 ans, est oppos\u00e9 \u00e0 une organisation religieuse comparable \u00e0 celle qui est en place en Iran. Or son vieil \u00e2ge am\u00e8ne les Iraniens \u00e0 promouvoir son successeur potentiel en la personne du Grand Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi. Ce dernier fait partie du syst\u00e8me hi\u00e9rarchique iranien du <i>\u00ab\u00a0velayat-e-faqih\u00a0\u00bb<\/i>. Principe th\u00e9ologique d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019Ayatollah Khomeini, il propose que la r\u00e9alit\u00e9 du pouvoir revienne au meilleur des juristes-th\u00e9ologiens, le Guide supr\u00eame. Cette personne, la plus comp\u00e9tente, est apte \u00e0 mener une politique proche de ce que l\u2019Imam chiite lui-m\u00eame aurait pu faire. Ainsi, la derni\u00e8re phase de l\u2019influence iranienne est aussi politique.<\/p>\n<p>Une intrusion sur la sc\u00e8ne politique irakienne qui est d\u00e9j\u00e0 sensible. En 2010, alors que le gouvernement de Nouri al-Maliki sort affaibli des \u00e9lections l\u00e9gislatives, T\u00e9h\u00e9ran fait pression sur Moqtada al-Sadr, jeune imam radical dont l\u2019assise populaire est \u00e9tablie apr\u00e8s ses positions contre l\u2019occupation des \u00c9tats-Unis. En \u00e9change, ses militants ne sont plus harass\u00e9s de contr\u00f4les et soumis aux arrestations par les autorit\u00e9s irakiennes. De fait, si le poids et l\u2019influence de l&rsquo;Iran sont tels, les autorit\u00e9s irakiennes ne peuvent pr\u00e9tendre \u00e0 obstruer significativement la strat\u00e9gie iranienne concernant la Syrie. Point de liaison militaire et logistique entre l\u2019Iran et la Syrie, l\u2019Irak est int\u00e9gr\u00e9 dans cette cha\u00eene de communication et de coop\u00e9ration.<\/p>\n<p>En Syrie, les Iraniens tentent de man\u0153uvrer finement pour ne pas \u00eatre totalement perdant au final. M\u00eame s\u2019ils ont r\u00e9ussi \u00e0 maintenir au pouvoir Bachar el-Assad, au-del\u00e0 de toute esp\u00e9rance, les Iraniens se sont montr\u00e9s trop optimistes sur la possibilit\u00e9 de r\u00e9primer par la force la r\u00e9volte syrienne. \u00c0 terme, l\u2019avenir de Bachar el-Assad est condamn\u00e9, et l\u2019Iran s\u2019y pr\u00e9pare. Tout d\u2019abord, si T\u00e9h\u00e9ran aide significativement le r\u00e9gime syrien, il n\u2019entend pas non plus s\u2019exposer ouvertement en livrant des \u00e9quipements militaires d\u2019une importance significative comme des chars ou des h\u00e9licopt\u00e8res. Premi\u00e8rement, il n\u2019est pas s\u00fbr que T\u00e9h\u00e9ran puisse financi\u00e8rement y trouver son compte. Deuxi\u00e8mement, de telles livraisons inciteraient, les pays du Golfe et les Occidentaux \u00e0 franchir un pas suppl\u00e9mentaire dans leur appui aux rebelles syriens. Or, face \u00e0 l\u2019\u00e9rosion progressive des \u00e9quipements de l\u2019arm\u00e9e syrienne, les rapports de force tendent \u00e0 s\u2019\u00e9quilibrer, mena\u00e7ant la sup\u00e9riorit\u00e9 des forces loyalistes. Ensuite, conscient que le changement de r\u00e9gime appara\u00eet in\u00e9vitable, l\u2019Iran semble anticiper cette rupture. M\u00eame si la diplomatie iranienne r\u00e9affirme son appui ind\u00e9fectible aupr\u00e8s du r\u00e9gime syrien, un plan B est d\u00e9sormais dans les cartons.<\/p>\n<p>Ce plan de rechange dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une chute de Bachar el-Assad consisterait \u00e0 la cr\u00e9ation de milices afin de prot\u00e9ger ses int\u00e9r\u00eats dans la r\u00e9gion. Or, l\u2019Iran s\u2019est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 dans cette voie. Ainsi, sous la tutelle des Gardiens de la r\u00e9volution, la milice <i>Jaysh al-Shabi<\/i> est le premier rejeton du genre qui apporte son soutien au r\u00e9gime \u00e0 Damas. Cette milice cr\u00e9\u00e9e est compos\u00e9e d\u2019alaouites et de chiites, constituant un v\u00e9ritable <em>joint venture<\/em> entre l\u2019Iran et le <i>Hezbollah<\/i>. L\u2019objectif final est de maintenir une influence sur l\u2019enclave alaouite qui est situ\u00e9e le long de la c\u00f4te syrienne. Un atout g\u00e9ostrat\u00e9gique sans pareille puisqu\u2019elle pr\u00e9sente un acc\u00e8s direct \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e. Ainsi, les Iraniens pourront maintenir une ligne logistique significative. En d\u2019autres termes, le sort d\u2019Assad n\u2019est plus li\u00e9 au maintien ou non de l\u2019influence iranienne.<\/p>\n<p>La th\u00e8se d\u2019Antoine Sfeir, directeur des <i>Cahiers de l\u2019Orient<\/i>, sur la \u00ab\u00a0g\u00e9opolitique chiite\u00a0\u00bb prend aujourd\u2019hui un sens concret. Depuis les ann\u00e9es 1980, l\u2019Iran poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 une t\u00eate de pont au Liban par l\u2019interm\u00e9diaire du <i>Hezbollah<\/i>. Si le parti de Dieu nie toute soumission \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, il n\u2019en demeure pas moins un bras arm\u00e9. Autonome sur la sc\u00e8ne politique libanaise, le groupe assume pleinement sa filiation avec l\u2019a\u00een\u00e9 iranien. Or, le confinement au chiisme, bloque l\u2019expansion de l\u2019influence iranienne dans le monde arabe. L\u2019Iran a pris la t\u00eate du combat en faveur des Palestiniens, et ce, en tenant un discours radical \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019Isra\u00ebl.<\/p>\n<p>Longtemps populaire dans la rue arabe, Hassan Nasrallah, secr\u00e9taire-g\u00e9n\u00e9ral du <i>Hezbollah<\/i>, et le pr\u00e9sident iranien Mahmoud Ahmadinejad sont vou\u00e9s aux g\u00e9monies depuis le printemps arabe. L\u2019arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 brutal mais l\u2019Iran tente de ma\u00eetriser le ph\u00e9nom\u00e8ne. La question syrienne a bris\u00e9 la confiance entre l\u2019Iran et le <i>Hamas<\/i>. En abandonnant Bachar el-Assad, le <i>Hamas<\/i> a d\u00e9montr\u00e9 une certaine audace \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ses relations avec l\u2019Iran. Si ces derni\u00e8res sont plus distantes, elles ne sont pas rompues pour autant. Les deux parties savent que ces relations servent leurs int\u00e9r\u00eats r\u00e9ciproques. Pour l\u2019Iran, le <i>Hamas <\/i>permet de l\u00e9gitimer sa cause aupr\u00e8s des populations sunnites. Quant au <i>Hamas<\/i>, la cause palestinienne a \u00e9t\u00e9 longtemps trahie par ses \u00ab\u00a0fr\u00e8res\u00a0\u00bb arabes. Jusqu\u2019alors, l\u2019Iran a su se montrer loyal et ind\u00e9fectible \u00e0 l\u2019\u00e9gard des groupes arm\u00e9s palestiniens.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, les dirigeants du <i>Hamas<\/i>, en premier lieu son chef politique Khaled Mechaal, se sont tourn\u00e9s vers de nouveaux parrains aptes \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins du groupe palestinien dans la bande de Gaza. Ainsi, le Qatar s\u2019est rapidement positionn\u00e9 en faveur du mouvement islamiste palestinien. Une position qui affaiblit la voix de l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne, et de son chef, Mahmoud Abbas. L\u2019arriv\u00e9e des Fr\u00e8res musulmans au pouvoir en \u00c9gypte a d\u00e9finitivement l\u00e9gitim\u00e9 le r\u00f4le du <i>Hamas<\/i> sur la sc\u00e8ne palestinienne et arabe. Dans ce contexte pr\u00e9cis, l\u2019Iran a tent\u00e9 de profiter du vent islamique qui souffle dans le monde arabe pour promouvoir son influence. Les relations entre l\u2019Iran et l\u2019\u00c9gypte bien que brinquebalantes ont connu des \u00e9volutions plut\u00f4t favorables. La visite du pr\u00e9sident \u00e9gyptien Mohammed Morsi \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran en 2012 constitue un symbole fort tout comme l\u2019acc\u00e8s facilit\u00e9 du canal de Suez pour le trafic maritime iranien. Mais la pression des salafistes \u00e9gyptiens ralentit ce rapprochement diplomatique. Ceux-ci d\u00e9noncent une campagne de pros\u00e9lytisme chiite \u00e0 l\u2019encontre des musulmans sunnites en territoire \u00e9gyptien.<\/p>\n<p>L\u2019activisme iranien pour \u00e9tablir des ponts et des liens \u00e9troits avec les pays arabes comme l\u2019\u00c9gypte sert avant tout \u00e0 saper l\u2019influence et le poids des monarchies du Golfe, en premier lieu l\u2019Arabie Saoudite. Le n\u0153ud du conflit se joue plus que jamais entre T\u00e9h\u00e9ran et Riyad. La famille des S\u00e9oud affaiblie tente de pr\u00e9server son autorit\u00e9 politique et spirituelle comme gardienne des principaux lieux saints de l\u2019Islam mais \u00e9galement principale actrice dans la production p\u00e9troli\u00e8re dans le monde. Or, la pression des populations chiites s\u2019accentue dans la p\u00e9ninsule arabique. \u00c0 Bahre\u00efn, la contestation se poursuit dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale. Mais \u00e0 Bagdad et T\u00e9h\u00e9ran, les autorit\u00e9s s\u2019estiment responsables de soutenir ces revendications, et le cas \u00e9ch\u00e9ant de les prot\u00e9ger.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Illustr\u00e9e par les frappes a\u00e9riennes isra\u00e9liennes sur le territoire syrien, la guerre civile en Syrie a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une formidable logistique entre T\u00e9h\u00e9ran et Damas. \u00c0 ce jour, les pays occidentaux ont \u00e9t\u00e9 incapables de briser cette coop\u00e9ration \u00e9troite o\u00f9 Bagdad est devenu un acteur incontournable dans le conflit actuel. 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