{"id":5432,"date":"2009-12-01T18:59:35","date_gmt":"2009-12-01T17:59:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=5432"},"modified":"2009-12-01T20:30:15","modified_gmt":"2009-12-01T19:30:15","slug":"lactualite-de-la-crise-atteint-en-plein-coeur-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/12\/01\/lactualite-de-la-crise-atteint-en-plein-coeur-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: atteint en plein coeur, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>ATTEINT EN PLEIN COEUR<\/strong><\/p>\n<p>Les projecteurs s\u2019\u00e9teignent progressivement sur Dubai, mais l\u2019alerte aura \u00e9t\u00e9 chaude. C\u2019est ce qui en sera retenu en attendant la prochaine, les candidatures ne manquant pas pour la susciter. De nouvelles plaies financi\u00e8res, s\u2019ajoutant aux pr\u00e9c\u00e9dentes, vont devoir \u00eatre pans\u00e9es \u00e0 l\u2019abri des regards. Les banques britanniques, qui n\u2019en avaient pas besoin, s\u2019av\u00e9rant les plus expos\u00e9es du monde occidental. Le Royaume-Uni figurant de plus en plus sur la liste qui s\u2019allonge des pays particuli\u00e8rement \u00e0 probl\u00e8me. <\/p>\n<p>Avec fracas, le Japon vient de se manifester \u00e0 son tour, ayant replong\u00e9 dans la d\u00e9flation, subissant de plein fouet la faiblesse renouvel\u00e9e d\u2019un dollar surench\u00e9rissant le yen et faisant obstacle aux exportations. Le pays a du recourir massivement et dans l\u2019urgence \u00e0 la cr\u00e9ation mon\u00e9taire via sa banque centrale (l\u2019\u00e9quivalent de 77 milliards d\u2019euros). Afin de financer un nouveau plan de relance gouvernemental, ainsi que soulager un syst\u00e8me bancaire d\u00e9j\u00e0 gorg\u00e9 d\u2019obligations publiques, notoirement caract\u00e9ris\u00e9 par une \u00e9norme carence en fonds propres. En r\u00e9sum\u00e9 : la BoJ (Bank of Japan) sauve les banques qui financent l\u2019Etat. Mais rien n\u2019y fait jusque l\u00e0.  <\/p>\n<p>Hier c\u2019\u00e9tait l\u2019Allemagne, premi\u00e8re puissance \u00e9conomique europ\u00e9enne, qui envoyait ses signaux inqui\u00e9tants. Aujourd\u2019hui, c\u2019est le Japon, deuxi\u00e8me puissance mondiale. Il n\u2019y a donc pas que les petits pays, plus vuln\u00e9rables, qui connaissent d\u2019inextricables situations. C\u2019est au coeur de ses m\u00e9canismes que le syst\u00e8me est atteint. S\u2019il en fallait une illustration de plus, il suffirait de se r\u00e9f\u00e9rer aux conclusions d\u2019une \u00e9tude d\u2019impact du Comit\u00e9 de B\u00e2le (cette \u00e9manation de la Banque des r\u00e8glements internationaux), selon laquelle les banques vont devoir, en moyenne, tripler leurs fonds propres afin de faire face \u00e0 leurs risques, en application des nouvelles normes prudentielles du Comit\u00e9, dont les recommandations ont \u00e9t\u00e9 dans leurs grandes lignes formul\u00e9es en juillet dernier. C\u2019est gigantesque, \u00e0 la mesure des probl\u00e8mes qui doivent \u00eatre r\u00e9solus, et va cr\u00e9er aux banques de tr\u00e8s s\u00e9rieuses difficult\u00e9s afin d\u2019y parvenir.  Avec le risque qu&rsquo;il soit fait appel aux petits g\u00e9nies de la finance afin de remplir formellement ces nouvelles obligations, expliquant aussi l\u2019acharnement des banques sur ce dossier pour s\u2019y d\u00e9rober. <\/p>\n<p><!--more-->Aux Etats-Unis, le Tr\u00e9sor a demand\u00e9 la semaine derni\u00e8re aux banques ayant fait l\u2019objet des c\u00e9l\u00e8bres stress tests, et n\u2019ayant pas d\u00e9j\u00e0 rembours\u00e9 les fonds du TARP dont elles ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, d&rsquo;y proc\u00e9der. Pouvant faire croire que l\u2019administration raclait les fonds de tiroir, en raison du d\u00e9ficit public. En r\u00e9alit\u00e9, il s\u2019agit d\u2019obliger les banques en question \u00e0 se recapitaliser, car elles y ren\u00e2clent, alors qu\u2019elles vont rencontrer de nouvelles \u00e9preuves. Il semblerait en effet, d\u2019apr\u00e8s les analystes, que le Tier One (la cat\u00e9gorie des fonds propres servant \u00e0 calculer le ratio de solvabilit\u00e9 des banques) deviendrait totalement insuffisant, ces fonds rembours\u00e9s, alors que le Tr\u00e9sor voudrait que le ratio monte \u00e0 12%. Pour m\u00e9moire, 8% \u00e9tait jusqu\u2019alors la norme consid\u00e9r\u00e9e comme acceptable. <\/p>\n<p>Jon Greenlee, directeur adjoint du service de la supervision et de la r\u00e9gulation bancaires de la Fed, vient de d\u00e9clarer que \u00ab Les pertes li\u00e9es aux activit\u00e9s de pr\u00eat des \u00e9tablissements bancaires continuent d&rsquo;augmenter et les banques font face \u00e0 un risque important d&rsquo;augmentation des cr\u00e9ances non recouvrables \u00e9tant donn\u00e9 les perspectives pour la production et l&#8217;emploi \u00bb. Par ailleurs, le taux de d\u00e9faut sur les cr\u00e9dit hypoth\u00e9caires commerciaux monte inexorablement. Selon Real Estate Econometrics, celui-ci est pass\u00e9 au troisi\u00e8me trimestre de 2,88 \u00e0 3,40 %. Doublant en l\u2019espace d\u2019un an, alors que 80 % des pr\u00eats arrivent \u00e0 maturit\u00e9 dans les deux prochaines ann\u00e9es. Durant le trimestre \u00e9coul\u00e9, les incidents de payement et de d\u00e9faut correspondaient \u00e0 une enveloppe de cr\u00e9dits de 50,3 milliards de dollars. Du c\u00f4t\u00e9 des pr\u00eats immobiliers r\u00e9sidentiels, la situation n\u2019est pas plus brillante. Le programme public de soutien financier \u00e0 la ren\u00e9gociation des termes des emprunts, de 27,4 milliards de dollars, est loin d\u2019avoir obtenu les r\u00e9sultats attendus, pour un faisceau de raisons dues \u00e0 la complexit\u00e9 du march\u00e9 hypoth\u00e9caire immobilier, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inad\u00e9quation des mesures elles-m\u00eames. Les banques et les organismes pr\u00eateurs sont montr\u00e9s du doigt par le Tr\u00e9sor, mais l\u2019ensemble des nouvelles mesures annonc\u00e9es afin d\u2019accro\u00eetre fortement le nombre de m\u00e9nages b\u00e9n\u00e9ficiant de ce programme devra faire ses preuves, les r\u00e9sultats d\u00e9j\u00e0 obtenus n&rsquo;incitant pas \u00e0 l&rsquo;optimisme. <\/p>\n<p>Alors que montent partout en puissance les pressions en faveur de l\u2019adoption de plans de r\u00e9sorption des d\u00e9ficits publics, la BCE s\u2019appr\u00eate \u00e0 annoncer un premier m\u00e9nage au sein du catalogue des aides financi\u00e8res dont les banques b\u00e9n\u00e9ficient. Avec beaucoup de publicit\u00e9, mais \u00e9galement avec de grandes pr\u00e9cautions. Car elle chemine sur une \u00e9troite ligne de cr\u00eate, souhaitant r\u00e9duire sa contribution au gonflement de la bulle financi\u00e8re qui r\u00e9sulte de l\u2019activit\u00e9 des banques, sans avoir le moyen de tirer de sous les pieds de celles-ci le tapis leur permettant de rester debout. Avec, au bout du chemin, un autre danger. Celui que les banques diminuent leurs achats d\u2019obligations d\u2019Etat, ce qui aurait pour imm\u00e9diate cons\u00e9quence d\u2019en augmenter les taux sur le march\u00e9. Car, si les deux bulles d\u2019actifs priv\u00e9s et publics sont distinctes de par l\u2019origine de leurs \u00e9metteurs, les acheteurs sont les m\u00eames. Les Etats consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e0 risque pourraient alors en faire les premiers les frais, cr\u00e9ant les conditions de nouveaux retentissants d\u00e9fauts, aux cons\u00e9quences en cha\u00eene cette fois-ci nettement plus impr\u00e9visibles. <\/p>\n<p>Le cas de la Gr\u00e8ce revient \u00e0 ce propos souvent dans les commentaires, l\u2019interrogation portant alors sur l\u2019attitude qu\u2019adopteraient les pays de la zone euro en cas de d\u00e9faillance. Le temps des d\u00e9clarations du pr\u00e9c\u00e9dent ministre des finances allemand, affirmant qu\u2019aucun pays de la zone euro ne serait abandonn\u00e9 \u00e0 son propre sort, semble bien r\u00e9volu. Mais le chacun pour soi est-il tenable, au-del\u00e0 de certaines limites ? <\/p>\n<p>On voit que tous les aspects de la crise financi\u00e8re se combinent pour en rendre le d\u00e9nouement particuli\u00e8rement probl\u00e9matique. Spectre des d\u00e9pr\u00e9ciations \u00e0 venir dans le syst\u00e8me financier, poursuite r\u00e9affirm\u00e9e du <i>credit crunch<\/i>, obstacle grandissant de l\u2019accroissement des besoins en fonds propres des banques, d\u00e9s\u00e9quilibre profond et durable du syst\u00e8me mon\u00e9taire international, gonflement imp\u00e9tueux de deux nouvelles dangereuses bulles financi\u00e8res&#8230;<\/p>\n<p>A d\u00e9faut de conna\u00eetre le d\u00e9but du commencement d\u2019une solution, cette situation contribue \u00e0 faire \u00e9voluer les esprits, mais d\u2019une mani\u00e8re que l\u2019on ne pourra s\u2019emp\u00eacher de consid\u00e9rer comme d\u00e9risoire, malgr\u00e9 tout. Car les r\u00e9actions portent bien d\u2019avantage sur la mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter ou de g\u00e9rer au mieux la prochaine crise que sur celle qui permettrait de sortir de l\u2019actuelle. Comme si les d\u00e9s \u00e9taient jet\u00e9s et qu\u2019il n\u2019y avait plus rien \u00e0 faire (ou, pour la version optimiste de moins en moins souvent rencontr\u00e9e, que les choses allaient rentrer dans <i>l\u2019ordre<\/i>).<\/p>\n<p>Si, aux Etats-Unis, le d\u00e9bat se cristallise sur la meilleure mani\u00e8re de r\u00e9soudre dans l\u2019avenir le cas des \u00e9tablissement <i>TBTF<\/i> (trop gros pour ne pas \u00eatre sauv\u00e9s), ou bien \u00e0 propos du r\u00f4le que la Fed pourrait \u00eatre ou non amen\u00e9e \u00e0 jouer dans le futur dispositif de r\u00e9gulation, en Europe, c\u2019est la taxe financi\u00e8re qui tient la corde. Adair Turner, pr\u00e9sident de la FSA, l&rsquo;autorit\u00e9 des march\u00e9s britannique, vient de r\u00e9affirmer \u00e0 Paris que \u00ab ce ne sont pas les institutions qui ont failli, mais la th\u00e9orie d&rsquo;auto-r\u00e9gulation des march\u00e9s \u00bb, estimant en cons\u00e9quence que \u00ab Nous ne devons pas exclure l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;une taxe sur les transactions financi\u00e8res \u00bb. A ses c\u00f4t\u00e9s, le Fran\u00e7ais Jean-Pierre Jouyet, pr\u00e9sident de l\u2019Autorit\u00e9 des March\u00e9s Financiers a appuy\u00e9 cette id\u00e9e, consid\u00e9rant que cette taxe n\u2019\u00e9vitera pas \u00ab la sp\u00e9culation ni les mouvements \u00e0 court terme, mais procurera des r\u00e9serves utiles en cas de nouvelles faillites &#8211; aussi bien priv\u00e9es que publiques &#8211; et des nouvelles ressources utiles de financement \u00bb. Le FMI vient de r\u00e9affirmer, par la bouche de John Lipsky, son directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint, qu&rsquo;il y r\u00e9fl\u00e9chissait.  <\/p>\n<p>Christine Lagarde, ministre de l\u2019\u00e9conomie et des finances, et Bernard Kouchner, ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res viennent de donner, dans une contribution au Monde, la nette impression de chercher \u00e0 allumer un contre-feu (ce qui vaut reconnaissance de l&rsquo;existence du feu !). La taxe qu\u2019ils proposent a pour objectif de financer une cause noble, ne pouvant donc \u00eatre mise en question : le d\u00e9veloppement des pays qui ne le sont pas. Elle serait indolore, ce qui est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019il faut \u00e9viter. A hauteur de 0,005 %, qui ne perturberait pas les transactions financi\u00e8res, est-il bien pr\u00e9cis\u00e9, alors que l\u2019objet d\u2019une taxe de ce type est de les restreindre. Cette proposition s\u2019inscrit en droite ligne avec les campagnes de diversions pr\u00e9c\u00e9dentes, \u00e0 propos des paradis fiscaux et des bonus des banquiers. Elle n\u2019exprime pas une politique, mais une strat\u00e9gie de communication. <\/p>\n<p>Cette crise aura d\u00e9cid\u00e9ment au moins le m\u00e9rite de faire sortir de terre la r\u00e9alit\u00e9 des m\u00e9canismes du capitalisme financier. A la faveur de la discussion \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e d\u2019un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2009, un autre m\u00e9canisme de routine \u00e9merge de la discr\u00e9tion qui l\u2019entoure habituellement. Il s\u2019agit des prix de transfert que pratiquent dans la quasi impunit\u00e9 les soci\u00e9t\u00e9s transnationales, afin d\u2019optimiser leurs charges fiscales (lire : d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l\u2019imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s). Cette pratique a des incidences financi\u00e8res sur le budget de l\u2019Etat nettement plus importantes que l\u2019<i>\u00e9vasion fiscale<\/i> des particuliers, stigmatis\u00e9e pour mieux masquer cette zone d\u2019ombre de la finance fant\u00f4me autrement importante. O\u00f9 l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit que les d\u00e9ficits publics pourraient ne pas \u00eatre ce qu\u2019ils sont, de m\u00eame mani\u00e8re que l\u2019on comprend, avec une taxe sur les transactions financi\u00e8res, comment les flux financiers sp\u00e9culatifs pourraient \u00eatre r\u00e9duits, alimentant un fonds \u00e0 la disposition des pouvoirs publics. <\/p>\n<p>Le capitalisme financier additionne d\u00e9cid\u00e9ment les paradoxes. La r\u00e9partition in\u00e9gale de la richesse qu&rsquo;il acc\u00e9l\u00e8re entre en contradiction avec le r\u00f4le majeur que joue la consommation des particuliers dans l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique. L&rsquo;atteinte aux recettes fiscales des Etats et les d\u00e9ficits accrus qui en d\u00e9coulent restreignent leur r\u00f4le de pr\u00eateur de dernier ressort. Reste comme cl\u00e9 de vo\u00fbte \u00e0 ce fragile \u00e9difice les banques centrales, de plus en plus inop\u00e9rantes en raison de la masse toujours grandissante des capitaux qui circulent de places financi\u00e8res en paradis fiscaux. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>ATTEINT EN PLEIN COEUR<\/strong><\/p>\n<p>Les projecteurs s\u2019\u00e9teignent progressivement sur Dubai, mais l\u2019alerte aura \u00e9t\u00e9 chaude. C\u2019est ce qui en sera retenu en attendant la prochaine, les candidatures ne manquant pas pour la susciter. De nouvelles plaies financi\u00e8res, s\u2019ajoutant aux pr\u00e9c\u00e9dentes, vont devoir \u00eatre pans\u00e9es \u00e0 l\u2019abri des regards. 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